‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 137 sur 283 · UN MOT POUR CN AUTRE · texte numérisé non relu

UN MOT POUR CN AUTRE

, Ll»em ère chose que nous aperçûmes en sortant de l'au- ■ de la Couronne, pour faire notre tournée dans la ville, fut la statue d'Arnold de Winkelried tenant contre poitrine le faisceau de lances qui la traversa

», ™1 enC°re "" des bcaux et grands souvenirs de la Suisse et que je ne sache pas avoir encore été contesté que là

;.r'"v"etDétéaehc,M rru- Léopoia ^^^ ™ *° cU

Qui axait été battu a Jlorgarten. avait juré de venger la te paternelle. Il avait appelé à lui, pour la .croisade

sa\é\7tnmn'JTe !f ^'ande noblesse' et ''«ait mis I sa tète Son avant-garde était commandée par le baron de

5f il ' conduisait monté sur un chariot chargé al cordes, criant aux habitants qu'avant le soleil couché ils en auraient chacun une au cou. Parmi cette armée il y ayatt «n corps de faucheurs, qui ne venait pas pour lattre mais pour détruire les moissons, et qui s'arrêtant dans les villages à l'heure où les ouvriers des champs prennent leur repas se faisaient apporter la soupe des nX •'/ -, . ?' ,Cependant' en arrivant à Sempach, on mit du r!„ V ,Ur apporter Ie déjeuner; alors ils le demandérentrée des menaces. Patience! leur répondit celui à qui "(ressaient: voici messieurs de Lucerne qui vous Tapit En effet, en ce moment on voyait descendre les "Ois par le chemin d'Adelwil ; ils venaient joindre irères de Schwitz, d'Uri, d'Unterwalden. de Zug et de bians, qui les attendaient dans un camp entouré de fossés '.: "Tôle Une montagne' et les reçurent avec de grands Alors Léopold vit que le moment était venu de donner la bataille, et, voulant savoir à quels hommes il avait affaire il envoya pour les examiner un vieux et brave capitaine nommé corn mbourg. Celui-ci s'avançl Jusqu'aux

/,, Il il fai"P ; et' comme sl les s,lissf* eussent été sûrs 1 ,v;" »''' de cette ^marche, ils laissèrent le vieux gner- H 'étudier a son aise leur force numérique et leurs moyens ■w-ie et de défense. Cette tranquillité confiante parut Plus formidable au comte que ne 1 eût été une dém,.,

"' harnais de guerre \ , ""'■"

encore casquée la;, ' '"" " ""•

les habits ecî-iésM,., ,;. | 'usslei

hourg. interrogé par sou sel "' de stras'

royal ™-u fera, ■ "",our8

lort, . ire un ren*

"■'Xles e^luT * - Cœur de lièvre; dit avec mépris 'le prélat Pute se retournant vers le duc Léopold '

sissez. manants? bouillis ou rôtis 1 choi-

.e"r ^aTT^rii sr d'ir! ur°~ ■■■■■

SOn n' ' Hgé no r i lier tr L ' " BTaJt 0btenu de

été témoin du de , ,, , * . V0„ lp f s compatriotes. Il avait thousiasme avec r< de leur cant°n. de l'en-

OT'ils avaient fait T mourir ton6"' aPn,éS- et du se,'me'"

fallait, pour defendr, , ^ £■£*» ÎT?"' S" '"

donc de l'avis du ''" leurs Ve™*- H fut

de pe point livr, . **• et supplia le prince

du prélat fut plu, forte ,„-, ""' nouvelIe P'aisanterie la prudence ; LeÔpoId ^demanda ! '*' co,lsidé^tions de tête, et dit .- demanda son casque, le posa sur sa

— Marchons !

enA p, ïsrssïfs? œjsïï? - t1-

cents paysans sans c ima-I «., .1^ ' et ' autre de treize lète l'une de 1 autre ^ Quant ZTf^l U U" trait d arb^répandus sur le versant^f^ montage et", °" 'es aValt menée en chantant leur œuv^e de aïïtmt ion aVa'e'U COm- •& S? eT^let1^^ -rf- se livrer montagne tout â fait im „ f le Iac et Ie tahls de la

cavalerie. Le duc ordonna TL *n "m aUX fanœavr« de la terre; sa gendarmerie en fit ^autan? ITau'T^ ^ â de cheval et vint se r,i-,roV 7 c aIors descendit

alors, et de ce nombre était T Prem'erS FangS ; P'^^urs lurent I'enga4r 1 ^ V,leUX, d'Harembourg, vou-

poste moinf dangereux mais le duc ,6t a.repren^ ™ en disant: ' mais le duc Ieur imposa silence

»e^srqueavcàTéx^ezd^eet-.m? ^^ à Dleu tous le bien et le mai f f ' . J° vlve heureux i à nous

même victoire °US t0US La méme mo« ou la

menl pouf ^Ipp^cnlr^^ nottTeai1 et même mou-

ligne de fer cnn.rl , m flont M

avluent trouvé ? l?T"e, déjà clhquante

été., fit l« hr„ \ Aussitôt, ayant jeté s

,; , , a;'« tout un faisceau de

sem , , s si T S P°Urine. » se laissa tomber de tout

'i L ,-à" '7/.S POint,f' Cette cilu^ « une brèche

chêne. chevaliers, et le coin enira dans le

batoVparTTi L" AutTlcbieD* tnmt en a, corn-

an «t£î*. lon«'lleilr même de lei rs lai .llisses

rpeiné „ n ■ fVeC IeUrS C0UrteS épé6S' et ' " 2ÏÏS

Le d „n 1 l?*"63 "" ' lles' avale"t tout l'avan-

comtAx, hUle C0T>' 'ment, le vieux

I?w, '"'", - montagne

I la à lui afin de Tes un" ;r ' tant à leur tête

donna l'exemple en entrtnt' ■'•mmmes aussi pressé" ™e ,ê!

MAS ILLUSTRE

- pu devaient gai

rent le

au ciel '

Le martyr meau Dombi

Ile d>

i ileux l<- "nJi-

du bain, i

i milieu '■■

Ibel

endlmes des tppela que

mai a, et

• nr e-t l'ev

i.- ll'.n M. vaincre

ir me

chemin

It 1 hoi • Int 4

M un.

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le leur

■ ime qu'on er . mais au ni lis en

le tireur auquel mit la main sur l< w m en en»]

,ornpr. • .a intenUem. ,e demandai en fi

quelqu'un dans l'honorable société qui | . Italien.; alors on bomme du Lintlial. qu dans les Grisoi

rraelqu me falre

prendn louce, que. au a

je mettrais le Soi| de partirait : comme la conver-

sation traînai " te

j'abrégea

- -eulemei.

je sur laquelle venait fi

sac de pi n'en

comprei itilité. je voulus lôtei : m M me

sur le bras -..h manvai- allemand d.mt je ne cou l-ntlllti ïtenslle. 1 irsqu i

du Lrnthal - ■ ■ ' ,l,r traduisant la rerommi

n mauvais italien. Comme je lilus i un nue lanire. et que je commençais .i m l'air de M. de Pou

i l'on, en allemand ' . et

- italien : V" bcne. Je mis

mon gilet je reboutonnai ma dessus, i-t j'épaulai.

la main ..lie dut i -. ;- du but Ci pendant l'iiommi

lent qui métai' nème

•ait moi qui aï

iup, oui n le trouvant pas. il tourna le di

n du malade..!; .1111 venait di | me fll sérleusemeni regretter de moment dans mon fusil une charge d-

- Ule par les rires et le- applaud -

mystification, de quelque part

tombe -m lui dune condition Intérieure et dans un pays pas la langue; ce qui le met dan- rimpi -• . pour plaisanterie. Je mi i un autre tireur, tout en me moi minant le insil qui venait de me ' tour : - victime, lorsque mon hon

suivi tous mes mouvements 5 sa p ' on. me lira dai qu il tltuer le g

n honneur, et. -. ulflant sur la

rue.

nipn- alors que la finesse de i

que. pour rem

qu'à appio, her l

n mon pa

sur un signe qu

i] per .i ic

maillet, fil ner celte

oui en

■ Voulu -

•ttxe dans ma p.

mi i

ndll mon boniii.

éral ■ saiule Imi ir en

EN SUISSE

donner le moindre détail â i

il rommeiiia par boucher la lumière avec une allumette,

mesura la poudre avec le plus littéralement les grains <iui dei

appuya sur elle une bonne île mu p non un

linge graissé, el enfin fit entrer la balle a coups de maillet ; puis il ôta l'allumette, amorça le fusil, plaça le petit sac • I.' l'eau Mir la batterie et me remit larme.

' est une chose as'-ez bizarre, et mu- laquelle on ne peu pas prendre le dessus, -que la question d'amour-propre. lis là au milieu d'une assemblée de paysans dont l'opidtvait m 'être d'autant plus Indifférent qu'aucun d'eux ne savait mon nom, ni peut-être mon pays: je | a Saruen pour ne jamais y repasser sans doute ; que devait par conséquenl m'importer le souvenir d'adretse "u de maladresse iiue j'y laisserais? Et cependant, quand je m'approchai pour prendre ma place derrière la barrière, h cœur me battait comme lorsqu'au moment de mes débuts dans la carrière théâtrale j'entendais les trois coups qui iraient le lever du rideau dune première représenta

était fait un grand silence, et chacun avait cessé de

iper de sa propre affaire pour penser à la mienne. On

vu un des plus habiles tireurs des environs me prêter

une après avoir échangé avec moi quelques mots dans

langue étrangère, on avait remarqué l'attention qu'il

donnée à la charge du fusil; ce qui était une preuve

qu'il ne pensait pas que cette charge dut être perdue ; enfin,

la manière seule dont j'avais pris larme, on avait jugé

■ ni elle m'était familière. 11 était des lors évident que, clia-

nn ayant compris que le premier coup était parti avant

que je le voulusse, on regardait la première épreuve comme

te, et l'on attendait la seconde pour me juger.

i pris-je les précautions nécessaires: j'écartai de mon

de tout ce qui pouvait empêcher la crosse de s'y emboî-

je choisis ma ligne de bas en haut, et,

i ii face du but, je fis signe d'enlever le petit sac, ce

uni fut fait ;inv une minutieuse légèreté; puis, me donnant

tout le temps ae viser, je ne rapprochai mon doigt de la

détente que lorsque je lus sur de ma direction, et bien m'en

ri car à peine eus-je effleuré la gâchette, que le coup

partit; mais cette fois j'étais tranquille. Je posai la crosse

di mon fusil a terre, et j'attendis.

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