LETTRE CCCXXXIV
aV MÊME.
Jl lui annonce la fin de ses visites.
DIEU SEVL.
Monsieur, Dieu seul, Dieu seul en trois personnes, etc. Enfin, Monsieur, son aimable et divine Providence m'a servi, à son ordinaire et comme elle l'a fait toujours, selon la multitude de ses miséricordes inflnies, de trèsbonne, de très-douce et de très-tidèle mère dans vos visites. Nous y avons ressenti les incommodités de notre mal, et souvent : et ce[)endant elle a ménagé toutes choses avec tant de douceur, qu'elle nous a fait faire les visites de plus de quatre-vingts paroisses, et dans un froid très-rigoureux, et de telle manière que nous n'avons pas eu d'empêchement dans un seul dimanche de célébrer la messe de paroisse, et de monter en chaire trois fois en différentes églises pour y exliorter les peuples. Aidez-moi, Monsieur, à chanter ses miséricordes. El'le nous a fait finir nos visites par trois églises dédiées à Dieu, sous l'invocation de la très-pure Vierge, dont l'une est un pèlerinage de dévotion à la sainte Vierge, sous le litre de Notre-Dame de Bon-Secours ; secours que j'ai expérimenté, depuis que je suis au monde, avec des bénédictions singulières, la très-sainte Vierge ayant toujours été ma très-bonne maîtresse et très-miséricordieuse mère. Le dernier jour était dédié à saint Jean l'é.vangélisle devant la Porte Latine, aimable et incomparable saint. Je voudrais cuier à haute voix par toute la terre à sa dévotion. Ohl que j'ai reçu de grâces dès ma jeunesse pai' ce grand saint! (•
Je vous écris le 9 de mai 1701, jour de la fCte de la translation du glorieux saint Nicolas. C'est un saint à qui la divine Providence m'a donné une liaison particulière; et l'unique AvwU que j'ai prêché à Paris a été dans la paroisse de Saint-Nicolas.
Je salue, etc.
J'ai été si incommodé dans mes visites, que les bonnes gens de la campagne disaient que je n'en relèverais pas (c'est comme ils s'expriment); et je le suis toujours beaucoup» Dieu merci (IW).