‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 377 sur 436 · I.KTTIU'.S · texte numérisé non relu

I.KTTIU'.S

\ M. THOMAS

iii'nété une r.ivoin- singiilitM'e ilii ciel d'avoir eu un saint itoiiiinei'ce de lettres avec elle, étant enciM'e séculier. J'ai eu la gi';\;c de la voir depuis que je suis erclésiastique, mais tout y était aduiiralile; elle s'était l'ait faire une coui'onno de 1er, artuées de [milites aiguës dont elle s'était |iercée la tôle, et elle J'a portée plus de 20 ans, ce qui n'a pu ôtro sans un secours estraonlinaire de la diviiu; Providence, car elle devait en mourir. Elle j)ortait une chaîne de l'er i]ui lui servait de ceinture , elle en avait encore une en corde, Ji qui étaient atladiées deu\ cordes qu'elle faisait passer autour de son cou, les élevant et ensuite les faisant tomber sur sa poitrine pour les attacher encore par devant, en .sorte (pie sans cesse <'lle avait la tête |ien- (•hée. Do plus elle avait h sa ceintuie des petites cordes pleines de nœi:ds tout alentour d'elle , de manière qu'elle ne pouvait s'asseoir que sur des nœuds et ne pouvait <^tre à genoux que sur de> nœuds. Elle avait des instruments de pénitence à ses pieds, à ses jambes ; de plus elle était tourmentée de la p'ierre, sans même non-seulement s'en plaindre, mais en parler du tout, ni prendre ensuite aucun remède. D'autre part elle avait toujours été d'une innocence angélique , et toute iietite elle avait passé des nuits entières dans l'Eglise.

En vérité Dieu est bien admirable dans ses saints. Ah ! qu'il fait bon souffrir en ce monde. Monsieur, c'est le com[)liment que j'ai à faire è Mme votre épouse qui m'est bien considérable devant Dieu. Je prendrai le soin, et avec justice, d'otfrir à notre bon Sauveur et à son fnmiaculée Mère Vierge, par les saints anges et Mme votre fille et son enfant. Je vous remercie au nom de la très- .'?ainte Vierge; du soin que vous avez [iiis de son honneur. Notre ollicial parlante notre évéque iiu'ou trouvait le livre de sa dévotion bon, il lui répondit que l'on écrivait contre, c'est ce que j'ai appris depuis peu, outre ceque le |irélat m'en avait dit de primeabord. Je lui en avais donné un, mais je ne crois pas qu'il l'ait lu du tout, àpelnesais-je s'il l'a regardé ? Il faut tout laisser entre les mains de la divine Providence, et la bénir de toutes choses, c'est en elle queje demeure .avec bien du respect, etc.

Ce io juin 1699.

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