‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 147 sur 283 · I.ll · texte numérisé non relu

I.ll

n SERRE

m doue .'i..!!- .m -..iiiin. du moindre montlau lieu d'éire enterres dans cette tosse, me dit le capitaine, je vous montrerais le Sentis vous : ment, au n est le plus haut de- trois pics qui

le lac de Walleostadt hauteur e-t de sept mille

s au-dessus du niveau de la mer; il Saint-Gai] d Ml- Mell

; ublique de faire ■ sur le- dlffi

- du matin .1 AU

iv hommes « ; mon . i oui

aller planter moi sur le pi ■ ê du Sentis

ma pelisse,

un mon

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M pi nzell.

Qin que I

tien

S :- nous

> n effet.

el il nous

EN SUISSE

lallut l'enfoncer pour continuel- notre ravail in

impensable non seulement dévo ml notre temp

encore nous exposait sans cesse et de plus en [lu sous ce tapis inconnu, sans vesi igi

ainsi qu un linceul, comment d ,.| les

précipices? Cependant Dieu ni , , . sept

Heures d une marche cruelle, D

de la montagne. J'ordonnai aussitôt - m d'allu-

mer un grand feu, de tirer les vivres des paniers, et de ranimer leurs i >» i - : vous comprenez qu il- . Mt pas

prier pour m 'obéir ; quant à moi. je pris un verre de vin

a peine, et. Inquiet de la place où je i rrai

amp. je cherchai un endroit propice à -m je ne tardai pas .1 le trouver. J'en marquai le centre ave mon- bâton ferré, et je revins près de me Hommes ils avaient uni leur repas. Nous retournâmes nsemble à la place marquée : je leur fis enlever la neige sur une cil conférence de trente-cinq à quarante pieds : je déployai m; machine, j'accomplis mon installation, et, tranquille d mais sur mon logement, je congédiai mes dix hommes, qui retournèrent a Ait-Saint-Johann, et je restai seul avec- Pierre Gobât, mon domestique: c'était un brave homme qui me servait depuis trois ans, et m'était si dévoué, que je pouvais compter sur lui en toute circonstance.

Vers le soir, nous vîmes s'amonceler autour de nous 111 brouillard épais et froid, si compact qu'il bornait notre vue à un rayon de vingt-cinq ou trente pieds. Il dura deux jours et deux nuits, nous occasionnant un état de malaise dont vous ne pouvez vous faire aucune idée, les brumes les montagnes et de l'Océan étant pires que la pluie; car la pluie ne peut traverser la toile d'une tente, tandis que ces brumes pénètrent partout, vous glacent jusqu'au cœur, et jettent sur les objets un voile triste et sombre qui s'étend bientôt jusqu'à lame.

Pendant la troisième nuit, inquiet de l'obstination de ce brouillard, je me levai plusieurs fois pour examiner le ciel: enfin, vers les trois heures du matin, il me sembla voir scintiller quelques étoiles. Je restai debout pour m'en issurer : bientôt une lueur blanche m apparut à l'orient, une main invisible tira le rideau de vapeurs qui m'enveloppait, mon horizon S'étendit, et le soleil se leva sur une chaîne de glaciers qui semblaient perdus dans ses rayons. Le ciel resta ainsi pur et dégagé jusqu'à dix heures du matin, mais alors les nuages commencèrent à m'entourer le nouveau : toute la journée je me retrouvai plongé dans ce chaos de brouillaids : aussitôt le coucher du soleil, le.vapeurs se dissipèrent de nouveau, j'eus un instant de crépuscule magnifique; mais presque aussitôt la nuit s'empara de l'espace, et je me couchai espérant pour le lendemain une plus belle et plus complète journée.

« Je me trompais : ce singulier phénomène se renouvela 'ous les matins pendant un mois : pendant un mois j'eus le courage - ainsi, n'ayant que le sommeil pour

refuge contre l'ennui, et pour consolation contre l'Isolement. Enfin, le i juillet au soir, il tomba une pluie diluvienne, et le froid et le vent s'augmentèrent a un tel point, que nous ne pûmes dormir, et que Gobai et moi passâmes la nuit à assurer notre tente par de nouvelle- cordes enroulées aux pieux qui la maintenaient. A quatre heures du 1 L'ne s'entoura de brouillards qui, malgré le vent, restèrent condensés autour de nous ; de temps en a l'ombre qu ils jetaient en passant, nous devinions que des nuages sombres passaient au-dessus de nos têtes ; mais nous jugioRS par cette, ombre même que la bise les emportait si rapidement, qu'ils n'auraient sans doute pas le temps de se former en 01

« Cependant, de plus épaisses masses, s'avançant de l'est, vinrent a leur tour, mais lentement et marchant contre le vent, poussées par un courant supérieur. Arrivées audessus du Sentis, elles parurent s'arrêter; la pluie perça brume, et le tonnerre Commença d.e gronder dans le lointain : bientôt les sifflements du vent se mêlèrent aux éclats de la foudre et tout annonça qu'une fête terrible allait être donnée par le ciel à la terre. Tout a COUP, la pluie se changea en grêle, et cette grêle tomba en telle abondance, qu'elle couvrit, en dix minutes, tout le sommet de la montagne d'une couche de grêlons gros comme des pois et ayant près de deux pouces d'épai m Je reconnus crus le- symptômes d m orage furieux; je me réfugiai avec mon domestique dans ma tinte ,- j'en fermai toutes les issues pour que 1 ouragan n'eût aucune prise sur elle.

Un instant il se fit un profond silence, > oyant

que l'orage était passé, voulut se I lier rouvrir

la porte ; je le retins : je sentais que 1 ait qu'un

temps de repos : la nature haletante respirait un instant, mais pour recommencer la lutti in effet, a huil heures du matin, le tonnerre gronda de nouveau, plus rapproché et plus violent, et se fit entendre ainsi sans Interruption lusqu'â -i 'n -nir. En ce morne de la ré-

lusi'.m a laquelle la tempête m'avait condamné pendant dix heures, je sortis pour examiner le ciel ; il me parut un

peu plus tranquille; dors ■ pris mie sonde de fer, et.

alla! ■■ i Iques pas d .-

elle av; -

d puis le i"r juillet \ i ris cette mesure qu

la foudre éclata au i su loin cl

I '. un:-.

réfugiai dans la 'ente, où je trouvai genoux

ivai uquel 1

li mei

' "-■ .n- n étais pas moi m no uiétud

je lui r.-| li- que n -i .1- -n

sur no - ■ en 1 n mi -

l'humid de rre . alors Goh

à mes • me- En ce moment d plongés ton une obscurité pareille à'ia nuit;

'm nui ir comme une fumée enveloppait le

rôle lombèrent par torrents, le vent géi 1 éclairs se croisèrent commi

d'un feu dartit, [sait clair comme au milieu

d'un in nous parler, mus nous pou-

vions à peine not car la foudre, heurtant ses

éclats '- eux-meme allait répercuter tous les coups

dans les Bancs de la n , .. au milieu de ce fracas

horrible et de ce semblait parfois tressaillir

-m- -a base. Je compris alors que nous étions dans le cercle de 1 orage même: non- 1 entendions rugir, et nous le voyions flamboyer tout autour d

lence devint telle, que Gobât, effrayé ine is

ne courions pas danger de mort. J'essayai

en lui racontant que la même chose qi riva arrivée a MAI. Biot et Arago pendant leur- ol ions Mules Pyrénées : la foudre était même tomln mais avait glissé sur la toile, et s'était êloij m «ailles toucher. J'achevais a peine ce récit, qu un , éclata; il me sembla que notre tente se brisait un cri de douleur : au même instant, un globe de feu m apparut courant de sa tète â ses pieds, et moi-mi d sentis frappé a la jambe gauche d'une commotion électrique ; je me tournai vers mon compagnon, et. éclairé par la déchirure de la toile, je le vis tout sillonné du passage de la foudre: le côté gauche de -a figure était marqué de taches brunes et rougeâtres ; ses cheveux, ses cils et ses sourcils étaient crispés et brûlés ces étaient d'un bleu viole sa poitrine se soulevait par instants, haletant comme un soufflet de forge . mais bientôt elle s'affaissa [a respiration s éteignit, et je sentis toute l'horreur de ma position; le souffrais horriblement moi-même, je connaissais trop* les effets de la foudre pour ne lias sentir que j'étais cruellement blessé; mais cependant l'oubliai t 1 essayer

de porter quelque secours a l'homme que je voyais mourir, et qui était plutôt mon ami que mon ! appi

lais, je le secouais, d ne répondit j al Son

oui droit ouvert brill m 1 l'Intel! ■ e était

tourné de mon côté et semblait implorer mou aide: quant à l'œil gauche, il était fermé; je soulevai sa paupière, 11 était pâle et terne; je supposai alors que la vie s était réfugiée dans le cou- droit, et un instant Je conservai cet espoir; car j'essayai de fermer cet oui ouvert e1 qui me regardait toujours, mais il se rouvrit ard - limi

trois fois je i nu in cette expérience, trois fois le même

regard vivant repoussa la paupière. Jetais frappé d'une terreur Incroyable car il me semblait qu'il y avait quel

que e e 0 infernal dans ce qui m'arrivait . .001-. je 1

la main sur son cœur, il ne battait plus ; je piquai le 1

les membres, les lèvres de Gobât avec la pointe d m

pas. mai- le -.111- ne vint pas, il resta immobile; c'était la mort la mot qui le royais et à laquelle je croire, car ce œi! OUjOTiTS ouvert protestait ci ;

lui -i .m un démet ti Je ne pus supporter 1 >tte vue plus

longtemp- . je jetai mon mouchoir sur -a figure à mes propres douleurs: ma jambe gauche éta et J'y sentais un lien.

ments de sang extraordinaire: la circulât!

ut refoulée vers mon cceur, qui liait.) insensée : un tremblement général et de moi; je me couchai, croyant que j'alla

\u bout de quelques Instan

. et le \ent devint si impél i ■

aUSSltOt l.l tuile -e -m

m - 1:1 1 ' -''Hait

forces surhumain

jetai :- n i'-

- -i-, je la t- - -n- n d

i,i mbe Irol l l!

dis ainsi 1 calma

homme

iiement

■ mol

lomesllque moi M de

montagne rieux gravit

... g, i mais

i depuis 1 rente deux ., nu ci- pic Je n avals . iurs.

naquc -iiliu- nia

Il - m,. .;in faisait des efforts

union interrompue et 'lin.

i ralsseaux, allait ranimer la sensibilité

• el des i" n- A mesure que le sang

rrain perdu, l'oppression diminuait, les bat

mon cœur reprenaient quelque forme et quelque

I ique élaui emenl ri e m'était

.i un quart d'heure a peu i je parvins

mouvoir le pied, mais • tiaqui

i ce mnment ma ri vingt minutes

dénouai la qui attachait ma ïambe droite à la lente et lorsque

me levai.

U prêt menl lui plein d'ébloulssements -

faibli déj lUal

i . rampon

pour assurer le

mais

- fourrures

pour li du 1 roid puis, boui lani sur

me mis en rou

Ibli Je 'i i îérli orde du S

et .m milieu d'un i brouillard

qui ne mi permettait es plus

il <tul ne fût une dou-

i pdal a

et nu.

OpiUl Km e!'

peine, Je me trouvai au milieu •m des abîmes que

rlnthe dont

autour te

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