I.' rtn, monsieur, c'est cinq sous la bouteille
— Et le eh.
— Ai Vous donnerez ce que vous voudrez à la fille.
— Mais où donc sommes-nous, m'écrlal-je, que nous dressi lutels aux dieux?...
— Vu '. -leurs.
— A y: Alors, tâchez de iïhus trouver un nVi, une omelette, un souper quelconque, et api deux autres bouteilles.
tur trois francs, y compris le chat, un des meilleurs repas que nous eussions encore faits de notre vie.
A I'.i ri seul nous aurait co unie; il est
vrai qu'on nous l'aurait probablement servi en gibelotte.
V dix heures, nous nous remîmes gaiement en r. mte et. après vingt minutes de marche, nous arrivâmes à Valence.
Quoique Valence date, comme Vienne, de la plus haute antiquité, puisque au dire d André Duché- ireau,
auteur des Antiquité* tirs Villt
'le avait l miuze
• vaut Jésus du idlttona modernes ont
prévalu sur les souvenirs antiques, i
liant y a fait, oui VI. qui y
mourut ' ■ i ■■■:■! i|ui y fut pris
Ce in 'tue Bon*] Viacclo
' il partit emmenant lui. i famille, sur. frère Louis, auquel il
[thématiques. Arrivé -u. il
■ n° 4. en fai e du magasin du libraire maison t, une
chambre pour lui, et Bonaparte vivait alors toi
iirnées dai avait
pris le jeune sous llentenant en amitié et qui aval! mis
• elles
étalent n, an-
Montalhel. qui fut .ir de
avait reneontn ieune
■it h était devenu
imalt mademol i 1er, et
i une faim 1!
qu'il •va sur le troue : au unent
l'une i ma-
i un rival pré-
. rira nommait M
i.iit la foi faite et un
que.
tiaires qe
i rom- .- leiqu uns d
LE MIDI DE LA FRANCE
haillons lui souhaita la couronne de France. Les officiers se mirent a rire a ceite reconnaissance exagérée; Bonaparte seul resta sérieux ; et, comme cette gravité augmentait encore l'hilarité générais :
— Messieurs, dit le futur souverain, je vaux mieux qu'un gardeur de pourceaux, et Sixte-Quint est devenu pape.
Un autre jour que Bonaparte travaillait depuis cinq heures du matin, M. rarmentier. chirurgien du régiment, entra dans la petite chambre du sous-lieutenant pour parler à son frère Louis. Bonaparte prit son sabre et frappa au plafond avec le fourreau. Cinq minutes après, Louis descendit à moitié endormi :
— Paresseux, lui dit Napoléon ; n'as-tu pas honte de te lever à une pareille heure' •
— Ah ! lut dit Louis, tu me grondes, et c'est moi qui devrais t'en vouloir; car tu m'as éveillé au milieu d'un bien beau rêve ; je rêvais que j'étais roi.
— Toi. roi : dit Bonaparte; j'étais donc empereur? ' Bonaparte resta trois ans à Valence, et partit en laissant
une de ils francs dix sous chez son pâtissier, nommé
Corlol.
Malgré le changement qui se fit dans son nom et dans sa m n'oublia pas Valence: lorsqu'il fut deempereur, toutes les dettes de cœur ou de bourse ou il avait contractées dans cette ville furent payées avec lie du pâtissier Coriol. Mademoiselle Grégoire, devenue madame de Bressieux, fut appelée comme lectrice près de Madame mère; son mari fut nommé ba- . ron et administrateur des forêts, et son frère, préfet de Turin ; quant à Marc-Aurèle, il eut un souvenir d'un autre genre.
Le 7 octobre 180S. pendant l'entrevue d'Erfurt, Napoléon étant à table avec l'empereur Alexandre, la reine de Westphalie, le roi de Bavière, le roi de Wurtemberg, le roi de Baxe, le grand-duc Constantin, le prince primat et le prince Guillaume de Prusse, la conversation tomba sur la bulle d'or. qui. jusqu'à rétablissement de la confédération du avait servi de constitution et de règlement pour des empereurs; le prince primat, qui se trouvait sur son terrain, entra dans quelques détails sur cette bulle, dont il fit. dans une citation, remonter la date à l'an 1409.
— Je crois que vous vous trompez, monsieur le prince. dit Xapoiéon l'interrompant ; cette bulle, si j'ai bonne mémoire, fut proclamée en 1336, sous le règne de l'empereur Charles IV.
— Votre Majesté a raison, dit le prince primat rappelant ses «ouvenirs; mais comment se fait-il qu'elle ait conservé
Ugieusemerit la date d'une bulle? Si c'était celle d'une bataille, cela m'étonnerait moins.
— Voulez-vous crue je vous dise le secret de cette mé-
qui tous étonne, monsieur le prince? répondit Napoléon.
— Votre Majesté nous fera grand plaisir.
— Eli bien, continua l'empereur, vous saurez donc que. k lorsque j'étais sous-lieutenant d'artillerie...
A ce début, il y eut un mouvement de surprise et de curiosité si marqué parmi les illustres convives, que Napoléon s'interrompit un instant ; mais, voyant qu'aussitôt on i ice pour l'écouter, il reprit en souriant:
— Je dis donc que, lorsque j'avais l'honneur d'être sous-
riant d'artillerie., je restai trois ans en garnison à Va- ■ lence ; J'aimais peu le monde et vivais très retiré. Un heu reux hasard m'avait logé en face d'un libraire instruit ei lus complaisants, qui avait mis son magasin â ma dis-
■ •n. J'ai lu et -relu deux ou trois fois sa bibliothèque
■ nt ma résidence dans la capitale de la Brome ; et. de le j'ai lu à cette époque, je n'ai rien oublié, pas même
la date de la bulle d'or.
Napoléon, qui, comme nous l'avons dit, n'était jamais nu â Valenci pendant son règne, y passa après sa conduit à l'île d'Elbe par les commissaires des
iireS.
Le sec i souvenir qu'on rencontre à Valence est celui
pape Pie VI, qui mourut dans cette ville le 29 août 1799. Lui aussi, comme Xapoiéon. avait eu une carrière étrange, horizons perdus, lun dans l'obscurité, l'autre dans l'esclavage.
En effet, Ange Braschi, né à Césène le 27 décembre 1717, partit de sa ville natale à dix-huit ans pour chercher forurne confiant comme on l'est à cet âge. beau, plein d'instru tion et léger d'argent. A peine arrivé, il alla porter une lettre de recommandation â un ami de son père i elul i lui fit de ces offres banales de service qu'on fait â tout le monde ; puis, la porte fermée, ne pensa plus à lui.
Le lendemain, le cardinal Rnffo et. le protecteur d'Ange promenant au monte Pincio, un jeune homme i l le .'lue
— Qu'est-ce crue ce jeune homme? dit le cardinal Ruffo.
- l'ri pauvre diable, répond le protecteur, qui est venu .1 Rome, comptan! sur le Providence, et qui, à l'heure qu'il
.i probablement pas, pour a In le jour où il lui plaira île penser a lui, plus fl'ui e i dans ça poche.
Le lendemain, même promena I rencontre, même
salut.
— Pardieu : dit Ruffo, je serais curieux de savoir de
irons vous êtes trompé sur La fortune de ce brave jeune homme.
— Votre Eminence veut-elle lui dema ne-même à voir le fond de sa bourse? dit le protecteur
— Oui a ri" tex-ie, 1 1 pondit R
— Braschi i dit le protecteur appelant,
jeune homme s'approcha.
— Brascni, voici monseigneur le i trdinal Ruffo irui dé
LVOir combien vous aviez dans votre poche hier, lorsque nous vous avons rencontré et combien il vous reste aujourd'hui 7
— A toute personne qui ne serait pas dans les ordres. répondit Braschi, c'est un aveu que je refuserais de faire ; car il ressemble beaucoup â une confession: mais a Votre Eminence, monseigneur, c'esl mue chose. Hier, j'avais une piastre; aujourd'hui, il me reste sept paoli.
— Et combien de jours irez-\ i re avec ces sept
paoli? dit Ruffo.
— Deux jours â peu près, monseigneur, répondit gaiement Braschi ; et deux jours, c'est une éternité.
— Mais enfin, cette éternité arrivée, que comptez-vous devenir?
— Je n'en sais rien ; Dieu y pourvoira.
— Le croyez-vous fermement'? reprit eu riant Ruffo.
— Sur mon âme, je le crois, répondit Braschi.
— Et vous êtes sûr que vous ne mourrez pas de faim?
— J'en suis Sûr.
— Vous avez tant de confiance, que je commence à par- ■r votre conviction, dit Ruffo. Venez avec moi.
— A vos ordres, monseigneur.
Deux heures après, Ange Braschi était installé au Vatican en qualité de secrétaire du pape Benoit XIV, qui le nomma, 1 année suivante, auditeur, puis bientôt trésorier de la chambre apostolique, place qui conduit infailliblement à la pourpre. En effet, Rezzonico étant mort, Braschi n'en reçut pas moins le chapeau de cardinal des mains de h i.i, nt XIV; et, lorsque celui-ci mourut â son tour, ce fut le pauvre enfant de Césène, venu à Rome avec une piastre dans sa poche, qui lui succéda comme roi spirituel du monde chrétien, le 15 février 1775, sous le nom de Pie VI.
Pie VI arriva, comme on le voit, au pontificat dans un temps gros d'orages : tous les horizons étaient noirs de tempêtes. Les jésuites, dont on avait tenté de reformer l'institut, et qui avaient voulu être comme ils étaient, ou ne pas être, avaienl été abolis par Ganganelli ; l'Amérique s affranchissait de l'Angleterre avec l'aide de la Fra a l'empereur Joseph II s'était déclaré le chef des philosophes: Xaples se préparait à se soustraire à l'hommage lige qu'elle prêtait a Rome : la terre était pleine de convulsions, et tous les trônes tremblaient.
Pendant ces heures de repos sombres qui précèdent les grands cataclysmes, Pie VI lit beaucoup : il fit. du Vatican le magnifique Muséum que visitent aujourd'hui les mandataires artistiques de toutes les nations; il déblaya le port d'An'Cône et, dirigea la construction du fanal qui l'éclairé; il ajouta â la basilique de Saint-Pierre une sacristie magniil releva l'obélisque du Quirinal : enfin, il poursuivit cette grande entreprise que la république romaine avait léguée à ses empereurs et les empereurs aux papes. le dessèchement des marais Pontins. Grâce à ces travaux immenses, la voie Appia, ce chef-d'œuvre de l'industrie romaine, fut dégagée des encombrements sous le elle avait disparu. Un canal fui creusé, qui conduisit les eaux s vers le lac Foglia.no. Douze mille arpents
de terre turent rendus à la culture des grains et à la nourriture des bestiaux. Une ville tout entière allait s'élever au milieu de cette conquête de la volonté humaine sur la
nature, lorsque la révolution frae< data, conduisant
derrière elle la constitution civile du clergé, qui détruisait tons les degrés de la hiérarchie spirituelle. Ce fut constitution- qu'on exigea que les prêtres prêtassent serment. Sur cent trente-huit évêqups. quatre seulement s'y soumirent, et, sur soixante-quatre mille prê \ante-
deiix mille cinq cents le refusèrent. Cette résistance dédit trouver et trouva naturellement un appui à Rome, et le bref doctrinal fut la chaîne électrique qui conduisit le tonnerre jusqu'au Vatican. Le 13 février 1793, le consul lis à Rome reçut l'ordre de placer suc sa porte et sur celle de l'Académie l'écusson de la libert i. Cet ordre lui était transmis par le major Flotte et par le commissaire Basseville : il fui Le peuple murmura
il en voituri . et, la cocarde rriiii, prirent la 1 la rue du Cours. A
le peuple, qui mui gronde; les deux
pondent par des paroles de mépris. Le tumulte i' • des paroles de menace circulent: Borne [11 immédiatement la menace. La, voiture fli i eux commissaires est renversée. Flotte se sauve
ire: mais un barblei ntre les
jaml" s de ceux qui 1 re avec :lique a un
i ans A !:-.rne ; car i!
U. liiiflu Bob ! ". '1 y
pour comm cette ville
i la sienne,
iparte vint camper «levant R ime 1 avaii
dus, Annibal, Al Bourbon. Le
19 février 1797, le traité qui li d'une contribu-
■ le trente et un d ' une fourniture
de seize 1 1 une partie de la
Romagne, - i omme de aouvelles
VlCtOl] 1 S i"l li
une.- dans la marche le traité ce fut al stnat île Duphot, assassinai
qui appelait u
séance fut plus prompte et plus terrible que la première. hier prll ommandement de l'arm 29 Jan-
vier 17s or camper sous le* mm- de Rome
où ii de dix s. i
1 i prise par la poi
avait alors quant- vingts ans.
Incertain du pays on il d ptlf, le lu rd conduire i Sienne mais un trembledé terre i en chassa pul mais, a m
mencemenl de 1799, les ai d
nacant l'Italie, on le transporta, malgré
il était atteint, à Parme, de Parme de Turin à
Briancon et de Brlançon a Vali ni e où il mourut le 27 août.
il lui avait fallu, dans ce trajet, traverser le
vre. porté sur un bi et le
ru t le 1 i la ville, où aucun avait été
•i le coi dulslt à l'hôtel dû dant qu'on lui préparait m sur la
terra- lors qu'il rouvrit [u'U tenait pres-
que constamment fermés et qu Diflque
paysa ileva sur son
brancard en s'é< rlanl — O i Lslû .'
Cependant la maladie du souverain pontife
et le mi ii i r I hait S la ta de se don
leurs, i e !0 août, ni
parai] d les entrailles. Vussitol Pie VI. sen-
lant sa tin approi her, demanda à I t lie le viatique, qu'il recul levé, placé dan- un fauteuil, re vêtu de ses ornements pontificaux, i une de ses mains appuyée sur -,i poitrine el l'autre sur les saints Evangiles.
■i i m -.'- i ei ion lui fui adminlsti i
le menu- Vers minuit les palpitations devinrent si fréquentes, qu'elles ne laissèrent pi doute sur l'êt Sa Sainteté L'archevêque de Coi ai lui avait déjà
ibsolu- L] il Ui Pie VI se
ii- mouran mber sa bé
■ ni I] allait quitter. Quelques ! il expira l.e 29 a i matin un homme, vêtu d'un habl
lussis, et le . a dans la chambre ht. Ii \a le drap qui couvrait le vre. regard
Pie vi. s'assit
une tahle. lira 1er, du papil P, une
qu'il alla ensuiti la malrii
■ Aujourd'hui, fran-
i. a devant
' g le
quel
de m .ter Fontlvy, aussi pn
dont l( nvlron
■ lladelle, m'a <ii i rae Jean- tnge Braschl, Pie VI pontlfi de 1
ni. p une heur--
du u huit ne i ' ' dl IX )OUn II apri
liant et les témoins je nie suis de idlte maison i dmlnlstratton i entrale, et le
técutlf pn ■■ 'H* île
deux membi
fait appeler les citoyens Duvauve. officier de santé, et Vidal pire officier de santé en chef de l'hospice militaire de celte commune lesquels, après avoir fait l'examen du- P écés ; de quoi
j'ai i ehee du commandant de la
place et du Juge de p anton, qu
eux; les membn ïtituées lesdits offi-
- témoins : le cito a Doux, de ladite commune, écrivant Valence, en l son commune les jours, mois et an que dessus. » (Suivent
Tel ■ mortuaire ;t\tucl du deux cent cinquante-
quatrième succi- Pierre. Il n'y a peut-être
Ives île mitre histoire, qu'uni qu'on puis! ces-verbal de mort
île Louis XVII -e esseur de saint Louis
1, en même temps, la France était appelée à donner
en exemple aux mirions ce double abaissement du pouvoir
i el et spirituel sur lequel avait reposé jusqu alors
l édifice -m lai d'une moitié du inonde.
Ce fut M Delacroix, areb ruit et auteur d'une
-ur 1 histoire et les antiquités du dé-
ii . qui nous ht les honneurs de la ville
li ai e i adoptant, pour notre e: nrono-
loglque, il nous conduisit d ir penchée, qu'une
on populaire fait remonter au ur qui,
toute neuve qu'elle était alors, s'inclina pour saluer les
chrétiens -.un: Félix Fortunat liaient
au supplice, et depuis lors resta miraculeusement penchée.
en mémoire de leur martyre . puis a la cathédrale, dédiée
autret.- saint Cyprien, aujourd'hui
5 août 1095 par le pape l'rliain II, qui se rendait au i mont, où fut ré-
solue la pi sade, ainsi que le constate cette ins-
cription latine
Anno alKtncarnationt Dotnini millesin ttimo qvinto,
Indiclione secundo nonts Augustl, irbanus papa secundus. ctim duodecin, 'îihiupis .- -, m vtrgi-
"is. un tnartyrum Cornelii et Cypiiant, hanc
ceclesiam dedlcavtt.
ii ie que lut élevé le monument du pape Pli VI. D'abord, son cœur, dépos? dans une urne, avait été rei Ue et son < orps inhumé
re commun; mais, par une décision que.
le 30 novembre 1799, fit prendre a -es deux cllègues Bonaparte arrive au consulat, il était arrêté « que les honneurs de la sépulture seraient rendus ■ ce vieillard respectable as u Iheurs qui n'avait été tm Instant l ennemi de la France que séduit par les conseils perfides qui environnaient la i Ignlté de la
la sensibilité de son - onsldér ition d i élu) qui avait occupé un des premier rangs sur la terre, etc., etc. •
VI fut. en séquence, exhumé, et chose
i qui
itour du cercueil une petite voûte de maçonnerie donl la porte fui n ux ans api irdat
ai i -nie par VII n à la
dépouille mortelli sseur, qui fut transpi
dans la baslllqi Saint-Pierre de B pendant, l'urne qui contenait le
. CBUr fui nu. lin- a la Ville di iihniiiui. i
de Pie VI, i \e, m,- i-.oir
la n . l
Kn sortant de i peut d le la i - na
italiens vers 1 an 1530, et qui es! COIUIU s ai- le m. ni de Pendentif de Valence. Loup' ' sur
c'était le caveau funéi i Mistral donl
i . hevron > i • - ■ rois trè-
Ce n'esi pi - le seul monumen qu'ait
... m- parli i- ourd hul
qui - ri di
Mir.le duquel i avait
•m» merveille du m* si*-
ni. ni en France ni en It ■ D il en-
I] est • omme i ous i avons dli situ*
; n- lieu
• v.iis ail loi rsqu'll m ,%iu-
iii dernier fragment qu il avaii oubli mon-
péché qui le voir car noua le
ommandons aux artistes comme n'étar pas
i Aujnurd'liui, M
LE MIDI DE LA FRANCE
, mieux. Il est situé dans la cour de la maison Dupre. rue de la Pérollerie, n° 33, et nous a paru un chei l'œuvre de
cette naïveté de l'art, si précieuse en ce qu'elle nous a
serve les costume-, .les époques pendant lesquelles 1 artiste exécutait son œuvre, au heu de fausser ceux de L'époque où le fait qu'il représentait s était passé. Celui-ci est. une porte donnant sur une cour et conduisant escalier; le sujet que représente son entablement dans le premier compartiment de gauche est l'histoire d"Hélène tonnant, avec sou livre Castor et sa mère Léda, un groupe TOilé dont deux satyres venaient en dansant soulever les draperies. Nous sommes forcé d'avouer que ce n'est point
reux d avoir découvert ce bijou, qu il est renfermé dans la cour fl une maison particulière et ignoré des trois quarts dus Habitants de valence même
Notre dernière visite fut au château du Gouvernement. On nous montra la chambre où mourut. Pie VI: c'est au
iu) i nui l'atelier de cordonnerie de la garnison, et la seule trace du séjour qu'y !it le souverain pontife sont les quatre crampons scellés au plafond qui soutenait le baldaquin de son lit.
La pluie que nous avions reçue la vieille et celle que le temps paraissait nous tenir en réserve pour le lendemain nous avaient ôté toute sympathie pour les courses pédestres.
Ses auditeurs semblaient l'écouter avec une grande altenlicn.
dans ce premier compartuntni qu'il faut chercher les traces des costumes du xve siècle; l'artiste, au contraire, a dans tous les détails suivi religieusement les traditions intiques.
Le second compartiment représente le beau berger Pans, habillé en jeune seigneur de la cour de François Ier, avec une toque et des plumes, un manteau de velours et un pantalon de soie ; derrière lui est Jupiter, qui le choisit pour arbitre dans le différend survenu entre les déesses. Le maître des dieux, dont le sceptre indique la puissance, est revêtu d'une cuirasse florentine du meilleur goût, et qui semble sortir des ateliers de Benvenuto Cellini. Devant le juge, IS, Junon et Pallas. qui, pour tout costume, ont conserve leur bonnet, se disputent le prix de la beauté qu'a reçu Vénus. Enfin, â sa gauche, un beau cheval de bataille piaffe fièrement, et semble impatient de reporter le beau berger à la cour du roi son père.
Le troisième compartiment représente l'enlèvement d'Hélène. Les deux amants ont été si pressés de fuir, que Paris a eu le temps de mettre seulement son casque, et porte le reste de ses vêtements au bout d'une lance. Il est vrai qu'il
aurait eu quelque peine â les endosser, vu que l'Amour lui
a prêté ses ailes pour rendre sa fuite plus prompte et
plus sûre.
Toutes ces petites figurines sont, d'un maniéré ravissant
et d'un fini tout a fait gracieux ; et je fus d'autant plus heu-
En conséquence, nous nous mimes en quête d'une voiture quelconque, et avec grand'peine nous parvînmes à réunir un cabriolet, un cheval et un gamin, trinité locomotive qui nous fut abandonnée par le carrossier moyennant la somme do dix francs par jour Nous nous juchâmes tant bien que mal dans la machine; et, le lendemain au point du jour, nous quittâmes Valence, et, suivant l'ancienne vote Aurélienne qui conduisait d'Arles à Reims, nous nous mimes en route pour Montélimar.
Nous y arrivâmes â la nuit close. Nous frappâmes a la grande porte de l'auberge : un garçon d'écurie, le visage tout couvert de sang, vint nous ouvrir. Il avait reçu, il y avait une heure, un coup de pied de son cheval qui lui avait ouvert le front. Nous lui demandâmes comment, dans cet état, il n'était pas couché dans son lit, la tête emmaillottée
— Eh bien, et ma besogne, nous répondit-il, qui est-ce
qui la ferait? , ,
-- Mais au moins, lui dis-je, faites vous soigner, lavez la plaie, mettez un bandeau ,
— Bah! bah: reprit-il insoucieusement, ce n est rien; s'il faisait du vent, ce sera ii déjà Séché
Un Parisien â qui un semblable accident serait arrive eut n-ardé la chambre pendant un mois. Ce me fut une nouvelle preuve que la douleur n'était qu'une impression relative une affaire de sensibilité nerveuse, et que les percep-
ALEXANDRE DUMAS tLLUSTRÉ
'!■:."- diffé-
iro. des Ro-
11 i unes à
«iidi. et cela. sang.
- ge méi
• ii •
i restamon revenaient mb en riaient de ses détails.
utant que nous pûmes ara d an fédéré, nommé ait eur à
- ours .11 kl i i i 111 ir des assassins. La leur, Caillé rsonnage, buvali
niait un verre .le vin. il I : - i i- du i i empe-
*, lui avait donné un n posa
• a)U9ta la femme. <iu il m et ti omme qui panait de I antre coté, de la rue.
' 'lit il en déposant sa carabine et en
in funèbre du défunt, qui resta put us que péri 1 ln i disait te narrateur, claquaient comme
d« in.nime .i la carabine s en aperçut.
honneur, voulut
• leva et dft tara qui lui de
iulut par t le peur de fâcher
qu'il se chargeait
'''■ ' que ce fut dafinitlvemen
qui ]
. ; i n et mol.
assis dans un co et. à quelques pas de
rtaat a la lueur dune mauvaise chandelle
entre les autres, étalent cas quatre hommes, «le sang, Le i
Hanches i
terre il et les cette -nie. qui a
i nou
U avions ma rien : mais, par un ' main, laffia sur m ma i arablne ; et, l
-ine. de celi [uatre
m. mis exàmtnamet si nos armes étalent en bon de notre lit.
loi, dans les
iur lui le siège de Toulon, passant a
des projets d'hortli ni
n'y avi
idulslt .i nnr , amj dans le patois du p i ■
mille rrani ire quarante nulle .
dit II
' ' m. dus de
il faut n elle pourrait
i i ii m
rente
nat.
'•■niy |Ut T
es due fit le notaire pour - gens retournèrent à l'hôtel, et. le même
remire:
■ ' ' ' le l'Europe si H..na-
.!é Beauserretî
En sortant de Montéllniar, nous marchons de n. sur l'histoire antique
e capitale des Trlcastlna, s'élève Ce fut la que B ! rassembler son armée. Ii
lois Bellovèse. l'an 153 de Kome, et, quatre Annibal la traversa trmée. An
colonie, sous le nom U'Augusta Trlcastlnorum, et i'. range au nombre des villes latines.
lontéllmar, on cominence, pu l'aspi rcevoir que l'on entn m m: Le •■
terrains es; pins chaud, l'air plus limpide, Il des objets sont plus arrêtés; cependant les oliviers venaient autrefois jusqu'à cette ville, ne commencent plus réellement aujourd'hui qu
l .le malin un n\ i il
tinelle avancée, .>u plutôt perdue. e-s.i>.- de vivra aux environs de la r.iln.l ; mais il rai voir, tant souffrant Bt BCn ■ SS lui te éternelle avec le Nord
Nous arrivâmes de jour encore au fameux p.mt qui appartient moitié à la Provei lé au Languedoc. La ..ut Jusqu'il l'angle. l'n en 1363, qu'il \. langues de (eu ÎUr le Kl. n. e II alla, le I -i «-.m de Thlange avoir réan Instant, Interpréta le s, ,n^, comme an ordre donné par Dieu a le communauté de bâtir un pont sur le n n'y avait qu'un empêchement A l'exécution de
mante n'avait pas te
sou. lleiiren
n quête, et iliaque moine fit si ■le. que. deux
k'nant. Jean de Xhlan sa i.i pren
l'honneur de la sainte Trinité, i.e pont Saint-Esprit, nomme
ainsi des langues Se feu auxquelles il Aon son
fut don. commer. 5 et terminé en 1307. Chacune