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i une partie de ce
"••nt ; alors, comme
de Itesma. ils dormiront
■ :n volcan tout aussi dange-
le phénomène dont ils ont
la fin du siècle dernier est
eaux qui pénètrent du sommet
ir de la montagne, trouvent une
ie deux couches de rochers et lui
■ le sorte que. cédant 1 la pression de la
ire, cette terre délayée s'échappe à l'état de
sont d'autant plus alarmants, que ce
m innoncèrent la chute de Rossberg et que cette
Il plus une couche de la montagne qui se
lit dans la vallée, mais la montagne tout •
. omme un vaisseau sur le chan-
nstruit. et qui. comblant le lac
liant.
Nous renions I une désolée, et nous
approchions du ; te-Crolz, qui forme la
moine du chemin, loi nous, rolde
régulières qu'en mpas qui marcherait, un jeune
ni pour notre Anglais.
en lui taisant, moitié en all< i
observations qu'il croyait ; iut continu
LiS lui. Sulli
■ qu'il de manière a < ralndre qu'avant cinq
ii-ir.
que les officieuses et ins-
étaleut II uni-
i Journée, et Je lui d il roulait aban-
l Instant même ; il s'arrêta et
Inqulé-
i abandon de son guide, i ontlnua de desi endre la mon-
dans la ml q u nous donna lespé-
>nl il alla avant
m .1 affaire
qu il fallait qu'il I ■ maladie ;
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un n.
il lui faudrait
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TAll- • main, ■ > lui
i épisode le pi ■ ,,ne
Mi i
i entôt il n'y eut plus
que les sommités des montagnes qui semblèrent former des
ir cette mer de ténèbres, puis elles furent submergées
unes après les autres. Le déluge nous attei-
nous-mêmes bientôt. Pendant quelque temps encore.
. la tète du Pilate, i ' que le
■ le quatorze ou quinze cents pieds Enfin, la lueur de i uier phare s'éteignit, et, comme nous arrivions au
Siaffel. les Alpes tout entières étaient plongées dans l'obs-
Xous avions mis deux heures un quart à faire l'as-
ion.
En mettant le pied dans l'auberge, nous crûmes entrer
dans la tour de Babel ; vingt-sept voyageurs de onze na-
■ lifférentes s'étalent donné rendez-vous sur le Righl
le soleil : en attendant, ils mouraient de faim ou à peu près; l'hôte, n'attendant pas si nombreuse compagnie, ne s'était pas muni de provisions suffisantes ; aussi n'obtins-Je de la société qu'une réception fort médiocre : j'étais une nouvelle bouche tombant au milieu d'une garnison affamée. Chacun jurait dans sa langue, ce qui faisan le plus abominable concert que j'aie jamais entendu.
Dès que Je sus ce dont il était question, je pensai qu il serait brave et magnanime a moi de me venger de l'accueil que m'avait fait la société en lui donnant une preuve de philanthropie; en conséquence, je tirai de mon carnier une superbe poule d'eau que j'avais tuée en tournant la pointe de Niederdof avant d arriver à Wegghis; ce n'était pas grand'chose. mais enfin, en temps de disette, tout devient précieux. Je pensai alors que l'Anglais avait eu quelque révélation de la famine qui régnait dans les hauts lieux, et que c'était pour cela qu il avait regagné si rapidement la vallée.
En ce moment, nous entendîmes. a cinquante pas de l'auberge, le son d'une trompe des Alpes; c'était une galanterie Un notre hôte qui, à défaut d'autre chose, nous donnait une sérénade.
Nous sortîmes pour écouter ce fameux ranz des vaches qui. dit-on. donne au Suisse le mal de la patrie ; pour nous autres étrangers, ce n 'et, ut qu'une espèce de mélodie assez monotone qui. en mon particulier, éveillait une idée tout à fait formidable, c'est que. s'il y avait quelque voyageur égaré dans la montagne, les sons de la trompe lui indiquenu. Je communiquai ci don a mon voisin; c 'était un gros Anglais qui, dans les temps ordinaires air assez Joyeux, mais auquel II u'-lles nous nous trouvions dont une apparence de mélancolie profonde. 11 réfléchit un In» Miis il lui parut sans doute que mes craintes étaient fondées, car 11 se détacha de la société, alla arracher la trompe des mains du berger, et la rapporta a l'aubergiste en lui disant
Mon ami, rangez cette petite instrument, afin que votre plus de tapage avec.
lis milord, C'est l'habitude, répondit l'hôte, et, généralement la musique esl agréable aux voyage"
mps d'abondance, cela être possible, mais temps de disette
H if,
— Soyez tranquille, me dit-il. Je lui al fait ranger son cor dl
Ma foi, milord, lui Mis je. j'ai bien peur que ce ne soit • inpe. J'aperi u ombre qui m'a toul ù tait l'air d'ap un nouvel
arrivant.
— Oh : oh ' fit milord, croyez-vous*
— Dame, reg.u
Kn effet, aux premiers rayons de la lune, nous voyions
cer un grand Jeune homme qui venait a nous d'un
.ur dé] ml tourner son haton de montagne autour
de son la manière des artistes qui enlèvent des
i\ liants sur le bout du nez des militali'' \
alssals mon homme pour
igeur parisien . il avait un
■ nt incliné, des favoris en collier.
; : ' In, un habit de velours et un pantala cosaque C'était, comme on le voit, la tenue de • ur
•rrivant a nous il changea de manœuvre, et, pour
r service
Ion naturelle pour le* t>re-
iles d'opi i ' ii ius.
ommença, avec son i
en doute ti mps
i 'riez BXXai
geur français.
oiiiFilouj, bonjour tout le monde. Eh bien ! qu'y
EN SUISSE
— Il y a, mon cher compatriote, répoudls-je, que. si vous n arrivez pas avec le secret de la multiplii ation des pains et
de; poissons, vous auriez bien fait de rester à WegghLs.
— liait ! bail : bah ! quand il y en a pour trois il y en a pour quatre.
— Oui ; mais quand il y en a pour quatre, il n'y en a pas pour vingt-huit.
— Ma foi, tant pis : à la guerre comme à la guerre ; une fois à Lucerne, je n'ai pas voulu m'en aller sans avoir vu le Ghi-Ghi. Seulement, comme il n'y avait plus de guides dans le village, je suis venu tout seul ; ça nie montagne, je suis de Montmartre, moi. Cependant comme la nuit était venue, je commençais à vaguer tant soit peu, quand votre trompette m'a remis dans le chemin du salut. Est-ce vous, mon petit père, qui avez soufflé dans la machine? continua-t-il en s'adressant a l'Anglais.
— Non, monsieur, ce n être pas m >i.
— Pardon, milord, c'est que vous avez l'air d'avoir une bonne respiration.
— Cela être possible ; mais je n'ajme pas le musique.
— Vous avez tort, la musique adoucit les mœurs de l'homme. Ohé ! la maison, qu'est-ce que nous avons pour souper?
Et il entra dans l'auberge
— Il être tout à fait trôle. fotre ami, me dit un Allemand qui n'avait pas encore parlé.
— Je vous demande pardon, répondis-je ; mais ce monsieur n'est pas du tout mon ami, et je ne le connais pas ; c'est un compatriote, et voilà tout.
— Dites donc, dites donc ! voilà comme vous me soutenez, farceur, dit le nouvel arrivant eu paraissant sur la porte, la bouche pleine et mordant à même d'une tartine. Ne faites pas attention, milord ; ce que je mange, ça ne fait de tort à personne; c'est une rôtie que j'ai trouvée dans la lèchefrite, et que notre voleur d'aubergiste mitonnait pour son épouse, heureusement que j'ai été jeter mon coup d'oeil dans la cuisine.
— Eh bien, quelle nouvelle? dis-je.
— Il y a juste ce qu'il faut pour ne pas mourir de faim. L'Anglais poussa un soupir.
— Milord me paraît avoir un bon appétit.
— Je avoir un faim de le diable.
— Alors, reprit le commis voyageur, je demanderai à la société la permission de découper : en pareille circonstance, j'ai partagé un œuf à la coque entre quatre personnes.
— Ces messieurs et ces dames sont servis, dit l'aubergiste. Notre hôte avait fait flèche de tout bois ; le potage n'était
parvenu à acquérir un volume proportionné aux convives qu'aux dépens de sa consistance, et le bœuf était perdu dans une forêt de persil. Néanmoins, le commis voyageur, qui, en sa qualité d'écuyer tranchant, s'était placé au milieu de la table, mesura si bien l'un à la cuillère, l'autre à la fourchette, que chacun en eut suffisamment pour se convaincre que ni l'un ni l'autre ne valaient le diable.
On servit le rôti tlanqué de quatre plats, le premier contenant une omelette, le second des œufs frits, le troisième des œufs sur le plat, et le quatrième des œufs brouillés : quant au rôti, il se composait de vingt mauviettes et de la poule d'eau ; le commis voyageur détailla cette dernière en huit portions à peu près égales, équivalant chacune a une mauviette; puis passant le plat a l'Anglais:
— Messieurs et dames, dit-il, chaque personne aura un morceau de poule d'eau ou une mauviette, au choix, du pain a discrétion.
L'Anglais prit deux mauviettes.
— Dites donc, dites donc, milord. dit le commis voyageur, si tout le monde fait comme vous, il n'y en aura que pour la moitié de la table.
L'Anglais fit semblant de ne pas comprendre.
— Ah ! dit le commis voyageur, confectionnant avec le Plus grand soin une boulet le de pain de la grosseur d'une noisette et la plaçant entre le pouce et l'index comme un gamin fait dune bille: ah: tu n entends pas le français! attends, je vais te parler ta langue : goddem ! vous êtes un goinfre !
Et il envoya la boulette de pain sur le nez de milord.
L'Anglais étendit le bras, prit une bouteille comme pour se servir a boire, et l'envoya .1 lu teie du commis voyageur, qui se doutant de la réponse, la saisit a la volée comme un escamoteur fait d'une muscade.
— Merci, milord, dit-il ; pour le moment j'ai plus faim que soif, et j'aimerais mieux que vous m'envoyassiez votre mauviette que votre bouteille; cependant, je ne veux pas vous refuser le toast que vous m'offrez.
Il versa quelques gouttes de vin dans son verre déjà plein.
— Au plaisir de vous rencontrer dans un autre endroit que celui-ci, où nous soyons quatre au lieu de vingt-huit,
i en place de bouteille! de vin, nous nous en\> Ules de plomb àla
— Cela être avec la plu- ; [ai [on pour moi,
lit l'Anglais levant soi. i u-p et en le
vidant Jusqu'à la dernière gou
— Allons, allons, messieurs, dit un des assez
ie cela; nous avons des dames.
— Tiens! dit le commis roya encore un compatriote ?
— Vous vous trompez, monsieur, je n'ai pas cet honneur: je suis Polonais.
— Eh bien, être Polonais, i encore être Français.
(>ui est-ce qui veut de l'omelette?
Et le commis voyageur se mit a partager l'omelette en vingt-huit portions avec la même facilité que si rien ne s'était pa se
Il y a une cho lie tous les peuples se battent
en duel; mais mil ne propose et n'accepte un défi aussi légèrement que le Français, el roposé ou accepté, nul ne va sur le terrain avec plus dlinsouciance. Pour tous, mettre le pistolet ou l'épée à la main est une affaire sérieuse ; pour le Parisien surtout, c'est un motif d'exagération de gaieté. Vous voyez deux nii se promènent au bois de Vincennes. a cinquante pas l'un de l'autre. l'un fredonne un air de la Cenerentola, l'autre prend des notes sur ses tablettes. Vous croyez que le premier est un amant en bonne fortune, et le second un poète qui cherche des rimes ; point, ce sont deux messieurs qui attendent que leurs amis décident s'ils se couperont la gorge ou s'ils se brûleront la cervelle; quant à eux, le mode d'exécution ne les regarde pas. c'est l'affaire de leurs témoins. Il n'y a peut-être pas là un plus grand courage, mais il y a certes un plus grand mépris de la vie.
C'est qu'aussi, depuis cinquante ans, chacun a vu la mort de si près et si souvent, qu'il s'est habitué à elle ; nos grands-pères l'ont affrontée sur l'échafaud, nos pères sur les champs de bataille, nous dans les rues ; et, on peut le dire, les trois générations ont marché au-devant d'elle en chantant. Cela tient à ce que, depuis un siècle, nous avons touché le fond de toutes les questions sociales et religieuses. Nous sommes devenus si sceptiques en politique, qu'il n'y a plus moyen de croire à la conscience ; nous sommes si savants en anatomie, qu'il n'y a plus moyen de désespérer dans l'âme. Il en résulte que la vie étant sans croyance et la mort sans terreur, la mort, loin d'être une punition, devient parfois une délivrance.
Mais ici ce n'était pas le cas, et nous nous sommes laissé emporter par des généralités hors d'une situation tout individuelle. M Aleide Jollivet (c'est le nom de notre commis voyageur) n'avait probablement jamais examiné la vie sous le côté désenchanteur. Loin de là, la Providence semblait lui avoir aune des jours de coton et de soie, et, comme si, dans la crainte de les voir finir d'une manière inattendue, il voulait mettre à profit les instants qui lui restaient, sa gaieté et son entrain s'étaient augmentés d'une manière sensible depuis la querelle qui venait d'avoir lieu. Quant à l'Anglais, au contraire, il était devenu plus sombre, et sa mauvaise humeur s'était portée spécialement sur le plat d'oeufs brouillés qui était en face de lui. et. qu'il avait presque complètement dévoré. Au reste, lorsqu'on apporta le desserf, qui se composait majestueusement de huit assiettes de noix et de trois assiettes de fromage, et qu'il s* fût bien convaincu qu'il n'y avait pas autre chose à attendre, il se leva de table et disparut.
Dix minutes après, l'hôte entra lui-même pour nous prévenir qu'il n'y avait de lits que pour les voyageuses encore l'Anglais, sans rien dire, s'était-il traîtreusement : i mi d'eux, de sorte que force était que à
couchassent ensemble. M. Aleide Jollivet offrit d'à une cuvette d'eau glacée dans les draps de I ' la femme et la fille de l'Allemand l'arri ' di"
sant qu'elles avaient l'habitude de parta
Des que les dames se furent retirées I
vint a moi :
— Ah çâ ! je compte sur vous, me dit-il ; car vous présumez bien que ça n'est pas Hni cela
— Bah! répondis-je, il tau que la chose n'aura pas de suite.
— pas de suite- Allons don qu md ce que par amour national. C'est que vous n'avi. ldé( comme je déteste les goddem, moi , Is ont fait m i c mon empereur. Aussi je n'ai jamais voulu voyager en Angleterre pour le compte d'aucune maison.
— Pourquoi cela?
— Parce qu'il y a trop d'Anglais.
I C'était une raison à laquelle il n'y avait rien à répondre.