‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 50 sur 436 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De la pureté de son zèie,

La pureté du zèle montre qu'il est véritable; car, ainsi que nous l'avons remarqué avec l'angélique docteur, « elle ne veut point de mélange, elle en montre la bonté et la sainteté, elle en marque la force, elle en fait voir la grandeur, » Et c'est ce qui nous doit faire connaître combien le zèle du P. Seurin était véritable et bon, combien M était saint, combien il était fort et grand, puisqu'il était si pur. Or le zèle est pur lorsque, fermant les yeux à tout ce qui n'est pas Dieu, il ne regarde plus que Dieu seul ; et c'était Dieu seul que le Père voyait uniquement en toutes choses : il disait qu'il vivait comme s'il n'y eût eu que Dieu seul et lui au monde, que toutes les choses qui sont plus capables d'y faire (]uelque impression ne le touchait nullement. Ecrivant à la mère Jeanne des Anges, pour lui recommander quelques-uns de ses meilleurs amis, et auxquels il était obligé, il lui dit : « Je vous les recommande beaucoup, non pas [larce qu'ils sont mes Intimes amis et que je leur suis obligé, mais parce qu'ils servent Dieu fidèlement, » Ce n'est pas la fidélité de l'amitié (]u'ils ont pour lui qu'il regarde, ce n'est ([ue la fiJélilé qu'ils ont pour Dieu, Madame sa mère lui ayant fait savoir la fin de quelques affaires oiî la famille était intéressée et oii naturellement il devait prendre part, il lui mande : « Je rae réjouis de votre bonne intelligence avec rnon oncle, non pour autre sujet rp.i'afin que

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