‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 318 sur 436 · DIS · texte numérisé non relu

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pourraient au moins dans cet état, dans lequel il faut qu'ils cjuiltenl tout pour une nécessité inévitable, se servir de leurs biens pour obtenir miséricorde, et de leurs biens dont il ne leur restera rien; cependant ils ne le font pas, et d'ailleurs c'est une vérité de foi : Judiciiim sine misericordia illi i/ni non facit misericordiam (62). O malheureux état des riches, qui doit être i>leuré avec des larmesde sangl

11 est vrai que, dans le particulier, il est difficile de bien régler au juste ce que l'on est obligé défaire dans l'état |)résent à l'é-

lieureux patron était l'un des grands docteurs de cette école céleste, car ayant donné tout son bien aux pauvres, ([uand il fut fait évêque, il vendit encore ses livres qui lui restaient pour les leur donner; et le grand serviteur de Dieu de notre siècle, le P. de Condren, ayant renoncé à Tliéritnge de son jière, vendit encore ses livres pour ea donner le prix aux pauvres; cependant ce n'étaitjpas dans des temps de misère et de i)esoins, comme ceuxoîi nous sommes. Voilà co que le Saint-Es|irit enseigne dans l'école de Jésus-Christ. Si j'étais donc en votre

Ah! Monsieur, Dieu seul, rien que lui, rien que lui, rien que lui ; ne plus voir de créaluie, s'oublier soi-même, ne plus voir que le seul Dieu du ciel et de la terre. Je salue votre bon ange, etc.

A Evreux, ce k avril, jour de la précieuse mort de la bienheureuse Angélique Faute.

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