‹ Œuvres complétesChapitre 139 sur 397 · SOI · texte numérisé non relu

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inconnue, sans support, et a paru comme un pauvre étranger. De là vient que plus on avance en lumières et en grAv.es, plus la pente pour la vie cachée se rend forte. Animons-nous donc, disait feu M. de Renty, à l'amour de cette vie inconnue et toute cachée aux hommes, nous dénuant, et chassant de notre esprit tant de choses superilues, et tant d'amusements, qui néanmoins nous causent un si grand dommage, qu'ils l'occupent au lieu de Dieu; de sorte que quand je considère ce qui traverse, et qui coupe en tant de morceaux cette sainte, cette douce et aimable union que nous devrions avoir avec Dieu, il se trouve que c'est un monsieur, une madame, un discours, enfin une sottise pour nous. Il est vrai que la misère de l'homme est si grande, qu'une bagatelle suffit pour lui occuper l'esprit et le cœur ; après cela n'a-t-il pas tout sujet de craindre, s'il se voit dans les honneurs et les richesses de ce monde 1 Oh 1 que ces personnes doivent s'humilier, qui sont si bien pourvues de ce que le monde estime et aime, comme de la beauté du corps, des agréments naturels, des biens de fortune, des grandeurs du siècle; puisque ordinairement ce sont autant de chaînes qui nous lient pitoyablement avec les créatures, et nous éloignent du Créateur. Ah! combien de personnes se sont damnées parlesattachesqueleur a causées leur beauté; combien se sont sauvées par la perte qu'elles en ont faite, aussi bien que par les autres disgrâces qui leur sont arrivées 1

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