CHAPITRE VIII
Des remèdes à la négligence du catéchisme.
Les ordonnances synodales des prélats, qui commandent aux curés de s'acquitter dignement des devoirs du catéchisme , devraient bien dissiper toute négligence à cet égard, et leur inspirer fortement tout le zèle possible : car peut-on se figurer, en matière d'ordre, rien de plus fort, et qui porte une obligation plus étroite, que lecommandement d'un supérieur légitime, mais d'un évêque, successeur des apôtres, à qui on doit obéissance, à raison de sa haute dignité; à qui on la doit même parl'engagement volontairedans lequel on s'est mis très-librement par le vœu hiérarchique que l'on en a fait entre ses mains sacrées? De plus, que l'on considère que Tordre de faire le catéchisme est un ordre de toute l'Eglise universelle, assemblée dans les conciles généraux ; car, ce qui est très-remarquable, est que ce n'est pas seulement un ordre d'un évêque diocésain, qui suffirait pour en imposer une obligation étroite dans son diocèse ; ce n'est pas seulement l'ordre d'un concile provincial ou d'un concile national, ce qui serait d'une force à laquelle il faudrait se rendre; mais cet ordre part de tous les évêques ; c'est un règlement de toute l'Eglise, appuyé sur celui que Jésus-Christ même, son divin Epoux, a voulu donner. L'on ne peut pas dire qu'il n'y ait comme une source de bénédictions sacrées, attachées aux ordonnances des prélats. L'expérience de tous les siècles nous en donne d'illustres témoignages. Le siècle dernier nous en a fait voir un exemple incomparable dans Je diocèse de Milan, gouverné par les soins de l'un des plus vigilants pasteurs qui fut jamais, le grand saint Charles Borromée. A peine a-t-on vu un diocèse dans des ténèbres plus épaisses et dans une corruption plus grande du clergé et du peuple ; et où trouvera-t-on un diocèse plus éclairé et plus saint par la sainte conduite et par les sages ordonnances du grand évêque que nous venons de citer? L'on peut remarquer la même chose à l'égard de plu-