ÂGÉE DE 25 AXS, A PÉRI
SOUS LES ÏEl'X DE BON AMIE,
LE lu JUIN 1813
O vous Qui visitez ces lieux.
N'avancez qu'avec aution sur ces
Abîmes :
Songez a ceux
Qui vous
Aiment !
On trouve, en revenant, sur l'un des côtés de la route, au bord du torrent de la Baie, la source ferrugineuse de Saint- Simon, découverte par il. Despine fils, l'un des médecins d'Aix II a fait bâtir au-dessus une petite fontaine classique, sur laquelle il a fait graver le nom plus classique encore de la déesse hïgie ; au-dessous de ce mot. ceux-ci : fontaine de SAINT-SIMON. J'ignore si l'étymologie de ce nom a quelque rapport avec le prophète de nos jours.
On applique les eaux de cette fontaine au traitement des affections d'estomac et des maladies lymphatiques. Je la goûtai en passant, elle me parut d'un goût assez agréable.
Je revins juste pour l'heure du dîner. Lorsqu'il fut terminé, chacun se s et je remarquai que personne ne
se plaignait de la plus petite douleur de colique. Quant à moi, j'étais fatigué de mes courses de la journée: je me couchai.
A minuit, je fus réveillé par un grand bruit et une grande lueur. Ma chambre était pleine de baigneurs ; quatre tenaient à la main des torches allumées ; on venait me chercher pour monter à la Dent-du-Chat.
Il y a des plaisanteries qui ne paraissent bonnes à ceux qui en sont l'objet que lorsqu'ils sont eux-mêmes montés à un certain degré de gaieté et d'entrain. Certes, ceux qui. a la suite d'un souper chaud de bavardage et de vin, les esprits bien animés par tous deux, craignant que le sommeil ne vint éteindre l'orgie, proposèrent de passer le reste de la mut ensemble et de l'employer à faire une ascension pour voir l'aurore se lever de la cime de la Dent-du-Chat, ceuxrent avoir près des autres un succès admirable. Mais moi, qui m'étais couché calme et fatigué, avec l'espoir d'une nuit bien pacifique, et qui me trouvais réveillé en sursaut par une invitation au-si incongrue, je ne reçus pas, on le comprendra facilement, la proposition avec un grand enthousiasme Cela parut fort extraordinaire à mes grimpeurs, qui en augurèrent que j'étais mal éveillé, et qui, pou? porter mes esprits au complet, me prirent à quatre et me déposèrent au milieu de la chambre. Pendant ce temps, un autre, plus prévoyant encore, vidait dans mon lit toute l'eau que j'avais eu l'imprudence de laisser dans ma cuvette. Si ce moyen ne rendait pas la promenade proposée plus amusante, il la rendait au moins à peu près indispensable. Je pris donc mon parti, comme si la chose m'agréait beaucoup, ■et cinq minutes après je fus pr.0t a me mettre en route. Nous étions douze en tout, et deux guides, qui faisaient quatorze.
En passant sur la place, nous vîmes Jacotot qui fermait son café, et l'Allemand qui fumait son dernier cigare et vidait sa dernière bouteille. Jacotot nous souhaita bien du plaisir, et l'Allemand nous cria: « Pon foyage !... » Merci !...
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Lorsqu'ils parurent, nous .unes notre route, qui
devint bienti > touchait pres-
que le talus i. . ; ms à la file les uns
les .ntres. Chacun alors esse et sa force,
sa cimponnant des mains au res et aux petits arbres,
et des pieds aux aspérités du roi h i et aux Inégalités du terrain. Xous entendions les pierres que nous détachions rouler sur la pente de la montagne rapide comme celle d'un toit; et lorsque nous le- -unions des yeux, nous les - descendre jusqu'au lac. dont la nappe bleue s'étendait a un quart de lieue au-dessous de nous; nos guides eux mêmes ne pouvaient nous prêter aucun secours, occunés qu'ils étaient à nous découvrir le meilleur chemin; seulement, de temps en temps il- nous recommandai. ce pas regarder derrière n ms de peur des ëblouissements et des vertiges, et ces recommandations, faites d'une voix brève et serrée, nous proi que le danger était bien réel.
Tout à coup celui de nos camarades qui les suivait immédiatement jeta un cri qui nous fit passer à tous un fris-
ii lins les chairs. 11 avait voulu poser le pied sur une
i. déjà ébranlée par le poids de ceux qui le précédaient et qui s'en étaient servis comme d'un point d'appui: la pierre s était détachée; en même temps, les branches auxquelles il s'accrochait, n'étant point assez fortes pour soutenir seules le poids de son corps, s'étaient brisées entre
- mains.
— Retenez-le, retenez-le donc ! s'écrièrent les guides. M'i< c'était chose plus i' le S .lue qu'à faire. Chacun
avait déjà grand'peine a se retenir soi-même; aussi passat il, en roulant, près de nous tous sans nu un seul put l'arrêter Nous le croyions perdu, et, la sueur de l'effroi au nous le suivions des yeux en haletant, lorsqu'il se de Montagu, le dernier de nous tous, pour que celui-ci put. en étendant la main, le saisir aux cheveux. Un moment il y eut doute si tous deu i ne lombeii'imm pas Ce momeni Eut i iurt, mais il fut terrible, et : ■ répi nds qu aucun de ceux qui --e trouvaient la n'oubliera de longtemps la seconde où il vit ces deux hommes oscillant sur un précipice de deux mille pieds de profondeur, ne sa i ant pas s'ils allaient être précipités ou s'ils parviendraient .i se rat! icher à la terre
Nous gagnâmes enfin une petite forêt de sapins, qui, sans i i i le hemin m .m- rapide, le rendit plus commode par la facilité que ces arbres nous offraient de nous a cr . i •. i 'cor- lu mu !ie> ou de nous appuyer à leurs i .eue petite forêt touchait près i i r nu. dont la forme a fait donner a
le singulier nom qu'elle porte: des trous
1 pierre offrent une espèce d'escali :r qui conduit au somm
tous seulement tentèrent cette fl i :ii ..ie non que : lus diffli lie .
nions d'aï i omplir, mai- il ne nou-s prom - étendue, i I i elle que nous avions sou i .. de notre fatigui
- pour procéder à l'extraction des
pierres i d - pini Pi I i
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de retour à Aix, et, do
e. ces messieurs eurent l'orgueilleux plal-
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peu amusante, lorsqu'on ne comprend ni le plaisir de pa?ner i a 'i.- perdre; comme site tout ce qu'Aie
enviions avaient de curi ne enfin madame
sse et monsieur le premier baryton nous menaçaient d'un second concert, je résolus de faire quelque diversion a cette stupide existence, en allant visiter •■•use. qui n'est située, je crois, qu'à dix le comptais de la retourner à Genève.
e voulais continuer mes courses dans les Upes, en commençant par l'Oberland. En conséquence, je lis mes ratifs de départ, je louai une voiture moyennant le prix habituel de dix francs par jour, et le 10 septembre au j allai prendre congé de mon voisin 1 Allemand ; il m'offrit de fumer un cigare et de boire un verre de bière lui : c'est une avance qu'il n'avait encore faite, je l personne.
Pendant que nous trinquions ensemble, et que, les coudes appuyi 1 un de 1 autre sur une petite table, nous
slons réciproquement des bouffées de fumée au on vint m'annoncer que la voiture m'attendait : il se leva et me conduisit Jusqu'au seuil de la porte. An; il me demanda :
— Ou allez-fous?
Je le lui dis.
i! ah! continua-t-il, fous allez foir les Chartreux; tes trôles de
— Pourquoi ?
— Oui. oui, ils manchent tant tes encriers, et ils couchent tans tes armoires.
— Que diable est ce que cela veut dire?
— Fous ferrez
Alors il me donna une poignée de main, me souhaita un pon foyage, et me ferma sa porte. Je n'en pus pas tirer autre chose.
J'allai f i icotot en prenant une tasse
olal Quoique je ne lisse pas une grande consommai ivall pris en respect, parce qu'on lui avait du que j'étais un auteur; lorsqu'il apprit partais,
.i m. demanda n'écrirais pas quelque chose sur les
i ai\ je i: : probable,
posstbl Uoi :i ; le prl i de nI'Ii.t, dans ce cas. de parler du Daté dont il était le pi'. i.i ne pourrai! manquer de
faire grand Lien a son maître Non seulement je m'y Bail mais encore je lui promis de le rendre, lui. 3a nellement aussi célèbre que cela me serait DOS
paie en apprenant que peuti.iH un jour Imprimé dans un livre.
I.a s... iété que je quittais, en m'èloignant d Aix. était nu singulier mélange de toutes las p. .-m. .us social Inlons polltlqui
partout, repoussée pied à pied .i ,i .ji.i lui omme dans un
champ i . || en ma-
in.- le pari . plus tort.
dlatemenl le parti .le la propriété.
marchands de Paris maîtres de forges du Dauphin*
malheureux, le ' onsfirul