IL ELOGE FUNÈBRE
BECCASSE, DOCTEUR DE SORBONNE, CHANOINE u'eVREL'X.
Qii.isi sol refulgcns sic ille effulsit in lemplo Dei. (Eccli. I., 7 ) Comme un soleil lumitieux, il a brillé en l'Eglise de Dieu.
11 faut mourir, nos très-chers frères; nous mourrons comme les autres hommes, et à celte heureque je vous parle des milliers d'hommes sortent île ce monde et passent dans l'éternité. Dans peu il faudra tout quitter, et peut-être cette année, logis, meubles, liciiesses, compagnie, [larenls, amis, et tout ce ([u'il y a de |)lus cher en la vie; dans peu, ce temple où je vous parle disparaîtra è nos yeux; ces créatures, dont l'estime et l'amitié nous ont liés si furtemenl, ces promenades et récréations; oui, il n'y aura plus pour nous ni de ville d'Evreux, ni de maisons de campagne. Nos jours s'écouleront insensiblement, et dans quelcjues années il ne restera pas une seule personne de toutes celles qui composent cette grande et nombreuse assemblée. Enfin il faudra se séparer du monde qui nous lient si attachés et nous en séparer pour jamais. 11 faudra abandonner ces créatures qui nous tiennent si engagés, qui, nous laissant à la pourriture et aux vers, ne nous suivront pas au redoutable jugement de Dieu pour nous y défendre et nous délivrer do la sévérité de la justice divine. 11 faudra quitter, mesdames, tous ces beaux habits et ornements, ces mouchoirs
I (|uatre mois ont éié déchires en têie de cbacnne CCS lignes. Nous aimons mieux laisser ce punc-
d;; CCS lignes. Nous aimons mieux laisser ce pu (OjrKiuc inronipli;i que de Ouniier nos pensées eu
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