‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 394 sur 436 · CIS · texte numérisé non relu

CIS

mnie bon Sauveur. Je vous avoue que j'ai besoin d'un spécial secours de Nolre- Sei^neur et de sa miséricordieuse Mère, de saint Josepli et des bons anges, dans la continuation et nugment.nlion de mes maux, ut assurément sans ce secours -j'aurais de l'eimui, du cliagrin et de l'im('alieiice, quoi- (|ue cependant, par la divine miséricorde, je sois très-content et qu(! je passe les heures de mon mql, et Jesjours et les nuits fort paisiblemcnl, sans môme que les heures me imraissenl longues. Misvricordiœ Domini quia non sumus consnmpli, quia non dcfecerunt tniserationes rjus. {Tkren. m. 22.) Gratta Dei .fi/i/i, i(/ i/Hod suin. [1 Cor. xv, 10.) La divine Providence, ma toujours très-bonne et très-fidèle mère, paraît en la disposition de la neuvaine; elle a conmiencé à un samedi, jour de la très-sacrée Vierge et elle tinira la veille de la dévote Présentation, qui est encore le jour de la fête de saint Félix le Valois, coadjiiteur de saint Jean de Matha dans la fondation de l'ordre de la très-sainte Tiinilé et dont j'ai eu l'honneur d'écrire dans le livre de Notre-Dame du Remède. Ce jour, 20 de novembre, se fera encore en quelques lieux la fête de saint lla^ihaël, archange, que l'Eglise invoque comme le médecin du salut |)our la guérison des malades. Samedi 9, est encore la fête de sainte Elisabeth de Hongrie, à qui j'ai une particulière dévotion. Là-bas, Monsieur, j'ai eu la grâce de publier Les grands secours de la divine Providence, par Notre-Dame du Remède ; ne m'en ferat-elle pas, dans ses grandes miséricordes, ressentir les effets? Il y aurait ))eu d'apparence de faire l'opération à Evreux, n'y ayant }iûs des personnes bien propres pour cela; mais je fais rétlexion sur ce que je vous ai déjà mandé, que la divine Providence a bien ■voulu me préparer à mes maux, j>ar ce qui est arrivé à Mme Lefebvre, qui vous salue avec respect, madame votre épouse et vos bons anges, puisqu'étant éveillée au milieu de la nuit, elle m'entendit dans sa chambre, com.me si véritablement j'y eusse été, plaindre lieaucoup. 11 faut que cela arrive par la juiséricorde des bons anges, c'est une marque de ce qui me devait arriver.

Si je ne suis pas mort, nous conférerons ensemble et avec AL Dumas, touchant la vie de la sœur Marie Angélique; il en faudrait retrancher plusieurs grâces extraordinaires, à raison des temps où nous sommes.

Il est vrai que le Père provincial des Récollets a été bien vite dans la défense qu'il a faite des passe-ports.

Je ne vois pas qu'il y ait rien à craindre d'exécuter la pensée qui vous est venue d'aller trouver Monseigneur l'archevêque, mais l'on en peut espérer du bien pour la gloire lie Noire-Seigneur et son immaculée Mère Vierge; cpla fera mieux qui si un ecclésiastique lui parlait. 11 faut y aller en robe ; mais ne citez pas des curés qui parlent contre, que vous n'en soyez certain, car cela aurait un mauvais succès, et encore, en général, curés et ecclésiastiques. Mais soyez certain de la vérité auparavant. Je ne crois

pas que Monseigneur l'archeTêquc ait permis à M. le curé de l'LsIe d'éirire, mais il a défendu h lui et à M. le curé deSaint-l'iUerry de continuer d'écrire. Ne lui parlez jias de mandement, cela n'est nullement à propos; mais l'on pourrait dire qu'il serait à désirer (jue l'on sût les inteniions lie Son Emincnco, supposé qu'il dise qu'il ne l'a pas condamné.

Les religieuses de Montbard sont de bonnes religieuses; elles me mandent combien elles vous sont obligées. A l'égard de ce que Mgr l'évéque d'Héliopolis m'a dit, voici ce qui est certain : il m'assura que le maître du sacré (lalais avait agi àl'insu du Pajie touchant la suppression du petit oflice de l'Immaculée Conception, et que s'il n'avait pas eu de la faveur auprès du Pape, il n'y en aurait pas bien pris; que le Pape donc, loin de ravoircondamné,ra|)[)rouvail. Voilà ce qui est certain, ce que je sais tie la bouche de Monseigneur d'Héliopolis, qui revenait pour lors de Rome. Il est encore vrai que le Pape en a écrit un bref à l'empereur pour témoigner qu'il n'était pas condamné ; il ne faut que lire le bref.

Mais pour ce qui regarde que le Pape le récitait, je ne sais pas ce que l'on m'a cité là-dessus, mais il ne m'en souvient pas; toujours il me semble que c'est ce que l'on ne doit jias citer, car les adversaires diront qu'ils auront peine à croire que le Pa^ie, chargé de tant d'affaires et qui a de la pe'ne à trouver du temps souvent pour dire le bréviaire, se soit appliqué à cette dévotion, ce qui néanmoins pourrait être.

Je crois que Notre-Seigneur et sa sainte Mère seront gloritiés que vous alliez parler à M. le curé de Saint-Hilaire, supposé qu'il ait avancé même quelque chose contre les allégresses de la sainte Vierge. L'on fait par toute la terre la fête de Notre-Dame de Pitié; il y a des églises qui sont sous ce titre; l'on en récite la sainte messe; c'est pour honorer ses douleurs; pourquoi ue pas honorer ses joies? Toute 1 Eglise ne le fait-elle pas par ^es psaumes : Regina cali, iœtare ; Gaudif Maria Mrgo. (Off. de l' Eglise. )i[yd des congrégations oii l'on célèbre la fête, je dis de ses joies, où l'on en récite l'office et la messe. Saint Thomas de Cantorbéry qui n'était pas seulement dévot, mais savant, mais un gran(i prélat de l'Eglise, honorait les sept allégresses de la sainte Vierge par un culte particulier. Si vous avez de bonnes réponses de Monseigneur l'archevêque de Paris, il faudra les dire dans les occasions et en particulier à ceux qui sont opposés.

Je salue très-particulièrement madame votre épouse, madame votre mère, mademoiselle Agathe, vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de la ville el sont. Je suis dans un profond respect, etc.

Ce 17 novembre, fêle de saint Grégoire, le faiseur de miracles.

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