‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 140 sur 283 · irades avec la mou ■ antipathie Nous · texte numérisé non relu

irades avec la mou ■ antipathie Nous

rentrâmes en classe, et. comme d'habitude, â l'heure de La

haï un se précipita dans La cour, moi seul je

restai courbé sur mon pupitre A peine l.i porte fu»-elle

fermée, que je commençai a rétablir mon échafau

lant mon cœur battait horriblement. Les v

la pension coutigue a la notre eiai m et -i , lle-

at, Jenny était-elle ri 1 restai quelque temps

1 sur ma table et n'osant n 11 afin je me décidai,

1 arrivai au faite de ma pyramide. Je Jetai les yeux vers le

jardin ; je Despira.it des Larmes coul : mes joues;

un m milieu de ses compagnes -Ne Starl revenue;

mot di? mi i -n- bonheur 1 cinq an é ■ alèreni ainsi, pendant lesquels mon édu- , 1 ■ te grec comme Homère et le

pari 11 1 n rit p. français,

l'italien et un peu l'allemand; i 'étais de première force en mathématiques e' en alg • choses réunies

et plus encore mon malheureux caractère, m'avaient déter- 1 ie ii carrière du professorat] Le directeur de

u ; avais été sept ms m offrfl de m s son entreprise, et, sauf l'agrément de mon père, j

1 idant pas 1 ompte, au fond d itr, qx a véri-

■ 1111 influait su,' cette déterminatio 1 ait le u limer de von- Jenny, qui ne m iva île que le Joui mal im ontreux ou n.

excité SOU hilarile,

I , -, |,i ojets lait! itTét

pour prendre mes dernière racan d levanl

dans 1 Institut Ion qu a

inrme vous dites tous an ■ ■" mmé

— Somme- nous a la fin dt ' Interrompis-je.

— Jo , ,

i | onnera

je pi voie dans l'avenir-

S|1. ,. :l in VeriV .1 | ' n

j'arrive "à 1 ' "

trrêtée de m

nattetidu

compli le mes affaire mou-

rut ft il m arriva un oncle ue^ '

i virement en1 Que

lit mort depuis lon£temp=, et qui arriva

r fermer les yeux île son frère. Comme il y

e ans que mon père et 11 quittés, sa

i ne fut pas grande ; quant • mol 'tais inconsolable.

i.orance de de la position 11 ccupalt dans la

i cales qu'il conservées; mais • ^rd mort, le côté ma-

tériel disparut, et. en >bre Si dévouée et si

ite. tout anti Je me rappelai alors,

avec une douleur e, les moindres sujets de peine

que Je ]U| a qu'un nouveau sou-

venir de ce ' a ma mémoire, Je fondais

omprenait rien a cette douleur selon lui, elle était 1 indice d'un bon .11 parent au monde, il porta sur qu'il était capable Me distraire de la lit pour lui-même. Un Jour, te encore que d il m'offrit

de f; •• promenade. Je le suivi*

■ tue Je fusse, Je le vis cependant

.1 un château distant d'une lieue et demie

•re ferme, et qui était resté, parmi mes souvenirs d'en-

i ce de palais de fée. que Je voyais toujours

qui s'élevaient autour de lui UTlvé uni petite porte du - mon oncle tirer une clef de sa 1 c» lie et ouvrir porte. Jt

,i entra, me dlt-ll.

. — ( au...

• — Est à un de mes amis.

. M ^ m m le m il |e i nt

or... Je vous laisse, je m'en vais, je me sauvi . Allons dor donc : dll m'at-

nl par le bras ; tu es fou. je crois. Le

I un brave homme sans fa comme mol,

nt, ji

. impossible, mon oncle, impossible. Je von* su]

'. ouS?

\l derrière nous.

le mettait la ciel dans sa poche.

El s'il y us .le

Mon oncle marchait devant en Mffiant le G<

i , maiî Ji sentis mes is mol. le sang me moi ta i la ligure,

it sur le pen J'aperçus un grand

i u habit vert, n

:m cou et i Je le pris

i qu'a terre

ir, me lais .du de

HP i | ■ rt lie

lessé de cet et

vestibule, nous trouniire mot

qu'il me rappela un enfant Jésus.

îi iin. de quelle main

les genoux

de ma

■ . te dérivais

\|..n oni U ' l ntin nous

iin. -s .i un i h

tentent . omplet de la pli

Que i -■

une royale Unsi, il le i oui

I lUMIn

i u i habiterais volont l( i n tal

i b cet

le?

• Pour le coup, je sentais que mon cerveau était pies de sauter; j'appuyai mon front sur le marbre de la cheminée.

à mon oncle, enchanté de reflet inattendu qu il avait produit sur moi, il se retira en me disant que, si j'avais besoin de quelque chose, je n'avais qu à sonner, et que son chasseur et son nègre étaient à mes ordres.

le vous ai donné une idée de la timidité de mon cavous pouvez vous représenter ma situation : je restai une demi-heure accablé sous le poids d'un événement aussi imprévu, puis enfin je me levai. Au premier pas que je fis dans la chambre, je vis mon individu reproduit par

u quatre glaces immenses; et. je l'avouerai en humilité, plus je le vis, plus je le trouvai indigne d'habiter le lieu où il se trouvait. Non seulement ma mise était celle d'un paysan, mais encore, comme malgré mes vingt et un ans. je grandissais toujours, mes vêtements, qui avaient été i commencement de l'année précédente, étalent devenus trop courts, mes manches avaient cessé d être en proportion avec mes bras, et mon pantalon avec mes jambes. Quant .■ u ii gilet, il laissait, comme un pourpoint d Albert Durer ou d llolbein, voir non seulement ma chemise, mais encore les pattes de mes bretelles; tout cela eiait bien, tout

ait bon, tout cela était naturel dans la pauvre petite ferme de mon père: mais, dans ce palais magique, tout cela présentait, avec les objets dont j'étais entouré, une ano-

ii i révoltante, que je cherchais un endr.

me fuir moi-même, et qu'à peine l'eus-je trouvé, je m'y

comme un lièvre dans son gite. et, qu'une fols blotti, je restai là à songer.

> Je ne sais combien de temps je demeurai ainsi ; le chasseur, que J'avais pris pour un rajah, vint ru'ann

(pie le dîner était servi et que mon oncle m'attendait; je descendis : heureusement. 11 était seul ; .je respiral.

i A la fin du repas, lorsqu'on lui eut apporté son punch, et que son nègre lui eut allumé sa pipe, il congédia les domestiqui s, el n es seuls. Pendant quel.

mon oncle, qui paraissait préoccupé, aspira et pousfumée sans rien dire; mais, tout à coup, rompant le silence :

<■ — Eli bien, Williams? me dit-il.

.. Je n'étais pas préparé, je bondis sur ma chaise.

« — Eli bien, mon oncle? balbutial-je.

> — Il faut enfin que nous parlions un peu de toi. mon enfant. Quand je suis venu, ton pauvre père avait as

per de lui.

.. Je me mis à pleurer.

« — De sorte que je ne pus pas lui demander ce qu'il comptait faire de toi. Eli bien, voili anglotest Allons

Brré sur la

philosophie. Hier, c'était mon pauvre frère; dema

moi; dans huit jours, toi. peut-être; il faut prendre la vie

pour ce qu'elle vaut et pour ce qu'elle dure, vois-tu ; toutes

i mes ne feront pas revenir le pauvre Jack lilun.lel ;

In mol, essuie tes yeux, bois un verre de punch,

ds une pipe, et causons comme deux hommes. <• Je remerciai mon oncle, quant au punch • t a la

■ : \ .-i i mes yeux, et je m'efforçai de ne pas pli » — Maintenant, me dit mon oncle en jetant sur m 1s sont tes plans d'avenir?

Mais dis i lais me consacrer à l'éduca

et je crois que It sue j'ai faites me tendent i apa-

ble de cette sainte mission.

« — Ta. ta, ta dit mon oncle, ce langage-là était bon . aJs Ii fils d un pauvre fermier, mais, maintenant tu es le neveu d'un riche n

niant, et, Dieu merci anime compte pas me m nral probablement Jan

,. que je i reviendra serait une

de voir un maître d école ayant cent

nulle i rente; tu comprends que cela ne se peut

monsieur le uian.

• — Que voulez-vous, mon oncle ! je ne puis vous due.

ne suis qu un pauvre savant, qui ne connais pas le rien qu'a mener une vie de traie, votre permission .■ rois que ce

■ I oui' a me

dées.

• — a tes pn p es ! mais tn mon ami

fortune ou avec la mienne, ce qui est la même selon que tu seras avare ou vaniteux, aspirer aux n bien t'alllei à quelq mille noble ou i I apportera de la coi

— Moi, mon oncle, mol me marier ! m'écrial-Je.

. — i i <i u m fait des vœux"

« — Moi, me marier!.. Je pourrais me marier... Je poux4 i oser..

m'arrêtai l. nom de Jenny était sur mes lepremière lois que Je concevais l'idée d'un i osséqer cène blonde et charmante jeune fille ■ ta.il tout pour moi ! épou

EN SUISSE

Jermy être ma femme: cela étal : Mon oncle me

disait qu'avec sa fortune je pouvais aspirer à tout. Rien que l'espoir, c'était déjà plus de bonheur que je n'en pouvais supporter. Je sentis que j'étouffais, que j'allais me trouver mal ; je me précipitai hors de l'appartement, et je m'élançai dans le jardin, cherchant de la fraîcheur et de l'air. Mou oncle crut que j'étais fou; mais, pensant que lorsque ma folie serait passée, je reviendrais, il demanda d'autre tabac et d'autre punch, bourra pour la deuxième fois sa pipe, remplit pour la sixième fois son verre, et continua de boire et de fumer.

• C'était un homme de grand sens que mon oncle. Quand j'eus fait deux ou trois fois le tour du parc en courant et en me livrant à mes rêves, je rentrai un peu plus calme, et le retrouvai assis à la même place, achevant sa troisième pipe et son deuxième bol, et aspirant et expirant sa fumée avec le même calme et la même volupté.

• — Eh bien, me dit-il. veux-tu toujours être instituteur ?

« — Mon oncle, lui rêpondis-je, quoique ce soit ma vocation réelle, je crois que Dieu a décidé qu'il en serait autrement : mais, continuai-je, j'ai vu quelquefois passer devant moi de ces jeunes gens qu'on appelle du monde et qui sont faits pour aller dans la société et plaire aux femmes et je

avouerai, mon oncle, que, plus je me les rappelle, les crois d'une autre espèce que moi et susceptibles d'un perfectionnement que je ne puis atteindre... « Mon oncle se mit à rire.

• — Vois-tu, Williams, me dit-il lorsque l'accès fut passé, toute la différence qu'il y a entre eux et toi, c'est qu'ils ont la tête pleine de termes de chasse, de course et de paris, et toi de mots hébreux, grecs et latins. Quand lu auras oublié ce que tu sais pour apprendre ce qu'ils savent, tu feras un cavalier tout aussi inutile, tout aussi impertinent, et par conséquent tout aussi présentable que pas un d'entre eux Laisse-moi faire seulement, je me charge de diriger ton éducation.

« Je remerciai mon oncle de ses bontés pour moi et. comme huit heures venaient de sonner à la pendule, je lui demandai la permission de remonter à ma chambre, n'ayant pas 1 habitude de veiller plus tard. Mon oncle me fit signe de la main que je pouvais me retirer, ralluma sa pipe, qui s'était éteinte pendant son accès d'hilarité, et sonna le rajah pour avoir un troisième: bol de punch.

« On devine facilement que, si je me retirai dans mon appartement, ce n'était pas pour dormir. Je passai une partie de la nuit à rêver les yeux ouverts, et, quand le sommeil vint, il continua les rêves de la veille. Le lendemain, je fus réveillé, sur les neuf heures du matin, par un monsieur fort élégant, qui, conduit par le valet de chambre de mon oncle, entra dans ma chambre, suivi de son groom qui portait un paquet.

>i — Le tailleur de monsieur, dit le valet de chambre.

« Je regardai la personne qu'on m'annonçait sous ce titre, et j'avoue que, si je n'avais pas été prévenu, je n'aurais Jamais cru qu'un homme d'un extérieur aussi distingué professât une condition si humble. Je doutais même encore de ce qu'avait dit le valet de chambre, lorsque l'homme au groom, voyant que je le regardais sans bouger et sans dire un mot, crut qu'il était de son devoir de m'adresser la parole.

« — J'attends le bon plaisir de milord, me dit-il.

« — Pour quoi faire? répondis-je.

« — Pour lui essayer différents habits que je lui apporte tout faits, et pour prendre la mesure de ceux qu'il me fera l'honneur de me commander !

« — Eh bien, dis-je, ayez la bonté de les poser la, je les essayerai.

■ — Milord n'y pense pas. me dit le tailleur ; il faut que

ce soit moi-même qui juge de la manière dont ils iront.

! Si le pantalon était d'un pouce trop étroit ou trop large,

si le gilet ne descendait pas juste à son point, et si l'habit

faisait un seul pli. je serais un homme déshonoré.

« — Mais, continuai-je avec hésitation... je vais donc être forcé de mo lever?...

« — Milord n'est forcé à rien, mon devoir est d'attendre qu'il soit prêt ; j'attendrai.

.. Et, en effet, fï resta debout et attendait.

« Comme je vis qu'effectivement il était décidé à attendre

' et que je n'osais lui dire de passer dans une chambre à coté,

je me décidai, quoi qu'il m'en coûtât, à descendre du lit

(levant lui : il ne jeta qu'un coup d'cell rapide sur moi, et,

se tournant vers son groom :

« — Le n° l, dit-il ; milord est de première taille.

« Le groom tira un costume noir complet. Le tailleur me l'essaya : on eût dit qu'il était fait pour moi, tant il allait miTaculeusement à ma longue personne. Puis, m'ayant pris immédiatement les mesures nécessaires pour m'exécuter toute une garde-robe, il se relira. Je le reconduisis jusqu'à la porte en le remerciant de la peine qu'il avait prise.

- Je rentrai dans nia - hamhre, fort empressé de voir quel

changement mon nouveau costume avait apporté dans mon individu.

i Je n'étais pas reconnalssable, et je commençai à croire que mon oncle avait raison, et que. le parvenais

à dompter cette malheureuse timidité qui était la source de toutes mes peines, j'arriverais à être un homme comme un autre.

« J'étais, je dois l'avouer, assez content cie mon examen, lorsque le valet de chambre rentra, suivi a un gentleman en tenue complète de bal : comme je n'étais pas préparé ù cette visite de cérémonie, elle commença par me troubler prodigieusement, et je ne savais si je devais avancer vers l'étranger, lorsque le valet de chambre annonça :

« — Le maître de danse de monsieur !

« Le nouveau venu vint à moi avec une grâce parfaite, jeta un coup d'œil complaisant sur l'écolier qu'il allait avoir à former, et, arrêtant un regard appréciateur sur la partie inférieure de ma personne :

« — Je'suis enchanté, milord, me dit-il, d'avoir été choisi pour faire l'éducation d'une aussi belle paire de jambes.

« Je n'étais pas habitué à. m'entendre faire de compliments sur mon physique ; aussi celui-ci me démonta-t-il complètement. Je \ il i- m balbutiai; j'essayai de faire un pas, et j'emmêlai si bien l'une dans l'autre ces belles jambes qui faisaient l'admiration de mon maître, que je pensai tomber de tout mon long, il mo retint

« — Bien ! dit-il, bien ! Je vois que nous n'avons reçu aucun principe. Cela vaut mieux, nous n'aurons pas de mauvaises habitudes à rompre.

« — Le fait est, répondis-je, qu'à l'exception de ce que j'ai les genoux et la pointe des pieds un peu en dedans, je crois que, quant au reste du corps, je ne manque pas... je possède... je...

« — Bon ! bon ! s'écria mon optimiste, je vois que milord n'a pas la parole facile; tant mieux! cela prouve que l'intelligence s'est portée aux extrémités. Soyez tranquille, milord, nous la développerons si elle y est, et, si elle n'y est pas, nous l'y ferons descendre. Allons, milord, commençons.

« Je serais bien en peine de dire ce qui se passa dans cette première leçon ; tout ce dont je me souviens, c'est que ma science approfondie des mathématiques me fut d'un prodigieux secours pour conserver mon équilibre, et garder le centre de gravité dans les cinq positions. Quand mes pieds sortirent de l'instrument de torture dans lequel ils firent leur' apprentissage, ils se refusaient, littéralement, à porter mon corps, si mince qu'il fût, et je boitais des deux jambes lorsque je descendis dans la salle à manger, où mon oncle m'avait fait prévenir qu'il m'attendait pour déjeuner.

„ Ah ! ah ! me dit-il en me regardant des pieds a la tète, te voilà, Williams? Sur mon honneur, tu as l'air d'un véritable dandy ; on voit déjà à tes pieds que tu as pris une leçon de danse ; il n'y a plus que tes bras qui sont toujours bêtes ; mais, sois tranquille, avec quelques leçons d'armes, cela se passera.

« — Comment! mon oncle, vous voulez que j'apprenne à tirer l'épée? et pour quoi faire?

.. — Pour te battre, si on se moque de toi, pardieu !

.. Il me passa un frisson par tout le corps.

,, Est-ce que tu ne serais pas brave, par hasard?

« je ne sais pas, mon oncle, répondis-je, je n'ai jamais pensé à cela. •

.. — Enfin, si on insultait une femme que tu aimasses que ferais-tu ?

« — Si on insultait... J'allais nommer Jenny ; je me retins.

,. — Oui, oui, mon oncle, je me battrais ! soyez tranquille, répondis-je vivement.

„ — A la bonne heure! Mais tu as fait de l exercice ce matin, tu dois avoir faim, déjeunons.

,< Nous nous mîmes à table. Nous venions de thé, lorsque le maître d'armes arriva. C'était un des pie renommés de Londres. Il ne parut pas d'abord a de mes bras que le maître de danse l'avait t jambes; mais je fis tant d'efforts à la seul, pi n être un jour Jenny serait Insultée devant moi, rais le bonheur de la dêfeic contenl une ,ie n'avais ose l'espérer. „.,,„

i .-tais, comme vous le voyez, en bon chemu , in,,), lorsqu'un matin, que moi oncle 1 à son heure habituelle montai et le

trouvai mort dans son lit.

il avait été frappé, pendant la nuit, dune apoplexie foudroyante.

Sir Williams s'arrêta i cette fois, je ne :ul

versai i i rre de punch ; je lui tendis la main.

— Cette mort tu a terrible pour mol, continu

Williams ai le silence. Je ne pensai pa

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