‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 66 sur 436 · U. - PART. III · texte numérisé non relu

U. - PART. III

bord d'une chaire, se confia presipie le bout de la langue avec ses dents, et saignait connu si l'on eût écorchô un agneau. Ne sachant donc, i|ue faire, je me souvins du P. Seurin, et avec une élévation d'esprit, je priai Notre- Seigneur par les mérites de son serviteur, de guérir cette enfant, disant: P. Seurin, aidez-moi. Je pris ses reliques et les portai sur la langue de cette enfanl qui fut guérie tout à coup et ne saigna plus'; le talletas même qui était gris, lequel eiivcdoppait les relifiues, ne fut nullement gAtéde sang. Cela arriva devantcinq ou six filles tant graiides ipie petites, au mois d'août dernier de l'année ItiG.'i.

De plus, ayant une petite fille qui était fort incommodée de galle, sans qu(! les remèdes V servissent de rien, et qui l'avait donnée ii trois ou quatre autres ; étant sur le point de la rendre à ses parents, je pris mes reliques, les ayant mises dans de l'eau; je leur en fis laver les mains, et elles fiirent toutes guéries, sans en être incommodées depuis ce temps-là. Tout ce que je dis est vrai, et je suis prêle à le jurer quand on voudra, à Bordeaux le vingt-sixième janvier 1666. Signé: Denise TniUREAu.

Le premier jour du mois de mai mil six, cent soixante et cinq, je soussignée Jeanne de Saint-Jean, étant grandement affligée d'une douleur dans les entrailles, qui m'avait tourmentée cinq ou six jouis avec beaucoup de violence, ledit jour mon mal n'ayant aucun relâche, et me croyant réduite à l'extrémité, n'esjiérant plus rien d'aucun secours humain, il me vint en pensée de demander ma guérison à Dieu par les mérites du U. P. Seurin ; aussitôt ayant fait ma prière, j'appliquai quelque chose que j'avais de ce bon Père sur la partie où je sentais le plus de douleur, et incontinent je sentis dans cet endroit un grand chaud comme si je m'étais approchée du feu, et dans le même instant je sentis un grand remuement dans les entrailles, qui dura environ l'espace de sept ou huit Paffr, aiM'ès quoi jo me trouvai délivrée de celte grande douleur qui nie travaillait, et de la fièvre qu'elle me causait, ne sentant plus d'auire incommodité qu'une grande faiblesse; je demeurai en repos deux ou trois heures; mais comme après cela j'eus encore quelque ressentiment du mal que j'avais soulfert et qui croissait toujours, j'eus encore recours au même remède, réitérant la même prière et faisant la même application, et pour lors je fus entièrement délivrée sans que depuis j'en aie eu aucune incommodité, quoiiiueje me sois assez mal conservée, ayant fait des choses capables de me donner des rechutes, si j'avais été. guérie par un remède humain; je me levai le soir même. Or a|irès avoir reçu un si signalé bienfait de la miséricorde de Dieu parles mérites et intercessions de ce sien serviteur, je le déclare et atteste avec vér.'té, en foi de quoi j'ai signé. Jeanne de Saist- Jean.

Philippe .Mellot, Agé pour lors de dixneuf an-, natif Je Bruxelles en Flandre, qui

UF.l VUES COMPLETLS DE BOIDO.N.

depuis a ilctiieuié oÛkicr dans l'hùpilal géiiéiul lie la iiuinufailure à Bordeaux, a déelaré qu'élanl incommodé d'une diariliée depuis sept mois ou environ, après avoir «■mployé plusieurs remèiles à son mai inulilemeni, et ne sachant jilus que l'aire; dans la nouvelle de la mort du P. Seurin, il se S3nlit ei'.rômemeut pressé d'aller voir son corfis, qui était jiour lors en la sacristie: ce qu'ayant fait, il fut j.orlé inlérieuremenl de se recommander à ses prières et de lui demander la guérisoii si c'était la gloire de Dieu : ce qui lui arriva miraculeusement; ayant ensuite fait loucher au coips grand iiomhre de chapelets et de scajiuiaires |jour dilTérentes personnes, il s'ùta lui-même le ïcapulaire qu'il portait [ourle faire touclier aux mains et au visage du Père, puis il le mit dans sa poche où il l'oublia. Jlais l'ayantreraisàson cou, ajirèss'en ôtreajierçu il l'ut tout surpris de se voir entièrement guéri' et d'avoir recouvré toutes ses forces ; ce qui l'obligea de publier hautement cette guérison par les mérites du P. Seurin, et ce iju'il a attesté dans la manufacture de Bordeaux, le vingt-troisièine de mai 1665. Signé : Philippe Mellot.

JJarguerite Clary demoiselle, veuve de feu Pierre Perouin, habitant de Bordeaux, âgée de quarante-sept ans, et demeurant dans l'hôpital général de la manufacture pour gouverner et sexvir les pauvres qui y sont renfermés, a déilaréque se trouvant incommodée d'un mal au cou avec beaucou[) de douleur, et particulièrement le jour du décès du révérend P. Seurin, elle ajipliqua l'un de ses mouchoirs sur la partie où elle sentait la douleur dont elle fut fort soulagée, et dans la suite entièrement guérie. Ce qu'elle attribue aux mérites du P. qu'elle estimait un saint, et ce qu'elle a attesté dans la manufacture, le vingt-troisième de mai 1665. Signé : Marguerite Clary.

Je soussignée Marie Bouzigue, âgée de vingt-sept ans, proteste avoir baillé un petit morceau de la camisole du révérend P. Seurin au fils de maître la Tour, tailleur, demeurant au Pas-Saint-Georges de cette ville de Bordeaux, lequel était attaqué depuis longtemps dune violente fièvre-quarte qui l'avait réduit à l'extrémité; mais lui ayant attaché un morceau de cette camisole au cou, il en fut délivré aussitôt, et dans peu de jours il parut dans une parfaite santé.

De |>lus, étant allée en Médoc, je donnai à une de femme la paroisse d'issan, un morceau de ladite camisole , et elle fut soulagée d'abord d'une grosse fièvre continue, qui l'avait réduite à l'extrémité, et en fort peu de jours elle futremisedans une santé parfaite.

De plus, cette femme ayant mis le môme morceau de camisole au cou de sa fille qui était travaillée d'une lièvre fort violente, elle oe trouva en parfaite santé, et dès le lendemain s'en alla travailler à son ordinaire; mais ayant ôté le morceau de camisole, à iiiôiiie temps la fièvre la reprit avec, la môme violence ; ce qui l'obligea de l'y remettre et qui la délivra pour une .seconde fois de la

fièvre; ce que j'atteste et signe. Signé: Marie Boizir.vK.

Une demoiselle ayant un mal dans l'épaule, (jui la tourmentait jour et nuit, et qui l'empêchait de ilormir, ayant appliqué sur son mal un mouchoir du Père, en reçut un soulagement notable. Un médecin considérable de Bordeaux a donné une attestation par laquelle il déclare (jue son fils étant malade, avait été guéri par l'application de la ceinture du P. Seurin. Mais je puis attester qu'une fille d'Evreux étant incommodée d'un mal fâcheux, depuis environ seize h dixsept ans, et s'en étant trouvée extraordinairement pressée au mois de janvier de l'année 1680, à cause d'une plaie qui s'y était formée; après avoir consulté le médecin qui jugea que sa plaie deviendrait incurable si elle n'y donnait ordre au plus tôt parles remèdes qu'il lui ordonna, cette fille ayant peine è se résoudre à souffrir leso[)érations des chirurgiens pour des raisons très-chrétiennes, a eu recours à Notre-Seigneur Jésus-Christ, par les mérites du P. Seurin, et ayant appliqué sur sa plaie un morceau de sa camisole ijue je lui avais donné, dans une neuvaine qu'elle a faite pour remercier notre bon Sauveur des grâces qu'il lui a accordées, s'est trouvée guérie de sa plaie sans user d'aucun remède contre l'avis du médecin, et je puis dire que, dans cette occasion, la guérison est arrivée d'une manière si surprenante, que ceux qui ont su la chose en sont demeurés étonnés, et que la main de Dieu y a paru visiblement pour glorifier son très-digne et très-fidèle servi leur et de son immaculée Mère.

Mais a[)rès tout, il faut avouer que ses plus précieuses reliques et qui ont opéré de plus grands effets, sont ses divins écrits (je les appelle de la sorte, son propre esprit n'y ayant presque point eu de part, comme il a été remarqué, et les ayant composés dans un état horrible de peine qui le rendait entièrement incapable) ; l'onction sacrée qui y est répandue et qui passe dans les cœurs qui en sont vraiment touchés, pour les animer h la perfection et les rendre capables des plus grands biens de la grâce, ce qui est une des ]ilus grandes faveurs que Notre-Seigneur, opère journellement par les mérites de l'homme de Dieu. Cependant, je dois avertir qu'un certain prêtre ayant remarqué que le catéchisme spirituel ne paraissait pas sous le nom du Père, a eu la hardiesse de se l'ap- [iroprier et de le faire imiirimer sous le sien, faisant antidater le temps de l'impression d'un grand nombre d'années, [lour mieux couvrir son injuste usurpation. 11 y a néanmoins plus d'aj)parencequequelquecopie du manuscrit du Père étant tombée, avant qu'il parût, entre les mains de ce prêtre, il avait cru y devoir mettre son nom pour le faire imprimer avec plus de sûreté pour la gloire de Dieu et l'utilité du public.

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