‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 161 sur 283 · I.WI1I · texte numérisé non relu

I.WI1I

parmi .pu domim

tau plu P".

Milan I,' . , qu'il ■

qui ;

Il :

il nu nui •

une de cierges qui brûlaient autour d'une île; il me fit signe qu'aussitôt cette besogne terminée il serait a mol : pour ne pas perdre mon temps, je me mis quelques tableaux de Ferrari et d'Appiani, qui .pelles latérales: ni les uns ni les autres, rantés aux étrangers, ne me parurent remarquables.

■ait éteint ses cierges: il revint à moi, et me conduisit dans la chapelle souterrain'- .est la que i

.mi chailes Borromée Son squelette est couché

les mains

ii mitre au front, et un masque de

vermeil sur la figure; toute la chapelle est de marbre noir

i i iiients d argent massif. Mans une petite armoire

.1.' la chasse sont reniermés, a titre de reliques, les

.irap- n lesquels on fit l'autopsie du

morl i quarante-six ans d'une phthisle pulmonaire.

Milan est un des derniers saints canonide Rome: ce fut en II , s seu-

il i ■■- sa mort, que Paul V ratifiant le .ulie général

lu ' on ti mbeau, le i om ertll en autel dr cette existence presque ...ut. ne retrou-

a aucune des vieilles légendes du martyrologe; re fut n. vie de saint Charles qui fut un long miracli au milieu des désordres civils el religieux, \i\:im au milieu de la corruption dé la prélature Italienne il fui le n rateur ..iistin.- de la discipline eccléslas ai lui-même

i s..n austérité. Durant - Milan el Pavie, il ne connut, comme autrefois su;

saint Grégoire de Nazianze ■• Athêne deux

rues qui conduisaient lune i autre aux écol - pu-

bliques; a douze ans il fut pourvu .pnne des Ses ab-

i un lief de sa famille ; a ipiator.', d'un i rue lui n a le cardinal de Médtcls, s..n in-

montanl sur li e sous le nom de Pie IV.

rois ans U ëtall i ardinal.

Ce fui .ii- que pourvu des plus riches bénéfices de la i. onii.ii u de l'un des premiers rangs da

iai. lu. lé de ces s,-, lu, daines

auxqui poque' Jusqu'aux souverains

• n.- eu 'i mi trois i

pauvres, la sec le leur 1 Eglise, et la n

grand tienne, lut

acquis l'amour de tous lorsqu'un événement ajouta a 1 1 sentiment i elui du respei t un jour que le saint ii sa prière dans la chapelle archiépiscopale, un assassin entra dans l'éj ise ill un moine de i i ni:

Humiliés, ordre dont saint Charles avait attaqué les demi g

u s'appro fia .le l'officiant, el au moment où l'on chantait cette antienne Aon twbetur cor vestrum neqxu for-

il lui tira ' bout portant un coup d 'arque! Saint Charles Jeté sur ses mains par la commotion se n

et quoique se croyant bless**a i t, U ordonna de continuer

■ ' . . i ... . i . . i ,i . e aux

a la place du Bis de Dieu. La prière Bnle, saint i oarl

el la balle, arrêtée dans ses ornements éplscopaux, ' .- aemenl fui cons le un

lala à Milan snnt Charles aussitôt, el malgré les représentation;

transi a avec toute sa maison pend. un -i\ mois, Il

■ loi portant au i bevel de li u i ar l'art le secours de la i alors ou u vendu i ette trolsièn e pari de bl. ns qu 11 -

vaisselle d or el d'argent .. I aU

■ aux . puis, lorsqu'il a eu i u\ i es el aux mourants, il pi , m lut a Dieu comme une victime exp partout

lel et le plus ai harné, il alla pieds . ' ans pieds d un - (te de .elle de ce peuple qu'il frappait ainsi Enfin

me du fli i : u i n.. soit que les pi lèn s du saint entendu< lèn e Dieu n mon

v pi le longue épreuve, Charles reprit le

de sa v le pastorale . mais lu. u avait a. le sai

. limonaire dans l.i i ult du .1 au . novi ml salnl

- i iv. s du lai .

f t mille de - ries, lui votèrent une statu.

- ulion fui coi . . i ,

i I. .iiade ,i , Je la î .'!.' on

esplanade, i laluc du salnl i ette statu u,' .i>i.i ■

i • un luire à celte

1er. M . ei de loin, nous

domlnanl le lac. portant ai

EN SI

mi bras et donnant de l'autre la bénédiction épiscopal

a la ville "i' il est né.

Les proportions de cette statue sont si. bien en harmonie avec les h. - . 1 1 1 1 ■ — aile se déta-

ehe, qu'elle semble, au premier asj jne dis-

tance, être <ie taille naturelle: ce n'est qu'en approchant qu'elle grandit démesurément, et que toutes ses parties prennent des proportions réelles et arrêtées. Pendant que ] dais pé d'examiner le colosse, sur l'un des doigts i tquel . i un corbeau, qui sembla m à peine gros comme

un moineau franc, le sai n-i.nn dr< a aense échelle

contre le piédestal, et, montant les trui^ ou quatre premiers échelons, il m'invita à le suivre.

Le lecteur sait mon peu de prédilection pour les ascensions aériennes . il ne s'étonnera donc point qu'avant de me hasarder à sa suite, je lui aie demandé où il allait ; il allait dans la tête de saint Charles.

Quelque curieuse crue me parût cette visite intérieure,

éprouvais fort peu d entrain a l'accomplir : cette échelle longue et pliante, qui devait me conduire d'abord sur un piédestal sans parapet, me paraissait un chemin assez hasardeux pour un voyageur aussi sujet aux vertiges que je le suis; d'ailleurs, arrivé sur le piédestal, je n'étais qu'au quart de mon ascension, et je ne voyais nullement à l'aide de quelle machine je parviendrais au terme indique: j'en fis l'obser-

vi i à mon sacristain, qui me montra, sous un pli de la

imIm de la statue, une espèce de couloir qui conduisait à l'intérieur. La, me dit-il, je trouverais un escalier parfaitement commode ; tout rembarras était donc de gravir jusqu'à la plate-forme du piédestal ; je fis encore quelques observations sur les accidents du chemin ; mais mon guide, sentant que je faiblissais, insista avec une nouvelle force; alors la honte me prit de reculer la où un sacristain marchait si terme; je lui us signe de continuer sa route, et je me mis à le suivre de si près, que j'arrivai presque aussitôt que lui

sur le piédestal II était temps : les n tagnes, la ville et le

lac commençaient à tourner d'une manière désordonnée; si bien que je n'eus que le temps de fermer les yeux, de me cramponner à un pan de la robe du saint, et de m'asseoir sur le petit doigt de son pied gauche. Grâce à cette assiette plus tranquille, je sentis bientôt se calmer le bourdonnement de mes oreilles, j'acquis la conviction de. l'immobilité de la sur laquelle je reposais, et sentant que j'avais repris mon centre de gravité, je me hasardai à rouvrir les yeux : je retrouvai les montagnes, le lac et la vilie à leur place ; il n'y avait que mon sacristain d'absent ; je tournai mes regards de tous côtés, il et lit complètement disparu; je l'appelai, il ue me répondit pas : décidément cet homme avait été créé et mis au monde pour me faire damner.

Je me mis a sa recherche, présumant qu'il jouait à cache-cache et que je le retrouverais daus quelque pli de ce bronze colossal : je commençai en conséquence à faire le tour de la statue : c était chose assez facile sur les côtés; mais en tournant je trouvai sur mon chemin la queue de la robe du saint archevêque, et il fallut m'aventurer dans les flots de ce vêtement, qui pendaient au bord du piédestal; enfin tantôt en me cramponnant, tantôt marchant sur mes deux pieds, lampant à quatre pattes, je parvins à passer sans accident cette mer de bronze et à mettre le pied sur sa rive de granit. Je ne m'étais pas trompé, mon farceur m'attendait à moitié. chemin d'une échelle do corde qui s'Introduisait SOUS un pan de la robe du saint et conduisait dans l'intérieur de la statue; il se mit à rire en m'apercevant, enchanté de I espièglerie qu'il m'avait, faite, et que je le soupçonne de renouveler chaque fois qu'un voyageur innocent a l'imprudence de le -unie En effet, il aurait aussi bien pu placer tout de -une l'échelle de bois en face de l'échelle de corde; mais 11 tenait a ce qu'il parait, à me faire dans les plus grands détails les honneurs de son archevêque; je n'ai jamais vu d'homme d'église si frétillant et si peu pré, ..a upé de la dignité de son costume.

Au reste, je ne fis pas mine de garder rancune de sa gentillesse; je m'approchai de lui d'un air dégagé pr aanl mon temps, je 1 empoignai par le bas de la jambe.

Alors commença mitre seconde, ascension, qui, quoique de huit ou dix pieds seulement, n'était pas la plu- commode ; cependant je m'en tirai à mon honneur, grâce au point

d'appui que Je m'étais cr^e, et. au i i de quelques ins

tants, je me trouvai dans l'intérieur du saint.

Mon premier soin tut de chercher de tous côtés, à la lueur de la lumière qui venait du haut, l'escalier promis; mais ce lut là que Je ce, onnus dans quel guet-apens j'avais été attiré :

le seul et unique m.iyen d'ascension qui existai était m

pèce d'échelle formée par une multitude de barres du 1er, po-

ivers comme les bâtons d • cage, et destinées à

soutenir cette masse énorme. Mon étonnemeni me fit lâcher Prise i peine eus-je commis cette Imprudem e, que mon sacristain sauta sur la première traverse et grimpa de barre en barre comme un écureuil aux branches d'un arbre. Alors une rage me prit d'avoir été joué ainsi par une -pèce de rat

Ise ; J'oubliai tout rtl s. et je nie mis ù

poursuite, ai ec moin i e, ma plus d

allais l'atteindre, lorsqu il sparut une seconde fois dans une espèce de caverne, qui ouvrait sur notre routi une gueule

sombre de rti pii de 1 large.

Comme je ne savais pas où ell cor itisait |e m'arrêtai el ne- uns a cheval sur ma barre de ter pour en garder rentrée, décidé a le rattraper a sa sunie et a ne plus le lâcher.

\ force de regarder dans ce goutfr, , .,■ s'habltuè-

on ob m oe Hors I apen i om

ne savais plus quel nom donner, et que |'ét s tenté

lire quelqu'un de ces êtres fantastiques comme en a

connu Hoffmann, se promenant tranquillement dans une

irridor en pente, et s'éventant voluptueusement

avec son mouchoir Dès qu'il vit que je l'avais découvert:

— Eh bien, me dit-il, ne venez-vous pas vous reposer un instant? .Nous sommes a moitié chemin

îi m'offrait e la des une bonne chose, et m'apprenait une excellente nouv 1 i ie sentis ma colère s'évanouir pour faire place , ité. Notre voyage, à pari ses difficultés, qui commençaient a me paraître moins insurmontables, ne manqua et In 'iginallté. Je pris

donc le parti de te considérer son poinl de vue instructif et pittoresque; en coi i ie on'accrochai à la barre de ter supérieure, je r, eue lie suc celle qui me servait de chev&l, et je sautai du pii o dn.ii dans l'enfoncement où m'attendait mon compagi mastique.

— Où diable sommes-nous doi n avoir cherché vainement à me rendre compte des local!

— Où nous sommes .

— Oui.

— Xous sommes dans le livre de saint Charles.

— Tiens, tiens, tiens !

En effet, ce missel, qui d'en bas m'avait para un in-folto ordinaire, avait vingt pieds de haut, dix pieds de long, et , inq pieds de large.

Je repris un instant haleine, appuyé contre sa reliure de bronze; puis, poussé par la curiosité ce fut moi qui, a mon tour, demandai à mon guide de continuer le voyage.

Comme je l'ai dit, je commençais à me faire aux difficultés ,1e la mute; aussi arrivai-.je bientôt à l'ouverture pratiquée dans le dos du saint, et qui offre la dimension d'une fenêtre ordinaire. Elle S'ouvrait sue le chemin que j'avais parcouru le matin même en venant de Baveno : je ne m'ari.iai donc qu'un instant à considérer le paysage, puis je me remis en chemin. Quant à mon sacristain, il était arrivé depuis longtemps, et. comme les ramoneurs au haut des cheminées, je l'entendais, sans le voir, chanter son cantique d'action de grâces; ce qui m'empêchait de le découvrir, c'était le rétrécissement de la route: il était produit par le

le la statue. Ce détroit franchi, je me trouvai, au sortir

du larynx, dans une immense coupole éclairée par deux lucarnes : au milieu de ces deux lucarnes u sont les trous d, s oreilles, mon sacristain, les jambes pendantes, était irréligieusement assis dans le nez de saint Charles.

Au reste, je dois lui rendre celle justice, c'est qu'aussitôt que je parus, il m', Krit sa place; mais, comme je suis plus respectueux des choses sain;-- qui beaucoup de ceux qui en vivent, je refusai, sans lui dire la cause de mon refus, qu'il n'aurait pas comprise

Alors il me raconta je ne sais quel dîner de douze couverts qui avait été donné dans la tête de l'archevêque : les cuisiniers étaient dans le livre, et l'office dans le bras droit ; Ci la ressemblait beaucoup à l'histoire do Gulliver dans le pays des géants

Voyant que je refusais obstinément de m'asseoir dans le n.v Oe saint Charles, il m'invita a regarder par son oreille gauche; C'était une autre affaire, et qui ne Hairal

ie sacrilège : aussi ne fis-je aucune difficulté de passer ma tête p n' le r,is ml das.

M, m sa, lislain avait raison, car 'I, là on di i vue magnifique : au premier plan, le lac bleu et, uni comme un miroir; au second plan ' ""

veiies ,ie vignes et le petit château crénelé d'Angera, puis

: là, -e pc, .longeant entre les V] Upi

plaines de U Lomba cl le, i

aise ei vonl mourir suc les sabl re restai véi

blement émerveillé et comme en je roi,-, endls au i t d'une b uns penser au danger

du , heinin ; arrive au bis du "

,l,u„ a s, je lui eu voulais e "re; je lui répondis en lui

mettant une piastre d

Hoyenn; 'étrl ; " urer

m, bat i " Ca

tende qui i ' : " " '" royaume Lom

bard-Vénltlen.

je trouva toute l'aubère i * k>us ' 'i >

huit i '

une jeui, u ■' ' ' J"s'

qu'a Mil Il !' Il ■"''''' ''t' 4 SeStO.

NDBE DUMAS ILLUSTRE

de ramener. a qustqui I i e lloc"

leur ! ment le il" I mou-

Deux j.>ur- I 'ne il-

ronlque dai * elle

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i- , ait i

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mane, iJom voyi-

utume amant île :

litre il lu

ardus nul i

au, au ci des lauriersi ; quant a son taml di isus.

mante : je demandai si i on ne peu i iiui ; i aubergiste me dont

,, ■:. HIW-.

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i oduisirent devenu ùi

seul,

il' il un pi .lai:

voyais sous

ne la

lueur il un rayon 'le la lune qui lit, je

mol Paulin

a une ler l'Instant pour

qu.lt-

■ mi le va ii d'y i plir.

allai

— n paraît, dl

— i est hieu ; seulement TOUS vous iuiornierez pourquoi

: la rue Bleu sans e.

— Oui, monsieur.

Je rentrai dam ma . hambre e' me remis au lit.

— I François, ijue monsieur ue trouve pas que ee soit orop cliear.

bien, tu auras les vingt-cinq Iran.-, mais tu te .il pourquoi on écrit la rue Uleu sans e.

— lit à i|ui taut-U que je demande cela 1

— Alors on feri i OU Fram

La im de ce dialogue me confirma .lan- une idée (rai

ne il j avait longtemps: t oi que Joseph laisait

cirer mes bottes par erge et taire ses courses par

ois, et <iue la senli peine que cette partie Ue ni..i vice lui i.. niait ëiaii a ajouter a ma imie mensuelle quinze i - lue je n'avais pas reçues, ite d'être vi n valet de cham-

bre, d'autant plus qu'il rous prend pour on Imbécile, ce qui l'entraîne iout naturellement à vous manquer di

OS) plus désagréable encore île. euanger

une figure à laquelle on est babitué, pour une figure à la-

s'habituera peui-cire pas: il laul un an au

moins pour lever le masque qui couvrt un nouveau t

et en- : -1 pi isai qu'on n'ali que cela a Etire.

Malheureusement pour ma bourse, et heureusement pour

i niai iioiu que Je continuerais à me laisser voler.

: i détermination, lorsqu'une

i, lie discuss tin- l'antichambre.

Monsieur n'y esl pas, dil Joseph.

Oh i le sais bien, répondit uni vobt qui ne m'était pas m avall prévenu qu'a Pai i- on a

asleur esl sorti Sorti a liuit heur. ■ dans n..- montagm ■

iule ville, quand on est sorti de si bon i pas rentré.

Monsieur ne découche jamais, dil sèchement i ,iui ti une réputation virginale.

— Je ne .i la pour vous ofl< n'en-

ait que je suis là, il mi liment

SI vous m. nie/ la: n. continua Joseph, je le

renie. I quand il

mi qui que Je le i ion nom, et quand il

-aura que je mus a Paris, qu'il D

..n demeurez-t us? dil Joseph qui commençai! .1

■ ur.

\ la ban m. uns i lier

or.

i ommenl vous appeli < B de plus

le] i iy. n.

. nai-je dl

[U'Il y était : Oui, oui, de i ii.niii..ni\ , el qui \ lenl vous yc •

m. .n l.l'ir U

,i ouvrit la porte, et annonça m Gabriel Payi iiny.

dl pas île Im mai

.us mon lit.

me dit-Il.

il . moi rai

cela.

\ il abord.

-m- pas i in '

-i l'habitude a Parfis.

is le \.>uie/ absolumi

I mi n

, montre-là, Payol SI J ... elle .i donné pin

! lie va

Mais oui, m monter.

mais qn en un .,i donné m iout d

ire à ma t

i des tout

i.un. ii-.- depuis.

bon '

i.'l/.iy..

EN SI

— A Paris I ah bab : le Tiens i e , ■■Mires.

— De Londres ! Et que diable avez-vous été [aire a Londres ?

— il faut d'abord vous dire qu'il est venu L'année der

,"us, un Anglais a (hamotuiy : il en vient un -ni, vous -avez . tant mieux pour le village, parce qu'ils payent bien. Ce n'est pas que le- Fiançai- ne payent pas Obi Us payent bien aus-i ; c'est le même prix pour toui le monde, d'ailleurs; mais doue aimons mieux les rennais nous autres, Us parlent savoyard ; si bien qu'il e-t venu et qu'il a tait la même tournée que vous, Si si qu il a

été au jardin, où vous u ave? pas voulu aller cous, 61 TOUS avez eu tort, parce que, quand on y a été, on peu, dire « J'y ai été. » Si bien qu'il me dit :

i — Quelle est la dernière personne que tous avez menée?

« — Ah : ma loi, je lui dis, c'est un bon gascem

« Je vous demande pardon, monsieur, vous n'étiez pas l I ni"i j'ai dit ce que je pensais: d'ailleurs, vous savez comme toui le monde vous aime chez nous.

« — Voilà ses certificats.

VOUS vous rappelez que vous m'en avez donne dois "n en anglais, un en italien et un en fiançais.

— Oui, très bien

— Oh ! mais voilà la (arce, vous allez voir ; si bien qu'il me dit

•• — Si tu veux nie donner un de ces certificats-là pour vingt francs, je te l'achète.

■< — Est-ce que vous voulez vous faire guide} que je lui dis: ces' un vilain métier, allez: vaut mieux être mi lord

« — .Non. qu'il me répond; mais je fais une collection d orthographes.

■ — i >li : quant a l'orthographe: elle y e-t. c'est d'un auteur.

M bien qu'il me tira les vingt francs de sa poche Je les prend-, moi : J'ai bien fait, n'est-ce pas? ça ne valait pas plus île vingt francs, ce chiffon de papier.'

— Ça ne valait pas vingt sous.

— Je lai pensé; mai- u- sonf si bêtes, ces Anglais! Si bien qu'arrivés au jardin, voilà qu'il nous part deux chamois; un hasard ; mais c'est égal. l'Anglais était in- ... tent.

.. — Pardieu ! dit-il. voilà deux petites bêtes (pie je payerais luen mille francs la pièce, rendues a mon pan . « — On peut vous en conduire a moins que ça « — Vraiment ? dit-il.

- l'amie d honneur !

■ — Eh bien, voila mon adresse â Londres; si tu m'amènes deux chamois vivants, je ne me dédis pas

•■ — Tope ' oue ie lui réponds.

— Veux-tu que je te fasse un engagement?

— Tapez dan- la main, ça suffit.

Effectivement, voilà "an ce qui a été dit; seulement, en me quittant au bout de trois jour-, U me donna cent francs au lieu de vingt-sept. Von- savez oeuf francs par jour. c'est le prix pour un homme et un mulet : a propos de mulet, vous vous rappelez Dur-au-Trot? Il est ici.

— Bah! je vous plains, si vous êtes venu dessus.

— Ah ! je le loue aux voyageurs ; mais je ne le monte la-

ie ne m'en sers qu'à la voiture. Si bien qu'à ce prinJ temps, je me -m- souvenu de mon Anglais, et, comme je con- . peu près ton- le- repaires, je n'ai pas été longtemps a la main sur deux i hamoiseaux superbes, un maie et une femelle il- étaient gros comme le poing: ils ne voyaient pas clair, on leur a donné à teter avec un biberon, comme a des enfants ; c'est offenser Dieu, ma parole : C'est ma fille qui les a nourris. A propos, vous -ave/ bien ma fille, elle était grosse'; elle est accouchée, on m'attend i ouï faire le baptême, si bien que. quand mes chamois ont eu trois moi-. J'avais toujours t'adresse de mon Anglais, je dis a ma femme :

« — Faut que j'aille a Londre-, « Je vous demande un peu si elle était saisie ! « — Qu'est-ce que tu vas faire a Londre- »— Livrer ma marchandise: ces deux bêtes-là, ça vaut deux mille francs !

■ — Tu es en ribotte. qu'elle me dit.

' 881 son mot -le la laisse dire : je m.'en vas dans la cour. l'arrange une vieille cage, je tire la charrette du hang a j'entre dans Ici une : je dis â Iiur-au-Trot « — En voil i un bout de chemin que nous allons fait*

,!•■ mets mes chamois dans la cage, la case dans la i barrette, la charrette au derrière de Dur-an-Trot ; je demande an maître d'école le chemin de Londres. H me dit que quand le serais i Sallanche, je n'ai qu'a tourner i droite;

quand je serais a Lyon, qu a prendre a gain lie el Cpj I I'

ris, le premier commissionnaire venu m'indiquera ma route. Effectivement a Paris, on me dit: Vous voyez bien la seine? Eh bien, suivez-la toujours, et vm- trouverez le Havre. »

— Et von mme cela sans autre convention avec votre Angl.i Is !

Tnul était convenu, i; .- ta main

voilà h- plu- beau de i in- i iu Haro

min fermée; l'aubergisb m vas, je lui dis

que je vas i Londres Le [and • ■,. en tram

1er quand U entre dan- i ,,,nine avec

tpeau cire, une veste bleu.. un 1 blanc ; il

moi je mettais ma rouit i me dit :

i e-i \nus qui allez a Londres?

(un

Eh bien, voulez-vous que je vous pa

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