‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 404 sur 436 · OBAISON A LA TBÈS-SAINTE MÙUE PE DIEU, AUX ANGES ET AUX SAINTS · texte numérisé non relu

OBAISON A LA TBÈS-SAINTE MÙUE PE DIEU, AUX ANGES ET AUX SAINTS

O bienheureuse Vierge! en Ihonneur des desseins que la suradorable Trinité a eus sur vous , faisant de grandes choses en votre personne, nous invitons tous les anges et tous les saints à remercier Dieu de la grande gloire qu'il reçoit des préiogalives (|ji vous sont si singulières, cl parliculiôrement de votre immaculée conce[ition, de votre perpétuelle virginité, de voire divine inatornité, de votre assomption au ciel en corps et en âme, de votre élé\alion admirable au-dessus de tous les chœurs des anges et de tous les saints; enfin, de toutes les grâces extraordinaires et des privilèges qui vous sont tous particuliers : nous les invitons en môme temps à le remercier de la gloire qu'il vous donne, h la(juclle nous prenons plus de jiart qu'à nos propres intérêts. Nous prenons une ferme résolution, avec le secours divin, de vous honorer le reste de notre vie, autant que nous le pourrons, secourus de la grâce, et autant que nous le pourrons dans l'ordre de Dieu : en l'honneur aussi" de l'amour iju'un Dieu a eu pour vous, vous choisissant pour sa Mère, el voulant bien même vous être soumis; et c'est dans l'union de cette dépendance que nous voulons dépendre de vous; dans l'union de son amour que nous désirons vous aimer et honorer, nous unissant h cet amour qui surpasse loule pensée, à l'amour de tous les saints anges, à l'amour, à la dévotion et au zèle de tous les saints pour tout ce qm vous regarde; désirant entrer dans toutes leurs dispositions autant que l'ordre de la divine Providence nous le peut permettre, et singulièrement dans la grandeur du zèle qu'ils ont eu à défendre vos privilèges, et nous proposant de les soutenir autant qu'il sera en notre pouvoir, et de ne permettre jamais que l'on dise ou fasse rien contre l'honneur qui vous est dû.

Ensuite, admirable M ère de Dieu, nous vous prenons et choisissons pour notre grande iteine, tenant à plus grand honneur de vous servir que d'avoir remi)ire de tout le monde; pour notre puissante protectrice et avocate auprès de la divine Majesté, nous confiant en vos charitables soins (jui n'ont jamais manqué ?» aucun de ceux qui ont eu un vè- 1 taille recours à vos lUi oiuparables lioiitos;

OliU"KtS CùM?!. UE Bol DO \. 111.

pour notre sainte Patronne, demandant en toute humilité à votre Fils bien-aimé, par vos mcritos, la gnlce de vous iin ter; pour notre bonne et très-fidèle Mère, vous supfiliant, par les desseins de votre Fils adorable, qui vous a donnée |)0ur Mère aux honimes en la personne du disciple bienaimé saint Jean l'évangéliste, d'avoir toujours pour nous un cœur de mère, et de nous obtenir toujours pour vous un cœur de véritable enfant.

lia cette qualité glorieuse de votre enfant, nous saluons votre précieux cœur comme le cœur le plus aimé, le plus aimant, le plus aimable, le plus charitable, le plus miséricordieux, le plus fidèle, le nlus humble, 1(< plus doux, le plus puissant, le plus saint, le plus admirable de tous les cœurs après le cœur de Jésus, et dans l'union très-intime et très-étroite qu'il a toujours eue au cœur de Jésus. O Mère de grâce! notre douce espérance, secours des Chrétiens, que votre cœur fidèle nous serve de refuge et d'asile dans tous nos besoins et toutes nos misères. O -Mère du bel amour, nous vous aimonsl mais faites ijue nous vous aimions davantage (lOiir l'amour de votre Fils bien-aimé, la liii de tontes choses.

Grand et incomparable saint Joseph, miracle de la grâce entre les saints, nous désirons aussi vous honorer particulièrement le reste de nos jours, en l'honneur de l'amour que l'adorable Jésus a eu pour vous, vous choisissant pour son père putatif, et vous donnant jiour époux virginl i'i son immaculée Mère vierge. Saint Joachim, sainte Anne, les bienheureuses Marie, saints apôtres, saints et saintes qui êtes de la famille de l'adorable Jésus, nous désirons avoir pour vous une dévotion spéciale, aussi bien que pour vous, saints Innocents, saints pasteurs, saints mages et tous les saints qui avez eu une liaison particulière à l'enfance de notre bon Sauveur : impétrez-nous quelque part .'i vos saintes dispositions envers le saint enfant Jésus.

O tous les neuf chœurs des saints anges! nous prenons aussi la résolution de vous avoir jusqu'à la mort uwc dévotion singulière. .Vimables séraphins, obtenez-nous ipiel que part h la sainteté des ;Hires flammes nu divin amour qui vous embrasent si divinemenl ; (horiib.ns, esj.rils tout de clarté,

OJaVftF.3 CO.MPLF.TF.S DE BOllXJX.

quelque paît à vos célestes Imniùrcs; trônes, sur lesquels la mnjcsté de Dieu repose li'une inniiière ineffable, quelque pari à votre divine paix : grands de l.'empirée, doininalions, quelque part au règne do Dieu ; ■vertus, esprits dans les(]ucls le Dieu de toute grandeur réside dan? sa force, quelque part aux soins que vous |irciKz de l'univers ; redoutables puissances, quelque part à l'emjtire que Dieu vous donne sur les démons ; glorieuses principautés, quelque part au zèle que vous avez pour les intérêts de Dieu dans cette terre d exil ; saints archanges, quelque part au zèle que vous avez pour les affaires de Dieu et de son Eglise, et pour l'établissement des mystères de notre bon Sauveur; anges, esprits tout de charité, quelque part à votre désintéressement, à YOtre patience, h la continuation de vos incoaiparables bontés pour les hommes, malgré toutes leurs ingratitudes. Saint Michel, saint Gabriel, saint Raphaël et les autres quatre princes qui êtes tlii nombre dos sept premiers esprits qui assistez devant le Irône de Dieu, vous méritez des respects tout particuliers; nous désirons vous les rendre : servez-nous do puissants protecteurs, et en la vie, et à l'heure de notre mort.

Mais vous, anges députés à notre garde, nous ne pouvons jamais assez ni vous demander pardon de nos inlidélilés, ni voiis remercier de vos bons soins : prenez-en les justes reconnaissances qui vous sont dues. a anges tulélaires des lieux où nous sommes, des personnes qui y sont, et principalement de celles avec qui nous conversons 1 nous prenons la résolution de vous honorer trèsparliculièrement, de vous saluer souvent, et d'avoir recours à vos charitables bontés.

Saints patrons des lieux où nous vivons, (in diocèse et des personnes, ainsi que des églises qui y sont, nous désirons encore ^ous honorer lrès-s[)écialemcnt et vous invoquer. Tous les saints et saintes, qui Jie faites qu'un corps mystique avec i'adorable Jésus, nous adorons ce divin chef dans vous tous, qui avez l'honneur d'être «es membres; et nous vous demandons en -".oute humilité que vous nous obteniez la grâce d'en soutenir dignement la qualité, «yaiil le même honneur; afin que cessant d'être à nous-mêmes, Jésus y soit tout; nliti que cessant de vivre de notre propre vie, Jésus vive, opère et règne entièrement *n nous, cnsorte que tout ce que nous ferons ou souffrirons soit digne de Dieu, et qu'il n'y ait plus que Dieu seul dans tout ce que nous forons ou soulfrirons. Ainsi soit-il.

MOTIFS EDlFI.iNTS ET PnATIQLES SiLUTAIllES d'une ASSOCIATION JOtR L'AVANCEMENT DU RÈGNE DE UIEU , PAR M. BOIDON.

Dieu seul. Le désir extrême qu'il a |)lu h Dieu de toute JjoiUé de donner à quantité «le bonnes âmes, pour l'avancement du règne de Dieu, a fait qu'elles ont pris la résolution de s'unir ensemble pf)ur demander avec instance au l'ère éternel l'accomplissement

d'un désir si juste, si avantageux à sa gloire, et si glorieux h notre cher et divin Ma'ître,

I ailorable Jésus. Il ne faut qu'être Chrétien pour voir combien ce dessein est juste et raisonnable. Nous ne sommes pas h nous^ mais h Jésus, par toutes sortes de droits: c'est pourquoi cet aimable Dieu-Homme nous doit être plus cher un million de fois que nous-mêmes, et le Chrétien ne doit plus avoir d'autres intérêts que ceux de ce divin Sauveur. De là vient que s'oublianl soi-même et tout ce qui le regarde , il ne doit plus s'occuiier que de la gloire de celui qui doit ôlr<! à jamais notre cher Tout.

II doit chercher par-dessus toutes choses l'établissement de son règne, comme ce grand Maître céleste nous l'a lui-même enseigné; et puisqu'il est vrai que Jésus est noire cher et tout aimable roi, quelque glacés que puissent être nos cœurs, il est maintenant temps qu'ils s'animent des belles et pures tlammes de son divin amour, pour fairo tous les efforts possibles pour l'établissement de son règne que nous voyons attaqué forn)eiU par l'impiété, le libertinage et toutes sortes de désordres. C'est (lour ce dessein, et en l'union du zèle que Jésus a eu pour le résilie de Dieu son Père, que je conjure toutes les âmes véritablement chrétiennos de s'unir Irès-étroitement |ionr soutenir notre divin Uoi ; et c'est pour ce sujet que je vous présente les motifs que vous allez voir et ensuite quelques pratiques.

Vive Jésus.

Premier motif. — I^ plus belle occupation que peut avoir une âme chrétienne, et mémo l'unlipie qu'elle doit avoir, c'est de travailler de toutes ses forces à rétablissement du règne de Dieu. Après avoir vu un Dieu qui quitte le sein de son Père éternel, le ciel et toutes SOS granileurs, et qui s'anéantit iiour ce dessein, une chélive créature peut-elle prendre d'autres desseins, d'autres soins et d'autres occupations ? Oporrei me evanfjelizare regnum Vei, iJeo enim missus sitm. {Luc. IV, iO.j 11 faut, dit Notre-Seigneur, que je prêche le règne de Dieu, et c'est pour cela que je suis envoyé. Circuihnt Jésus omnes civilnles et castella, prœdicans Eianijelium regni. [Multh. vi, 33.) Jésus, dit saint Jlatthiou, allait par les villes et les bsurgades, prêchant le règne de Dieu. 0 Dieu! la sagesse incarnée ne vionl que pour établir le règne de Dieu , et l'homme no pense A rien moins qu'à cela! O Dieu! que le Chrétien est éloigné de la vie qu'il doit mener, sa vie n'étant autre chose que la continuation do Jésus, quand il s'occupe d'autres desseins que de roux de son chef adorable I

ir motif. — Vous êtes morts, dit l'Apôtre, et votre vie est cachée avec Jésus-Chrtst en Dieu. {Col. m, 3.) Ce n'est donc plus nous qui vivons, mais Jésus qui vit en nous : nous ne devons jilus chercher nos inrérêts, mais ceux de ce divin Sauveur, étant transformés en lui-même ; et comme ses intérêts se rencontrent dans l'assujellissement des cœurs à sa puissance et à ses volontés, ce qui

ArrfiNDir.E .\ix i.kîtiifs dl noir.o.v

«st snn n'-gno, il 'ne fo\it rien oijl)lior pnur y coiilribucr, sans rôserve et sans esneption , (in toutes nos lorccs , selon le pouvoir (|ne la g\iicv. nous en (ionnera. Helas ! s'il est vrai que les lioiniues ont tant d'amour pour leur vie et poiir leurs intér{^ls, que ne doit |>as faire le r.hrélien pour la vie toute divine de Jésus, qui est la vie dont il doit vivre? One ne doit-il pas taire pour ses iiitérêts et |iour l'établissement de son rè^ne?

ill' motif. — Le grand saint Paul crie que ia charité de Jrsus-Christ nous presse, con- ■sidérnntqnesi un est mort pour tous, lotis par conséquent sont morts, cl ([ne Jésus-Christ *»t mort pour tous , afin que ceux qui vivent «e rivent plus pour fux-mf'mes , mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. (Il Cor. V, li, 15.) Si donc nous ne voulons être des infâmes voleurs, nous dérobant à un Dieu qui nous a achetés [lar le |)rix de la plus belle des vies, nous ne devons plus flvoir d'autres affaires que cell€ de Jésus, point d'autre fortune à faire que d'établir son règne en toutes les manières po>sibles. O Dieu d'amour! tous les soupirs d'un Chrétien doivent se réduire là : Advenial regnnm tuum. (Matth. vi, 10.) 'iQue votre règne •arrive. »

jy motif — Tout le momie est en guerre, toute la terre gémit sous les armes : il y a longtemp^s qu'elle se voit baign^-e du sang des iicu(>les qui se sacrifient aux intéi-^is <les créatures: ou lève des troupes; on fait des armées ; chacun prend jiarti : les trésors s'épuisent pour ce sujet. Mais en voyant toutes ces choses, le Chrétien sera-t-il sans cœur? Laissera-t-on là le grand et tout aimable roi Jésus? N'esl-il pas juste de lever des troupes , de s'unir ensemble pour soutenir son autorité royale , et faire régner ses amoureuses volontés? O grand Dieu des éternités! que lui dirons-nous au jour du jugement? Le soldat veille , sue, soutTre la faim et la soif, se fait tuer poUr la conquête d'une ville, d'un peu de ijoue ; et le Chrétien à |)€ine pense-l-il à raccroissement du règne du Dieu de toute grandeur!

T* motif. — Le roi Jésus est attaqué de toutes parts! le péché tient un empire presque universel sur la plupart descœurs; l'mpiété est sur son trône; on ne voit partout que libertinage; la malice va à un excès presque incroyable; les teujplessont déserts ou profanés, les prêtres du grand Dieu méprisés, et Dieu même , à la vue de toute la chrétienté, foulé aux pieds; les diables triomphent, et se font rendre des services extraordinaires au mépris des grandeurs du roi Jésus. Après cela, est-il possible qu'il nous reste encore quelques gouttes de sang dans les veines, quelques sentiments dans le cœur, que nous n'employions et ne donnions avec courage et générosité pour détriiiie les ennemis du royaume de Jésus! Si quelqu'un est assez malheureux pour attenter à la vie de sou prince, tout le monde crie, avec justice ; on ne trouve point d'assez cruels supplices pour punir son crime, on

tAilie d'en inventer de nouveaux; et Jé->i;>, le digne juinco du ciel et de la terre, est méprisé cruellement ; tous les jours il se commet des déicides par des péchés mortels sans nombre ; et on se tait, et jieu de personnes s'en mettent en [)eine! Il est teni|>s que le Chrétien se souvienne de ce qu'il est, et qu'il se rende sensible à tout ce qui louche son divin Itoi , qu'il |iarle, qu'il prie, qu'il exhorte, qu'il conjure, alin que le parti de Jésus soit embrassé. Ah 1 Dieu du pur amour 1 on sou[)ire pour les malheurs de l'état terrestre, tout le monde en parle cl c'est ce ipii fait le sujet des entretiens; mai^ peu soupirent pour les malheurs de l'Etat du roi Jésus. Quelle confusion de voir les démons servis avec plus d'ardeur que le grand roi Jésus, le Dieu de toute grandenr! Vl' motif. — On dit tous les jours que la nécessité , la misère augmentent de plus en plus; raais ce qui est étonnant, c'est (ju'on va chercher le remède oîi l'on no le trouvera pas. Jésus, la vérité éicrnelle, nous dit : Cherchez avant toutes choses le règne de Dieu, et toutes choses vous seront données par surcroil. (Mafth. vi,33.) Voilà un article do foi ; c'cnI une vérité pour laquelle le Chrétien doit être prêt de donner sa vie et son sang, et néanmoins qu'il pratique si peu, que souvent il agira plus forlBinent, aiipuyé sur les promesses d'un homme trompeur , que non pas sur celles de la vérité infaiUilile. Cette pratique remédie à ce malheur en portant l'âme à chercher uniquement le règnC de Dieu en toutes choses, et cependant de quitter tout l'intérêt des créatures pour na se plus soucier que de ceux du Créateur. « Ma tille, » dit un jour Notre-Seigneur h sainte Catherine de Sienne, « pense à moi, et je penserai à toi. >. L'homme fait tout le cTmtraire, et il oublie Dieu pour penser à soi-même; c'est cô qui est l'origine et la cause de tous nos lualheurs. La créature avec tout son pouvoir et toute son industrie n'est que purfe faiblesse et néant. Mon Dieu! que faisons-nous? Les grand» hommes, les bonnes têtes, les esprits forts sont appelés afin de prendre leurs avis pour la conduite de l'Etat , et on les croit ; Jésus, la sagesse infinie, qui ne peut ni -tromper ni être trompé , nous assure que si nous cherchons le règnede Dieu, rien ne nous manquera ; et c'est à quoi l'on ne pense pas! Première pratique. — L'on choisira la très-sainte Vierge, très-pure et toujours immaculée Mère de Dieu , pour généralissime de cette union. Comme c'est par elle qua Jésus a commencé à régner, c'est aussi par elle qu'il continue et qu'il achèvera d'établir son règne. Dans ce dessein, il l'associe à sa grandeur royale; et c'est en suivant cette vérité, que l'Eglise l'honore de la qualité de reine du ciel et de la terre , et lui chante que par elle seule ont été abolies toutes les hérésies, les plus cruels ennemis du règne dé Jésus: aussi est-elle terrible comme une armée rangée en bataille, et son seul nom de Marie est capable de faire trembler tout l'enfer. Toutes \es per-

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(RXViîKS COMi'LLTES DK lîOlDON.

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sonnes ilinu- ijui se Si^nliroiil |ii'essées de s'unir poui- ravanremeiil du règne de Jésus, seront averlies île faiie une prdl'ession partirulièrc de serviliide envers celle auguste Reine , s'assujetlissarU à ses ordres, et lui rendant des lionnenrs et des respects convenables h sa grandeur, s'aiiiiiinnl de plus en plus h la dévotion de celle incomparable |)riMcesse, et n'oubliant rien de tout ce qu'elle iiourrail faire pour y porter tout le monde, la soutenant liautement en toutes sortes d'occasions, pul)linnt ses excellences ( liacan selon son | ouvoir, la conjurant par tous ces hommages d'avancer le règne <ic son Fi'ls bien-ainié. On appellera aussi ou secours toutes les troupes bieidieurcuses du rie!, tous les neuf chœurs des anges, tous les snint> , et |inrticulièrement le grand .-aint Jo^^eph, le glorieux iièrc putatif cl nourricier «le noire divin Hoi, cl le disciple hien-nimé saint Jean révangéli^lo qui a eu une dévotion particulière p^ur l'avanceaienldu règne lie Jésus, comme il se peut voir au chapitre xx.n de VApncahjpsc. On se souviendra de leur faire qacicpies dévotions iiarticulières pour ce sujet, | ar exemple, de communier (pielquefois en leur honneur.

//' pratique. -- II sudit, pour entrer dans cctle union , de s'unir de cœur et d'all'ection h toutes les personnes que Noire-Seigneur y a appelées ; et ensuite, avec l'aide lie la grâce, concevoir la plus haute estime que l'on pourra de l'excellence tlu règne de Jésus, tâchant de se persuader vivement que c'est Ih l'unique nécessaire de l'Evangile : Porrn unum nccessarium {Luc. x, 42) ; en- . .'ortc que ce soit là ù l'avenir la principale occupation de l'âme, que ce soit le règne de Jésus qui soit le but de ses désirs et de ses desseins, et l'oljjet de tousses amours ; qne c« soit là où elle mette tous ses soins, que ce soit sa grande a lia ire, cl qu'elle la re- ^^arde comme la plus iniporlanle qui lui puisse jamais arriver. De plus, elle fera tout son possible jiour faire endirasser celle niéinc dévotion à toutes les personnes qu'elle (lOurra : c'est pourquoi elle s'alfectionnera à jiarler du règne de Dieu, à l'imitation de Jésus son bon Maître. Mais surtout il faudra lâclier d'associer des âmes désintéressées et généreuses, jiarce qu'elles sont de fidèles sujettes de notre grand lloi, cl qu'ensuite tdies se porteronl avec courage et fidélité à procurer fortement qu'il règne partout. Mon Dieu , à tout le moins il est bien juste que vous ayez des fiei sonnes qui vous soient acquises pour lever des trou[)CS pour vous, cl pour les grossir et les rendre nombreuses, [icndant que "les créatures courent de tous les côtés jiour faire la nif-mc chose l)0ur d'autres créatures.

]JI' Pratique. — Comme le moyen le plus puissant pour obtenir ce que nous désirons, est la prière, les associés se souviendront de s'adonner avec soin et sérieusement à l'oraison, dont les fruits sont inestimables. ' ous ne m'avex encore rien demande , dit notie cher Maîtr e ; demande: , et vous recerrrz. [Joan. xvi, 2V.) Demandnn'-lui ravénenienl

de son règne, cl sans doute que nous serons écoutés. Bien souvent nous demandons ;» Dieu, et il ne nous écoute pas favorablement, parce que nous lui demandons des choses (pii ne lui plaisent pas, ce qui fait qu'ajirès toutes ces deuiatules Noire-Seigneur nous peut encore dire : T'oie* ne m'avez rien demande. Or, nous sommes assurés qu'il veut que nous lui demandions l'avènement de son règne : nous n'en pouvons douter, car il nous a enseigné de prier ainsi ; et comme celle inière ne regarde que son honneur, le Père éternel ne niancpieia pas de l'exaucer, spécialement quand il verra pilusieurs personnes assemblées dans ce dessein. Pource sujet, il serait bon de dresser son intention au comniencement de son oraison, so't mentale ou vocale, l'oIfÉantà Dieu |:our le règne de Jésus; (le faire des neuvaines pour ce sujet, faire dire la messe el fommunier à celte inlention, aller visiter le suradorable Sacrement de l'autel, les lieux de dévotion ilédiés à Dieu sous le nom de la grande Koinedu ciel, ou des anges ou des saints ; dire souvent lejour, par forme doruison jaculatoire, Adveniat regnum tuum , ou, Vrui, Domine Jesu, reni, veni cilo : « Tenez, Seigneur Jésus, venez bientôt, » se lier avec une ou deux personnes qui seraient associées, afin de s'exciter l'un l'autre de plus en plus à procurer l'établissement du règne do Jésus , se faisant part des moyens que Noire-Seigneur leur inspirera pour ce sujet, et priant quelquefois ensemtde, et faisant quelcjues actes intérieurs pendant une se niaine ou un mois, et les déterminant ; puis se rendanl compte les uns aux autres du soin et de la fidélité qu'elles y auraient a|>porlés, alin que par ce moyen ia inaliciue en lût |)lus exacte.

ASSOCIATION DE nolinOIS AVEC LES nELIGIElSES OE LA VISITATIOS DE LA FLÈCHE.

Notre très-honorée mère Renée- Pacifique leRoyer, sœur Marie-Hélène Davry, sajur Renée-Eugénie de la Chaire, et loule la coinmunaulé de la Visitation Sainle-.Marie de ia Flèche qui vous supplient très-humblement de les vouloir associera vos saints sacrifices et autres bonnes œuvres, et de les en rcndri; participantes journellement comme vos trèsliumbles associées et indignes filles qui vous rendront aussi le réci|>roque devant Dieu.

J'accepte, a écrit M. Boudon de sa propre main, de tout mon cœur celle union en l'a nioiir et [lour l'amour du pur intérêt do Jésus et .Marie, el souslaproleciion des saints anges. Boudon.

OFFRANDE AU COEUR DE JÉSUS ET EN JESUS A CEU 1 DE MARIE, TIRÉE SUR l'oRIGINAL ÉCRIT DE LA MAIN DE BOUPOS.

Dieu seul , adorable Jésus renonçant de toutes mes for.ces à mon esprit et m'obandonnanl absolument au vôtre, et m'y unis- .vant intérieurement en l'honneur des amours i::e]fables que vous avez pour votre sacrée .Mère, je nio consacre lolalenK'nt à 'on rœur

iirécieuxet (oui vir^iiial.el vcmix riioiifirci'nvec les |)liis liuiiil)les respects et les [ilus |itiifiin- ■des fouiiiissioiis dès le prcmici' iiisl.iiil de lu roiiceplion que je recunnais irès-pure, ItùsiiiimnculL-e lït sans aucune laclie , voulant par une résolution irrévtjcable dépen<lic à jamais de ce cœur su rai niable qui ne fuit qu'un cœur avec le vôtre très-divin, en qualité d'esclave perpétuel. Je ne veux plus ^Ire qu'une victime de ce cher et béni cœur. Je vous dédie en l'honneur de ce cœur mon âme, tontes ses puissances; mon corps, tout ce (jue j'ai fuit et ferai jamais de bien par les secours de votre sainte grâce. Je ne veui plus vivre qu'en cette union et pour l'amour de vous, tellement (jue je renonce h toute autre estime, à tout autre désir, à toule autre alfection. O mon Jésus , c'est dans votre cœur, abîme d'amour , ijuc je quitte mon être et tout ce que je suis, (pie je consomme et anéantis mon cliétif cœur et tous ses mouvements. Non, je le proteste en présence de toutes les belles intelligences (lu paradis, de tous les saints de l'empirée et spécialement de mon cher ange , de saint Joseph et de saint Jean l'évangeliste, mon fidèle ami, que je neveux plus rien faire du tout par mon propre mouvement, que j'aiinerais mieux mourir, que de regarder un seul moment d'autres intérêts que ceux de votre cœur glorieux, que je veux me tenir purement comme son instrument, me laissant conduire à tout ce qu'il voudra , et ne prenant aucune part qu'à ses seules atfaires. Oui, ô cœur suraimdble, cœur précieux,

r.VNKGYUlUlJt; ItK S.\1M liLU.N.Vlll). Cjl

cœur inestimable, quand je devrais être privé du ciel et du la terre, je le veux , s'il y v.i d'un seul petit brin de sa gloire. \'ous serc/ à jamais miui cher tout , que je meuie, que je vive, (pi'il m'arrive tout ce (|ui |.ou:ia, n'iuif.oite, je ne pense, je ne veux, je n'aime (|ue vous seulement. Je ne deiuande r^en,' je ne veux rien ; tout ce (|ue vous voulez, c'est ce ([ue je désire. Je ne veux pen>er que par vos (len. ées , n'estimer que ce (jue vou» estimez , et ne vivre que de votre vie. Je m'unis à tous les desseins (jue vous avez, que la sainte Vierge, saint Joseph, les anges et les saints soient honorés; c'est dans cette union (jue je suis leur enclave. () amour, ô pur amour, ù divin amouri anéantissez-moi entièrement dans vos pures et divines llammes ! Ce jour de rimmaculco Conception, I60I. Signé : Botuo.N.

UiSTAMKXr DE M. BOLDO.N.

Nous Henri-Marie Boudon , ci-devaiil grand archidiacre d'Evreux, déclarons que noire dernière résolution, malgré toutes le^ inclinations que nous avions d'être enterré avec les pauvres, supposé (jue l'on ne voulût pas nous mettre au gibet, est d'ôlre enterré chez Messieurs du séminaire du précieux cœur de l'immaculée Vierge, Mère de Uieu, à l'entrée de leur église, sous le marchepied de [lierre, afin d'v être incessamment foulé aux [lieds. Fait ie 23 août jour de la fête de saint Philippe, religieux des Servîtes de la glorieuse .Mère de Uieu et l'un de jps aiiôtres, 1702. Signé : Boluon.

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