ISI
Œ:i]YnES COMPLETES DE BOUDO».
LETTRE CCCXLVU.
AV MÈMK.
Ne point se décourager par l'inutililé de nos ejf'orts pour prouver In gloire de Dieu. L'archevêque de Paris est circonvenu par cerloines gens du parti ; nécessité de le détromper.
DIEU SEUL
Monsieur,
Dieu seul, Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte •tlu sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- Christ, le Sauveur de tous les hommes.
Faisons toujours tout. Monsieur, dans oetle divine union; et dans cette véritable union, il ne nous sera pas possible de n'avoir j)as un zèle fort pour les intérêts de sa glorieuse Mère. Ce n'est pas le succès qu'il faut toujours regarder : combien de divins sermons ■a faits notre grand Maître, qui n'ont pas eu d'effet dans ses auditeurs? Cependant j'espère de la puissance de la Mère de Dieu, t]ue ce que vous avez fait aura sa bénédiction. 11 est surprenant comment le prélat n'a 7>as pris la peine de lire ce que M. le curé •de l'Isle a écrit sur la matière du Petit Office de l'Immaculée Conception, et d'une manière «•flnvaincante, lui qui lui a défemiu et à son adversaire d'écrire davantage. Comment proroncer sur des choses que l'on ne prend pas la peine de connaître? Cela fait bien voir combien il est préoccupé par de certaines ger.s. Si M. Dumas prend la peine d'en écrire à Rome, voilà le grand remède, et je vous supjilie, dans l'occasion, de le bien saluer de ma part, et son bon ange; cela est nécessaire ; car, après tout, il faut détrom- })er le prélat et lui faire connaître ce qu'il ne sait pas, et particulièrement les dernières réponses que l'on aura. J'ai une sainte joie en Notre-Seigneur de ce que le R. P. Doulcin est de retour à Paris, et qu'il a le soin de la congrégation de Notre-Dame. Si je l'y eusse trouvé, je l'aurais entretenu de clioses bien nécessaires. Je vous supplie, dans l'occasion, de lui bien faire mes civilités.
Je salue toujours très-particulièrement madame votre épouse et toute la famille. Hier j'offris le très-divin sacrifice en l'honneur de celle de Notre-Seigneur Jésus- -Christ, c'est-à-dire de son immaculée Mère, des saints Joseph, Joachim, Anne, Jean l'Evangélistc, Jean Baptiste, Zacharie, Elisabeth, les Maries et les apôtres, enfants des Maries, car tout cela est de la jiarenté selon la chair, pour demander à Dieu tout bon la protection de sa divine providence sur votre famille, faisant réflexion sur un trésor infini que nous avons entre les mains par l'application des indulgences qui sont l'application des satisfactions infinies d'un Homme-Dieu, et que les négJiger est quelïpie chose de plus cruel que de laisser dans des coffres des millions d'or pour les pauvres, sans les distribuer dans un temps de famine. Je parle à ceux à qui j'écris, de faire fvapplicatioa de ces indulgences quand
on le peut faire ; toujours à l'égard des médailles bénites vous avez rim[irimé d'Innocent XL Je crois que vous glorifierez beaucoup Notre-Seigneur, d'en faire imprimer en plus petites feuilles un bon nombre de ces indulgences, pour ensuite en envoyer de tous côtés. J'écris à Mme la duchesse de Bavière que si elle n'a pas ce mémoire, avec Je secours divin, je le lui enverrai avec le petit livre De la gloire de la sainte Trinité dans les âmes du purgatoire.
Notre libraire a fait demander à Varin Jo livre Des saints anges; il a dit qu'il n'y eu avait plus; ce|)endant ce n'est pas un livre à laisser; s'il ne veut pas le réimprimer, l'on en trouvera bien un autre. L'Epine » aussi dit qu'il n'y avait plus de livres de Dieu inco7inu, mais qu'il le réimprimerait. Je vous supplie, dans l'occasion, d'engager ledit l'Epine à réimprimer ces livres, particulièrement de certains qui se vendront toujours, et de voir aussi s'il pense à faire afiioher Le Chrétien intérieur. Il me semble qu'il est de la gloire de Dieu qu'il le soit. Parlez aussi, s'il vous plaît, à M. Courtin, que je salue humblement et son bon ange, pour l'application des indulgences. Je salue tous vos bons anges, les bons anges et saints ])atrons de la ville et du diocèse de Paris, et des personnes qui y sont, et suis avec bien du respect, etc.
A Evreux, ce 25 novembre 1701.
LETTRE CCCXLVIII.
Soin de Boudon à consoler les personnes qui étaient dans la peine.
DIEU SEUL
et toujours Dieu seul dans l'union de noire bon Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous les hommes. C'est dans l'union de sa charité immense que je vous adresse cette lettre, Monsieur, ()0ur la faire tenir. Une sœur des filles du P. Barré m'écrit sur l'ordre que M. Bailly lui donne de se retirer, après quinze ans de demeure. A la vérité, elle n'était pas associée; elle avait soin d'acheter toutes choses et de la dépense, et elle s'en acquittait bien. Le service qu'elle a rendu à feu M. de Montigny, dont l'on convient, méritait, ce semble, qu'on ne la congédiât pas ; mais ils ont leurs raisons. Elle a donc besoin de consolation; mais, comme elle ne m'a pas donné d'adresse, je ne saurais lui faire tenir cette lettre. Il faudrait envoyer ou à Saint-Sulpice ou au séminaire des Missions étrangères , pour savoir où sont logées les filles des écoles charitables du feu P. Barré, dont M. Bailly est suiiérieur. Mais, s'il vous plaît, il ne faut pas dire que c'est de ma part. L'on peut dire au séminaire des Missions étrangères que c'est de la vôtre, si on le demande. Voilà toujours des exercices que je donne à votre charité. Je salue toujours très-parliculière-