‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 57 sur 436 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De la saintelé de son zèle en la manière qu'il

a tenue pour combattre avec les démons.

La saintelé selon la doctrine de saint Denis, renferme ileux choses : la première, une sé|iaiation de la créature; la seconde, l'union avec Dieu. Si donc le zèle du P. Seurin est un zèle dégagé de toute vue de l'exercice et de tout propre intérêt, qui ne voit, qui ne tend qu'à Dieu seul et qui s'y perd glorieusement, il faut demeurer d'ac-

Or le

(iiid (jue c'est un zèle saint et divin /ï'Ie (la l'ère a |iarii il.in.s un dùffti ailniirable dans les lomlwls (]u'il a eus avec les ilénuins, puisque, bien loin d',) liouver de la satisfailioii, il n'y a rencontré qu'un ahinie d'Iinniilialions et de peines. Toutes ses pensées mêmes et ses desseins étai('iil bien opposés h la nidiiidrc rerlierelie de luiinéme, jmisqu'il ne désira jamais d'autre événement dans lnule cette entreprise (|ue celui qu'il plairait à Dieu, sans souhaiter môme de succès l'a\niable; ce qui est bien opposé à la nature, (jui porte toujours h désirer de réussir dans les all'aires dont elle se charge. 11 se voyait comme une pure incapacité et un pur néant c]ui iVcA propre à aucune chose; dans cette vue il se persuada »jue c'était pour lui une all'aire d'oraison et de silence, ainsi il se servait peu d'exorcismes qui marquent de l'aulorité et qui aient une manière éclatante. 11 faisait des discours latins aux démons 5 voix basse, de l'amour de Jesus-Cliri>t et du lionheur de l'union de l'ûme avec lui ; ce qui faisait soullrir les démons d'une manière extraordinaire par le souvenir du véritable bonheur dont ils étaient déchus par leurs fautes, et qu'ils avaient jidrdu sans aucune espérance. Jamais il ne faisait aucune intei-

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