‹ Œuvres complétesChapitre 294 sur 397 · LIV. II · texte numérisé non relu

LIV. II

garder les maisons, et qui ne peuvent pas y assister tous les dimanches, a(in de pouvoir leur parler de la grande et importante affaire de leur salut, qui est l'affaire de la gloire de Dieu, la tin de toutes choses; c'est ce qui se pratique en quelques paroisses de grand matin, ou après midi en d'autres.

Nous finissons ce chapitre en avertissant encore d'une vaine et malheureuse excuse, que quelques pasteurs donnent : nous parlons toujours par notre expérience, de ce qu'ils omettent ou à faire le catéchisme, ou à expliquer l'évangile dans la célébration de leurs messes, parce que cela est ennuyeux aux gentilshommes. Qu'ils se souviennent que ces gentilshommes ne les suivront pas au redoutable jugement de Dieu pour les défendre, quand il leur demandera compte des âmes commises à leurs soins. Ils objectent que les gentilshommes n'assisteront pas à la messe. Il est facile de répondre : que le sang d'un Dieu répandu pour toutes les âmes d'une paroisse est plus considérable qu'un misérable respect humain; que si ces messieurs n'assistent pas à la messe, G'est par leur seule faute; que, d'autre part, c'est faire insulte à Dieu dans sa propre maison, d'assister au saint sacrifice de la messe dans une si malheureuse disposition, empêchant qu'on n'y enseigne les vérités qu'il nous a révélées.

Page 1