LES DEUX PROFILS DE M. BONAPARTE
du dictateur se mettent i fada. — Le 15 août, dit b bouche-Ratapoil, jour de la Saint -N^^lcon! — Le 15 août, dit la bouche -Tartuâc« tète de la Sainte Vierge! D'un câtc le Dbox-Déccxnbce enJÎe ses joues, grosât sa roix» tire son grand salxc et s'cczîc : sacabLca^ giogaards! £ctons Ns^lcon-le- Grand! de Tautrc il boisBe les Tcn, £ût le sgoe de la croix et marmotte : mes très cbcrs frères, adofoos le sacre oocor de Xfarîe!
Le gouvernement actuel, main baignée de sang qui trempe le dcMgt dans l'eau bénite.
j6 NAPOLÉON-LE-PETIT
RÉCAPrrULATION.
Mais on nous dit : n'allcz-votis pas on peu loin? n'ctcs-Tous pas injuste? concédez'lui quelque chose, N'a-t-iî pas, dans une certaine mesorCy c &it du socialisme s r Et Ton remet sur le upis le crédit fonder, les chemins de fer, l'abaissement de la rente, etc.
Nous avons déjà apprécié ces mesures i leur juste valeur^ mais en admetunt que ce soit là du «socialisme», vous seriez simples d*en attribuer le mérite à M. Bonaparte. Ce n'est pas lui qui £ût du socialisme, c'est le temps.
Un homme nage contre un courant rapide ^ il lutte avec des efforts inouïs, il frappe le flot du poing, du front, de l'épaule et du genou. Vous dites : il remontera. Un moment après, vous le regardez, il a descendu. Il est beaucoup plus bas dans le fleuve qu'il n'était au point de départ. Sans le savoir et sans s'en douter, à chaque efFort qu'il fait, il perd du terrain. Il s'imagine qu'il remonte, et il descend toujours. Il croit avancer et il recule. Crédit foncier, comme vous dites, abaissement de la rente, comme vous dites, M. Bonaparte a déjà fait plusieurs de ces décrets que vous voulez bien qualifier de socialistes, et il en fera encore. M. Changarnier eût triomphé au lieu de M. Bonaparte, qu'il en eût fait. Henri V reviendrait demain, qu'il en ferait. L empereur d'Autriche en fait en Galicie, et l'empereur Nicolas en I Jtlmanic. Kn somme et après tout, qu'est-ce que cela prouve.^ que ce courant qui s'appelle Révolution est plus fort que ce nageur qui s'appelle Dcfipotisntc.
Méii» ce socialisme même de M. Bonaparte, qu'est-il? Cela, du socialisme? |c le nie. i laine de la bourgeoisie, soit^ socialisme, non. Voyez, le ministère novliilistc par excellence, le ministère de l'agriculture et du commerce, il Tabotit. (^le vous donne-t-il en compensation.^ le ministère de la police. 1 /Autre ministère socialiste, c'est le ministère de l'instruction publique. Il est en d4ngcr, Un de ces matins on le supprimera. Le point de départ du siHtalisme, c'est Téducation, c'est renseignement gratuit et obligatoire, c'est I4 lumière. Prendre les enfants et en faire des hommes, prendre les hommes et en f^irt des citoyensi des citoyens intelligents, honnêtes, utiles, heureux. \x progrès intellectuel d'abi^rd, le pn^grès moral d'abord, le progrès matciicl ensuite. Les deux premieni prv^grcs amènent d'eux-mêmes et irréstsdblcuKMU le dernier. Que fait M, Ik^napartc? U persécute et étoulle partout