‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 329 sur 436 · LETTRE CXCVI · texte numérisé non relu

LETTRE CXCVI

Pluralité des hénépces. liani} des archidiacres dans le synode. Jioudon précité publiquement durant tout un carême. Ecrits de Myr l'évét/ue de Helley contre la réguliers: observatio7is à ce sujet.

DIEU SEUL

Monsieur, Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, etc. Son aimable et divine providence nous serve toujours de mère. O la bonne et lidèle mère I qui s'est jamais confié en ses soins et n'en a pas ex|)érimenté des secours

le cenditle-

lui cédant fort civilement, cela fut fort ap- ailmirables? Que ce soit, Monsieur, prouvé, et l'autre ne donnajias grande estime tio où vous vous reposiez jiuimi les de son [uocédé.

Comme la cathédrale ne fait aucune instruction, on doit aller à sa paroisse les entendre ; mais il ne faut fias si précisément dire qu'il y a grand |)éché si l'on y manijuait de trois dimanches l'un, à moins qu'il n'y eût du rnéfiris o\i nécessité de se faire instruire : seulement on doit bien l'y exhorter.

Je penserais qu'il servît filus [lour la gloire de Dieu que vous dill'érassie' à prier la personne dont vous me parlez pour prêcher à votre lête, à une autre année, et de ne pas le faire non plus vous-même; vous trouverez assez de gens qui le feront.

Je vous prie toujours de ne point dire à jiersonne ce que je vous mande, au moins que ce soit moi, touchant les livres et religieux; cela n'aurait pas un bon effet, et cependant fiar la miséricorde de Dieu, je n'y

ai jioint d'autre intérêt que sa gloire. Je suis, etc. Le concile de Trente fulmine anathème

contre ceux qui diraient que les cvèciues ne

] cuvent jias se réserver des péchés pour

l'absolution : ainsi c'est une doctrine catho-

li'iue que le Pape et les évêques le peuvent,

et c'est même la pratiijue universelle de

l'Eglise. Or, par celte réserve, ils ôtent aux

curés le pouvoir d'alisoudre de ces jiéchés,

3 l'égard de leurs paroissiens, ce qui est une-

marque manileste (]u'ils dépendent encore

(dus d'eux que des lurés, et à l'égard même

Ju for intérieur. Cela n'empôche pas que les

jurés ne soient de (Jioit divin pasteurs;

mais le Pajie et les évêques le sont'uussi, et

d'une manière plus ceit.iine, et avec une ju-

l'idiction plus étendue. Or cette réserve est

commune: et les évêijues commettent, s'ils

veulent, un simple piètre habitué pour en

abs<judie. Si cela ne détruit jias l'ollice de

curé, comme il est vrai que cela ne le dé-

rentes pensées qui vous agitent, louchant ce que Dieu tout bon ol tout miséricordieux demande de vous. Demeurez-y abandonné sans la moindre petite réserve, pour tout faire ou ne rien faire, selon iju'il lui plaira disposer de vous. Cet abandon sans réserve serasuivides moyens qu'elle vous mettra entre les mains pour l'exécution de ses ordres ; et il demande que ceux qu'elle vous donnera vous suffisent.

Je bénis la même divine Providence de ce qu'elle vous a fait lire ceipie le saint homme Denis le Chartreux a écrit louchant la pluralité des béiiélices. Toujours est-il certain que l'accumulation des bénéfices est bien éloignée de l'esprit do |iauvreté et de dénûnient que le saint Evangile nous enseigne, quoi qu'il en soit des dispenses, et que c'est une chose bien lamenta-ble que ceux qui dans l'Eglise doivent être la lumière pour éclairer les fidèles dans les voies ilu dégagement, leur servent de scaniale pour n'y pas marcher. Ohiqu'il l'ail bon vivre pauvre, et meilleur encore d'y mourir!

Je vous remercie de l'éclaircissement que vous m'avez donné touchant les rangs que gardent MM. les grands vicaires et archiuiacres dans le synode métropolitain ; il est plus que suffisant. Dans le synode d'Jivreux ,M. l'oliicial a une place particulière, au niilicu de la place, devant le lieu éminent où l'st assis l'évoque, et à ses côtés sont les députés du chapitie d'une part, et de l'autre, les archidiacres et les graiicis vicaires ; dans la cérémonie du matin, il n'y garde aucun rang, et comme c'est le grand an hidiacre qui y sert de prêtre assistant, il y e>l le prenjiei'.

Mais pour répondre à la peine que vous avez, comme la débonnairelé incomparable d(! saint F.rangois de Sales pouvait s'acctJider avec le style satiriiiue de l'illustre prélat dd

l.F.TTRES. - A M

Bélier, il faut savoir, Mnnsieiir.qnorcgrnml évêque a siirvé.'u i> saint François do baies J> peu pri's In'Dtc années, et <iiie c est durant ces années mu''' '» <^''^'"'' ^•^'''' ■'''>''*^ = car je no pcn^e i-as qu'il eût encore «icrit rien contre lesreligieuv avant le «lùcès "lorieux de cet admirable sauit,ou. s il avait î^^crit iiuelqiie chose, c'a été uùs-peu. Je sais toujours que MsrdeReilev disait que le saint ne lui avait |>as conscdié (récrire; mais (lue ravant iicrdu, il l'avait lait. Ce bon saint I (;coulait iiaisiblemc'iit, à sa manière ordinaire, au sujet des plaintes qu'il faisait contre les défaut.', des religieux et sur ce (lu'iis l'avaient insulté ; et après avoir donné lieu ace [irelat de se décharger, il lui disait : .< Cependant si j'étais en volic l'iace. je ne ferais iiomt de hruit; » et, en cU'oI, c'était sa grande maxime de .Noutfrir sans se défentire. h l'imitation du Pontife de nos âmes, maxime qu'il a i)ratiiniee avec une lidélité inviolable. « O certes! sécriait-il. on a fait le procès à notre bon Sauveur bien iniustement, et en a-t-il appelle'' " ,,.<,• j 1

Peut-être vous lai-je déjà dit, dans le temps que l'on publiait les libelles de toutes iiarls contre nous, j'eus à l'esprit quantité de raisons assez fortes pour me défendre, et je doute forlque le démon ne s'y niôlAl pour ui'obliger à me justifier. Mon Uicu ! Monsieur, que j'estime la grAce précieuse qui m'en a empoché 1 je la regarde comme 1 une des plus grandes que j'ai reçues de la divine Providence, ma bonne mère.

Pendant ce teaqis elle me fit encore une -lâce inestimable, qui estd'èire prêché publiquement durant loutun a vent et un carême, et en ma présence durant le carême ; c'était un religieux qui pensaitrendre gloire à Dieu. Après les déclamations qu'il avait faites, avec une force très-vive, d'un zèle ardent contre moi, je dînais tous les jours avec lui dans une grande paix, et sans lui rien dire. Cela toucha notre [irélat; et en ayant parlé au religieux, celui-ci répondit que c'est que? je n'avais rien à répondre. Là-dessus le bon ])rélat me témoigna que j'eusse à lui dire mes raisons, car il y avait longtemps que bien des personnes ine décriaient auprès de lui : et notre bon Sauveur, à la faveur de son immaculée Mère (car j'ai sujet d'atlribuer la chose à sa faveur), nie faisait la grâce de ne rien dire au prélat pour ma liélense. 11 fallut donc lui écrire quelques raisons, l'ayant souhaité ; mais, dès les jireluières lignes, je lui demandais le secret ; ce n'était donc pas pour m'en servir à l'égard du public. 11 en fut content, mais cela ne dura guère , la divineProvidence continuant sur sou pauvre esclave ses immenses miséricordes. Dans cet écrit secret, je fus obligé de lui marquer que plusieurs avaient été mal éditiés des déclamations publiques du bon Père, gi le prélat a montré cet écrit, comme il l'a fait, c'a bien été contre mon intention -, mais voici ce qui me fait dire ces choses: c'est ce que le prélat s'avisa de m'obliger encore d'écrire au religieux, après en avoir été traité comme je l'avais été, pour

l!l)M.l:I.UAIU». ^^^

lui demander pardon. Notre bon Sauveur, à la faveur de son immaculée Jlèie, me fit encore la gr;lce de le faire. Je lui demandai donc |>ardon en destermes assez liumiliaiils, cl il me dit dans sa réponse que son ordre faisait profession de combattre les hypocrilc< Voilà le compliment que j en reçus. Monsieur, que tout cela vaut bien mieux que toutes les défenses ! Il est vrai que j avais encore marqué dans cet écrit secret (;ue ce bon Père était accoutumé à ces manières, à en juger iiar ce qu'il avait dit lui-même hautement dans une conversation publique, racontant (pr'il avait prêché contre un évèque, en sa présence même, à ce que je crois, et contre un évoque (lui lui avait donné la chaire de sa cathédrale. Qu'à jamais la trèssainte et suradorable Trinité soit seule gloriliée de toutes choses I Après tout, je vous déclare ingénument queje ne vois aucun sujet de me plaindre de personne ; mes iiitidélilés àDieu en méritent inliniment davantage.

Le grand évêque de Belley, (car il a été grand assurément devant Dieu et les homme« et particulièrement dans l'amour de la pauvreté qui a été presque sans exemide au moins dans les derniers temps); ce grand évoque, dis-je, a cru qu'il y allait de 1 linnneur de Dieu et de l'Eglise de soutenir 1 épiscopal qui, à ce qu'il lui paraissait, était blessé par ijuelques réguliers. Cette vue 1 obligea d'écrire, et peut-être quelquetois un peu trop; et les religieux de leur côté, ont écrit des volumes entiers contre lui, que j'ai lus étant encore séculier ; ce qui donna lieuaux hérétiques de faire un traité à cesujet, intitule: L'e»UrfHian;yeri> des jmpistes. Cependant le bon prélat a écrit depuis des choses très-avantageuses aux réguliers et en laveur même de leurs privilèges; et à ce sujet, il a écrit que les combattre c'est s attaquer au Saint-Siège et se heurtera la pierre contre laquelle on se brisera. 11 en a fait un traité entier; jecrois vous l'avoii déjà mande. A la fin de sa vie il criaitpubliquemcnt dans les chaires, et on voyait qu'il le faisait exprès- ^('mc: les Jcjnatiens, les Franciscains, les J5omm(ca(ns, et ainsi desautres religieux, A la mort, il envoya expresse recommander à leurs prières, i)Our marquer qu'il mourait leur ami et dans leur union.

Enfin, voici le temps que la divine Providence me fait aller chercher nos frères dans les campagnes, par les visites des paroisses durant le carême. Je les recommande à vos saints sacrifices. Je salue votre lion ange,etc. A Evrcux, ce -26 de janvier, la veille de la fête de sainl Jean Clirysoslome.

. LETÏUE CXCVll.

Aveuglement des riches sur robUgatio7i de faire l'aumône. Bel exemplede charilc d'une supérieure de religieuses.

DIEU SEUL

Monsieur, Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus-Christ, le

ŒUVRES COMPLETES DE BOUDON

lOi:o

Sauveur de tous les hommes. C'est dans celte sainte union que je vous remercie, autant que je le peux f^ire. de tous les soins que vous prenez pour l'intérêt de Dieu dans l'approbation des livres que la divine Providence nous fait donner au public pour sa divine gloire. Il faut avoir patience; je l'ai écrit au P. Jacques qui m'avait adressé une lettre par un religieux de son ordre que je n'ai pas vu. Le P. prieur d'Evreux s'est chargé de lui faire tenir ma lettre, je ne sais s'il l'aura reçue.

Les pauvres périssent de faim à Evreux ; et certainement il est dillicile dans ces besoins (je ne parle pas plus d'Evreux que des autres lieux), que les riches soient en état de salut, eux qui ont tant de choses sujierflues, dans leur train, dans leurs meubles, dans l'argent qu'ils dépensent; et ce qui est terrible, plusieurs ne laissent pas déjouer, et quelquefois gros jeu. Ils ne pensent guère au grand conmiandement: Alandaium })iagnum in lege. Diliges IJominum Deum tuum.. et proximum tuum sicut teipsum (8i) : peu même pensent à s'en accuser dans le sacrement de confession. C'est l'un des plus grands crimes et des plus cruels, que souvent môme on ne voit j'as , par un aveuglement volontaire : c'est le crime quelquefois même des gens de bien, et quelquefois des communautés mêmes. Avant que je partisse de Paris, la supérieure des religieuses hospitalières de Saint-Gervais me dit qu'elle venait d'emprunter cinq mille livres jiour les pauvres, ce qu'elle avait déjà fait autrefois ; et elle avait retranché de sa nourriture et de celle de sa communauté,' par exemjile , ne faisant plus acheter de poisson pour les jours maigres, où l'on pouvait manger des œufs.

Cependant je ne pense pas que vous deviez vendre vos livres, car, d'un ciMé , ils vous sont nécessaires, et, d'autre part , l'argent qui en proviendrait ne ferait pas grand' chose pour soulager la misère publique. Si, à la vérité, il en arrivait de grands effets, je crois qu'il le faudrait faire; mais, le tout considéré, il me semble que vous ne le devez pas. Si les riches faisaient ce qu'ils doivent, les pauvres seraient secourus ; ils en rendront un compte épouvanlable. Oh I qu'il y en a qui sont de véritables homicides aux yeux de Dieu !

J'espère avec le secours de la divine Providence, ma bonne mère en toutes clioses, et sous la protection de l'immaculée Aicrge , Mère de Dieu, de saint Joseph, de saint Joachim, de sainte Anne, de saint Je'an l'évangéli^te, de tous les bons anges et saints, être à Evreux jiar intervalle durant ce carême, réservant ma partie des visites que j'ai coutume de faire après Pâques.

Je vous remercie de la neuvainepour l'intérêt de Dieu seul. C'est la seule dévotion de tout le paradis durant toute l'éternité , dans laquelle Dieu seul fera toutes choses en Cous {I Cor. XV, 28) ; et c'est ce qui fait le

bonheur du paradis, comme le (iropie intérêt est la source de tous les maux de la terre.

C'est une étrange et effroyable jiolitique que d'empêcher d'avoir recours à Dieu par des prières publiques et des pénitences. Cepeiiilant jilus que jamais, Totus mundus in maligrio positus est. On ne connaît point Dieu. J'oH'rirai mes chétives prières pour la jiersonne dont vous me parlez.

Je ne manquerai pas de dire è Mme de Kouves qu'elle cherche des occasions pour vous renvoyer la Vie du B. Jean de la Croix. 11 plaît à notre bon Sauveur et à son immaculée Mère Vierge de continuer leur liénédiction miséricordieuse sur celle que j'ai donnée au public sous leur protection. Je viens de recevoir des lettres d'Anvers, jiar lesquelles on me mande que M. l'onicial du lieu, personnage d'un singulier mérite, en achète pour donner, et qu'on les lit avec bénédiction, aussi bien que le livre De la sainteté ecclésiastique. Je n'en ai point en core ; si la divine Providence m'en fait tenir, je vous en enverrai un , comme je vous l'ai jiromis avec son divin secours, et vous le ferez voira Rouen à de bonnes âmes. J'ai laissé ti Paris un ïi\re De la dévotion à la trè.t-sainte Trinité, qui est la fin de toutes choses , et par son infinie miséricorde mon occupation intérieure présentement. Je crois qu'on l'imprime; il a été approuvé à Paris. Je prierai de grande volonté ,• avec la grâce de Notre-Seigneur, pour Mme de la Villette. Oh ! quelle est heureuse d'être bien aflligée! Ce sont les afflictions de la terre dont on fait état daus le ciel , dit le B. Jean de la Croix, apparaissant ajirès sa mort. Apparemment vous pourrez voir notre prélat à Uouen , co carême, pour ses procès, car l'on me dit que MM. les chanoines sont résolus de les poursuivre fortement, et il m'a dit qu'il irait droit de Paris à Rouen pour ce sujet , s'il y était obligé.

Je salue votre bon ange, etc

A Evreux, ce 20 février , le lendemain de la précieuse mort du la vénérable sœur Catherine de Jésus, Carmélite

LETTRE CXCVIIL

Confiance de M. Boudon en la Providence.

DIEC SEIL.

Uonsieur,

Dieu seul , Dieu seul en trois personnes, etc. Je dis ces divines paroles avec une douceur bien grande, et il est doux pour moi de les répéter. En vérité. Dieu seul est tout mon appui dans l'union de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

J'espère que sa divine providence me fera partir le 5 d'avril (les mardis sont des jours que je destine particulièrement à l'honorer comme ma bonne et toujours très-fidèle mère), pour revenir coucher à Evreux le 14-

(Hl) Voui aimerez le Seiçiteur votreDicu,.. et voire vrochain comme voin-méme. [Matih. \xn, 37.)

lt!61

LETTRES. — A M. BOSGUERARD.

iV,i

d'avril, six jonrs de suite faisant des visites prorhes, et pour retourner, avec, son divin secours, juscju'au 6 de mai, fOie de suint Jean revanyéiisle. Aimez ce saiiit; je voudrais crier partout à sa dd-votion. Je lui ai étéappliiiué d'une manière bien singulière dès ma jeunesse , avec des attraits que j'aurais peine à expliquer. Je tinirai mes visites par la visite de la cliai>elle de Notre-Dame de Bon-Secours: Qui conlidunt in Domino sicut mons Sion ; noncommovebitur inœlernum qui habitiU in Jérusalem. Monlrs incircuilu ejus (85). Ces montagnes (pii environnent celui (jui a rais toute .sa conliance au Seigneur, sont les l)on> anges et les saints, mais tout particulièrement la reine des anges et des saints. Mons tlonius Domini in vertice mondum (83*). Leravi oculos meos in montes, unde renietauœilium milti (86). C'est de ces montagnes saintes que j'attends mon secours (Jans les maux bien pressants où la divine Providence me réduit. Mais ce n'est l^asinul: Et Dominus in circuita populi sui (87): le Seigneur môme des bons anges est autour de nous |)Our nous garder. Auxilium meuma Domino qui fecit cœluin et terrant {HS}. ■Dic'im Domino : Susceptur meus es tu, et refuijium meum; Deus meus, sperabo in eum... Anijelis suis mandavit de te, ut custodiunt te in omnibus viis tuis (89).

La divine Providence a fait désister le curé de***, et hier il me iit signifier son désistement; je lui ai relâché les dépens. Cependant, Monsieur, vous aurez la bonté de me faire savoir ce qu'il aura coûté à Rouen, afin queje vous le rende exactement : c'est bien assez que les soins que vous prenez.

Je vous supplie de garder tous les papiers jusqu'à la fin de mes visites, et vous aurez Ja cliarité de me les renvoyer la semaine de devant la Pentecôte, si je suis encore au monde; et si je n'y suis plus, de les faire mettre entre' les mains de mon successeur, quand il y en aura un d'assuré, et que les afl'aires seront terminées.

Priez, s'il vous plaît, les bons anges pour nos visites, et leur grande reine , ma bonne maîtresse. Je salue celui qui vous garde, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Rouen, et suis dans uu profond respect, etc.

Le 2 d'avril, fête de l'admirable saint Fran- ' çois de Paule.

Page 1