‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 378 sur 436 · LETTRE CCLXXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE CCLXXXVII

it recommande le projet de Mme Cécile eiles missions de Naxic.

DIEU SEUL

Monsieur, Dieu seul. Dieu .seul en trois personnes et toujours Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- Christ, le Sauveur de tous les hommes. Ce n'est que. dans ce qui regarde sa ,-eule gloire que nous devons nous réjouir, et notre unique joie doit être de le voir glorifié. C'est ce qui m'en donne, Monsieur, en te que vous m'apprenez que madame votre

épouse a pris l'habit du troisième ordre de Saint-Domini(pie. car ji; vois que notre bon Sauveur et son Immaculée Mère en seront glorifiés. Je vous écris le 20 septembre, jouidans lequel on honore dans la sainte fandlli' la maternité divine de la gltîî-ieuse Vierge. Assurez, Monsieur, voire éjiouse, s'il vous plaît, que je prends plus de part que je ne saurais dire àce(]ui regarde <i tous ses véritables intérêts (]ui ne sont autres (|ue les intérêts de Dieu. Je la salue très-[)articulièremenl,et son bon ange, (pie je désire honorer d'une tranière Sjiéciale.

Mme *;écilc, c'est comme il la faut appeler, et non pas Mlle, selon le louent de la vanité qui inonde le siècle présent, où chacun prend des (]ualilés 'jui ne sont pas dues, et, ce qui est pitoyable, des personnes qui font prof(;ssion de piété. Les saints n'ont rien oublié pour se servir de saintes industries, i>our cacher les qualités qu'ils pouvaient prendre avec justice, à l'imitation du Fils de Dieu, qui, s'étant fait liomine, a pris la forme de serviteur, s'aiiéantissant soi-même. Et l'on verra des dévotes en prendre au-dessus de leur condition 1 Jamais siècle n'a [dus été infecté de vanité que celui où nous sommes. Vous verrez, avec M. Courtin, ce que Notre-Seigneur demandera île vous touchant les desseins de Mme Cécile, qui aune solide piété.

Seulement, il faut prendre garde à un peu vous réserver pour la Naxie, où il s'agit de la conversion de plusieurs pays, ce qui est un ouvrage admirable [lour la gloire de notre bon Sauveur et de son Immaculée Mère- Vierge. Il arrivera iieut-être des besoins singuliers pour cette œuvre de Dieu, et il est bon que vous ne vous épuisiez pas en d'autres choses. Tous les jours j'otl're le divin sacrifice en l'honneur des saints anges de la Naxie et des lieux par où passera le bon Père missionnaire, et des [lersonnes qui y sont, afin qu'ils disposent de toutes choses pourla gloire de notre commun maître et de nolrii commune maîtresse.

Je vous é(-ris en passant par Evreui, dans le cours de mes visites, où j'ai besoin que la ilivine Providence, ma toujours, oui, ma toujours, quelque chose qui arrive, trèsbonne et tres-û(Jèle mère, m'assiste particulièrement, me trouvant très-mal de mes infirmités, à qui le cheval peut encore beaucoup nuire. Ainsi, je n'ai pas le loisir d'envoyer à Mlle Agathe ce qu'elle me demande; mais, avec le divin secours, je le ferai d'une grande volonté après mes visites ou dans quelques intervalles.

Je crois que notre bon Sauveur serait glorifié si vous voulez bien encore m'envoyer deux livres Des profanations des églises, deuxi>e la très-sainte Vierge, avec celui que vous avez des ordonnances du roi d'à ])résent, jiour le besoin dont je vous ai entretenu, il suffira de les envoyer pour la Toussaint, où mes visites, avec le secours divin, finiront.

J'olfi-irai le très-divin sacrifice pour l'âme de feu M. l'abbé de Charoil ; je croi$

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OF.UVHES COMPLETES DE BOIJDOX esprit et Ta atloré en

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qii'il a servi Dieu en vérité.

Celui qui f.iit les factunis [loui- Marie Bucaille m'a écrit une longue lettie. Je n'ai pas eu le loisir de la lire encore. Je ne sais rien au monde de plus grand, de plus saint que de mourir sur un gibet pour des crimes que l"onn'a pas commis. Si cela s'achetait, il faudrait donner tout l'or du monde pour avoir cette croix d'un prix inestimable.

Je suis infiniment obligea la divine Providence de lous les mouvements de charité (lu'elle vous a ilonnés à mon égard, et je vous en remercie autant que je le puis. Kn même temps j'ai reçu le paquet. Tous les jours je ne manque |ias d'offrir nos vœux et nos prières pour la gloire de Dieu en vous, OH toute votre famille. Je salue avec respect M. Courtin, .Mme voire mère, Mlle Auvray, Mlle Agathe, vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Paris, et des personnes qui y sont, et suis parfaitement, etc.

Evreux, le 'i.Q septembre 16'J9.

LETTRE CCLXX?iVIII.

Boudon demaiidr des livres ; In perfection ne cnnfiste pas à faire de grandes choses, ruais ce que Dieu veut que nous fassions.

DIED SEUL

Monsieur,

Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul daris l'union sainte du sairé cœur «le notre bon Sauveur Jésus- Christ, le Sauveur de tous les hommes. Qu'il nous fasse la grâce, ("et aimable Sauveur, de ne penser, de ne rien dire, de n'agir jamais ni soutt'rir que dans sa sainte union. C'est dans cette divine union que je vous supplie d'assurer madame votre épouse de la continuation de notre souveriir en la présence de Dieu. Je la salue bien humblement et toute la famille, vos bons anges, tous les bon« anges et saints [latrons de la ville et du diocèse de Paris et des personnes qui y sont. J'espère de la divine Providence, ma toujours très-bonne et très-iidèle mère, qu'elle sera gl()rifiée et qu'elle donnera sa sainte bénédiction aux livres que vous avez envoyés, et que vous y participerez abondamment. Il n'y a rien qui presse; mais, [lour le mois de novembre, s'il vous jilaît, je vous supplie de m'envoyer encore deu.x livres JJe la très- sacrée Vierge, et deux ou trois Des bons anges et Des profanations des églises, et de mettre dans le paijuet le .livre des Ordonnances durai. J'espère que la divine Providence me fera partu- encore, le 12 du mois, iiour continuer nos visites avec son divin secours, jus(iu'à la fête de saint Simon, saint Jude, apôtres. Voici une ré|)aration à la très-sainte Trinité, à notre bon Sauveur, à l'immaculée Vierge, aux bons anges et saints, pour Mlle Agathe, et une lettre (pie je vous supplie d'envoyer à la poste pour

Nancy, qui part les samedi, lundi et moixredj de Paris.

L'établissement nouveau jirès du Bon- Pasteur peut servir .'i la gloire de Dieu ; mais, si on en voulait faire un à Rouen, cela serait beaucoup plus considéiable, car cela irait à un éiablissement entier h l'imitation du Bon-Pasteur. 11 y a déjà à Rouen une maison de refuge, en attendant, où feu Mgr l'évêque de Ravise, l'un des premiers évêijues de la Chine, a fait venir des religieuses de la vénérable mère Marie-Elisabeth , dont la divine Providence m'a fait donner la Vie au pulilic, qui a institué son ordre pour assister les filles iiénitentes; mais plusieurs maisons seront assez nécessaires.

A l'égard de Mme Cécile, depuis que je la connais, je l'ai toujours vue dans la résolution d'entrer dans l'ordre des Filles de la très-sainte Trinité, si cet ordre s'diablissait en France. On {)çnse présentement h les établir. Cet ordre de filles s'applique aux hôpitaux, et elle a pensé qu'il serait bon qu'à l'imitation des religieux qui sont destinés pour retirer les hommes de l'esclavage des inlidèles, l'ordre des Filles s'appliquât à retirer les filles débauchées de Ja captivité du démon La [lensée est bonne ; mais il faudrait que le Père général, avec son conseil, si l'ordre s'établissait en France, fissent une addition aux consiitutions pour cet emploi. Je ne sais pas s'ils le feront, à raison que cela n'est pas de la fondation de l'ordre des Filles ; cependant le dessein en serait bien glorieux à Dieu et à sa sainte Mère. Or, JIme Cécile doit penser au jinncipal et ne pas prendre le change pour l'accessoire; je veux dire qu'elle doit suivre sa vocation, qui est d'entrer dans l'ordre, en cas qu'il s'établisse, et, si l'éinblissementne s'en fait pas, elle pourra l'employer aux filles pénitentes. La gloire de Dieu eùoute la perfection de l'âme ne consistent pas à faiie de grandes choses, mais à faiie ce (pie Dieu veut, et rien quand il lui |ilaît de la sorte. Saint Paul, ermite, n'a jamais rien fait pour le prochain, et cejiendant, quand il meurt, le paradis vient au devant de lui pour recevoir son âme, comme il fut révélé à saint Antoine. Le Fils de Dicu, paraissant à une sainte âme, lui dit : J'ai employé irenlo ans à meru^r une vie cachée, sans agir à l'extérieur, et cependant les liommes veulent toujours faire : ce qui faisait dire à feu M. de Renty que la science du rien était peu connue. Si l'on travaille dans une ville pour la gloire de Dieu, ou dans les paroisses, on trouvera quantité de personnes qui s'olfriront pour assister les malades, les pauvres; je ne sais où l'on en trouverait pour s'appli(|uer à Dieu dans là séparation des créatures. Je ne dis jias cela pour blâmer ou empêcher l'application extérieure, mais seulement (lourne pas prendre le change et suivre avec fidélité l'attrait deDieu. Je vous écris le 1" d'octobre, fête de saint Remy, l'apôtre de la France, et dans l'octave de la

LETTRES. - A M. THOMAS

fr-te (iu grand anhango saint Michel, et demeure avec bien du respect, etc.

LKTTRK CCLX.WIX

Di'sir.1 ardents de Unudnn d'rtrr ù Dieu se>il: il runjurc que l'on demande pour lui cette grdce.

DIEU SECL.

Monsieur, Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union du sacré cœur (Je notre bon Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous les hommes. Je vous écris, Monsieur, toujours dans cette divine union, et je renonce pour jamais à ne rien iienser, faire ou soulfrir que dans cette sainte union. C'est ih que je salue bien spécialement madame votie épouse et toute votre famille, et en particulier Mlle Agathe et tous vos bons anges à qui je ne saurais me lasser de penser. Je salue spécialemeiU M. (Hourtin, Mlle Auvray et les personnes de sa maison et leurs bons anges. Je les supplie avec vous, Monsieur et Mlle Agathe, de communier, im|iloraiit le souvenir de M. Courtin au saint autel, afin que je puisse dire enlin une bonne fois en vérité : Dieu seul, ajirès l'avoir dit et redit des millions de fois. Je vous écris dans l'octave de la fête de saint Martin, dans laquelle l'Eglise nous apiirend que ce grand saint dit à la mort, au diable qui lui apparaissait, qu'il ne trouverait rien en lui à quoi il jiût se prendre, il n'y avait donc que Dieu seul ; car Dieu seul se trouve où la créature mcinque. 0 heureuse disposition fiotir la mort! C'est cette disposition que je demande à notre bon Sauveur, par la chanté infinie de son cœur adorable inhniment aimant et infiniment aimable, et par le cœur tout de miséricorde de sa très-douce Mère, et par tous les bons anges et saints, et spécialement nos [latrons et protecteurs, étant sur le point de mourir bientôt, car enfin l'âge o.ù je suis m'y engage nécessairement. On a fait encore ce mois-ci la fête de saint Charles Borromée; c'est lejouroii la divine Providence, sans laquelle rien n'arrive, m'a fait entrer dans la cléricature, me faisant recevoir le saint habit de la religion du clergé et la tonsure par Mgr le nonce du Pape, qui était

f)our lors à Pans, et dans la congrégation de a très-sainte Vierge du noviciat des Pères jésuites. Car Dieu tout bon a toujours voulu que la très- sainte Vierge ait eu part à tout ce qui me regarde. Je pensais ces jours-ci que ce jour était pour moi la fête de Dieu seul; car y étant fait clerc, qui veut dire, comme l'ex[)lique saint Jérôme, sort, j'y ai pris Dieu pour mon soit et mon jiartage ; c'est jwur lors que j'ai dit en face de la sainte Eglise, entre les mains du nonce de Sa Sainteté, dans la maison de la Reine des saints, que le Seigneur était la part de mon héritage -.Dominus pars hœreditatis meœ.Or c'est une part et une portion, dit saint Jérôme que je viens de citer, qui doit sufTii e entièren)ent; après l'avoir prise, il n'y a

OECVRKS COMPL. DE BOUDOÎJ. III.

plus rien à iirennrc. ni h espérer, i^es lors je n'ai dû avoir rien que Dieu seul, et d('s auparavant je le disais et retlisais, et je l'ai tant dit, tant écrit, (|uo, pa«sanl par des villes, j'ai trouvé que l'on m'y appelait par le nom de Dieu seul, ce qui m'est encore arrivé chez les premières personnes du royaume. Ces vues me touchent sensiblement, et me font voir le rom[)ie terrible que j'ai h rendre à Dieu, si, paraissant h son divin tribunal, je m'y trouve encore avec moi-même et avec quelque chose de créé. Les grâces de Dieu me font trembler; ce n'est [las une exagération , ([ue si j'y avais été fidèle, elles m'auraient conduit bien avant dans les voies du pur amour. Mais ce qui est encore infiniment touchant, c'est (jue notre bon Sauveur, dont les miséricordes sont sans nombre, jamais ne s'est retiré de moi, quelque infidélité que j'aie pu commettre; au contraire, il a toujours multiplié ses grâces, et il m'a toujours comblé de ses dons; je n'y saurais penser que je no me regarde comme la plus ingrate de toutes les créatures qui furent jamais. Cependant j'espère jilus que je ne vous jieui dire à Dieu seul. Plus de créatures, jilus de ce malheureux soi-même ; il faut aller à Dieu seul et sortir de tout l'être créé, y aller sans rien, ne tenant ni à soi-même ni à aucune autre créature : voilà quelle doit être mon unique occupation, et c'est pour cela que j'implore le secours de vos prières et une communion.

Les bons anges sont bien les saints de Dieu seul, car jamais ils n'ont eu autre chose. La pensée que vous avez d'envoyer des livres de leur dévotion à Mlle Rousseau, supérieure de sa communauté près les Augustins, contribuera beaucoup à la gloire de ce Dieu seul. 11 y a une chapelle considérable dans l'église de ces Pères, dédiée en l'honneur des saints anges, et l'on en fait une grande solennité; la divine Providence m'a fait la grâce d'y avoir prêché, apparemment même il y en a une grande association. J'ai vu Mlle Rousseau dans ces agitalions que le démon lui donne et qui ne paraît pas en [)ublie; et pour lors on allait chercher le livre De In dévotion aux bons anges, pour le lui mettre entre les mains, comme un secours singulier contre les démons qui en maïqiiaient de l'aversion.

J'ai reçu depuis jjcu une lettre d'un Père cafiucin de Lorraine, qui est un saint homme et qui a beaucoup de grâces extraordinaires; mais, comme les extases et ravissements le prenaient en public, ses supérieurs l'ont fait sortir de Nancy et l'ont envoyé à un petit couvent oij, (loùr se désoccuper de ces applications extraordinaires, ils l'ont mis portier et dépositaire; or ce bon Père, et je vous envoie sa lettre que .vous aurez la bonté de me renvoyer à votre commodité, lui ayant envoyé de nos livres, de ceux que vous avez adressés à Nancy, voudrait bien les prêter, ce qu'il ne peut, étant pour le couvent, comme vous verrez qu'il a un zèle admirable pour l'avènement d.u règne" ue

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Dioii; jo rrois que le petit livre Du purgaf oiVe, dont la (lerniùre partie es ule la du vol ion a n divin rèj;ne, ferait l)eaurouii pour la gloire lie Dieu qui est l'unique chose que nous devons chercher, et qu'ainsi, si vous voulez encore l'envoyer à Nancy, c'en serait le moyen, et y ajouter lo livre des profanations, un livre De ta sainteté ecclésiusiigue, et un livre De la science sacrée du catéchisme ; ces livres serviraient aux ecclésiastiques à qui on les jiourrait prêter, et je lui écrirais qu'il en prît le soin. Cela supjiléeraitau dessein do madame votre épouse jieur les livres de la très-sainto Merge, à Angers, et j'écrirais au bon Père qu'il célébrât le divin sacrifice pour elle et pour vous : en ce cas, il famlrait adresser le paquet à Mlle de Lomhillon, à la place des dames jirècheresses à Nancy, et l'en avertir; mais, s'il vous plait, il faudrait attendre qu'ayant reçu de vos nouvelles, je vous adressasse une lettre j^our elle, pour lui déclarer les intentions que l'on a de les faire tenir au Père. Un libraire de Nancy a fait venir quelques livres de la Dévotion à la très-sainte >ierge; j'écrirai au Père qu'il en fasse acheter par les personnes de sa connaissance, le tout avec le secours divin.

J'ai reçu le paquet que votre charité m'a adressé, dont la divine Providence vous tiendra compte, s'il lui plaît; [lour celui du Canada, il n'y a encore rien qui presse. Quand vous prendrez la peine d'y aller, il faudra, s'il vous jilail, demander" le procureur du Canada, je crois que c'est M. Tremblai, pour lui donner le paquet, car c'est lui qui a le soin d'envover tous les paquets au Canada.

-Mme Cécile peut aller chez elle, si elle est cssez guérie pour cela, après cependant, comme vous le dites, qu'elle en aura parlé au R. P. Général.

Marie Bucaille est condamnée à avoir trois fois le fouet, à Rouen, à Valognes et à Cherbourg, à faire amende honorable et à avoir la langue percée; il ne s'en estfallu que d'une voix qu'elle n'ait été condamnée à mort.

A l'égard du P. Saulnier, l'on m'a dit que l'on a ordonné à l'ordre de le représenter, ce quappareniment l'ordre ne fera jias, n'étant plus de la dépendance ni d'aucun parlement, ni d'aucune autre autorité, étant hors la France. Les grâces de Marie Bucaille m'ont paru fort susj)ectes. Je suspends mon jugeuienl; si je le suivais, je pencherais à croire qu'il yen a au moins des plus considérables ■qui sont de vraies illusions du démon.

Je vous l'ai mandé, j'offre tous les jours Je irès-divin sacrifice en l'honneur des bons anges qui ont soin de la Naxie, et des bons anges gardiens des lieux par oii le Père jésuite passe, qui s'y en va. 11 me semble que notre bon Sauveur vous a fait une grâce ineffable dans la part qu'il vous donne à celte œuvre de sa très-giande gloire qui va à la conversion d'un pays et de j)lusieurs même, c'est une faveur inestimable; il est mieux pour la gloire de Notre-Seigneur, de sa très-sainte Mère et des bons anges, que vous soyez le maître de voire argent, et de

lo mettre en dépôt à Saint-Nicolas, f.e peur de mort. Je ne m'étonne pas de la rage du déuion contre les actes de réi>aratioii. Kiilin Dieu seul dans l'union des sacrés cœurs do Jésus et de Marie et des bons anges et saints, c'est là que je demeure avec bien du respect, etc.

Ce 14 novembre 1699.

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