I. homme â la baraque sortit de sa niche, regarda la ci
; i-ir un drapeau qui était caché derrière elle, et, se
ruant de notre côté, il l'agita en signe d'hommage et
île salut. Au même instant, tout le monde battit des mains.
et mon répondant me frappa sur l'épaule.
— Qu'y a-l-il ? lai dis je.
— Vous avez touché la mouche, me rêpondit-iL
— Vrai ?
— Parole d'honneur !
ri tardai autour de moi, et je vis dans tous les yeux que la chose était vraie. En ce montent Francesco arriva avec ma carabine
— Tiens, lui dis-je. prends ce thaler, et porte-le au marr en échange de la mouche, que tu me rapporteras.
Francesco obéit, pendant que les tireurs m'entouraient examiner ma carabine ; c'était une belle arme de Lefaucheux, réglée par Devisme et se chargeant par la endette invention nouvelle était tout à fait inconnue à mes arquebusiers; de sorte qu'ils ne pouvaient en comprendre le mécanisme, qu'ils examinaient avec toute l'atteni ; de véritables amateurs. Le peu de longueur du canon, surtout, les intriguait singulièrement et leur faisait douter dt sa portée. Alors je mis une cartouche dans le canon, et leur montrant un sapin isolé qui s'élevait â une distance double à peu près de la cible, j'ajustai avec la rapidité : habitude d'une arme, et je fis feu. Pa« un tireur ne resta dans la baraque; tous coururent à qui mieux mieux, pour voir le résultat de ce coup
it la portée impossible avec un canon de vin?;
Le premier arrivé jeta un cri qui fut répéti pan
tous les autres; la halle était enfoncée Si profondément
dans le tronc, qu'une baguette de fer entra d'un pouce et
■demi dans le trou qu'elle avait fait. Pendant ce temps,
i mci o revint de l'autre côté, me rapportant la mouché
H par la balle.
Cet incident Interrompit l'exercice; ma carahl admiration de la soi lété, et, si je n'avais pas comme tirer ave le fusil de l'un d'eux, ils auraient probablement nu que ie possédais une arme enchantée <■ m I a
il rayonnait on eurt dit qu'il lui revenait une part qui ie venais d'acquérir ; 11 s 'ai le moi,
et, me mettant la main sur l'épaule :
— Vous êtes chasseur? me dit il
— Je suis né nu milieu d'une
— Avez-vous chassé le chamois?
— Jamais.
— Eh bien, si von-; venez a Gl.ins, convenez-vous de PI
per Lehmaiin, et venez lui i ie vous en faire tuer
un.
i u instant . dis |< . enten i - nous bien ; c'est g me promettez cela, je compte ;■ aller.
ous -i'i ■ ■/ h' bii n l'im.
on ; dit M.niiii u mi voule | une
bail ■ i deux ai",' \. tre carabine I
i omment! mais dix si vous voulez. Voilà - us sa i 82 ci maniei : de ne la rapporterez à l'hôtel du Cor de Cfti suis logé; voila I m \[,a. je vais dli
A ces ■ .''' de la. société, ,n'. i u.. ■ i! ,
ment qu'on pût Inventer quelque chose de supérieur murerie de Lausanne et de Berne.
heures après, Lchmann me rapporta ma cai il avait usé jusqu'à ma dernière cari lie, et touché deux
i | ois la mouche, de sorte qu'il était m admit
devant l'arme qu'il me rendait. Je lui montrai mou a deux coups, qui était dans le même système, et, m'aj chant de la fenêtre, |e tirai a. -un hirondelles que je
Cette dernière expérience b entièrement 1.
du pauvre chasseur ci cela est concevable, lorsqu'on saura
que les Suisses ne connaissent pas i e chasse de ;
ne tirent jamais qu'à coup posé; "ans certaini tles même, comme l'Appenzell ci trie, Us apj
leur fusil sur une fourche pour tirer au blanc. Quant I
.m vol ou a la . ourse, elle leuj lait
nue, et un habitué de la plaine saint Déni i i
ce rapport leur admiration.
Je passai la soirée avec mon nouvel ami, dont je mmençais â entendre parfaitement le patois; il i ses citasses dans les montagnes, dont il était le roi, m renouvela l'invitation de me faire assister ai l'une d'elles; c'était déjà parole donnée, et je lui p que, quand cela me dérangerait de ma route, je n'en rais pas moins à Glaris. Il partit le lendemain pour ri ner dans le Linthal, et moi à Lucerne: mais il que nous ne nous quitterions pas comme cela et qu'il ni
lerait a quatre heures du matin, afin de ne pas i
ivr sans avenir consacré notre amitié par un ver-r t cerises.
Le lendemain, Lehmann me réveilla, comme la chi convenue ; je descendis dans la salle a manger, et je vai tous nos tireurs de la veille réunis; ils venaient dre congé de moi comme d'un frère. La chasse est un. table franc-maçonnerie.
Je quittai enfin ces braves gens, que je ne revenu doute de ma vie, mais qui, quoiqu ils ignorent moi ont gardé, je suis sur, mon souvenir, et. je me ren route. Le chemin ne m'offrit rien de remarquable i Alpnach, où je m'arrêtai un instant chez le plus hergiste que j'aie jamais vu. Enfin je me remit bi pour Lucerne, comptant prendre un bateau a Herglsvt à Steinhach.
En sortant de Gstad, la. route cesse d'être carrossât ne le redevient qu'à Winkel. Je ne fus donc pas peu SU! à l'un des détours du chemin, rie me trouver a i i d'un monsieur et de son domestique, qui, sétant ci dans un chemin abominable, avaient versé, et essa relever leur lai a eux, tout en me demandant.
â par moi. quelle diable d'idée avait pu porter un h raisonnable â essayer de passer par de telles roui j'avoue que j'arrivai auprès des voyageurs sans mèti une réponse satisfateamte. En revanche, je reconnus ilec deux qui me paraissait être le maître pour l'Anglais que j avais vu, quatre ou cinq jours auparavant, des si rapidement du Righi, en laissant son guide à ma sition. Voyant que je pouvais lui être de quelqn j'allai a lui, et lui demandai ru mauvais snglai i a
i j'avais l'honneur de le rencontrer a, dans un sentier à mulets. L'Anglais, tpu était m: jeune homme mince et pair, rougH bearu oup I i i guel-
i . i me tii'i'ut croire d il ord au
se remettant peu a peu. je parvins a. comprendre, au milieu des le B : i u "in', qu'où lut
vait pa i . o.u équipage.
— Et qui VOUS i in 'la?
— Les Suisses.
— Cela m i orme i êpoi dl
sont )i (jue leur
mandé?
— Si une voiture pouvait pa
gnes, i" '■■ leur < qui est
— Le Brunig?
— Je m ■ -lie.
— E; indu '.'
— ils se sont mis a i i m'ont dit oui.
— En quelle langue leur avez-vous demandé cela?
vNDRE DUMAS JI.I '
— En allemand.
us parlez donc allemand?
mmenl
liarlare ttât 411 Kann etnen >
a est-ce que signifie le mol ' Krancesco.
la signifie un oiseau
— Comment ! dit l'Angl
En bien, répondls-je. je m'en étais douté. Vous avez
igen, et vous avez ndé si un oiseau pouvait passer par-dessus ces mon-
vh ! ah : fit l'An:
[„. : a 'lue vous vous
e, et vous ont répondu que
— Eh bien, alors qu'y a-t-il à faire?
a rem rai ses 1 tes et à reprendre
. rne.