LA SCJENC E ET LA PRATIQUE DU CHRETIEN. — PART. IL
Apôtre. 11 ne doit. donc plus avoir de commerce avec le péché, ni d'attache au* choses du monde", comme les morts n'en ont plus avec ceux qui restent en la vie présente. 11 est mort au monde, au péché, à la chair, comme Jésus y est mort. 11 n'est plus ce qu'il était, ni enfant du premier Adam, ni de ce monde; il n'est [dus lui-même. Ainsi dit le Prince des apôtres, puisque Jésus-Christ a souffert la mort dans sa chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que quiconque est mort à la chair, ne pèche plus, et que durant tout le temps qu'il est dans ce corps mortel, il ne vit plus selon les passions des hommes, mais selon la volonté de Dieu. (/ Petr. iv, 1.) Après tout, que cette doctrine, qui semble si rude à l'homme animal, devient douce à l'homme vraiment chrétien, à l'homme spirituel, puisque si l'on se dépouille, ce n'est que pour être revêtu ; si l'on meurt, ce n'est que pour vivre. Or il ne serait pas bien rude et difficile à un pauvre chargé de haillons, de quitter un vêtement qui n'est que corruption et puanteur, pour se revêtir d'un habit magnifiquement beau et d'un grand prix. Ce ne serait pas une chose fâcheuse de se priver d'une maille, pour avoir des millions d'o?. La mortification chrétienne n'est pas aussi si pénible, si l'on considère que l'esprit de mortification ne nous a pas été communiqué pour nous laisser sans la vie que l'on retrouve en Jésus-Christ, vie qui est celle de Dieu même, lorsqu'on s'est dégagé de la corruption de la concupiscence qui est dans le monde. Ne doit-il pas être bien doux d'être mort au péché, au monde, à la chair et au diable, et de quitter cette première mort qui aurait été suivie de la secondé, celle des supplices éternels, pour vivre d'une vie divine, suivie d'une félicité parfaite et éternelle?