‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 142 sur 283 · SU] D · texte numérisé non relu

SU] D

se irouvail en . '" '■'■ <|ue

de la sali* En ce moment, omme (un- a toutes

mais la honte me donnait des ailes :

.mme un daim eflaTonchî

suivre aucune mute rs Williams B fias tom-

- I i ii porte du château.

laquelle la

t eut le i

me le-

ie je quittai l'Ai.

ant poux tonte oons mbeau de voile,

ma vie et que je veux qu on

\i , rons m'avez vu,

qui nie préquJ mon nota et mes

li la vie que je ré de ! idée que Je dois tons

m.illit ni- » la conviction

qu il i . née ! »

Ma,, avail pas la plus petite

rral i omme

i . >nséquence. au lieu de me perdre et

. • D bout d'une demi-heure. •

endue de son malheur.

ment atterré i ■ in eîlet ton

m avait le ■

r Iran-

i tendant tes m ai ez don

i i ei

quand

llUl?

■ - .-dire, entendons-nous, il faut que nous nous h imenauément.

■mment cela?

-ite à faire.

— le la ferai avec vous.

Impossible, mon ami: je vais voir un brave gs qui vient de se I un de TOS i tes qui lui

avait logé deux halles dans la poitrine, et qu'il a

me, dans la position où il est, s il apercevait un r/ezsvons, av., cela me vous avez fait mourir ■ • serait capaMe île lui faire une rén I * inprends

— Ainsi, partez pour Zug; demain je vous y rejoins, et

peur (oui le reste du voyage, pourvu que illiez où je voudrai

— J'irai partout, je ne vais nulle part.

— Eh bien I demain, a Zug.

— Ne prenez-vous pas le thé avec moi?

a condition que Je vous l'offrirai.

— Ecoutez, me dit sir Williams, je comprends que vous teniez a ce que nous alten

np.

— Mate j'ai d'excellent thé de caravane, comme vous

i luvertez pas dans toute la Suisse.

i aucune objection à f:ore : prenons !e thé' Le t lie pris -11 Williams me conduisit jusqu'au nous nous i mes ] iut ta * m

puis Dons -m BBi moi, dans la Parque qui

Deux heures après, no Je m Informai au maître d'hôtel de la sai était en excellente voie de convalescence. On m'mdi chambre Je mon i ement la porte, j'en-

"uit : il était couché, et dormait sur le brus de pores de Lui, et ' lit le

1 1 mes ; Je lui lis signe de ne pas réveiller le }e m assis a une table pour écrire mon nom. Pendant ce temps, ii ouvrit les yeux et me reconnut.

mment, vingt dieu\ : me dit-il, c'est vous, et on ne nie réveilh pas; A quoi penses-tu donc, Catherine? ri après moi est mon meilleur ami,

\.i l'embrasser pour moi, mon entant: am auprès de mon lit, et laisse-nous causer une .minute: et puis. le pas une lasse de b

poule

religieuse observatrice des ordres de ToHivet, vint m 'offrir sa Joue, me condui-it près de son s,.rtit.

Eh bien, vous avez donc repensé à mol? C'est bien, ie vous en remercie, me dit .lollivet. Von-

n'i Jusqu'à la noreî i iinment : Jusqu'il la noce.' El qui est-ce qui se marie

Et ave. qui :'

— Avec Catherine.

— Eh bien, je vous fais mon complimei s un brave homme.

— C'est bien le moins que je lui doive api qu'elle a pris de mol Croyer-vi n'a pas i

iiohcr une seule nuit ' Elle dort là. ■ Bull ou vous êtes la tête sur n qu'elle dort, elle t mèm

lue je me i la retrouve les •

rejet!

ne lui en - part moi que

j'ai résolu cela \in-i voyez : dans quinze jours Je sur pied, à ce que dit le médecin : dans trots semaines.

lusque la ou revenez s il faut vous attendra Impossible m

oins guère qu'un m passer en S u- i Ivem ' i ance

iiiino \ois mol. Je ne pla. -intfl-

■ drames a l'étranger je suis obligé 'le faire i niirile.

rue c'est que quinze jours de

re té-

lUBl, et vous refus,/ d'étn témoin de itMi

rain.

• continua .1o!l i mat-

il rentrait i la no oni

• pâme.

ur quoi la i ine.

1 Dju i! ' la noce.

-ni a quelle no. e?

u'I ta i d'Alclde Joi-

nt ' - il n'y a ] hement dn la fit-

d homme d'honneur.

■ mher la I lia se

moitié • l ir le lit de Jollr.

r.\ si ISSE

— Eh bli il .' sommi le ?

Oh! s'écria Catherine, oh! mon enfant aura donc ud

père :...

er sur ses genoux.

— Le ciel te béni--e Uci :i me fais ! Dieu m'esl témoin que Je ni . demandé de pareil; mais Dieu m est tin . (tue. quand tu Serais parti, je serais morte: Oh! Seigneur, que vous

i v us Bti • i [ue vou "lieux !

tierlne dit ces derniers no

vec uiie ferveur si profonde et avec une voix si émue «nie les larmes me vinrent aux yeu Jolli-

vet. il voulait faire l'homme fort : mais la nature l'emporta, et il jeta en pleurant ses deux bras autour du cou ■ i lliei ■!.

— Adieu, mes enfants, repris-je en m approchant à eux :

devez avoir mille choses a vous dire, je vous laisse; soyez heureux !

— Sacredieu : s'écria Jollivet, je déclare qu'il me manquera quelque chosi si vous n'êtes pas â la noce.

Oh revenez, me dit Catherine: vous m'avez déjà porté

ut-, puisque c'est devant vous qu'il m'a dit ue qu'il

vient de me dire ; revenez, et vous nie porterez bonheur

— Impossible, mes amis: tout ce que je puis faire, c'est de

i de la journée avec vous.

— Allons, dit Jollivet prenant son parti, d'une mauvaise

il faut tirer ce qu on peut. Commande le diner, Catherine, et veille a ce qu'il soit bon.

— liais nous avons le temps, je vais faire un tour ; restez

oie: dans une heure, je reviendrai.

— Eh bien, allez donc. car. vous avez raison, nous avons in d'être un instant seuls.

a l'heure dite, je passai u reste de la journée e- braves jeunes gens, et je ne sais pas si le ciel vit is deux cœurs plus heureux que ceux que je laissai battant 1 un contre l'autre dans cette misérable auberge de village

En panant de Ktissnach, Je fus obligé de reprendre une déjà connut et de repasser par le même chemin creux de Guillaume Tell ; à lmmensee, je fis mes adieux au berceau de la liberté suisse, et je pris une barque pour Zug, ou j'arrivai, au bout d'une heure Se traversée. Je descendis a Où j'avais rendez-vous avec mon Anglais; comme il avait été forcé de faire le tour du lac par Cham. il n'était pas encore arrivé

Je montai, en l'attendant, sur le belvédère de l'auberge,

d'où l on découvre une vue magnifique qui plonge d'abord

tntier, resplendissant à midi comme une mer

i s'étend à droite sur ta Suisse des prairies, qui se

■• .i perte de vue derrière Cham et Buonas, va heurter

â niche les masses colossales du Highi et du Pilate, qui

- gardant on dénie puis glissant entre

s'enfonce dans la vallée de Sarnen, que ferme le

i sus duquel -élancent, en aiguilles blanches

les cimes aiguës et neigeuses de la chaîne de la

- ■Iran.

En l'amenant humblement mes yeux de ce magnifique inde route, l'aperçus la voiture de sir

Williams qui cheminait ho tcnient. conduite par ses

deux chevaux de maître et son I OCher en livrée. Je mis aus- ' : .m au bout de mon bâton de voyage, et je

li en -icnal : il ne tarda pas être aperçu, et sir Williams y répondit en faisant mettre ses chevaux au grand minn es après, il était â côté de moi; l'hôte monderrière lui, sous prétexte de nous demander â quelle heure nous désirions dîner, mais en effet pour nous rai -i nous paraissions disposés à l'écouter, la catas- [iii engloutit dans le lac une partie de la ville. Comme nous avion- aussi grande envie d'entendre le récit que lui de nous le faire, la chose ne tut pas longue a s'ari anger.

L'hiver de 1135 avait été si froid, qu'à l'exception de la Chute de Schaffau-en le Rhin était pris depuis Coire jusqu'à u. Ton- le- lacs qui contenaient une eau presque dormante offraient une 3uxfa< e aussi solide que celle du soi Le itance lui-même, le plus grand de tous les lacs de fui traversé a cheval et en char: â plus forte raison cenx de Zug et de Zurich, dont l'un a à peine le huitième el l'autre le quart de -on étendue Alors les animaux des montagnes descendirent jusqu'aux ville-, et les magistrat- défendirent de tuer le gibier I i xeption des loups et des ours Les choses étaient ainsi depuis trois mois à peu près lorsque, la glace corn on s'aper-

que la terri ait prol lémenl dans plusieurs en- Droits, et surtout ver- la partie de la vin du rivage Vers le soir, deux nies entières el une partie des murs de la ville se détachèrent du reste, glissèrent rapidement dans le lac et disparurent ; sot -, qui lient pas cru le danger aussi pressant restées

lurent avt

uti - 1 tami] 1 lendemain

mme U >tse dan aman du jusqu'à

quatre-vingt-un sura ,jU u y

n I i une tour. Quant

■ di ai rapporte! à

. | Oint été ■!--' ■' oel , aie

i .::,■ profondeur.

Cornu, u,. notre hôte lui-même, n u

heures avant le dîner, non ; uir la ville Notre première visite lut pour

"al.

Comme pi [sa lui 4e suisse, il r n

lie d aune- et cl armures curieuses, dont quel

: eh, pies sur lesquelles veille -ecretemen: mal, et que ne sont point

al itS dam Itl ai -

des brocanteur-, il échouer devant

les souvenirs qui les u mx villes où elles se trou-

vent. L'une de ces i Uq de Eug, teinte

encore du sang de Pierre Colin i firent

tuer en la défendant, en 1482 BelliJ

i li i sortant de l'arsenal, Saint-Dswald : elle n'offre rien de rem ou plutôt que trois statues ass . naïves : sainte Ou martyre -aime Apolline et -unie As lline

tient a la main une tenaille ou t-i encore uni Agathe un livre, sur la couverture duqu à la piété des fidèles les deux seins e l'a

A quelques pas de cette église s'élève celle de - Michel qu avoisine le cimetière Depuis Aliorf. on me parlait ou cimetière de Zug. En effet, je n'ai jamais vu un tel luxe de croix dorées: on dirait la musique d'un régimem Maïs ce qui accompagne toute cette cuivrerie d'une mani charmante, ce sont les fleurs qui s'y entrelacent. Jamais cimetière n'a, j'en suis certain, inspiré moins d'idées tristes on croirait bien plutôt que tomes les fosses sont des beilles prêtes pour des baptêmes ou pour des noces, que des coin lies funéraires où dorment les hôtes de la mort. J'ai vu des enfants qui couraient comme des abeilles d'une tombe â l'autre, et qui sortaient le front joyeusement pare dé - ! et d'oeillets qui avaient poussé SUT la tombe de leur mère.

aviiil, i o fli la. cependant sous on hangar qu on décore du nom de chapelle, un spectacle tout opposé attend le voyageur c est un ossuaire, dans les cases duquel -ont rangées quinze cents têtes â peu près, superposées I - uni autres Chacune de ces têtes repose sur deux os croisés, et sur leurs crânes dépouillés, qui ont pris la teinte jaini. l'ivoire, une petite étiqueta léi avec grand soin, côn-

-, rve le nom et indique l'état de la personne à laqui partenaient ces débris.

Quelle mine de joyeuses plaisanteries eussent tr mvé fossoyeurs d'Hamlet :

Comme, ces merveilles une fois visitées, Zug : trut iieu d'autrement curieux à voir, nous revinn :

tel, ou. au grand tl an e â i anbi : - -

Willian ! ordre a son cocher de tenir se- chevaux,

qui n'avaient tait que quatre Lieues dans la matin nous , dieu aussitôt après le dîner, dl

n- économisions une demi-jounc i ,,,,,. ii main à onze heures a Zurich, i

nient le projet, et, trois heures ai

' lai de Zug, tout re-plendi-a i i i

li m , ui b ait, nous aperçâmes, a i raw- le '• -

arbre- i eiui de Zurich, tout frémis anf de la bt i de la lueur des étoile

Rien ne non- anviait a Horghen espèce marchandises de Zurich, par le Salnt-l iotbard En

.. ,, .,, -i que i-- te

lu r,. et â gam ne la 1 -,,i- midi a Zurich, qui - I

qi.aranie poètes I I :

de laf

al pal

-lie na

de l'indisci

prend i '

\DRE DUMAS ILLUSTRE

cher aux autres, n'admet pas que les au;:. aroir

il italien,

m< - un exemple. Un h s de Zurich,

. habit marron, d '> le bas chl-

; ...i mi chapeau . les boucles à ses

I uni çousset, se

: 1 coin du feu ou raelques pas vers

aise, puis se arpenter la ■ nombre en n large, jetant,

:ble, un regard : sur moi; il est vrai au même râtelier, lormlons ai Enfin 11 r il s arrêta juste en lace de

nous s sur le pommeau de sa canne,

.ne :

ts dit-il en français.

prit, dans un pays où l'on voyage unes donc un instant sans répondre, lut adressée : aussi le bourgeois s'impart Indiquant d'un mouvement de i nous qu'il adressait la parole:

demande qui vous êtes? continua-t-il.

m: -"mmes, nous? répondls-je.

Oui, vous.

is sommes des voyageurs, parbleu : 11(1/ you a uinq - fowl, continual-je en anglais pour dérouter notre - une aile de poulet.

eU, / timnii you, nie répondit sir Williams en me tendant son assiette.

Le Zurichois s'arrêta tout court en entendant ce nouveau ze qu'il ne comprenait pas ; il demeura un instant à réfléchir, tenant son menton dans une de ses mains ; puis il mit à parcourir à pas mesurés la ligue qu'il avait adoptée. Enfin s arrêtant une seconde

nruol voyagez-vous? nous dit-il.

— Tour notre plaisir, répondis-je

'■ : fit le Zurichois.

int ; puis s'arrêtant de

tes donc riches?

— M pouvant revenir de létonnement que

iller.

— Oui, vous.

Fous me demandez si Je suis ri. i

— Oui.

— Non, Je ne suis pas ri

Uors -i vous i - . omment faites-vous

nt en voyage.

surtout en - i les auber-

peu voleurs.

ii Zurichois en reprenant sa course Mais enfin,

m faites-vous? contlnua-t-il en s'arrêtant de nou-

Je gagne quelque argent.

\ 'lUOlî

disposé. Je

de papier; puis, tant que

me un

tet a une librairie ou à

i e en signe ml

ils du pals, ré-

porter par an? confire- mille fi

promenade en murmurant

m a cent mille livres de

r nous nous

ls bo inné li

— Et cela vous donne-t-il le droit d'y conduire des étrangers»

— Sans doute, dit le bourgeois en se rengorgeant, et, conduits par moi, ils peuvent se vanter qu'ils seront bien reçus par M. Orell, le bibliothécaire, ou par il. llorner, qui est son second.

— Eh bien, lui dis-je, mon cher monsieur Ilaguemunn, puisque nous nous connaissons maintenant comme si nous étions amis depuis dix ans est-ce que vous ne pourrie

on faveur de cette amitié, me conduire à la bibliotl Vous devez y avoir trois lettres autographes de Jane Gray à Kullinguer, et une lettre de Frédéric a Muller, que je serais fort aise de lire.

— Et comment savez-vous cela?

— Ah : comment je sais cela? Un de mes amis, un savant, ce qui ne l'empêche pas i être un homme d'Infiniment d esprit, exception qui lui fait quelque tort parmi ses confrères. Buchon. le connaissez-vous? Je vous le nomme, parce que vous aimez à ce qu'on mette les points sur les f.

— Je ne le connais pas

— Ça ne fait rien. Eu bien, Bui lion est venu l'année dernière a Zurich, il a lu vos lettres, et il m'en a parlé.

— Ah : ah ! Eh bien, dites donc, vous me les ferez voir, n'est-ce pi

— Avec le plus grand plaisir, et Je serai enchanté d'être venu de Paris pour cela: Lct us flo, sir, are you contint}? dis-je en me levant.

— l'es, répondit sir Williams

Et nous nous acheminâmes vers la bibliothèque, conduits par notre respectable introducteur.

Il ne nous avait menti ni sur son Influence, ni sur l'amabilité de M Horner. On nous déroula ce que la bibliothèque de Zurich avait de plus curieux, c'est-à-dire une partie de la correspondance de Zwlngle, des manuscrits de Lavater, trois lettres de Jane Gray, trop longues pour que nous les reproduisions ici, et une lettre de Frédéric, assez originale et assez courte pour que nous la mettions sous les yeux de nos lecteurs. Voici à quelle occasion elle fut écrite.

En 178-i. le professeur H. Muller publia, avec le soin et la religion d'un véritable Allemand, une collection d'anciennes chansons suisses, naïves et vigoureuses comme le peuple qui intalt. L'éditeur, qu'il ne faut pas confondre avec l'historien, J. de Millier, obtint de Frédéric le Grand la permission de lui dédier ces chants nationaux et les lui envoya, croyant lui faire grand plaisir Mais c'était un genre de littérature que le roi philosophe appréciait médiocrement; aussi répondit-il a M. Muller la lettre suivante:

•> Cher et fidèle savant, vous Jugez trop favorablement ces poésies des nr», xim et xr. u ont vu le jour par

vos soins, et que vous croyez si dignes d'enrichir la langue allemande; à niuu avis, elles ne valent pas une charge de poudre, et ne méritent ras d'être tirées de l'oubli où elles m il y a de sûr, c'est que, dans ma bibliothèque particulière, je ne souffrirais pas de pareilles niaiseries, et je les jetterais plutôt par la fenêtre. Aussi, l'exemplaire que vous m envoyez attendra-t-11 tranquillement son sort dans la grande bibliothèque publique; quant ;\ vous garantir beaucoup de lecteurs, c'est ce que ne saum ilirré toute sa bienveillance pour vous, vous garantir

- .'II PARLENT ET LES AVEUGLES QUI IIsKNr

l'hosfondé par M. es con-

que . ai u- eue*, avant de i un Jeun, homme de grand talent sourd-muet lui-même institut royal de Taris, ni avaient famllla- • - isqu'a ce Jour pour améliorer appeler i prendre leur part lété et des devoirs qu'elle Impose i .i\ant mon départ de la complai-

I ce sujet, tout en me l'institut de Zurich, où. m'avaltilre parler les élèves. Je me nr donner à mes lecteurs

EN SI [SSE

quelques détails assez curieux et assez ignorés, je crois, sur

i ette singulière et exceptionnelle

A Sparte, les sourds-muets étaient rangés dans la elasse

ies êtres incomplets ou difformes, qu il était inutile de lais-

■ r vivre, puisqu'ils ne pouvaient être d'aucune utilii Ja république. Eu conséquence, aussitôt qu'où venait de s'apercevoir de leur infirmité, ils étaient mis ., m o \ Kome, les lois les déshéritaient d'une partie des droits civils; elles les .déclaraient Inhabiles a gérer leurs biens, leur donnaient des tuteurs et les retranchaient de la société. La religion chrétienne, toute d'amour et de charité, reconnut des hommes dans ces, malheureux à qui la nature

rare n'avait donné que trois sens; elle leur ouvrit ses i loltres, où des premiers germes d'éducation commenci

■ leur eue (tonnés; cependant c'était une éducation bien grossière et bien imparfaite, puisqu'un auteur du \v

■ ■■ ■ '" m li premiers dan.

lesquels on trouve con Igm la d'apprendre à

êi i Ire ."i - i iets.

trenti six ans api : mort de Pedro de Ponce, et quarante-quatre ans après i ; I p., ne Cardan, uii

■■ in Espagne sous le titre [i para enseftar d

: mudot i 'était un Fi lire du con-

de Castille, qui, dans le bul posil Ion du

connétable, devenu muet i . âge de quatre ans, ses ii avaux vers ce nouvea ■i. i ■ in n qui reste de lui, el qui nou I pi emii Pierre Bonnet se donna - omme l'int i i ' mi : ide au reste, ce qu'il est impos ibli de nier,

- est qu il m le ] remicr qui ait introduit ■

- I qu adopta depuis, à

modifications pi iai nt et bon abbé de l'Epée.

Vue de Zurich

ite comme une merveille un sourd-muet qui gagnait sa vie en tressant des filets pour la pêche.

Ce fut Pedro de Ponce, bénédictin espagnol du couvent de Pahagues, au royaume ds Léon, mort en 1584, qui eut le premier l'idée que les sourds-muets, tout privés qu'ils étaient des organes de la parole et de l'ouïe, pouvaient, recevoir des idées et les transmettre. Le hasard lui avait donné quatre illustres élèves: c'étaient les deux - et la sœur du cardinal de Velasco, et le fils du gouverneur d'Aragon. La méthode qu'il avait employée, et que malheureusement on ignore, puisqu'il ne laissa aucun traité sur cette matière, eut un tel succès, que les écoliers d'une ■lasse intérieure lui arrivèrent de tous côtés ; et. parmi ces derniers, quelques-uns firent de si grands progrès, qu'ils -•outenaient en publie des discussions sur l'a tronomie, la physique et la logique; si bien, disent les auteurs contemporains, qu'ils eussent passé pour gens habiles et savants aux yeux mûmes d'Aristote. Dans le m le et vers la

même époque, c'est-à-dire de 1550 à 1576, un philosophe Italien, nommé Jérôme Cardan, s'occupa, mal ondalre-

(1) Ce jeune homme est M F Bértliier, 'pu a 'In :i i innaisaancea spéciales sur la matière l'honneur d'être choisi par l'Institut historique pour faire un mémoire sur l'éducation dos sourd: -rauel de toutes les

époques el de tous le* pays

Veri 1660, i Wallis professeur de mathématiques à l'univer iti d'Oxford, tenta de faire pour l'Angleterre ce que Bonnet avait fait pour l'Espagne, c'est-à-dire de mettre les sourds-muets i même de comprendre les pensées d'autrui, et d'exprimer les leurs par gestes ou par écrit. Lui-même se félicite de ses sucd dai ca

laquelle il - lévi lié, dans une lettre adn

teur Bevei tej i; i peu de temps, du il m acquis beaucoup pins de savoir qu '.n n n ;

' ornes dans leur position, et ils é1 Lien si on

' cultivés, d'acquérir toute conn mettent par la lecture (1).»

Quelque temps après, nu médi i Conrad

Amman, publia un traité , tard

nie- dissertation sur la parole, i traduit en

français par Beauvais d'' ri.

\n commencement on ■ ■ ,, tra en

ad re. en de 1 1

Etmuller, sur la manl i les sourds-muets.

Soixante quatorze o de Saxe tondait une

'■i oie -i Letpsii i teur

Cependant la l rd : le Portugais Ro-

(!) Trama l ondi 1 1 in.' ICI] l H

de, l'éducation des aourdt-mutls,

E DUMAS n.LfSTRE

■ .. ,.,■ lu •

qua <i >

aveu-

i il en

• plus

■ le ne

mourut

for-

ai i hez une

l'icl r, il trouva

l'aiguille et remar-

oées a leur

i pas lever les

leur adres-a la

Allés

.iiit croire

atten-

u expliqué

- muettes.

ni enseignement

■ ni,. i(ii il aval! ,i suivre; Il de-

" atîon des deux

ins autre se-

inaissail aucune

i e de patience et

a ix éli vas par-

i " i a n t tontes Les

i ide aux savants

reprise.

nblli - qu'un Inconnu

vint lui offrir an k la no

i. abbé de l'Epi dans laquelle il

acquisition, loi • l'ouvrant au basard il tomba sur l'alphabet manuel de en taille di ti Ce livre était /' ir(

Dès in but et marchai vers

nnii. livres *de rente qu'il avait,

•ii u , aelSi et con-

lèves Enfin après Où ans de du roi, Louis Wl finit par

unine annuelle et la joui Ine do couvenl des Côleatlns, Deux ans l'abbé 'i' - 21 et

devinl Institution ci luparavant que t£. -

/uiicli qui u- allô qui est

par M Fauck, i

• i itution dlx-hull ou vingt

tlon labiale tomme ce genre

i. il.,. DutUe,

lui quelques dé

iiié qu'acquièrent les qui leur parlent, et de r mu! les i pronom l

de q

u son pro ■ qui, en les 1 1 1

nu un accent :

tu immédiatement

li u\ et

al Ion, quelle que

i talent

ait 'lu mu

• il Usait la réponse qu'il

1 ii maître, cpil

plus grande H ude

bOM conserr:. n

n •■ inlsmi

i i ii ;ei

qv D niais

i haute ridant tou-

< I il

lue nous eûmes niii avec noue muet on fit appeler un aveugle; il entra avec celte pi ouverte et

cette expression heureuse qu'on lit sur la figure de presque tous les malheureux juives de la vue c'était, comme l'autre. un enfant de quatorze ou o il teuait a la main

un grn i il alla poser sur une table avec la même

allure que s il y voyaii parfaitement ; puis, ar-

■ ■ : - son maître '.'ne faut-il que je fas-e? dit-il eu souriant

her enfant, lui dit le maitre, ce sont deux étran- I ramais, l'autre Anglais, qui ont entendu parler de notre institution et qui viennent pour la voir. Voulez-vous bien leur lire quelque chose?

— VOl II Tel. faut.

— Quel est le livre que vous apportez?

— jv al pus au hasard dans la biblio- ■

— Voyez le til

L'aveugle ouvrit le livre n doigt sur les ligues

écrites sur la première page, et répondit :

- Je saint Augustin.

— En latin ?

— Oui.

— Bb bleui Usez-en quelque chose a ces messieurs: au nasard, où vous voudrez, peu importe.

L en quarantaine de paves ; puis cherchant

.ci, il lut cinq ou six minutes eu sui vain du doigt le- es, et cela aussi vite qu'aurait pu

e un autre avec ses yeux Je ne sais que! anisme dont on

aveugles de Paris, je n'ai jamais vu d'insUtu enre ;

de Zurich apprennent par une méthode au--: simple que Ile. Les lettres sont piquée- d un coté d pi. r i de sorte qu'elles rassortent en relief

sur l'autre I 'igt sur ce relief que

par le toucher, et remplace un sens par un autre Non- - nous-mêmes, a laide d un alphabet pri

d expériences, plu n dif

fêreutes lan qrle lut Inunfctla as hé

sltation, mais en conservant a chaque langue l'accentuation allemande.

■ ..n lui apporta un soif,'--,

, , hanta plusieurs chants d'église et

quelques airs nationaux. Enfin nous - pour

r la inêun e que nous avions faite pour

une phrase, et il déchiffra à la première vue. solfiant à

i toujours aussi juste qu'aurait pu le

seconde Borce, d'après la musique qu'il

avait vue ihiut la première fols Le temps avait passé vite

au milieu - pour nous et notn

-il sonna celle du dîner.

nets et de nos aveugles.

lentraut a l'hôtel nous «pavâmes I prête:

li repas, nous demandâmes a noti U n'y

n- la ville : il n Idil qu'il S

.■ -i non- déstrions qu on nous

quitter i hôtel, il allait non- tau e que

lournaux ai ; que i on

tes lux minutes après, on i - apporta le .\«iion<n

urnal.

le plus cari

ai tnmait noue moka, - à démoi-, sont prive- de toute nouvelle.

u milieu e lecture, sli Williams

i me i tournai de son côté, Je le vis

u y a-t-il? lui [u'avez-i "-'•

l'endroit qu il m indiquait et je lus;

, Hl i mariage de

\ I more de la

je voulu- w iiliam- quelque

, donnant la main :

.ni. mi dit il . devant von

n de ce brave i I malheureux jeune homme.

EN SUISSE

xLvm

PROSPER LEHMAN \

Le lendemain, a sept heures du mutai, le gan m de l'hôtel entra dans ma chambre, et me remit une lettre de sir Williams; il s'excusait de me quitter sans prendre congé de mol, qui, disait-il avais ete si compatissant a ses vieilles douleurs; mais il craignait de lasser ma patience par ses douleurs nouvelles, et partait pour- eu supporter seul tout le poids. Cette lettre était accompagnée d'un petit cachet d'or, qu il me priait de conserver eu souvenir de lui. Je fls quelques ■ au domestique; mais il ne savait rien de plus, si ce n'est que sir Williams avait passé une partie de la nuit a écrire, et, à trois heures du matin, avait fait mette. . ,, vaux à la voiture et avait quitté Zurich.

J employai le reste de la journée à visiter' la cathédrale, qu'on dit fondée par Charlemagne, le cabinet d'histoire naturelle et la tombe de Lavater, tué, comme on le sait, en voulant tuer un de ses amis des mains de soldats français qui le maltraitaient. Masséna, qui a laissé a Zurich une mémoire sans tai ne, fit ce qu'il put, mais inutilement, pour découvrir le meurtrier.

A six neures, je m'embarquais sur le lac. Je me rappelais que j avais faite à Prosper Lehmanu au tir de Sarnen, et, comme je me trouvais assez près de Claris, je pensai que le moment était venu de la tenir.

Je h a de plus ravissant que de voyager sur les

lacs . se par une belle matinée de printemps ou

d'automne suit,, ut lorsqu'un peu de brise dispense les mariniers de se servir de leurs rames: la barque glisse alors comme par ningie et sans plus d'efforts qu'un cygne qui ouvre sou aile. Souvent il semble que c'est le rivage qui et que c'est le bateau qui reste immobile. Pour moi, j'étais couché au fond du mien, les yeux fixés sur les nuages .111 soir, qui se roulaient et se déroulaient en asfantastiques, et au fond desquels naissaient, les unes iprès les autres, toutes les étoiles du ciel; en même temps la terre s'illuminait. Ces milliers de maisons qui s'éparpillent aux deux côtés du lac , entourées de leurs cols de vignes, allumaient leurs fanaux nocturnes, et, comme le lac réfléchissait a la fois les lumières de la terre et les lumières du ciel, la barque semblait flotter dans l'éther. Peu à peu tous les différents objets de ce grand spectacle se confondirent ,1 mes yeux ; ma pensée cessa de les maintenir a la place que leur avait fixée la nature Je vis des palais se

' s nuages descendre sur la terre, des étoiles

filer au fond du lac, et je m'endormis, espérant aborder pendant mon sommeil dans le port de quelque monde inconnu.

Je me réveillai glacé. J'ouvris les yeux; il n'y avait plus ni ciel, ni étoiles ni maisons; il ne restait de tout cela que le lac qui était, fort agité, les nuages qui se fendaient en eau. et une brise du nord qui, heureusement, nous poussait vers

RappeES ii. H. tous arrivâmes en très piteux état sur les

dix heures du soir.

Heureusement l'auberge du Paon, où nous descendîmes, est une des bonnes auberges de la Suisse; nous y trouvâmes bon visage, bon feu et bon souper; c'était pins qu il n'en fallait pour nous remettre. Je demandai à mon hôte s'il pourrait le lendemain me procurer un cab tel et un cheval pour me rendre a Claris. Il se consulta un instant avec une espèce de garçon d'écurie qui mettait du feu dans ses sabots pour se réchauffer les pieds, et le résultat de la délibération fut que J'aurais ce qu |i léslrals

Comme ce que j'avais à voir a Rapperschwll, c'est-à-dire les tours et le pont, ne pouvait être vu qu'a la lumière du soleil, et que. vu l'orage qui durait toujours, il ne faisait pas nié m e i lair de lune, je pris congé d'une société de braves fermiers qui causaient grains et bestiaux, et j'allai me coucher.

Le lendemain, le temps était encore assez incertain ; cependant le veut était tombé, et l'averse de la \ cille s'était convertie eu une petite pluie fine qui. a la rigueur, n'empêchait pas de voir les objets: je m ai hemlnal \ irs le pont jeté sur le lac, et qui est la première merveille de la ville. Il fut bâti en 1358 par Cêopold d'Autriche qui, ayant acheté le vleuv. Rapperscbjvil et la March, voulut établir une communication entre la ville et la rive gaui he du lac. Il résulta de ce vouloir ducal un pont, de bois reposant sur cent quatre-vingts piles et long de dix-sept cent quatre pas, que je mis. montre a la main, vingt-deux minutes à parcourir. C'est arrivé au bout de ce pont qu'on voit, en se

retournant, Rapperschwll i le plus pitto-

. ses tours gothiques lui donnent un petit air formidable, qui ne laisse pas que d'être imposant, et que com i poli nu b i-i ' i ifl . ii des portes

du canton de Saint < En feutrant a l'hôtel, je trouvai mon .1 , | mon

j'avalai lestement l'un, et sautai immédia-

dans l'autre Notre conducteui i (Hé sur le

ird, et nous partîmes au gran I p di notre cour-

iin quoique paraissant peu lui re à la pro-

li cheval d'attelage, ne nous conduisit pas moins sains et sauts a Vesen, où nous nous arrêtâmes pour passer nuit.

Le lendemain, nous partîmes d'assez bonne heure, et, Iaisillenstadt à notre gauche, nous suivîmes la route qui longe la Llnth. Au bout dune demi-heure de mardi, rês, je m'étais vertueusement endormi en li-

re du Valais fl - ikiutier. et je ne sais

bien de temps durait mon sommeil, lorsque je fus réveillé en sursaut par un mouvement désordonné de mon équipage et par les cris de Francesco. Je rouvris les V11'^ "" ' ' lus sur son brancard, notre

cabriolet allait, comme le vent, entre un précipice de quinze

cents pieds de profondeur et une mot presque à pic :

notre cheval s'était tout simplement ratigué qu'il

était de traîner une brouette derrière lui; au moins, c'est ce que je crus comprendre par ses 1 nuis et ses

ruades

La situation était assez précaire ; notre conducteur, en abandonnant son poste, avait lâché les une-; elles traînaient à terre, s'accrochant à chaque caillou et occasionnant à chaque accroc des écarts peu rassurants sur une route de douze pieds de large au plus. Ressaisir les rênes avec la main était chose impossible, 'es pieds de notre cheval venant a chaque instant faire luire leurs fers à huit ou dix pouces de notre visage: sauter à bas du cabriolet était impraticable; car. a gauche, emportés par l'élan, nous roulions inévitablement dans le précipice, et, a droite, nous étions écrasés entre la roue et le talus, Francesco priait tous les saints du paradis en allemand et eu italien et avait tellement perdu la tête, qu'il n'entendait pas un mot de ce que je lui disais. Je résolus alors de m'en tirer tout seul, puisqu'il n'y avait pas d'aide à attendre de lui. ■le parvins à abaisser la capote du cabriolet et à m'emparer d'un de nos bâtons de voyage : avec son extrémité je soulevai la bride, que je ressaisis heureusement ; c'était déjà beaucoup car j'espérais grâce à elle, maintenir notre cheval dans le milieu de la route jusqu'à Naefels, que i'aper à un quart de lieue devant nous; et je n'avais plus à craindre qu'une chose, c'est que. inaccoutumée depuis sa vieillesse a un exercice aussi violent, la voiture se disloquât. Heureusement il n'en fut pas ainsi : nous approchions de la ville avec la vitesse d'un tourbillon ; j'espérais trouver un obstacle contre lequel la course enragée de notre Bucél'iiaie irait se briser; mus m entra dans la me sans coup i in i i i miinua sa route sans tenir compte du changement de localité.

Cependant la chose ne pouvait durer ainsi, à moins de risquei d'S raser les chiens et les entants qui se rencontre- ■ I sur notre route J'avisai donc une maison qui avançait sm i je décidai que c eiait la que finirait notre voyage. En effet, lorsque je me trouvai bien a portée, je ti rai violemment les guides de la main droite li cheval suivit l'impu] a i inée, et. sans rien voir, il alla comme un bétler donner dn I I contre la muraille. Le coup fut si violent qu'il plia sur les jarrets de derrière reculant presque avec ii omptitude qu'il avait avancé; mais. .1. mouvemi sous une enseigne ; ie profitai di l'occa-

I a hai bride et bâton, et, criant a Francesco d'en faire autant le 1' is de mes deux mains la branche de fer, et, me laissant tirer du cabriolet comme m le son

fourreau, je restai pendu ainsi qu'Absalon : comme ce n ei.ni point par les cheveux, je n'eus qu'à 1 i .ni ne- retrouver immédiatement sur la terre, dont,

grâce a la dimension de mes jambes, a ■listant que

de deux ou trois pieds Quant an b et à

ils avaient continui lei route triomphale au milieu des iris de Hall ab l lnill ab! dont le seul résultat était de donner à leur course une nouvelle vitesse.

Je nie mis aussitôt à leur poursuite, en criant de mon côté — An . crête !

va ion m iet au i non pas

du cheval ma is iin nai: i re Frai esco, q dans l'étal ou il clan c pouvai aider lui-même, Je courais ainsi

dei o nul I I ' ' ne je I rouvai

machine bi te i I i ' une couche

c ement n nconl rée 9 la p d un I .■ n l,i "ia il le cabriolet le plus ma-

lade : un des bra brl le chas b - rot

et que nous examinions le dommage, notre

lNDHE DUMAS [LLUSTRF

en réclama le i : .-ntlon

presans

lier, manque

■ nous juge.

plaintes exi • '■-'' ordonna

■ - ; us de lari , a,l> iui n'avait

men un

ut condamné à passer

un M ' ' ;'"11" '"'

damn Au reste U"L'

plaidoyers i pron

brave liromettant

d'eu ; ' cnose

n mon album, nous i eprtmi

itre mute a pied deux lieues

mier groupe

umann

ii le monde me répondit affirmativement ;

.h- même, mais

lodi. un paysan qui faisait

m -«rit de ii nduire i nez lui

[ace de l'auberge, nt un combat entre un croisé et un Sarti mine Jetant un bouquet pat

i . puis H" de mari ne, mon guide me m. mu in laquelle pâtu

is une treille de vlgn. Lehmann aii rs rayons du

M.ii- aussitôt mon toss qui borde la

rout>

plus loin qu'il m'aperçut U vint à moi. \ ; , i me dit-il voilà on homme de pa-

vous.

m .unie/ lait aller ju-qu au

rait pas ravoi able

. ••/ les mi

matin ;

I III. | JOUTS.

■ ulez.

l ., |,, ■ plus 'lu un aveu à

mol nous avons une faim de

: id a Sa loin.

, ornant di niais au moins

Intenant voulei

■ bref

lit que vous devez ve-

« B( uls ta

ut une

mante

tant la blanche

1 1 me un

mann,

■ selle Mars, 1 un

dans le de Sylla, l'autre dans celui de l'Ecole des

ment mon ours était un homme des plus -es.

Mademoiselle .Mars et Talma dans une chaumière de la dans une vallée perdue de la Lintb : Les deux grands génies dramatiques de notre époque réunis dans une chambre préparée pour moi : C'était me (aire croire à un raffinement d'hospitalité bien un chasseur des Qrl- - uis. Mai-, quelle ipie lu- la i .iiiv de leur présence, elle ne ramena pas m. an- mon esprit a un tout autre ordre de peni {.'lande di ntagnes disparut, la perspective de la théâtre changea a vue. et je me tron . de la rue Richelieu,

et regardant jouer la première représentation

.. un grand triomphe, je me le rappelle. D'abord une belle Dent Jouée : jamais

Talma et mademoiselle Mars ne m'avaient paru plus beaux.

On les rappela on rappela l'auteur. Son frère le traîna de il- se Jetèrent dans les bras l'un de

l'autri i éclata en applaudissements. C'était une

je connaissais déjà un peu Casimir, et mureux pour lui: je n'ai jamais eu d'envie, et surtout alors, où, étant parfaitement inconnu

- ni pouvait m'Attelndre. Cependant 1 mais d uni blante pour mol Depuis

- tourmenté du besoin de travailler

i 'le avais consciencieusement étudie

- j avais a leur égard une admir mde : mais

|e -entais en moi une impossibilité complète de faire quelque chose dans ] ;u'ils avaient prescrites et suivies: au— i manquais je bien rarement une représentation nouvelle, i spérant toujours trouver chez les modernes un de départ pour un monde nouveau, une boussole pour voilée que je cherchais au ciel, un vent u milieu de cet océan de passions humaines qu'on appelle un drame 11 y avait quelque chose de ce que Je cherchais d. indu i v,n:i sous mes yeux La force, la nature avei lesquelles 't'aima et mademoiselle Ma oué cet ilnes parties me conftrm; dans la . Ttitude qu'on pouvait créer une manière plus franche dans -i forme, plus libre dans son allure, plus vraie

mais toutes ces perceptions

- ,.in\ dans l'air et les algues sur lu. eau. qui ai •• i i i . i olomb qu'il était dans levol-

ii n -.m- lui dire où était cette terre. Six ii i buts anglais arrivèrent à Paris

iravant, on ]■ uetllis au théâtre de

la l'or;. Saint Martin avec des huées et d ris de

■ lii on appelait alors de l'esprit national talent a l'O la meilleur.

Paris Faisall queue pour aller applaudir Smithson et Kemble. Je l'avouerai i ma non le ne connaissais

que par les imitations de Duels J'avais vu jouer Bnmlet par Talma. et. quelque tragique que lu leur >i iple. l'ouvrage en lui-même ne m'avait

un médio p a aller revoir le ni. m par Kemble.

dont la réputation était loin d'égaler celle de notre grand lien.

Il me serait difficile de raconter ce qui se passa en mol dès la preml .eue vérité de dialogue dont aloi

■ as an mot, il esl vrai mais dont l'ai

-impie des Interlocuteurs me donnait la mesure . ce naturel i - inquiétait p.u d'être trivial pourvu qu'il lut en hari laisser-aller des posta qui

It a l'Illusion, en faisant croire que l'acteur, •

aires, oubliait qu'elle- -• passaient devant un public, \u milieu de tout cela la poésie, cette grande .pu domlm rouvre di ire, et dont

ne si merveilleuse Interprète boulevi

acquises, et. comme au tr.i ird, me laissait apercevoir la dire Innées C nfln quand I t ■ 'Me regarde la r> ■■■ m Ce-

la mort du rot de Danemark a fourni le su ipr - avoir vu le Jeune Hamlet.

der aux i irdanl branches, Je le i ; Intrigue infernale se dé-

roulait, rend I pire l'expr

.me inteii rsque Je le

au côté gauche

he haletant

lante H le cou tendu, et. au moment où s'aperce-

qu'elle ne | ■« pro

i une et quelle -e trouble, et qu'elle se détOUl

nuir, il se dresse tout à coup en s'écriant :

EN SI 1SSE

i ia

. I.igth : Ligth |e lus prê( à nie lever comme lui, et à (lier comme lui » Lumière I lumière

l m. i ans étaient passés depuis cetti • ■ tue ; Talma était

mort, Semble voyageait en Amérique. Smlthson après avoir

donné i . Lan et l'exemple a toutes les actrices qui depui soili fait un nom dans le drame mol.

dans la vie privée comme une étoile qui s'éteint au ciel Moi-même, après avoir tenté de réaliser moi a. rêvi

et de retrouver, pareil a Vasco de Gaina, un inonde perdu, dégoùlé déjà, au commencement de ma carrière, comme d'autres l'ont été à la fin de leur vie, je venais chercher au milieu des montagnes de la force pour continuer cette Lutte. où, comme Sisyphe il faut incessamment repousser le rocher de la médiocrié qui retombe sur vous. Mademoiselle Mars seule, ton jours belle, toujours jeune, toujours comprise et aimée du public, restait debout sur son piédestal trouvait dans sou talent des forces pour résister a toui même au succès, et, pour dernière satisfaction d amourpropre, pouvait, en voyageant en Suisse, rencontrer son portrait au fond d'une chaumière.

J'en étais la de mes réflexions philosophiques, lorsque Lehmann rentra ; j'allai vivement à lui.

— Comment diable avez-vous ces deux portraits? lui disje.

— Je les ai achetés à un colporteur, me répondit-il.

— Pourquoi ceux-là plutôt que d'autres?

— Pane, que c'étaient les portraits de l'empereur Napoléon et de l'impératrice Joséphine.

— Votre colporteur vous a trompé, mon ami ; ces portraits

eux de Talma et de mademoiselle Mars.

— Vraiment I... Ah bien ! a son prochain pas m'en vais un peu les lui rendre.

— Gardez-vous en bien, lui dis-je. et conservez-les reli-

aient, au contraire; ces portraits ne sont pas ceux de l'empereur et de l'impératrice, c'est vrai ; mais ce sont ceux d'un grand roi et d'une grande reine, qui, comme Napoléon et Joséphine, n'ont point laissé d'héritiers.

A la fin du dîner. Lehmann me demanda si je ne voulais

'- i compagner dans la montagne, où il allait préparer notre chasse du lendemain : quoique je ne comprisse pas trop comment on pouvait préparer une .liasse au chamois, je lui répondis que j'étais prêt à le suivre ; il mit alors du sel plein sa poche, et nous partîmes

La montagne dans laquelle nous devions chasser s'appelait le Glarnich : c'est un glacier à deux cimes, où les chamois sont retranchés comme dans une forteresse inexpugnable. Nous luîmes la grande route jusqu'à Mitlodi : alors nous tournâmes à droite, nous suivîmes les bords d'une petite rivière qui n'a point de nom, puis nous la traversâmes en sautant de roche en roche, et nous nous engageâmes dans un bois de sapins qui s'étendait â la base du Glarnich ; après une lieure de marche, nous arrivâmes à sa lisière opposée. Nous marchâmes encore, a peu près une autre heure sans suivre aucune rouie tracée; enfin nous trouvâmes une espèce d'arête étroite et raboteuse, sur laquelle Lehmann s'engagea sans regarder si je le suivais.

Je le laissai aller ; puis, voyant qu'il continuait sa route sur cette espèce de pont de Mahomet, je l'appelai.

— Eh bien, me dit-il en se retournant, pourquoi ne me suivez-vous pas?

— Tiens, pane que je me casserais le cou. moi

— Vous croyez?

— .T'en suis sûr.

— niable :

— Est-ce qu'il n'y pas un autre cliemin?

— Oui; mais j'ai pris le plus court.

— Vous avez eu tort, j'aurais mieux aimé faire une lieue de plus.

— Maintenant ce n'est point la peine, nous sommes arrivés; tenez, aiouta-t il en me montrant du doigt une petite esplanade verte qui s'étendait de l'autre côte du pont qu'il traversait, je vais a cette petite plaine.

— Eh bien, allez-y; je vous attendrai ici pour ce SOir ; demain, je serai peut-être plus brave,

— oh : demain, nous prendrons un autre chemin.

— Meilleur que celui-ci?

— Une gra Dde route.

— Alors allez, allez, je me repose.

Je me loii.iiai les yeux fixés sur Lehmann qui continua son chemin traversa sans accident le pa périlleux dans

I. .lin ! il était engagé ; puis, arrivé sur I espla nul.', tira le sel de sa poche et se mit à le semer, comme un laboureur fait du blé. Je le regardai tant (pie je pus le voir, sans rien comprendre ■ cette m m. nui.' .i me promettant de lui en demander l'explication à son retour; mais hienioi il suivit une pente qui le cacha â mes yeux; j attendis dix minutes encore, regardant, du coté où je l'avais perdu de vue. Mais tout à coup il reparut a une grande distance de là, tenant a la main une branche d'arbre, et suivant, pour revenir au pont, la cime du précipice. Arrivé au lieu de l'arête, il at-

' la branche un mouchoir de cotonnade rouge, planta

in ha dan- i. gei cure i te\ ni a mol.

1 a nie du i! ; malntena ... :

ou.' và-t-ll résulter d

i va résulter que demain i ire le sel

iir et un.', comme les très friands

Lée ils se réuniront a i Lnq tre, a

-'. leur gourmandise les attii in esta

de balle d'un rocher jusqu'auquel je pins arriver

i vu. A mon coup de fusil, ils luiront de ce côté;

1 li. m- leur barrera la rouie. et ils seront

d illei passer ton-, les uns après i.s autres, près d"

i endroit où je vous embusquerai; de sorte que nous

bien maladroits si nous ne rapportons pas chacun notre

bête

urance me donna un nouveau courage pour le adlmes vers le chalet, où nous arri

vâmes i la nuil ■ Lehmann me menaçait de m

réveiller deux heure-, avant le jour, Je nie retirai dans ma chambre ei apn l ma prière dramatique à Talma

et a ; i m'endormis du sommeil dr

i. et rêvai que je tuais six chamois.

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