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cence, ou les retirer de leurs imperfections ; ptin que Jésus venant en leurs cœurs par la première communion , il y trouve des cœurs qui lui soient agréables.
0 pères et mères, apportez des lis à l'aimable Jésus, conduisant vos enfants à la sainte communion , les ayant disposés par l'innocence et la pureté. Ô prêtres du Seigneur, préparez-lui de dignes demeures, en n'omettant rien de vos soins pour conserver les âmes de vos pénitents et de vos ouailles dans la sainteté des voies du christianisme.
De tous côtés que nous jetions les yeux , nous trouvons des sujets d'une confusion infinie. L'Ecriture sainte nous apprend les soins extraordinaires que l'on prenait en la nourriture et en l'éducation des personnes qui étaient destinées pour le service des princes de la terre; et nous sommes insensibles à l'honneur et à la gloire du Dieu du paradis , qui pense à élever dignement les enfants en sa présence, pour les rendre des temples vivants de sa Majesté infinie. Il faut, pour ce sujet, leur donner bon exemple, et ne pas approuver par ses actions ce qu'on leur défend de paroles. Ils imiteront bien plutôt ce qu'ils verront faire, qu'ils ne pratiqueront ce qu'ils entendent dire.
On doit les entretenir souvent de la sainteté de noire religion, etfaire estime en leur présence des maximes de l'Evangile, condamnant celles du monde corrompu. Les pères, hélas ! et les mères perdent leurs enfants par leurs discours. Comme ils n'entendent et ne voient rien estimer que l'honneur, le plaisir, les richesses , il ne faut pas s'étonner s'ils s'attachent à ces choses.
On doit leur choisir de bons maîtres et des personnes dont la vie soit chrétienne, qui aient un véritable zèle pour le salut de leurs âxc» ; ^es adresser à quelque personne remplie de l'esprit de Dieu , pour recevoir des instructions salutaires pour leur salut; surtout ne les pas envoyer jamais à des écoles où les filles ne soient séparées des garçons. Il serait même extrêmement à souhaiter que les tilles fussent en une école où il n'y eût point d'hommes ; car enfin on ne saurait trop veiller sur la pureté. La corruptiou du monde est plus grande qu'on ne peut dire; et ceux qui sont dans les charges de l'Eglise savent, quand ils s'appliquent avec zèle dans leurs emplois, que l'impureté envoie presque tout le monde en enfer.
Jamais les parents ne doivent permettre que leurs enfants couchent en un même lit, même ceux qui sont d'un même sexe, C'est une chose à laquelle il faut veiller plus qu'on ne pense , à plus forte raison les personnes mariées ne les mettront pas coucher avec eux, quoique ce soit leurs enfants, ce qui est abominable, ils éviteront même de mettre leurs lits dans leurs chambres , et enfin ils ne souffriront point aucune liberté des garçons avec les filles, quoiqu'il semble que ce soit en jouant, ou par folâtrerie comme dit le saint évoque de Genève.
OEUVRES COMPL. DE BOUDON. I
Ils leur ôteront toute occasion de péché, toutes les pompes et vanités du inonde, a qui ils ont renoncé au saint baptême, toute lecture de romans et autres livres qui ne sont pas chrétiens.
Ils auront grand soin de les faire confesser particulièrement s'ils se meurent, quoique même ils n'aient pas l'âge de sept ans, ne 'regardant pas au nombre des années, mais a l'usage de raison qui avance beaucoup à présent. Les histoires, et celles dignes de foi, nous rapportent qu'à l'âge de cinq ans, de six ans, Dieu a puni très-rigoureusement des enfants ; et l'expérience fait assez voir que la plupart discernent le bien d'avec le mal et ont assez de lumière pour pécher. Enfin lorsque le temps de la première communion approche, on doit les adressera quelque vertueux ecclésiastique, si le pasteur du lieu n'en peut prendre le soin lui-même , pour les instruire sur les vérités de ce divin mystère, et les y préparer par une confession générale, qui pour lors est bien utile et bien nécessaire pour remédier à plusieurs défauts , qui souvent arrivent aux jeunes gens en leurs confessions et par la pratique de toutes les bonnes actions dont ils sont capables.
C'est une chose surprenante de savoir avec combien de rage les démons tâchent d'ôter à Dieu les prémices de nos œuvres. Us ont même appris, ces esprits malheureux, forcés par l'autorité de l'Eglise, de dire la vérité contre leur inclination, qu'il y en avait parmi eux qui étaient députés pour empêcher que les hommes à leur réveil ne donnassent leurs premières pensées à Dieu. Si cela est, il ne faut pas douter qu'ils ne fassent bien d'autres efforts pour glisser quelques défauts dans l'usage de la première communion. C'est ce que demandent des âmes zélées pour le trèssaint sacrement , de travailler généreusement sur ce sujet pour l'honneur ei la gloire de leur divin maître.
SEPTIEME PRATIQUE
Avoir en horreur l'impureté et la haine, qui sont deux péchés opposés spécialement ,au très-saint sacrement de l'autel.
In malevolam animant non introibit sapien^ tia , nec hubitabit in corpore subdito pecca-^ fis. (Sap. i, M L'aimable Jésus étant sur le point de sa douloureuse mort, désirant que tous les fidèles fussent liés d'une parfaite union ensemble, par la liaison étroite qu'ils doivent avoir avec lui, demande cette grâce à son Père éternel , comme pour gage de son amour envers lui , et pour récompense de tout ce qu'il avait fait et enduré jusqu'alors.
Mon Père, dit cet aimable Sauveur, je vous demande, non pour ceux-ci seulement qui sont maintenant avec moi, mais encore pour tous ceux qui croiront un jour en moi : « Ut sint unum, sicut et nos unum sumus, ut sint consummati in unum. » (Joan. xvis, 20,21.)
ŒUVRES COMPLETES DE BOUDCN