VOUS
mauvais ou de bon présage!
nne raremi beureux. i venu.
ell nie, lorsqu'une
arrive au moment où i on - embarque, il est eoi ore tem] Oui i" !i est argent de i
Mors, il tan répondit le
le Dieu, i n profond alli la barque
eu les ailes
d'un met *
• epi adant depuis i ai paritioi pilote tour-
nait avec inquiet
qu'allaient loi arriver les me mauvaises
sur h- i b mesure que i beure ma
lus une lumli re plus i Ive, i omme elles i
avant i au i le lai <i .1/11 1 , 1 1 , h ■ •olatu d n- au-
I un I oullïlr.
Mi .lin/ la le pilote
mais mu il- eussent atn ompil i ordre qu Ils vena
ment •!«• Brunm venir a i •
i qoe i ' tel la le pilote Tout a b
i eux a qui i es ordres
soit que quelque ad mal formé i
de la manœuvre le vent était su» li que la voile foi abattue. La barqu
in ■ heval qui entend rugir on lion, puis
"'lin lui . .'iiliii . Ile SI i" m lia '
util fuir les étrelnb
-enfla comme si elle
■ flotta m. Instant, Ile i ■ ■ brisera
bour
• elle ■
i e plus vloli
" M qui ., .1
veut punir, et sauve qui il veut sauver. Il a dit a. .- de marcher sur les l'apôtre a n
la terre. Et, tout lu? et garrotté qu'est von
sûr de un. ■• U est dans la grâce
', qui tout homme libre qui sérail dans sa malé-
n ooup de rame, liant/, an coup de rame, que
ni veut : cal nous n'en sommes
le voila qui revient sur nous.
pins hautes et plus écumeuses que les
raient mena, antes. et. quoique la barque
i moins de prise possible, le vent, qui les suivait, fit
i la barque en arrière avec la même rapidité que ces
plates que les enfants font bondir sur la surface de
I eau
.Mais, s écria Guessler commençant à comprendre le danger, s, u- vent n rns est contraire pour aller a lirunnen. i retourner a Aitorf ?
Oui, oui, j y -u bien pi nua le pilote, et voila
pourquoi plus d'une fois j'ai regardé di Mais regar-
ieur, et voyez les nuages qui passent g et le Titus : in viennent du Saint-Gotnard et suivent le murs de la Rcuss ; c'est un souffle oontralre à celui qui soulève ces vagues qui les pousse, et avant cinq minutes ils se seront rencontrés.
— El ali
le moment ou il faudra que Dieu pense à
• m que nous pensions .■ Dieu.
i i lote ne tarda point a s'accomplir Les
qui s'avançaient au-devant l'un de l'autre, se
ii enfin. Dn éclair flamboya, et un coup de
aie le combat venait île commeu-
i.inia point a pan. . révolte des élé-
ses vagues, tour a tour i poussées par
ciiii's contraires s'enflèrent comme si un volcat i,s faisait bouillonner, et la barque parut bientôt u peser davantage qu'un de ces flocons d'écume une.
Il i de mort, dli le pilote; que ceux qui ne
sont pas oi i upés I tassent leur pi
i... i prophète de malheur 1
as-tu pas prévenus plus toi
.rentier avertissement que Dieu m'a m- : mais i voulu i'- snrrre.
n [allai ■ agner h i
,i . ! pian de n i.ur de v, i umme
,i est du vôtre d'obélt s l'empereur, comme U est de celui i Dieu.
En ce moment une vague Curieuse trlnl s,' briser .mitre
. dans i que.
\ l'œuvre l messieurs les boxâmes d'armes! cria us
n lac l eau qu'il nous
sommes ass ainsi, vite vite! une deuxième
■ .ut . et. quelle qm- son l'imminence de la
voir .le l'homme de lutter contre
\.' \..isiu aucun m.. yen de aous sauver, et n'y a-t-tl plus
n j b toujours espoir, mon luolque l'homme
avoue que est Inutile, car la miséricorde du Sei-
: n.iii est plus les connaissances humaines.
muent as m pu prendre pareille responsabllitô,
,, pa mieux ton m l murmura I loessler.
Quant a mon métier, monseigneur, répondit le vieux
marinier, il s a quarante ans que je l'exerce, et il n\ a
ire dans toute l Helvétle qu'un bomme meilleur pilote
mol
Uors, que n est il li i pour prendre ta place : s'< n \ . dit ut pilote
Guessler regarda le vieillard d'un air étonné.
■ u .i. mue/ qu'on detaciie les ."ides .m prisonnier, . ar si la n homme peut nous sauver à cette heure,
•.une.
ai Igné qu'il y consentait. Vu léger sourire de
riompbe passa s. ,1,. Guillaume.
Tu i mat m ier en coupant
menu les cordes qui le garrottaient
Lendit les bras ' "iiune un
alla reprendre au gou-
I la place aband dis que le vieillard, prêté
deux autres
u 01 Bnzl dit Guillaume.
-ser.
inieineiit
aux
• i - .la 'ils. et nagi dirai.
K\ SUISSE
En marne temps il pressa le gouvernail; la barque, surprise de cette brusque manœuvre bésit; staut puis,
comme un cheval qui reçu. ,: . ,,. ,i. élut qui
le monte, elle tourna enfin sur elle m
— Nagez! cria Guillaume aux matelots, qrul se courbant aussitôt sur leurs rames ment, malgré l'opposition des Vagues, marcher le bateau dans la d oulue.
' Wi, oui, murmura le vieillard il et il obéit.
— Nous sommes donc sauves; s'écria Quessler.
— Hum, lit le vieillard, fixant ses veux SU) i ni de i ; n i 1 laume. pas encore, mai^ nous somme» en l i lninin
lard, et avant que i lue irdi - Fussent n venus de
i • êtonnement, la bai qu ■ ■ , . ■ uoi
Guillaume ordonna d'al oant de
b tisser pou» amarrer un co «a la main g;
sur son arbalète, pressa de
'< i barque t ira au Iti et i ent la pre
i rulllaume - élam a légei et re
tomba sur. un roi hei à Heur il eau, I
a l'impulsion que lui avai naît vers le large : d'un deuxième boi
a vi tue Quessler et ses
mi cri, il avait disparu dans i
La forteresse il'l ri.
je devine Oui. sur mon Ame, tu as raison. Guillaume, il doit y avoir entre les deux montagnes de la plve droite un it d'air qui, si non- l'atteignons bous mènera en dix minutes sur L'autre bord Tu as devine i uste : ce serait la première fois qu'il y aurait pareille fête au la. sans que le vent d'ouest s'en mêlât; et. tenez, le voila qui siffle comme s'il était le roi du lac.
Guillaume se tourna en effet vers l'ouverture déjà désignée par le vieux pilote; une vallée Séparait deux monta. gnes, et, par cette vallée, le vent d ouest établissait un courant et, soufflait avec une telle violence, qu'il formait une de route sur le lac. Guillaume eng ■■■.. dans Cette ornière liquide et, tournant sa poupe au vent, il in signe aux bateliers de rentrer les avirons et au pilote de bisser la voile, n fut obéi aussitôt, et la barque << mmença de cingler avec rapidité vers la i..im> de l'Axemberg,
En effet, dix minutes après, comme l'avait prédit le vieil-
Aussitot que la stupéfaction causée par cet accident fut
dissipée, Guessler ordonna de gagner la terre, al n
mettre a la poursuite du fugitif; ce fut cfi deux, coups de rame suffirent pour conduire la
rive. L'n des mariniers sauta a terre, tendl une chaîne, et,
malgré les vagues, le débari aus-
mi an lier partit i ' \lha bVOJ 6r des
rs et. des chevaux a Brunne les attendre
le gouverneur.
A peine arrive dan- - i uinonccr .i
son de trompe que celui qui llvri l evrait
cinquante marcs d'argenl eral empl d'Impôts-, lui er,
i mts, Jusqu I Sratlon parel
récompense tut au l i inrad de B i
Vers le milieu d et 1 êcu: er
vère ■ lei iu ? à ■ ■■
LUSSitÔt pour le \
\L¥y. - UMAS ILLUSTRÉ
«lAri
ls du lac
que le
n in di K
mois ue
BTéne-
;.- i liemin il raleinit le joindre. Cel
les gardes
listance; ils chemi-
- parler; enfin
le regarda comme s'il
me. Puis tout à coup
lui dit-Il.
. i i iuessler.
.neur; mais je m'attendais si peu a
polnl préparé a y répondre, n est-ce pas. temps • n • est uoe réponse réfléchie .■ te demande.
fera paa attendre, monseigneur; saul
rdres.
ompltr)
le —lit— prêt.
T„ p, m >- prendras quatre
a Burglen, ei la
seulement tu lem faire.
< t • j auront Ils i te ii l I, la femme de Guillaume et de
, les lera ■ KOssoai ii. où je les attendrai, î.i
rneur.
H livre lui même ; i ar ctaaq
, vie a un de se.- enfants,
dernli urne.
<iu il iHMi-- , m ini'.i de son • hi rai iur lui port plus temps une iiéche lui avait traverse i ar.
lulllaume Tel] ai , ..n; ane pomme
,i,. i., ■ ni 1 1 plai e publique d'Altort.
i , iiiiii .in .i i lundi suivant le- •
au Orutll la a uessler avait provoqué
réunion extraordinaire.
l'h: de la Unerl
umgarten et Méditai ■ Inement le chevalier di • qui reinlrait I mille
-1er. il attribue rtlcullêre, et ni
que dl '•
dulll ■ m .i sauve
rai
I 14, dit un.
M an de lin
ghell
le ne puis
du i bateau au.
Walter Furst, je prendrai la forte-
: Lll.
unanime accueillit ces deux dernières mjuré prit l'engagement, pendant les ient encore à passer, de recrute] mi ses amis les plus braves, et l'on adopta.
us lesquelles on
lit i n i hoisit pour la sienne une tète de taureau
n anneau brisé, en mémoire du joug qu'ils allaient
rompre: Schwiu une croix, en souvenir de la passion de
lu.ilden deux ciels, en honneur de
nt Pierre, qui était en grande vénèratio
Sarnen.
Ainsi que lavaient prévu les vieillards, le meurtre de Quessler lut considéré comme l'expression d'une vengeance particulière suites inutiles i ontre Guil-
laume se ralentirent faute de résultat, et tout redevint calme et tranquille dan- les trois juridictions jusqn .tu jour >iii devait éclater la conjuration.
Ir du 31 décembre, le gouverneur du château de me il habitude, la visite des postes, plaça des sentinelles, donna le mot d'ordre, et fit sonner le couvrei. n Uors le i i. iie.ui lui-même parut s'endormir comme les qu'il renfermait . le- lumières disparurent les unes après les aunes, le bruit s'éteignit peu a peu, et les seules senttni . sommet des tours interrompirent ce
silence par le bruit régulier de leurs pas et les cris de veille .naît d heure en quart d'heure.
Cependant, malgré cette apparence de sommeil, une petite fenêtre donnant sur les fossés du château s'ouvrit avec précaution ; une jeune fille de dix-huit ou dix-neuf ans passa sa tête i raintlve, et. malgré l'obscurité de la nuit, elle essaya de plongei - dans le fossé du château.
Au l.out de quelques minutes d'une investigation que les ténèbres rendaient Inutile, elle laissa tomber le nom de Zagbeli. Ce nom avait eie dit si bas. qu'on eut pu le pren- :r un soupir d "ii pour un murmure du
ruisseau Cependant il fut entendu, et une voix plus forte
et plus lin luoique prudente encore, y répondit par le
nom d Mineli.
La Jeune fille resta un moment immobile, la main sur sa en étouffer les battements. Le nom d Innell -<• 81 entendre une seconde fois.
Oui ni niuiniiira-t-elle en -'■ penchant vers l'endroit d ou semblait lui parler l'esprit de la nuit : oui. mrih bienalmé mais pardonne-moi J'ai si grand peur '
Que peux-tu craindre? dll la voix: tout esl endormi au i les sentinelles seules veillent au haut des ; Je ne puis te voir et a peine si je t'entends; comment
n qu'elles i - entendent et qu'elles nous volent 1
•'une fille ne répondu pas niais elle laissa tomber
quelque cl le boul d'une corde, a laquelle
d'une échelle. qu'Annell tira a
elle et fixa a la barre de sa fenêtre. Un instant après, le
Jeune le. mme entra dans sa hambre. Annell voulut reti-
helle de
\ limée, lui dit Zaghell. car j'ai encore
le el n- t effraie pas surtout de ce qui
le moindre mot, le moindre rri de ta part
Mais qu > u nom du ciel I, dit Annell. Ah!
rde ! regarde : El elle lui montrait un homme qui apparaissait à la fenêtre.
Non, non Annell nous ne sommes pas perdus ce sont ini-
M.n- mol, mol |e -uis déshonorée! s'écria la jeune fille " haut sa ■ - deux mains
— Au ...i témoins qui viennent
ei "i sermi le le prendre îiour femme
aussitôt que ii délivrée.
imanl i es vingt ■ n as après les .mires; pin- Zaghell
i éi belle el ferma la fem
dans l'Intérieur. La
LUIille. II. ■ - II: ■
m Ison .lu cha-
leurs mulot m, - peau d Albert
-ur la forteresse qui ouvrit le lende-
A ml i haut de la Mur aperçut
i - q Ili Igeaienf a tou • I i Ide i ers la
i leux i ■■ ' lurés se plai i i enl a I. autres
ins la cour. ln\ minutes après, le cbevaltor
qui se baissait der-
con mi la garnison.
n di ment réus I Nou
son entre- . u et - .'n • pi le chemin de
i : château royal de
EN SI ISSE
Sarnen pour se rendre à la messe, ces vingt hommes se présentèrent à lui. apportant, comme i résents d usage, des agneaux, des chèvres, des poules ; le gouverneur leur dit d'entrer au château et continua sa route. Arrivés sou porte, ils tirèrent de dessous leurs habits des [ers aiguisés ou ils mirent au bout de leurs bâtons, et s emparèrent au Château. Alors l'un d'entre eux monta sur la plateforme, et fit entendre trois fois le son prolongé de la trompe montagnarde. C'était le signal convenu: de grands cris de révolte se firent entendre de rue en rue. On courut vers l'église pour s'emparer de Landenberg . m nu à
temps, il s'élança sur son cheval et prit la fuit vers le château de Kossberg. C'est ce qu'avait prévu Zagheli.
Les plus grands soins et les plus grands égards lurent prodigués au bailli impérial pendant le reste de la journée Le soir, il demanda a prendre l'air sur la plate-forme de la forteresse. Zagheli l'accompagna. De là il pouvait découvrir tout le pays soumis encore la veille à sa juridiction ; et. détournant ses yeux de la bannière où les clefs d'Unterwalden avaient remplacé l'aigle d'Autriche, il les fixa dans la direction de Sarnen, et demeura immobile et pensif.
A l'autre angle du parapet était Zagheli. immobile et pensif aussi, les yeux fixés sur un autre point. Ces deux hommes attendaient, l'un un secours pour la tyrannie, l'autre un renfort pour la liberté.
Au bout d'un instant, une flamme brilla au sommet de l'Axemberg. Zagheli jeta un cri de joie.
— Qu'est-ce que cette flamme? dit Landenberg.
— Un signal.
— Et que veut dire ce signal ?
— Que Walter Furst et Guillaume Tell ont pris le château d'L'rijoch.
Au même instant des cris de joie qui retentirent par toute la forteresse confirmèrent ce que venait de dire Zagheli.
— Toutes les Alpes sont-elles donc changées en volcan? s'écria Landenberg ; voilà le Righi qui s'enflamme.
— Oui, oui. répondit Zagheli en bondissant de joie, lui aussi arbore la bannière de la liberté.
— Comment] murmura Landenberg; est-ce donc aussi un signal ?
— Oui, et ce signal annonce que Werner Stauffacher et Merhtal ont pris le château de Schwanau. .Maintenant, tournez-vous de ce cëté, monseigneur.
Landenberg jeta un cri de surprise en voyant le Pilate se couronner à son tour d'un diadème de feu.
— Et voilà, continua Zagheli, voilà qui annonce à ceux dl'ri et de Schwitz que leurs frères d'Unterwalden ne sont pas en arrière, et qu'ils ont pris le château de Rossberg et fait prisonnier le bailli impérial.
De nouveaux cris de joie retentirent par toute la forte resse.
— Et que comptez-vous faire de moi? dit Landenberg en laissant tomber sa tète sur sa poitrine.
— Nous comptons vous faire jurer, monseigneur, que jamais vous n'entrerez dans les trois juridictions de Schwitz, d'Uri et d'Unterwalden ; que jamais vous ne porterez les armes contre les confédérés ; que jamais vous n'exciterez l'empereur à nous faire la guerre, et, lorsque vous aurez tait ce serment, vous serez libre de vous retirer où vous voudrez.
— Et me sera-t-il permis de rendre compte de ma mission à mon souverain ?
— Sans doute, répondit Zagheli.
— C'est bien, dit Landenberg. .Maintenant, je désire des cendre dans mon appartement : un pareil serment demande à être médité, surtout lorsqu'on veut le tenir.
L'EMPEREt'K ALBERT
Le hasard, cette fois, avait semblé favoriser les confédérés de toutes les manières. Le nouvel an de la liberté avait sonné pour l'Helvétie. Le 1" janvier 1308, et le 15 du même mois, avant même que la nouvelle de l'Insurrection fût parvenue a 1 empereur, il apprenait la défaite de son armée en Thuringe ; il ordonna aussitôt une levée de troupes, déclara qu'il marcherait lui-même à leur tête, et fit, avec son activité ordinaire, tous les préparatifs de cette nouvelle campagne ; ils étaient terminés à peine lorsque le chevalier Beringuer de Landenberg arriva d'Unterwalden, et lui raconta ce qui venait de se passer.
Albert écouta ce récit a.\ itlence et Incrédulité;
i i lorsqu'il ne lui tut pli nserver aucun
d étendit le bras dans la lire lion des trois cantoi
et jura sur son épée et sa ,i , ,i. ,
lu dernier de ces misérabl< , paysans qui aurait pris t Insurrection. Landenberg il put pour le détourner de ces desseins de vengeance ; mais tout fut inutile. L'empereur déclara qu'il marc] contre
le-- confédérés, et fixa au 2, février le jour du départ de I aimée.
••ille de ce jour, Jean de Souabe, son neveu, fils de -n frère cadet, se présenta devant lui '.empereur avall été nommé tuteur de cet enfant pendant sa minorité : mais, depuis deux ans, son Age l'affranchissait de la tutelle Impériale, et cependant Albert avait constamment refusé de lui rendre son héritage ; il venait, avant le départ m oncle, essayer une dernière tentative. Il se mil donc respectueusemen a genoux devant lui, et lui redemanda la 01 n :me ducale de ses pères. L'empereur sourit. dit quelques mois à un officier de ses gardes, qui sortit et rentra bientôt avec une couronne de fleurs. L'empereur la posa sur la tète blonde de son neveu; et, comme celui-ci le regardait étonn
— Voilà, lui dit l'empereur, l.i ronronne qui convient à ton âge; amuse-toi à l'effeuille] [enoux des dames de ma cour, et laisse-moi le soin de gouverner tes Etats.
Jean devint pâle, se releva eu tremblant, arracha la couronne de sa tète, la foula aux pieds et sortit.
Le lendemain, au moment où l'empereur montait à cheval, un homme couvert d'une armure complète et la visière baissée vint se ranger près de lui. Albert regarda cet inconnu, et. voyant qu'il demeurait a la plaie çru'il avait prise, il lui demanda qui il était et quel droit il avait de marcher a sa suite.
— Je suis Jean de Souabe. fils de votre frère, dit le cavalier en levant sa visière; j'ai réclamé hier ma souveraineté, vous m'avez refusé et vous avez eu raison ; il faut que le casque ait pesé sur la tête où pèsera la couronne ; il faut que le bras qui portera le sceptre ait porté l'épée. Laissezmoi vous suivre, sire, et. à mon retour, vous ordonnerez de moi ce que vous voudrez.
Albert jeta un coup d'œil profond et rapide sur son neveu.
— Me serais-je trompé? murmura-t-il.
Et, sans lui rien permettre ni lui rien défendre, il se mit en route; Jean de Souabe le suivit.
Le 1er mai 1308. l'armée impériale arriva sur les bords de la Reuss. Des bateaux avaient été préparés pour le passage de l'armée, et l'empereur allait descendre dans l'un d'eux, lorsque Jean de Souabe s'y opposa, disant qu'ils étaient trop chargés pour qu'il laissât son oncle s'exposer au danger que couraient de simples soldats. Il lui offrit en même temps une place dans un petit batelet où se trouvaient seulement Walter d'Eschembach, son gouverneur, et trois de ses amis, Rodolphe de Wart, Robert de Balm et Conrad de Tegelleld. L'empereur s'assit près d'eux ; chacun des cavaliers prit son cheval par la bride, afin qu'il pût suivre son maître en nageant, et la petite barque, traversant, la rivière avec rapidité, déposa sur l'autre bord l'empereur et sa suite.
A quelques pas de la rive, et sur une petite éminence. s'élevait un chêne séculaire; Albert alla s'asseoir à sou ombre, afin de surveiller le passage de l'armée, et, détachant son casque, il le jeta à ses pieds.
En ce moment, Jean de Souabe, regardant autour de fui et voyant l'armée tout entière arrêtée sur l'autre bord, prit sa lance monta sur son cheval, puis, faisant de feinte^ manœuvres, il prit du champ, et revenant au galop sur l'empereur, il lui traversa la gorge avec sa lance. Au men.r instant. Robert de Balm, saisissant le défaut de la cuirasse lui enfonçait son épée dans la poitrine, et Walter d'Eschembach lui, fendait la tête avec sa hache d'armi à Rodolphe de Wart et à Conrad de Tegelfeld. le coui leur manqua, et ils restèrent l'épée a la mal i frapper.
\ peine les conjurés eurent-ils vu tomber m
qu'ils se regardèrent, et que, sans dire un mot, l.i mue chacun de son coté, épouvant l'un
de l'autre. Cependant Albert, expirant te ili sans
secours; une pauvre femme (mi passai ■' lui
et le chef de l'empire germanique rend le dernier soupir dans les bras d'une mendiai- la son sang avec
des haillons.
Quant aux assassins. Ils resté) lit en lans le monde.
Zurich leur ferma ses porti m leur refusè-
rent asile. Jean l« Parrl en remontant le
cours de la Reuss. sur i ' < telle il avait i ommis
son crime. On le vit â moine put il
perdit du côté de i i " entendit plus pa
D'Eschembach vécul " hé sous un i
de bergei a m u i et ne se fit i
naître qu'au d m di mon Conrad de Tegell
E DUMAS ILLUSTRE
Il I |
du le quii' Je la
iut de laqm ppllce,
rendit <r soupir.
de la . lioniiùs en
fun