‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 92 sur 436 · I.i: TIUOMPIIK DK LA CROIX. — PAKT. II · texte numérisé non relu

I.i: TIUOMPIIK DK LA CROIX. — PAKT. II

c'est que dormir, si les iKniimes sont chastes, ces esjirits sont éloit;nés de tout coimuerce avec les femmes, si les liominos sont dans de grandes soutTranrcs, ils souIVrent iiicomparai)iement davantage, mais ce qu'ils ne jieuvent faire, c'est de s'humilier , et de se soumettre, (^est pourquoi les vrais obéissants, et les véritables liurnbles les font trembler. Ils se soucient peu des beaux esesprits, des savants, des personnes éloquentes; et connuent s'en mettraient-ils en peine, puisqu'ils ont plus d'esprit, plus de science et plus d'éloquence incomparablement? Ainsi ils s'op()Osent peu à fieu à ces sortes de personnes, qui ordinairement trouvent beaucoup d"acc<>s dans les lieux oCi elles se trouvent, et qui y sont beaucoup estimées et considérées. La science onlle, dit l'Apôtre (7 Cor. viii, 11, et le démon toutentlé de son orgueil se môle dans cette enflure. Ces esprits d'enfer ne craignent pas môme les personnes qui d'autre jiart ont de la vertu, quand elles ne sont |)as iian> une profonde liuiiiilité et soumission ; ce qui est assez commun dans notre malheureux siècle, où l'on voit assez d'extérieurs composés, et une réforme de mœurs considérables, quantité d'œuvresqi'.i éclatent, bien des choses qui édilient, mais souvent il s'y trouve une superbe secrète et cachée, qui à peine peut souffrir de supérieur; ou si l'on est obligé d'en avoir, l'on ne veut point de soumission. L'on use de mille artilices pour Si; soustraire de l'obéissance légitime ; et semblables à ceux dont liai le le Psalmiste, ils disent avec ces gen* dont les lèvres sont trompeuses, et qui ont le cœur dojble : Qui dominera sur nous ? 0 Seigneur levez-vous jiour nous garder, et nous préserver éternellement de celte race (Psal. xi, o, 8.) Cependant voilà le grand malheur de nos jours; et s'il y a eu des siècles que l'on a appelés des siècles d'ignorance , disonsle avec larmes, celui oii nous vivons peut bien être appelé le siècle de la superbe, qui est un péché tout à fait opposé à Dieu, et qui en attire les plus horribles fléaux, qui est le péché des démons, et jiar suiie souvent incurable ; car comme il est spirituel , il ne s'aperçoit [las facilement; et souvent, disait l'apôtre des Indes , saint François Xavier, ceux qui pensent être plus exempts de ce vice, ce sont ceux qui en ont davantage. 11 se conserve ficilement, jiarce qu'il se trouve dans l'eslime de la veitu, dans une haute réputation, parmi les belles qualités qui rendent les hommes recommandables. Il n'a rien de ces confusions que ]iortent les péchés honteux , qui découvrent assez l'iniquité de ceux qui les commettent, etqui font assez voira ceuxquis'y abandonnent leur propre misère. Ainsi ces gens qui s'évanouissent dans leurs pensées [Rom. i, 21), pensant être quelque chose, qui savent toutes les vertus, sans pratiquer au moins en esprit et en vérité , rhumililé et la soumission , et n'en ayant que de belles apparences qui en trompent [ilusieurs, et qui les lrom|>enl eux-mêmes, vivent et meu-

rent dans un état ([ui doit faire trembler.

Nous avons écrit dans notre [/élit livre de Dieu seul, cettcsainlo maxime d'un ancien : Bienheureux ceux dont les noms sont écrits dans le livre de l'humilité. Non, criaient les démons, il n'y a rien que nous fuyions davantage , rien que nous abhorrions plus que de nous soumettre. Et c'est une chose remari]uable (jue les saints anges les tourmentant pour les faire obéir, ils aimaient mieux soulfrir toutes les peines que leur désobéissance leur causait, que d'obéir simplement; et ils ne se soumettaient que (lar une dernière force, lis ont été obligés d'avouer la puissance de l'oraison, et que les Iirières étaient [ilus fortes que tous leur.s efforts, et tous les pactes des magiciens, sinon lorsque Dieu permettait le contraire pour sa plus grande gloire.

Ils ont manifesté les horribles punitions des magiciens dans l'enfer. Qui veut être, disait l'un d'eux, bien près de Lucifer, et être bien damné, être le plus malheureux des malheureux, et cela pour l'éternité, il faut être magicien. Ces gens sont dans ce monde dans une perpétuelle rage et inquiétude, et dans un soin per|iétuel de mal faire. Ils nous ressemblent, et ils font [lar leurs malices ce que les bons anges font par leur bonté. O abominable ressemblance, et digne de toutes les horreurs 1 c'est jjourquoi le Fils de Dieu parlant aux Juifs leur dit : Vous êtes les enfants du diable (Joan. viii, kk) , car c'est le pro(ire lies enfants de ressembler à leur père. Ainsi celui qui pèche , dit le disciple bien-aimé dans sa 1" L'pître (m, 8) est enfant du diable, parce que le diable pèche dès le commencement. O l'horreur donc des horreurs de tomber dans le péché , et qu'il est vrai que le pécheur connaît bien ]ieu le dé(ilorable état où il est malheureusement abîmé 1 Saint Augustin, conformément à la divine parole, enseigne bien que les pécheurs, qui sont les imiiateurs du diable , naissent en quelque sorte de lui ; et de vrai c'est une chose remarquable de voirda'ns les personnes possédées, quand ellessont agitées par les démons, les mêmes manières d'agirquel'onvoildans celles qui s'abandonnent à leurs passions. Les malins esiuits les font jiarler, leur donnant les mêmes gestes, la même afféterie que l'on remarque dans les personnes qui ont l'amour des créature»

dans le cœur; l'on y découvre parfaitement tous les emportements, tous les mouvements des envieux, des vindicatifs, des blasphémateurs du saint nom de Dieu , et de tous les autres pécheurs. C'est le même esprit malin qui agit dans les uns et dans les autres, avec cette différence, que souvent ceux qui sont possédés n'ont pas l'usage de la liberté , et ainsi les mouvements qui leur sont causés ne sont pas volontaires , et ne les rendent pas désagréables à Dieu, pendant que les pécheurs encourent sa disgrâce, et deviennent les esclaves du péché cl du diable.

Mais quiconque est né de Dieu, nous ai"

ŒUVRES COMPLETES DE BOL'DON

prend la divine parnlc 7 io«n. iii,9),nepèf/ie voint, parce iiiie In semence de Dieu demeure en lui. c'esl-à-dire le Sainl-Ksprit, la foi vive, la divine charilé,ce qui n'est pas oouipatibleavec le crime. C'est en cela que l'on connaît les enfants de Dieu, et les enfants du diable. Quiconque n'est pas juste, n'e»t point enfa.it de Dieu. Mon cher lecteur un peu de rétlexion sur ces grandes vérités. Considérez avec attention si vous avez Dieu pour })ère, ou le diable. Mais en vérité comment est-il possible de savoir que l'on est enfant (lu diable, et de vivre dans cet état, dans l'etrroyable attente de l'héritage d'un si abominable père, des tlammes éternelles de l'enfer? 6 mon Dieu I comment est-il possible de rester un seul moment dans cette affreuse servitude!

il n'y a point de doute que les magiciens ne soient ceux qui y sont le plus fortement engagés; et l'une des raisons qui fait que ces misérables ne se tirent presque jamais de ce cruel esclavage, est l'erreur de leur esprit. Le savant Delrio a très-bien remarqué qu'ils sont presque tous hérétiques, ne croyant par les vérités que la religion nous enseigne des peines de l'autre vie. Les démons leur persuadent qu'ils ne sont pas si hideux comme l'on pense ; que le feu d'enfer n'est qu'un feu imaginaire, et pour leur en ôter les doutes qu'ils en pourraient avoir, ils leur font voir des feu\ en apparence, et ils les font passer au milieu de ces feux, qui ne leur faisant aucun mal, ils leur disent qu'il en ira de même dans l'enfer. De là vient qu'étant trompés de la sorte ils liieurent sans aucune crainte.

C'est ce que les démons ont été euxuiômes obligés d'avouer, aussi bien que de révéler les secrets qu'ils avaient le plus envie de cacher. Comme ils n'oubliaient rien pour celer la possession, préjugeant la grande gloire qui en arriverait à Dieu, et qu'ils faisaient tous leurs efforts afin que l'on crût que c'était un effet de maladie, cejiendant ils ont été contraints de donner mille fois des preuves convaincantes de leur présence. Ils tâchaient de se cacher sous les douleurs du corps de la personne possédée, et ils travaillaient à faire croire que les effets extraordinaires qui paraissaient venaient de causes purement naturelles, et de maladies à qui les femmes sont sujettes. MaisenQn la puissante MèredeDieules obligea de donner des signes visibles de la possession pour la première fois le jour de la fête de son grand favori, le bienheureux saint Bernard. Aussitôt le médecin qui l'avait traitée dans ses maladies, et qui était magicien, comme nous l'avons dit, qui l'avait maléfjoiée, ût courir le bruit, dans la crainte des suites, que la possession était imaginaire.^ Ce qu'il disait pouvait faire beaucoup d'impression sur les esjirits, parce qu'il avait de la science, et qu'il était le médecin de la malade. De plus, il était soutenu |iar tous ses amis, qui disaient (jue l'exorciste qui était pour lors un religieux Capucin avait grand tort de croire si légère-

ment ; et enfin ils firent tant de oruil que l'évoque donna ordre delà conduire à Nancy, afin que toutes choses y fussent examinées avec prudence, et ii loisir. On avait déjà commencé d'user d'exorcisnies, mais les démons n'avaient point encore paru d'une manière qui pût convaincre entièrement de leur présence. Néanmoins ce n'avait pas élé sans effet, la personne ayant été délivrée des maladies causées parles maléfices, ce qui est considérable, les exorcismes, et les prières de l'Eglise servant à la délivrance même des. maux corporels, quand ils sont donnés par les esprits malins.

Tous leurs desseins se dissipaient comme la fumée, et comme la cire qui fond devant le feu. Ils avaient conspiré la perte d'Elisabeth ; ils l'avaient accablée de toutes sortes de maux pour venir à bout de leurs cruelles entreprises ; mais toutes les chaînes oi!l ils la mettent, ne servent qu'à l'établir dans une plus glorieuse liberté. Toutes les peines qu'ils lui procurent ne servent qu'à faire triom[>her avec plus de gloire la croix de notre adorable Sauveur. Les démons ne pouvaient mieux contribuera la haute sainteté oii elle a été élevée. Ils la possèdent, et à même temps la mettent dans l'une Jes dernières humiliations, et des plus publiques, puisqu'elle a été divulguée de tous côtés, et qu'elle a élé manifestée en présence des princes souverains, de leur cour, et de la noblesse du pays. Une si profonde, et si publique humiliation a donné lieu à une grande humilité qui est le fondement d'une eminente sainteté. Elle a donné lieu à une parfaite conformité de sa volonté avec celle de Dieu, qui est d'autant jilus grande que les choses sont fâcheuses. Or il est bien assuré que les vexations diaboliques sont de terribles tourments, si l'on considère mûrement les peines que l'on en souffre dans l'intérieur, et à l'extérieur, et que l'on en regarde toutes les circonstances. Cependant dans un état si désolant Elisabeth était contente d'y rester jusqu'au jour du jugement, et durant même toute l'éternité si c'eût été le bon plaisir de Dieu. Mais de plus il est vrai que ses souffrances lui ont donné le moyen de pratiquer toutes les autres vertus dans un degré héroïque. C'est dans ce bienheureux état, je le dois comme Chrétien qualifier de la sorte, qu'elle a reçu une inlinité de lumières, qu'elle a été comblée des plus précieuses grâces, qu'elle s'est trouvée plus saintement unie à Jésus-Christ, et qu'elle a participé à ses plus grandes miséricordes.

CH.APITRE IL

Qu'il y a des possessions dont les causes sont innocentes.

Les croix sont un riche trésor qui renferme des biens immenses. L'on y trouve toutes sortes de biens. C'est par les croix unies à celles de notre bon Sauveur que nous satisfaisons pour nos péchés; et toutes les souffrances portées dans un esprit chrétien, et a vecla charité de Dieu, sont autant de dimi nu-

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LE TIUOMPIIF: I)K L\ choix. - PAIIT. II.

tionsdos peines i]ue nos crimes iiiériteiil. Dieu envoie des maux, il nous fait soutlrir intérieureraent et extérieurement pour châtier DOS otrenses, et punir nos rébellions contre sa Majesté souveraine. Mais son dessein n'est pas toujours de punir (juand il afflige. Sa divine |)ar()le nous apprend qu'il envoie môme des afflictions aux justes. Nous lisons dans l'Ecriture [Gen xxxix, 2,) que le Seigneur était avec l'ancien Joseph; nous y apprenons son invincible vertu et sa chasteté victorieuse, son inviolabletidélitéàDieu, et nous y apprenons à môme temps ses perfections de tous côtés, sans autre sujet que son incomparable vertu : parce que son zèle le porte h donner avis à son père de quelque action mauvaise que faisaient ses frères, et qu'il leur raconte dans une grande simplicité les révélations qui lui étaient faites en songe, ils prennent la cruelle résolution de le tuer; et en ayant été empêchés ils le jettent dans une citerne, après l'avoir mis nu, et dépouillé de ses habits, et ensuite le vendent à des marchands étrangers qui passaient. Parce qu'il ne veut pas consentir au cj'ime dont il est sollicité par sa maîtresse la femme de Putiphar, qui était un seigneur d'Egypte, il en est calomnié, et condamné à une rigoureuse prison.

Job a été l'admirable dans une sainteté éminente, il vivait dans l'innocence et dans une droiture de cœur toute singulière ; Dieu même lui rend ce témoignage qu'il n'avait point son pareil au monde ; et après cela il est inondé de toutes sortes d'afflictions. Dieu permet à Satan de perdre tous ses biens, qui étaient grands et considérables, et de le réduire dans la dernière pauvreté, de renverser toutes ses maisons, de faire jiérir tous ses enfants, et enfui de l'accabler lui-mèine sous une intiniié de maux. S'il n'avait personne qui lui fût semblable en vertu, il n'en aura point qui l'égale dans ses soutlVances. Il est le plus vertueux et le ()lus affligé. La divine Providence en voulant faire un spectacle de patience aux yeux des anges et des hommes, elle en lit un prodige de douleurs, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de sa tête, il n'y avait aucune partie en son corps qui ne fût couverte d'ulcères, dont il ôt<»ii le pus avec un reste de pot cassé. L'n fumier lui servait de lit dans un étal si douloureux ; et loin de recevoir quelque consolation de ses proches et de ses amis, ils lui insultaient au milieu de ses maux, et sa pro()re femme lui faisait decruels reproches. Dieu même ap[ie>anlissait sa divine main sur cet homme juste, et lui faisait porter des peines d'esprit inexplicables.

Tobie était un homme craignant Dieu, qui dans sa cajitivité l'adorait en esprit et en vérité. Dans sa jeunesse l'on n'y remarquait rien de puérile. 11 ne se laissait point aller au conseil des impies, et ne s'arrêtait point dans la voie des pécheurs, mais au contraire il mettait toute son affection à la loi du Seigneur, qu'il méditait le jour et la nuit ; il était semblable à un arbre planté sur le Ixird des eaui courantes, qui porte son fruit

en son temps, et dont la feuille ne tombe point. Il n'en était jias ainsi de ses compatriotes, qui semblables dans leur impiété k la poussière (pie le vent emporte, se laissaient aller à rendre des honneurs divins à des idoles qui ne sont rien. (/'sa/, i, 1-'».) Tobie était le seul, nous enseigne la divine parole, qui ne se souillait pas de ces abominables sacrifices, et qui persévérant constamment dans le culte du vrai Dieu, allait lui rendre ses adorations dans son tcm|)le de Jérusalem. Le Saint-Esprit lui-même a inspiré de laisser à la jiostérité dans l'un des livres canoniques les grandes aumônes qu'il faisait aux pauvres, il a voulu qu'on écrivît comme il dounait à manger à ceux qui étaient dans le besoin, comme il donnait des habits à ceux qui n'étaient pas vêtus, comme il avait soin d'ensevelir les morts au péril même de sa propre vie. 11 a voulu que la postérité sût l'ardeur de son zèle dans les avis de salut qu'il donnait à ceux de sa nation, et dans les instructions saintes qu'il faisait à son fils, lui enseignant dès son enfance la crainte de Dieu, et l'horreur qu'il devait avoir du péché, l'exercice de toutes les bonnes œuvres, le détachement des choses de la terre, et l'amour de Dieu sur toutes choses. :>Iais cet Esprit-Sainta aussi voulu que l'on écrivît les afflictions qui lui sont arrivées, que Ion sût dans tous les siècles qu'un si saint homme avait été condamné à la mort, parmi ordre injuste d'un souverain, après avoirété dépouillé de tous ses biens, qu'ayant échappé des mains ae ce roi fuyant sa colère, et étant réduit dans la dernière pauvreté, et dans un exiiême besoin de toutes choses, enfin il était devenu aveugle, et tout cela lui était arrivé selon le témoignage même du grand archange saint Raphaël, uarce qu'il était agréable à Dieu.

.Mais ne lisons-nous pas encore dans l'Evangile du disciple bieii-aimé ( ix, 1 et seq.) : Lorsque Jésus passait il vit un homme qui était né aveugle, et ses disciples lui demandèrent : Maître, est-ce pour ses péchés, ou pour ceux de son père et de sa mère, quU est ncaieuijle? Jésus leur répondit : Ce n'est ni pour le siens, ni pour ceux de son père, m de sa mère: mais c'est afin que les œuvres de Dieu paraissent en lui. Ce témoignage de notre divin Mait.e nous apprend assez que tous les maux que sa divine providence, toujours infiniment adorable, et toujours infiniment aimable envoie aux hommes, ne sont jias toujours des marques de sa colère, ni des effets des péchés des hommes, mais souvent des épreuves pour rendre leur vertu iilus solide, pour les affermir davantage dans la sainteté de ses voies, et pour sa plus grande gloire.

Je ne peux oublier ici ma glorieuse maîtresse ; et puisque son Fils aiJorable nous permet de le dire, ma très-douce, et trèstidèle mère, l'auguste reine des anges et des hommes, la véritable Mère de Dieu. Et certainement je ne la veux jamais oublier avec le secours divin, et j'espère, appuyé sur les mérites d"e mois

(SifVllF.S COMPLETES DE BOLDON.

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