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CHAPITRE III

Dieu inconnu dans sa justice « Seigneur, dit le Psalmiste parlant à Dieu, votre colère nous a consumés, et voire fureur nous a épouvantés. » [Psal. lxxxix, 7.) Qui connaît la grandeur de votre colère, et qui peut dans le sentiment de votre crainte comprendre que votre indignation est aussi grande qu'elle l'est? 11 faudrait comprendre l'infini, et c'est ce qui ne peut être compris par aucun esprit créé.

Cependant nous savons par la foi que tous les anges apostats sont damnés pour jamais pour un seul péché, sans aucune miséricorde. O mon Dieu ! que je publie voire puissance, et votre justice élevée au-dessus des cieux, et les grandes choses que vous avez- faites. 0 Dieu! qui est égal à vous? i la justice que Dieu a exercée dans le sur les anges. Nous savons par la foi e les hommes sont engendrés dans l'inij'ité, et qu'ils sont conçus dans le péché, qu'ils naissent enfants de colère pour le seul péché d'Adam; que la mort et tous les autres maux ont leur source dans ce péché, O mon Dieu! votre justice est comme les montagnes, comme la profondeur des eaux de la mer que l'on ne peut sonder : vos jugements sont un profond abîme, où il faut ue tout esprit se perde. Voilà la justice que ieu exerce dans la terre sur les hommes, i sont punis d'une manière si terrible mr un péché qu'ils n'ont pas fait euxêmes. Hélas ! que doit-on penser de ceux qu'ils commettent?

dais, ô mon Dieu, ouvrez-moi les portes de la justice, découvrez-moi quelque chose de voire colère éternelle sur les damnés. J'y entrerai pour vous adorer dans vos jugements, et pour voir combien vous êtes terrible dans votre conduite sur les enfants des hommes. C'est dans la porte de la justice du Seigneur, que les justes doivent entrer pour apprendre ses voies aux injustes, et afin que les impies se convertissent, et que les habitants du monde apprennent la grandeur de la justice- de Dieu par les jugements qu'il y exerce. Les pécheurs perdent Dieu, et c'est la perte d'un bien infini; c'est avoir tout perdu : les pécheurs dans cette privation souffrent des peines que l'imagination ne se peut figurer, que l'esprit ne peut concevoir; et c'est ce qui surpasse toute pensée : les pécheurs souffriront les tourments tant que Dieu sera Dieu , et c'est pour une éternité, O Seigneur, que j'entre dans votre force, que je ne me souvienne que de votre seule justice; que je la médite pendant tout le jour; que ma bouche la raconte, et que ma langue la publie. Oh! que cela Bst bientôt dit et bientôt écrit. Etre damné, perdre Dieu, souffrir des tourments inouïs, incompréhensibles, être dans un désespoir et une rage •>ui ne finira point, et cela pour un jamais,

PART. I, DIEU INCONNU EN CE QU'IL EST

pour un jamais! Mais qui pourra concevoir ces malheurs infinis? O éternité, ô malheureuse éternité, (pie lu entres peu dans l'esprit des hommes!

On dit cependant, et on le croit, que l'on s'engage dans ces maux infinis pour un seul péché mortel. On l'apprend aux enfants, on les élève dans cette croyance : d'autre paît on voit que l'on fait tout ce que l'on peut pour éviter le mal, et qu'à mesure qute les maux nous paraissent grands, nous faisons nos efforts pour nous en préserver. Comment donc se laisse-t-on aller avec tant de. facilité au péché, qui est le plus grand mal qui nous puisse arriver? comment le dire? comment le croire?

On dit et on est persuadé que la peste est un grand mal : aussi on apporte toutes les précautions possibles pour s'en délivrer : si elle infecte un pays, on met des gardes aux portes des villes voisines, on n'oublie rien de tous les soins que l'on peut donner; ou a recours au ciel, partout on fait des prières publiques, tout le monde est dans la crainte. Mais que fait-on pour ne pas tomber dans Je pécné, qui est un mal infiniment plus grand, ce dont il faut demeurer d'accord? Que l'on examine cette différence, et qu'on ne se lasse jamais de s'étonner d'une chose si surprenante.

Si l'on dispute quelque chétif bien temporel, on a recours aux procès, on consulte des avocats, l'on prend des procureurs, on sollicite les juges, on emploie ses amis, on ne parle pendant ce temps-là que de ses affaires, on en a l'esprit rempli; il ne s'agit néanmoins que d'un bien apparent, et qu'il faut absolument perdre à la mort. Dieu est le seul véritable bien; c'est un bien infini, c'est un bien qui ne nous est pas seulement disputé, mais que l'on perd infailliblement par le péché mortel ; que l'on pouvait conserver pour jamais avec le secours divin, mais dont on se prive éternellement. Faisonsnous, pour ne pas tomber dans ce malheur, ce que l'on fait pour un chétif procès? N'estil pas vrai que de tant d'âmes qui paraissent incessamment au redoutable tribunal de Dieu, il s'en trouvera peu qui pendant toute leur vie aient pensé avec la même attention à la grande affaire de l'éternité?

Donnons-nous les mêmes soins à tout ce qu'il y a de plus considérable dans la religion ? S'applique-t-on aux sacrements de Pénitence et de la communion vivifiante du corps adorable de Notre-Seigneur Jésus- Christ comme l'on s'applique à un procès? Quelle différence ! répétons-le ; mais quelle différence entre l'application que l'on a tous les jours à une vie qui disparait comme les ombres, et à la vie qui durera toujours ! Les heures et les jours se passent dans un pro-> fond oubli de l'éternité; on trouve du loisir et du temps pour penser à tout le reste, et souvent l'on dit qu'on n'en a pas pour cette grande et unique affaire : on ne veut pas se donner la peine d'y faire réflexion seulement une heure par jour par l'exercice de l'otaison mentale. Si l'on emploie une demi»

heure à assister au divin sacrifice de la messe, ou dira des prières vocales qui sont bonnes et saintes à la vérité, mais avec quelle attention? je vous le demande à vous qui Usez ceci.

L'enfer est plein de personnes qui s'y sont précipitées en suivant leur propre humeur. Elles sont tombées dans ce malheur infini, parée qu'elles n'ont pas eu la force de se surmonter, et peut-être n'y ena-t-il pas une qui n'eût résisté à son inclination, si elle avait prévu que, ne le faisant pas, il lui en serait arrivé quelque mal temporel considérable. Quelque emporté que l'on fût par la violence d'une passion, on y résisterait, si l'on savait qu'il en dût coûter la vie : on sait qu'une damnation éternelle est préparée si on s'y laisse aller, on ne laisse pas de le faire. On dissimule, on se contraint par des vues temporelles, et on ne se veut pas faire la moindre violence pour l'éternité. L'esprit est dans la peine, dans le trouble par les mauvais succès des affaires de cette vie, dans les maladies du corps; et l'on rit, on se divertit dans l'état du péché mortel, on dort à l'aise pendant que l'on a un Dieu pour ennemi, et que 1 on est captif du diable.

Une maladie arrive, on va aussitôt au médecin : le péché règne, on passera un temps considérable sans approcher du sacrement de pénitence. Cependant si un soulier est crotté, on a soin de le faire nettoyer; s'il tombait de la boue sur le visage, au môme instant on prendrait soin de 1 oter, sans le remettre non pas à des mois ou des semaines, mais même à un quart d'heure. Mais ce qui est capable de jeter dans le dernier étonnement, c'est que dans les maladies dangereuses on diffère de se confesser jusqu'aux extrémités ; comme s'il fallait attendre à se réconcilier avec un Dieu, à cesser •d'être son ennemi, jusqu'à ce que l'on cesse de vivre. 0 aveuglement dernier et inconcevable 1 Vous verrez même des gens qui font profession de quelque probité, qui empêchent que l'on ne parle aux malades de recevoir les sacrements. On craint, disentils, d'épouvanter le malade; comme si demander pardon à Dieu, si recevoir son sacré corps, c'était quelque mal qui dût faire peur; et l'on ne craint pas d'exposer une personne à une perdition éternelle. Est-ce donc qu'il ne faut pas se mellre bien avec Dieu, lorsque la maladie n'est pas dangereuse ? Y a-til un instant dans la plus parfaite santé, qui ne doive être rempli de son saint amour?

O Seigneur 1 votre justice est la justice éternelle, et votre loi est la vérité même. La justice de vos ordonnances est éternelle: donnez-m'en l'intelligence, afin que je vive; donnez-moi ce zèle qui fait sécher deregret de ce que les hommes l'oublient. Dans cet oubli terrible la vie se passe, la mort arrive, une infinité d'âmes se perdent. Faites connaître, ô Dieu d'infinie majesté 1 à vos pauvres créatures, que votre justice doit durer jusque dans l'éternité : qu'elles y fassentde grandes et de sérieuses réflexions, chacune & sou é^ard, et à l'égard des autres. Mes

ŒUVRES COMPLETES DE BOUD02S'

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yeux versent des ruisseaux de larmes, lorsque je considère l'insensibilité des hommes dans l'oubli de vos divins jugements. Notre perle pour un jamais ne nous touche point, ni la perte des autres. Est-il possible que l'on soit si sensible à tous les maux passagers de tous ceux que nous considérons, et que le mal éternel de nos pères, de nos mères, des enfants, des maris, des femmes, ne fasse aucune impression sur les esprits! Que l'on regarde les précautions que l'on y apporte : mais que les pasteurs qui font sentinelle pour le Seigneur, comme parle un prophète, ne s'endorment pas; qu'ils n'abandonnent personne, ni les jeunes, ni les vieux; qu'ils ne négligent pas les enfants dès qu'ils commencent à avoir l'usage de la raison; qu'ils leur enseignent combien Dieu est juste, combien, ses arrêts sont équitables, non-seulement par mémoire , mais qu'ils les leur fassent entendre véritablement ; qu'ils ne négligent pas de les faire approcher du sacrement de pénitence ; qu'ils ne délaissent ni les jeunes, ni les vieux à l'extrémité de la vie, après leur avoir administré les sacrements. C'est une chose digne de la dernière compassion, de voir en plusieurs lieux, et nous l'avons remarqué en différents royaumes, que les prêtres abandonnent les âmes dans leur dernierbesoin : ils disent qu'ils leur ont fait recevoir tous leurs sacrements; mais ne pensent-ils point que l'homme est inconstant jusqu'à la mort; que c'est dans ce temps, qui a fait trembler les plus grands saints, que lesdiables jouent de leur reste, pour ainsi dire: que les tentations sont plus dangereuses, puisque la suite est d'une conséquence infinie, et que l'on y peut succomber; que c'est donc le temps qui demande le plus de secours, et dont l'assistance est le plus nécessaire. Néanmoins souvent pour lors le délaissement est {dus grand, et les pauvres gens de la campagne en plusieurs lieux s'y attendent si bien, qu'ils ont quelque peine à recevoir tous leurs sacrements, dans la croyance qu'ils ont qu'après cela leurs pasteurs ne les verront plus. Je ne puis m'empêcher ici de remarquer l'ignorance grossière qui se trouve dans les villes, aussi bien que dans les campagnes, à l'égard du sacrement de l'extrême-onction , qui a pour l'une de ses lins la guérison des malades. L'erreur est si grande à ce sujet, qu'on le reçoit avec crainte, comme s'il causait la mort. On le doit donner dans le danger de la mort, mais ne pas attendre le dernier moment. Plusieurs recouvrent la santé par la vertu de ce divin sacrement, tandis qu'ils seraient morts s'ils ne l'avaient pas reçu.

Mais, ô mort, que ton souvenir est plein d'amertume! Mon cœur s'est fondu comme dp la cire lorsque je l'ai considérée; ma vigueur s'est desséchée comme l'argile cuite au feu, et ma langue s'est attachée à mon palais. Je me suis écoulé comme l'eau, et tous mes os ont été dispersés, ma chair a été percée de crainte, j'ai été saisi de frayeur dans la vue des jugements du grand Dieu

DIEU INCONNU. — PART. I, DIEU INCONNU EN CE QU'IL EST

des éternités. O abîmes des richesses de la sagesse et de la science de Dieu! que ses jugements sont incompréhensibles, et que ses voies sont inaccessibles 1 Dieu punit le péché de l'ange rebelle et le crime de l'homme pécheur, par des supplices infinis dans l'enfer, comme nous l'avons considéré :

mais ce qui fait trembler de crainte, c'est le châtiment qu'il exerce sur ses saints pour des fautes légères. Qui pourrait penser combien c'est une chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant 1 Vraiment c'est à lui que la vengeance appartient, et il la prendra pour les moindres offenses.

Et il la prendra en Dieu, c'est-à-dire bien d'une autre manière que toutes les créatures du ciel et de la terre ne la pourraient prendre. Voilà ce qui a fait dire aux Pères de l'Eglise, que les tourments du purgatoire surpassent tout ce que l'homme peut souffrir en cette vie. C'est bien ici que Dieu fait voir la grandeur de sa justice, et qu'elle est néanmoins bien inconnue aux hommes dans leur aveuglement. Hélas 1 à quoi pensonsnous? Quand Dieu n'aurait pas préparé dans l'enfer des tourments qui ne finiront jamais; ou bien quand nous serions certains, par une déclaration divine, qu'il nous ferait la grâce de le voir dans la béatitude, comment ne pas vivre dans la frayeur et dans le tremblement, dans la vue des feux épouvantables du purgatoire?

O enfants des hommes, jusqu'à quand serez-vous pesants de cœur? Nous ne pouvons pas supporter une étincelle de feu; il n'y a personne qui ne frémisse à la vue d'un autre qui brûle dans les flammes. Après cela on dira fort librement que l'on ne se tourmente pas de brûler dans les feux du purgatoire, ui sont allumés par la colère de la justice e Dieu, dont ceux de la vie présente ne sont que des figures. Tous les jours on prépareca de la matière aux flammes vengeresses, par la multitude innombrable des péchés véniels.

Mais que le pécheur ne s'égare point, pour chercher des excuses dans ses péchés : qu'il ne dise point que son salut est assuré dans ce lieu de supplices; car cette certitude n'empêchera point que les tourments ne surpassent toute pensée. Oui, les charbons ardents, pour parler le langage de l'Ecriture, tomberont sur les pécheurs; ces malheureux seront jetés au milieu du feu : et comment pourront-ils subsister dans leur douleur? Après cela, si un homme meurt, on dira qu'il est bienheureux, parce qu'il est délivré des peines de sa maladie; et aveugles que nous sommes, nous ne pensons pas qu'il en souffre, dont ces peines ne sont que les ombres. Ensuite on laisse les pauvres âmes brûler à loisir, sans beaucoup s'appliquer à y apporter le remède.

Continuons à méditer combien Dieu est inconnu dans sa justice. Une maison prend feu : tout le monde s'alarme, on crie au feu de tous côtés, on sonne les cloches pour en donner avis; chacun y court de toutes parts, les magistrats s'y rendent pour y donner

l'ordre, on n'oublie rien de tous les moyens propres à y apporter remède; si c'est durant la nuit, chacun se lève : et cependant ce n'est qu'une maison de bois ou de pierre qui brûle. Voyons-nous rien de semblable pour assister dès âmes faites à l'image de Dieu, qui brûlent dans les feux de sa divine colère?

Il y a des villes dans lesquelles tous les soirs des personnes crient de tous côtés : prenez garde au feu ; il y en a où des gens veillent toutes les nuits au haut des clochers, et y crient à toutes les heures : donnez-vous de garde du feu. O mon Seigneur et mon Dieu 1 quelle différence de ces soins à l'égard des choses matérielles et insensibles, et de ceux que l'on prend pour des créatures qui sont les temples vivants et immortels où vous voulez demeurer d'une manière spéciale par des amours qui sont inénarrables.

Oh 1 si l'on connaissait la grandeur de la justice divine 1 L'admirable saint François Xavier en était vivement pénétré, lorsqu'au milieu d'un monde d'occupations que lui donnait le soin de tant de peuples et de nations différentes-, et quoique accablé des travaux de ses fonctions apostoliques, il se levait encore les nuits pour aller crier au secours des pauvres âmes du purgatoire.

Comme il en avait une véritable foi, il y courait, selon la façon ordinaire de parler, comme au feu.

Les moyens de l'éteindre sont les prières, les mortifications intérieures et extérieures que l'on offre pour ces âmes, les aumônes et les autres oeuvres de miséricorde, l'assistance au très-saint sacrifice de la messe et l'oblation de ce sacrifice divin, les communions et l'application des indulgences; ce qui leur est un secours très-puissant, puisque c'est l'application des mérites de notre Sauveur Jésus-Christ. Je me sens pressé ici de remarquer le peu de foi de la plupart des chrétiens, et le mauvais usage qu'ils font des trésors de Jésus-Christ même qu'ils ont entre les mains. Combien de personnes ont des médailles ou d'autres moyens pour gagner les indulgences et les appliquer aux défunts? A peine pense-t-on à en faire usage; l'on ne se donne pas même le soin de les savoir. Que dirait-on cependant d'une personne à qui l'on aurait confié une somme de vingt mille, de cent mille écus pour assister les pauvres dans un temps de famine, et qui la laisserait dans ses coffres sans s'en servir, ce qui serait cause de la mort des personnes nécessiteuses ? Mais voici bien une autre cruauté qui regarde des besoins bien plus pressants, car il n'y a point dans le mondé de misère comparable à celle du purgatoire : les âmes y souffrent des tourments qui ne se peuvent penser; on a les trésors et les mérites de Jésus-Christ pour les soulager, et on les laisse inutiles. 11 faudrait, pour ne pas tomber dans ce désordre, avoir les livres qui apprennent les indulgences que l'on peut gagner, ce qu il faut faire pour cela; ensuite ne pas négliger une si grande grâce, et s'en faire ins-

truire par d'autres voies. Au reste, il ne faut ]ias s'y tromper, l'on demeure souvent plus longtemps en purgatoire que l'on ne pense; mais, ô ténèbres épaisses qui environnez de toutes parts les hommes ! on assiste les personnes décédées quelque temps après leur mort et souvent par coutume : ainsi, durant une année ou deux, on s'y applique; après cela on les oublie, et elles ont tout le loisir de brûler sans aucun secours. Nous répétons ici ce que nous avons dit en plusieurs lieux. Saint Bernard fut repris par le saint abbé Etienne, son supérieur, de ce qu'après bien des années il ne priait plus à son ordinaire pour l'âme de son père décédé. Mais il ne faut pas oublier d'offrir toutes les autres bonnes œuvres que l'on fait pour ces pauvres âmes : il y en a peu qui les offrent durant plusieurs années; ce qu'une sainte ayant fait pour l'âme de sa mère, en même temps elle la vit aller glorieuse dans le ciel,

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