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l'avons (lit, avaient bien ré.solu de le faire pUi> que jamais à l'arrivée de son provincial, pour roblij;er à le faire sortir. Le supérieur doue étant présent à l'cxorcisnie que faisait le P. Seurin, et enlendant les menaces que le démon faisait, de le jeter et de le rouler par terre avec confusion, il le lui défendit par le droit qu'il avait sur lui, et aussitôt le démon se trouva arrêté et n'osa le faire, avant cessé depuis ce commandement de l'agiter, ^au moins comme il faisait auparavant.
ÀJais adirés avoir iujité l'oliéissance de son maître et de son Sauveur durant toute sa vie, il l'imita justiu'à la mort, puiscju'on peut dire que la soumission parfaite qu'il a rendue à ses supérieurs, l'a en quelque façon avancée. Après a\oir soutTert tant il'inliruiités et durant tant d'années, il se vit tellement abattu, qu'il jugea bie» sa mort être prochaine; et cependant le su()érieur lui ordonnant, dans le temps du carême, de laire deux fus la semaine l'eslioitalion aux écoliers du collège, il s'y soumit courageusement. Mais à peine avait-il jaclievé ses eshorialions que la fièvre se joignait à sa faiblesse, et il mourut trois semaines après. Dans cette dernière maladie, il était comme un enfant devant ses supérieurs, et exécutait à l'aveugle tout ce qu'ils ordonnaient; il [irenait inditréremment tous les remèdes et toutes les autres choses qu'on lui présentait, avec tant de marques de reconn.'îissance, d'humilité et de soumission, que ceux 'qui le servaient étaient ravis de son émineiue vertu, et le regardaient comme un saint. Ainsi dans l'union .ivec Jésus son chef, il s'est humilie soi-ine'me, et s'est rendu obéissant, et ubéissant jusqu'à la mort. [Philip. II. 18.)