‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 402 sur 436 · L :TTRt;S."— A M THOMAS · texte numérisé non relu

L :TTRt;S."— A M THOMAS

pouvoir (lire en vérité ; Dieu seul, Dieu seul dans l'union de Jésus-Christ. Ah! quelle grôce de [louvoir prononcer ces sacrées et divines [laroles en vérité!

J'ai reiiiarq\ié une chose très-considérablo du Propliéte-Uoi dans deux de ses psaumes: dans l'un il dit qu'il est dans le iiesoin et pauvre, cl pour lors il prie Dieu de l'assister -. Ego vero (■(jcnus et paupcr sum Deus adjuva me (Psal. l\i\, C) ; mais comme on peut être [lauvre et avoir encore quelque chose, ayant dit dans un autre jisaume qu'il est réduit même à la meu, licite, qui est la dernière pauvreté, pour lors non-seulement il invoque le secours de Dieu, mais il déclare fiosilivemeiit que Dieu [ireml soin de lui : Eyo aulem meudiciis sum et pauper, Doviinus sollicitus est milti {Psal. xxxix, 18j ; car enlin où tous les moyens humains manquent, c'est ofi l'on trouve Dieu seul. Quelle Srâce et quelle bénédiction pour moi d'être dans cet heureux état! Je mange raisonnablement, la digestion se forme parfaitement de'la nourriture que je prends, cependant je suis dans une si extrême faiblesse que je n'en puis plus; il faut me tenir, quand je sors du lit, de peur que je ne tombe.

Je vous supplie, si les bûiiiies religieuses envoient encore quelqu'un, pour les remercier de leur souvenir charitable, de leur témoigner que vous avez eu la charité de m'en écriie, et que j'en ai toute la reconnaissance possible, me recommandant toujours bien à leurs prières.

Il ne suffit pas de n'être point contre l'Eglise, mais il faut avoir un saint zèle pour s'o[iposer généreusement à ses ennemis. Tous les Chrétiens sont unis avec Jésus-ChrisI, particulièrement les pasteurs de son Eglise, qui doivent s'apiiliquer en sa vertu, en son zèle, à combaiire fortement tout ce qui peut être contraire à la pureté de la doctrine, et cela sans aucun respect humain et sans réserve. Vous me mandez une consultation bien fâcheuse; je ne sais pas comment les gens d'une bonne doctrine ont (lU signer.

Je ne crois pas seulement. Monsieur, que ce soit les atl'aires de M. Bouvet qui l'eaipêchent d'ap[irouver le livre ; j'ai toujours cru qu'il y aurait de la iieiiie ; mais cela ne m'en fuit point, au contraire, je ciois que la Vie du bienheureux Jean de la Cruix, qui apparemment ne soutlrirait pas les ditllcultés de celte Vie ici, glorifierait peut-être plus Dieu et sa sainte Mère, et nous lai donnerions. On l'a déjà voulu imprimer à Paris, et elle serait inêuic mieux distribuée. Voici une lettre pour la mère Elisabeth; car elle prie qu'on ne lui adresse pas à elle-même, qu'elle va en retraite. Je vous supiilie de la donner à M. Dumas, qui non-seulement la peut lire et vous aussi pour quelque rencontre de Providence que j'y marque, et de bien assurer M. Dumas que je sais une personne du monde qui a le plus d'estime pour sa digne persoiuie et jiour le zèle qu'il a pour l'honneur de l'Eglise. Je crois vous avoir écrit une fois que je vuus suppliais de donner le livre de No-

tre-Dame du Remède au Père vicaire [d(;s Mathurins.s'ilne l'a pas encore. Comme on a toujours recours à cette Mère de miséricorde en cette qualité pour mes maux, il est jurte de faire connaître sa protection singulière, étant invo{|uée sous cette qualité. De plus, c'cNt un livre (jui regarde entièrement l'ordre des Malhurins où j'y ai traité de leurs saints fondateurs et de leurs imlulgences. Les Pères réformés de l'ordre on ont fait un grand état, et ont contribué de leurs soins à h; faire im|>rimer à feu Michalet ; vous le supplieriez de le faire lire en communauté au réfectoire , s'il n'a jias encore été lu. Je salue Mme votre épouse toujours d'une manière très-|iarticulière, son bon ange, M. Courtin, toute la famille, tous les bons aiigus et saints patrons de la ville et du diocèse de Paris, des religieuses et des personnes qui y sont. L'ecclésiastique, Mme Lefebvre vous saluent aussi et tous vos saints patrons, et suis avec bien de la vénération, etc.

A Ei-reux. ce 21 juillet, dans l'octave de la fe'le du Mont-Carmel, et ta veille de la grande fête du pur amour delà glorieuse Madeleine.

LETTRE CCCLXXXlIf.

// exhorte M. Thomas à souffrir les douleurs de la maladie en union avec JésUsChi ist souffrant.

DIEU SEUL

Monsieur,

Dieu seul, Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- Christ, le Sauveur de tous les hommes. C'est dans cette union qu'il faut toujours être, toujours vivre, toujours agir, toujours souffrir , regardant ce divin Sauveur comme agissant et souffrant en nous, et y opérant toutes choses. Ah! combien toutes nos actions et toutes nos souffrances doivent-elles être divines ! Je vous supplie, après avoir salué Mme votre épouse avec beaucoup de respect, et vos bons auges, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Paris et des personnes qui y sont, et particulièrement de votre famille, de lui dire de ma part qu'elle fasse réflexion sur cette union que nous devons avoir avec Jésus - Christ , et qu'elle regarde Jésus - Christ souffrant en elle dans ses maladies; que dans cette vue elle porte ses souffrances; qu'elle ne les considère pas seulement du côté de la nature, mais par la foi. J'achève, disait l'.Xpôtre, ce qui manque aux souffrances de Jcsus-Christ [Col. i, 2i), c'està-dire dans son corps mystique ; ainsi, qu'elle se regarde comme "continuant les soutlVances de Jésus-Christ dans elle, ouisqu'elle fait partie de son corps.

C'est une chose bien fâcheuse quf le nouveau curé de Saint-Nicolas ait signé la consultation dont il s'agit, qui est irès-perui-; cieuse ; il ne suffit pas de n'être point ennemi de l'Eglise: il faut avoir force et zèle pour s'o[)poser à l'erreur. Vous verrez ce nue je

(VTIVRRS COMPLFTES DE BOUDON.

luamle sur cein J( M. Diim.is. J'cpèro \)énédirlion de la lertiire du Lh-rede yntre-Dame du Remède. Car enfin, Monsieur, après avoir écrit tous les secours que la sainte Vierge donne, invoquée sous ce titre, serait-il bien possible qu'elle ilélaissât celui qui les a écrits et qui les distribue de tous côtés ?

Je suis, etc.

A Evreujr, le 27 Juillet, le lendemain du jourfjue nous avons célèbre la fi'le de sainte Anne, que je continue d honorer encore aujourd'hui, et que j'espère encore cuntinuer d'honorer demain, avec le secours divin, et le glorieux patriarche saint Joachim , son époux. La divine Pr^ividence a fuit voir que dans les grandes peines et e'prcuves elle donnait saint Joachim pour protecteur ; il est bon d'y avoir une dévotion singulière et à son bon ange.

LETTRE CCCLXXXIV.

Al: MÊIIL.

Etre se'pare'du monde par quelque événement fâcheux, est une grâce des plus précieuses. £crits de M. Dumas contre les novateurs. Dévotion de Boudon à la sainte Vierge étant écolier.

DIEU SEUL

Monsieur,

Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, etc. C'est dans cette union toujours, ^Ionsieur, que je désire faire toutes choses, et que je vous écris, dans un étonnement surprenant de la grandeur de votre grâce séparante du monde, et en même temps sanctifiante en elle-même : que si vous la connaissiez comme elle m'est montrée, vous seriez dans un étonnement [)erpéluel : elle demande une haute estime de vous et de Mme Yoire épouse. D'ailleurs elle est très-rare, particulièrement delà manière qu'elle estaccordée à Mme votre épouse, ce qui vous oblige à une reconnaissance très-paiticulière. lit comme cette grâce est admirable dans sa grandeuret très-singulièrcdanssa manière, c'est ee qui vousdoit bien iiorterà unelidélilé exacte et inviolable pour un si grand bienfail.Oli! que cette grâce, de la manière qu'elle vous est accordée, est précieuse et rare ! 11 ne reste plus pour en remercier Intros sainte Trinité, que le cœur de Jésus, dans lequel nous trouvons le supplément à toutes nos impuissances, ayant été faits riches en ce divin Sauveur en toutes choses, soit |)0ur rendre à Dieu des actions de grâces dignes de lui, soit pour reconnaître la grandeur de sa majesté suradorable, soit |)our inipélrer |»ar ses mérites toutes les grâces dont nous vivons besoin. Jésus-Christ, donc. Monsieur, notre unique tout en toutes choses.

Je vous su[i[)!ie de dire à Mme votre épouse que je salue toujours d'une manière très-spéciale, son bon ange,.jtoule la famille et vos bons anges , tous nos amis de Paris, tous les bons anges do la ville et du diocèse

de Paris et des personnes qui y sont. Elle peut s'approcher de la 'ommunibn vivifianie du corps de notre bon Sauveur toutes les fois qu'elle prévoira que cela n'incommodera |:as sa sanlé.

Je salue très-particulièrement et avec une vénération siiéciale M. Dumas. J'invoque tous les jours son bon ange , et les autres rélestes esprits, afin que sous sa protection il défende la cause de noire Seigneur et de sa sainte Eglise qui est entre ses mains. Qu'il se confie en In divine Providence; elle est |)lus forte que tons les hommes ensemble. Je vous avoue que l'intérêt de Dieu e-t bien négligé en ce monde. L'affaire dont il s'agit, mérite bien d'être traitée avec beaucoup de prudence, et de prudence chrétienne : mais avec le Tout-Puissant que ne peut-on pas? Il faut toujours agir courageusement et ne se rebuter jamais, quch^ue difficulté qui arrive.

il est bien à désirer que ses piemiers livres soient réimprimés ; car en proposant lî réponse , on demande les [iremiers. Nous nous laissons à l'esprit de Notre-Seigneur et à la i)rotection de son immaculée Mère à en faire la distribution |iar qui il lui plaira.

Non-seulement, Monsieur, je ne pense pas du mal de N., Notre-Seigneur m'en préserve , mais même, je ne voudrais pas avoir le moindre soupçon qu'il y eût du mal en lui ; mais de vous dire en particulier et sincérité qu'il y a longtemps que je porte une peine à son éganl, craignant qu'il ne soit pas ce qu'on l'estime.

J'ai reçu. Monsieur, les dix écus qu'il a ]ilu h votre charité m'envoyer par aumôme; et Mme Lefebvre y a eu sa part, dont elle vous remercie avec bien de la reconnaissance. C'est la Providence qui vous a donné ces sentiments et à son égard et au mien. Je vous écris le 6 août, veille de ma grande fête de saint Gaétan, qui n'avait rien et ne demandait rien. Aidez-moi à remercier une si douce et si bonne Mère, la divine Providence, de la part qu'elle me donne à ce divin état.

Samedi, c'était le jour de la fête du grand miracle arrivé à Rome (150), par lequel la très-sainte ^'ie^ge marqua en quoi elle voulait qu'on employât les biens dont on la faisait héritière. Que je ne me lasse jamais, Monsieur, de publier ses miséricordes. Tout jeune écolier que j'étais , je l'ai fait mon héritière, lui donnant rapjilication de mes bonnes œuvres en tant que sati.>factoires, car on ne les peut pas donner autrement. J'ai pris encore toutes les {leines de ma vie, en faisant comme autant de fêles en mon particulier. Je crois avoir expliqué cela plus au long dans le \\vreDe la dévotion à la sainte Vierge. J'en fis comme une espèce de coi - Irai en parchemin, que je signai et fis signer à plusieurs écoliers du collège. Ohl que nous avons affaire à un bon Mailre et à uno bonne Maîtresse I

Je suis , elv.

(150) La fèle ileNolre-Darae des Neiges, le 3 a.jùl.

«581 LF.TIKr.S

LETTRK r.CCLXXXV.

AU MÉMK.

Amour de Boudon pour le Verbe incarne. ConsiTver les lellres où les nouvelles doctrines sont révélées ; on en peut tirer pro fit. Les scrupuleux doivent suivre aveugle ment les avis de leurs confesseurs.

DIEU SEUL

Monsieur,

Dieu seul, Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- Christ, Sauveur de tous les hommes. Ces' dans cette union du Verbe incarné que je vous écris, l'honorant et l'aimant de tout mon cœur, de toutes mes forces, de tout mon âme, de toutes mes iuiissances, et priant tous les anges et les saints de magnifier ce Dieu de toute intinie grandeur dans sa solitude inlinie, et particulièrement le cœur de Jésus, pour en rendre des actions do grâces infinies. Prions-le, Monsieur, ce Dieu sauveur, qu'il nous sépare toujours de plus en plus de tout l'être créé. Je bénis la divine Providence, de ce que M. Dumas et M. Gaultier vont voir Mgr l'archevêque de Cambray, je ne doute point que ce ne soit un voyage de bénédiction, en un mot c'est un voyage dans l'iiilérèt de Dieu, et c'est tout dire.

Je crois, à l'égard des lettres que les serviteurs de Dieu s'écrivent touchant la doctrine, où il y a certaines choses que l'on afiprend et qui en l'ont voir la vanité et l'creur , ce sont quelquefois des choses st"rètes que chacun ne sait pas, il les faut conserver avec soin, il y en a qui sont de grande conséquence pour l'avenir, il faut bien se donner g^rde de les brûler, il y a des nouvelles qui ne servent à rien ou de [leu de chose, je crois que pour celles-là, il les faudrait brûler. Il serait à souhaiter qu'on eût une caisse pour mettre les choses considérables, que la mémoire ne se perdit pas de bien ues choses qui par la suite des temps seraient très-utiles pour la gloire de Dieu et les intérêts de l'Eglise. On mettrait la caisse chez quelqu'un d'érudition et de zèle où tout serait bien conservé, et en cas de mort, on la meiterait chez une personne de pareil mérite.

Ayez soin par charité , Monsieur, de demander à M. Fortin, qu'il sufiit que le confesseur connaisse l'état de peine, quand il ne connaîtrait |ias tout en détail ce qui se passe en lui, jamais il ne sera en repos, jusqu'à ce qu'il soumette son propre jugement, malgré toutes les lumières contraires, qu'il prenne un directeur expérimenté et zélé, et qu'il suive tout ce qu'il lui dira sans peine ; quand ce directeur se tromperait , il ne serait [las trompé lui, il faut qu'il agisse en cela comme notre Sauveur le veut, comme les |)etits enfants, qu'il se laisse conduire, sans cela il ne sera jamais en rel'os ; quand il sera sorti de Itome, il n'a plus que faire de penser à toutes ces cen-

A M. THOMAS

sures: car non-seulemenl de celles dont il a parlé et dont il s'est souvenu , mais il e.st absous généralement de toutes et uiôuie de celles aux(pielles il n'a pas pensé. Mes maux continuent ,etje suis toujours bien mal , maisiju'avoiis-nous à dire à tout cela, mon cher Monsieur , sinon (pie le saint nom de Notre-Seigneur soit béni et celui de sa très-sainte Mère, et voilà tout. Je jirie en tiiute humilité Mlle Auvray, qu'elle ne sft contente pas de donner mes lettres à Mlle de Chabane, à Limoges, entre les mains de Monsieur son frère, mais, que je la supplie de m'envoyer l'adresse de la communauté où elle est logée, afin ijueje lui finisse é; riie en droiture. J'ai peur que ma lettre n'ai! été perdue que j'ai donnée à Monsieur votre frère, n'ayant point reçu de nouvelles de celte généreuse demoiselle chrétienne, encore une fois , s'il vous plaît, que je sache son adresse pour la gloire de Notrc-Seigiieur et de sa sainte Mère. Je salue votre bon ange, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Paris, et des personnes qui y sont ; je vous supplie de témoigner à Mme votre é[iouse que j'ai toujours des égards particuliers pour ce ijui la regarde et avec bien de la vénération. Je n'oublie ))as Madame votre mère, Mlle Agathe et son bon ange et suis dans les cœurs de Jésus et de Marie, etc.

Evreux, 10 août 1702

LETTRE CCCLXXXVL

// promet de se souvenir de ses anns après sa mort devant Dieu. Il annonce qu'il csi à l'extrémité.

DIEU SEUL

Monsieur.

Dien seul. Dieu seul en trois personnes et touJMurs Dieu seul dans l'union sainte du sacré cœur de notre bon Sauveur Jésus- Christ, le Sauveur de tous les hommes. C'est dans celle divine union que je commence ?i vous dire. Monsieur, que je vous écris dans l'extrémité de ma vie, la continuité et l'aiigmentition de mes maux m'y réduisant, vous priant d'assurer Mme votre épouse que si notre bon Sauveur me traite selon l'excès de ses miséricordes, ce sera une des personnes à qui je m'appliquerai le plus en présence d(^ notre bon Sauveur. Je ne vous oublierai pas non plus, Monsieur, vous portant grande C(iin|iassion pour votre mal d'yeux , vous conseillant de vous servir des moyens ordinaires pour y remédier, mais uniquement appuyé sur la divine Providence et jamais sur un seul de ses moyens. Sans doute que la divine Providence l'avait conduite dans le voyage qu'elle a fait. C'est l'ordinaire souvent aux eccb'siastiques de s'opposer à plusieurs pratiques de piété, je n'en suis [)as surpris. L'esprit de la nature règne dans bien des personnes; mais la sœur Marie ne devait l>as s'embarasser de cela, ni s'en mettre en peine. Notre bon Sauveur a-i-il jamais été

ŒUVRES COMPLETES DE BOL'DON

rsi

ina'ade pour les oppositions qu'on lui n faites? Je vous su|iplie de bien saluer Mlle Agathe de ma part dont je veux lâcher de me souvenir, avec le secours divin, devant Dieu. Ji' salue tous vos bons anges, tous les bons anges et saints patrons de la ville et du diocèse de Paris et des lieux oii vous êtes et des personnes qui y sont, et suis avec respect, etc.

-■1 Evretix, ce 2'i. août la veille de la fi>te de sailli Louis , grand ch'vol de la très-sainte Xurge.

LETTRE CCCLXXXYIl (151),

Il donne avis qu'on vient le voir comme un moribond.

DIEU SEUL

Monsieur, fiieu seul en trois personnes et toujours

Dieu seul dans l'union de notre bon Sauveur Jésus-Christ, le sauveur de tous les hommes. C'est dans cette union. Monsieur, (jue je vous écris ayant été surpris de voir la chambre oii je suis, toute pleine de monde qui venait imur me voir comme un moribond, et M. notre doyen de la cathôdcdo qu'on a lait venir pour mo confesser. Voilà oi'i l'extrémité de mes maux me mot et «e qu'elle me permet. Il faut [)rier Dieu jiour (o reste du passage. Je salue Mme votre chrre épouse et vos bons anges, les bons anges et saints patrons des lieux où vous êtes et des personnes qui y sont, et suis, etc.

A Evreux ce 28 août, jour de la fêle de saint Augustin, et dans l'octave de la mort du P. Gabriel-Marie, grand dévot de tasainie Merge et de la précieuse mort de la sœur (inbrielle Costec/ui a excellédansla dévotion des saints anges et première religieuse converse de la Yisitatioti.

(I.=>1) Botitlon êciit ou plutôt dicte celte dernière à M. Thomas, l'avant-veille de sa moit

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