‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 169 sur 283 · TV · texte numérisé non relu

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ont éti an Pont-I ouvert et roi I ■ iue je

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louai SU bommi w i',, général Simon en l'avançant.

— Eh bien ! qu'est-ce que vous faites, général ? Etes-vous ! fou que vous oubliiez votre grade ? Commandez six hommes un caporal, et qu'on fusille tout de suite cet honnête espion.

Deux heures après, des individus en uniforme et revêtus

■ des insignes de caporal et de sergent, se présentent suceessl-

| vement au palais, et, trompant les gardes extérieure et

intérieure, veulent user de violence pour s'introduire dans

la chambre à coucher du général Mais ils sont repoussés,

faits prisonniers, et conduits en lieu de sûreté.

Les soldats avaient mis en état de siège leur général, parce que leur général les gênait ; mais ils se seraient tous fait tuer pour défendre sa vie, parce qu ils le respectaient e: l'aimaient

Au milieu du jour, on Tint dire au général Garnison que dans la matinée la ligne ennemie avait resserré ses cantonnemens et reçu des renforts. La situation devenait grave et la responsabilité immense. Dalouzi garda un calme majestueux. Il fit encore renforcer la division du dehors, doubla ses grand'gardes, et attendit. L'ennemi fit le mort.

Cependant l'emprunt avait été réalisé. Les officiers payeurs suivant l'ordre numérique de leur régiment, furent conduits, -. chez le payeur général, et la touchèrent les sommes nécessaires pour aligner la solde de leur corps ; mais il leur fut prescrit de n'effectuer les paiemens individuels que lorsque tous les réglmens auraient touché leur dû.

Lis fonctions temporaires du général Garnison touchaient à leur fin -, mais il ne permit pas qu'on se relAcnât de la plus exacte discipline, et à trois heures il voulut parcourir lui-même la ville, à la tête de son état-major lmpr<

Pour peindre cet état-major-la. il faudrait le crayon de Charlet. Tous étaient à cheval, mais Dieu sait comment ; Mazeppa aussi était à cheval ! Les uns élargissaient les jamlies en cerceau, et ne se maintenaient ainsi que par la force du poignet ; les autres n'étaient pas assis, mais couchés. - de plusieurs découvraient le genou, et n'étatent plus que des culottes courtes. Tous les visages étaient paies ou cramoisis, selon les tempéramens. Dalouzi, droit, rolde. mordant sa lèvre, conservait sa prestance imposante et sa gravité sénatoriale

Il avait lien d'être content : partout 11 trouvait la tranquillité la plus parfaite, l'ordre dune ruche, le silence d'un cloître Sur son passage, les tambours battaient aux champs ; on lui rendait tous les honneurs dus à un général en chef. Le brave sergent était quelque peu ébloui, enivré. il faut le dire Son front restait calme mais soiis ce front bourdonnaient de tumnlt lieuses pen- i fait

enfin ce que le général Rapp n'avait pu faire il servi puissamment de la sédition pour ivî-'ler la séil' il avait vaincu la tempête par la tempête La volonté de toute une armée, il lavait accomplie. Ses camarades recevraient du moins le faible dédommagement de leur sang répandu et de leurs blessures ; il- auraient de quoi faire leur route et se retirer dans leurs foyers. C'était lui. P:> qui avait fait tout cela, et en contenant par sa fermeté un ennemi tout i r t à profiter de ses fautes. Certes, un ma- .1, France n'eût pas montré plus de sang-froid, de le et d'énergie. Une si remarquable capacité dans un simple sergent ! Le gouvernement l'apprendrait, et qui s.it' l'ne musique guerrière berçait ces doux rêves et donnait le ton à ces ambltii

plus trop si ce n'étail pas Rapp qui avait usurpé sa place. et s'il ne rentrait pas en triomphe dans ses honneurs ,t dignités légitimes.

le lendemain. . stiges de l'htm

avaient disparu dans l'âme modeste et honnête du bon sergent.

Ce jour-là, a neuf heures, la répartition des fonds étant achevée, la gémi rassembla,

au l rend

d'Armes Dalouzi accompagné de son 01 mettre les troupes en bataille, commanda le silen

• /ne. comme dirai' Saint Simon, et lut la nation suivante :

t mée du Rhin.

... ,,; qui Tient d itre faite par vos 8008-

:- pour vous taire rendre Justice el pour le parfait compromis envoi flans votre bonne coin . . ■■■. d - pltne, qu r.

I ivei leur salut l'attitude que vous avez gardée — ■ le sûr garant. Ils espèrent que vous

démantJrei | les officiers-payeurs ont

mail d leur est dû; la garnison ren-

i n pn ■ '.Tout juso i

D chef ait donné les ordres en conséquence. rentrée II sergens-majors et les maréchaux des

RSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

lui

idront chez leurs officiers-payeurs, et prendront, avant de solder la troupe, les ordres de messieurs les colonels, afin d'exercer la retenue de qui de droit. L infanterie doit être licenciée : elle prendra des ordres supérieurs ; et la cavalerie, n'ayant encore aucun ordre, attendra son sort, afin de rendre au moins, avant de partir, chevaux, armes, et tout ce qui appartient au gouvernement. Et l'on pourra dire: Ils sont Français; ils ont servi avec honneur; Ils se sont fait payer ce qui leur était du, et se sont soumis aux ordres du roi avec ce beau titre d'armée du Rhin. »

— Et maintenant, ajouta le général Garnison, faites prévenir le général Rapp qu'il peut venir passer son armée en revue.

Et le sergent Dalouzi alla se placer en serre-file derrière sa compagnie.

Deux jours après, on déposa les armes à l'Arsenal, et tous les corps furent licenciés Dalouzi, chef de révolte.

encouru la peine i apitale : le ministre lui donna l'épaulette de sous-lieutenant

Mais, comme la paix menaçait de se prolonger Indéfiniment, dès qu'il eut le temps voulu |„,,lr |a retraite, le bon K demanda son congé et i la vie privée.

ne conservant de ses honneurs passes que le titre honoraire de gén

C'est encore ainsi, comme on l'a vu, qu'on l'appelle généralement dans la ville libre de Strasbourg.

Sur ce, parfaitement satisfait de la narration de notre hôte, nous prîmes congé de lui, allâmes nous coucher, et dormîmes comme de véritables Alsaciens.

Le lendemain, à neuf heures du matin, j'étais devant la de Srasboin

C'était encore ivais *" 'le plus beau dans tout

mon voyage. Ce qui fait que je n'essayerai pas de la déci Ire, mais que j'y renverrai toul bonnement mes lecteurs, comme à la huitième merveille du monde

TABLE DES MATIERES

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

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