ARTEVELDE
VEECOOPT MCEN DRANK
Ce qui veut dire dans le plus pur flamand qui ait i été parlé d'Ostende à Anvers
Dans cette maison
d'Artevelde, On vend à boire.
La place, comme on le voit était prédestinée.
Mais si la maison est détruite, la ruelle par laquelle Jacques tenta de fuir existe encore, et on l'appelle" le Trou aux Crapauds.
Or, le lecteur saura, quoique la chose soit peu flatieuse pour lui, s'il est Français, qu'a cette époque les Belges, aussi reconnaissants des services que lous rendions a leurs comtes que de ceux que nous avons rendus depuis à leur roi. nous appelaient les Crapaudlers, comme ils nous appellent aujourd'hui de- FranSQUtUont. Ils s'appuyaient pour l'application de ce sobriquet sur ce que nos fleurs de lis, que nous croyons des fers de lances ne sont selon eux que rapauds. Pauvres fleurs de lis. qui aurait jamais cru qu'on les traiterait si mal lorsqu'elles brillaient sur la cuirasse de saint Ixiuis, sur le bouclier de Philippe Au ou sur l'épée de Dugueaclin.
On devine maintenant pourquoi cette ruelle lie I
Trou aux Crapauds, c'est qu'ainsi que nous l'avons dit, d'Artevelde y fut tué par les pari
En quittant la rue de la Calandre pour mon
habitude au hasard devant moi, je vis un bapeau tricolore
nu bout d'une perche comme la toque de Ges ne voulant pa-; m'exposer à enlever un.: pomme sur la t.-te de qui que ce soit, je demandai quel était ce «igné afin de lui rendre les honneurs qui h alors
que c'était une enseigne dont ail de rapj
me qu'avalent déployé lois enfants ihi prince. Or. comme à cette dénomination aristocratique il, bâtons-nous de leur dire re que C n'ont peut être point en
Cha,' mt l'Académie et le
dans un,- armoire avant que d'êtn qu'il 1
pris en fort "' Qu'il était roi d'Es-
, ijJre. une jolie bon hèn qu'en moi-liait (on in jour un gros gare, ;K oai'l
■i . Charles yu i er un seul 1ns-
il à la mère lit, promcia nrder sa de-
bouchère demanda qi tuer et de
la ville (Oi concentré et demeui.llement dan i le de son enfant
■ mt accordi ->1 eut deux (ils,
et ceux-ci furent - ;
encore a celte 1,. • grands et des peijts
bouchers de Cand ; aussi, lorsque Napoléon visita la Flandre en lsin, les I mt à leurs privilèges, i l honneur de lui servir de eux que l'empereur passa sous ls avalent i . honneur, et sur lequel Ils avalent écrit ce distique :
A Napoléon le Grand, Les petits bouchers de Gand
léon trouva l'Inscription médiocrement respectueuse - non légitimés ; auss'i le lendemain le distique avait disparu, sans qu'il eût même donné pour pré- . omme Lebrun, <iu il y trouvait des longueurs, sa qualité d'ancien officier d'ariiller éon, le
lendemain de son arrivée, lit une visite au gros canon Au Marguerite l'Enragée, car c'est le nom que porte cette I machine de guerre méritait certainement l'honneur qu'en, ir esbahlr ceux de la garnison • les Gantois firent (aire et ou- - vrer une bombarde merveilleusement grande, laquelle ils pouces de bec et jetait carreaux •■ merveilleusement grands, gros et pesans, et quand rené boml a l'entendait, par jour, bien de pu nuit, de dix, et menait si grand . l.ruli au il semblait que tous les diables . d'enter i> hem in .. Telle (ut son origine. Quant
tvans sont ir cette
déni qu'il lui vient tout bonnement du bruli et du i : ait i t qui
Misent qu'il comti sse de Flandre, surnommée la Noire-Dame, si cette
i' de tout panégyrique en (aveur
Tant il y a que, SOlt que ce nom lui lût venu à titre d'ilii H lui eût et,- donné par li
i ! uni m île leur souveraine.
ceux-ci, en guerre avec leur bon
dm i l'i adenarde
a : re le- mains di
te parti du due de Bourgogne, et qui mes du prince. En I5"S, elle (ut relires, qui. ne voulant plus neur pareil a celui quelle avait subi indu dl "ù on i wqnlllement accroupie sur leux que moi qui l'ont huit pieds de long sur db
i me I "lie deu .• 33.606 1 1 ■
me ,.n le voit, pour la plus .m lui tiendrait
Api' ; argue
rlle l'Eni
le m'y faire enfoui nous allâmes
iu pren
Bavon, l'une des plus laquelle
; a BOUT
mme saint Hubt il.
une l • cause
r indiquer rien moins qu'un rii he seigneur nommé u
[amllli a d Herbalr oir en
: lli "■ a: • \l-
i u 11 (allait t ii - pour entrer
i i u qu'il fa'l
i i Sali
lan» qu'il quttl l le 1
as lequel il tu'
nisé vers la fin du vin* siècle, après avoir mené une vie exemplaire dans la forêt de Malmc - de Gand.
e gentilshommes, touchés du même esprit de grâce que leur compagnon de plaisir, se convertirent après lui et bâtlre&l, sur I emplacement d'un temple de Mercure, la vieille abbaye de Salnt-Bavon, dont on voit encore aujourd'hui quelques ruines, au milieu de l'ancienne citadelle. Quant à la cathédrale qui exisie a. tuelkment, c'est 1 église nt-Jean, consacrée en 9 il par Transmarus, et qui prit, vers 15-10, le nom de Saint Bavon en vertu d'une d( de Charles-Quint qui trouva que le temple primitif était construit sur un emplacement où une citadelle ferait le meilleur effet : le chapitre collégial fut donc transféré dans i où il est aujourd'hui, laquelle (ut érigée en cathédrale l'an i
Saint Bavon renferme vingt-quatre chapelles, dont quelques-unes sont enrichies de tableaux remarquables ; la seconde, en entrant à droite, est consacrée à sainte Colette, et contient la chasse de cette sainte, morte à vingt-trois ans, et qui porte cetti epitaphe, rivale en fraîcheur des deux vers de Malherbe :
Hul. is ancilla Dei. rosa vernalis, Stella diurna.
La sixième, en suivant toujours la même ligne, renferme ua de? plus charmans tableaux de François l'orbus i sentant Jésus-Christ au milieu des docteurs Selon la coutrme du lemps. presque toutes les têtes des docteur-
irtralts de personnages contemporains du peintre Ainh i « iii- qui se dent sur le premier plan a la gauche du spectateur est Charles-Quint ; relui qui vient ai rès est Plu lippe, et le troisième, qui porte une inscription su: bonnet, est l'artiste lui-même.
La onzième contient le véritable trésor de léglise ; c est
1 laineux tableau des frères Van Eyck, inventeurs de !a
peinture a l'huile, et représentant l'agneau du Seigneur ado
ré par tous les saints i et nu Nouveau Testament.
droite les patriarches et les prophètes de Lan
■ ires et les martyrs de la loi
tvelle : au l' m - secondaires
i ' i main .les bran a ilmler. Les
deux peintres qm en .. d'auteurs du tableau, pou
I où Ils voulaient, se sont mis mo
parmi les mari yrs Le grand tables porte trois autres, dont il est en
ie sorte la i Celui du milieu rej sur un
trône et vêtu des habits pontificaux qu'il léguera à saint Pierre; d'une main il bénit
ud tableau sous ses pi une il tient tu
Jean Bap-
: au fond, représentant la coupant sur un ciel bleu, s. >n* les toui -trieht telles
qu'on les voyait de la fenêtre de la chambre où les deux frères étalent ni
kbleau, qn qu'on peu'
as merveilleuses productions de tout qui se sont succédé depuis cette époque, fut commande aux ti. ris van Eyci par Josse de \ qui en lirent hommage aux Salnt-Bavon.
ciniia i second tableau peint à lira rei i
mt à se rép l'Europe, ■
nages, qui ne lalssèn l'un certain
rapport pour rës bons cnani du que l'admiration se
a nés, commi Ir. D( u\ .le
u Albert 1 Maiibeuge,
irenl dévo .t la bordure l'biln pas p. .ur ce tableau une admiration D
qu'Albert Durer et Jean do Maubeuge aussi dés!
i «session, et nt-ll I qu'il put
\enlr ; mais les chanoines tinrent bon et i
rep} i- Ix Philippe II envie
de le ; ur rien, mais comme 11 avait son fils à faire
i ■ brouiller avei i Inquisition, qui
refus, peul être de lui ren
- re fortune lion coeur, et ne pouvant avoir l'original, Il demanda qu'il lui (ùt au moins permis d'en faire
a- chanoines ne virent aucun u et Michel .le r.ixie de Malines peintre du roi et surnommé le Raphaël tlamand, fut chargé d'exécuter Comme il ne trouvait pas en Flan. Ire d'à* sez beau bleu pour faire la robe de la Vierge, 11 écrivit à a h en, qui lui en envoya le travail dura deux aussi, le travail fini i peine, dl- - I a pouvait distinguer la nal En
i le Paradis tetrestrt, qui «c tro lise .le
Marti ■ \
rsions sur; Lies bords du ai un
récompense d'une si complète réussite, l'artiste reçut de Philippe II t 000 florins d'or.
Cette copie, peinte sur bois comme l'original, fut donnée par le roi d'Espagne a la gale, I doit elle
passa, avec quelques mue- entn li mains d'un il.' nos maréchaux de France, connu par loute l'Europe, non seulement par sa double et longue carrière militaire et politique, mais encore pai son goût éclairé pour les arts Plus I crd, Je ne sais à quel prix ni à quelles conditions ce tableau devint la propriété de monsieur van Dansaert-Engels de Bruxelles.
11 existait sur toile une seconde copie de ce tableau, intérieure a la première, mais dune grande beauté cependant, qui orna jusqu'en 1796 l'hôtel de ville de Gand. Elle lu* abus vendue a M. 1-elle, qui la revendit depuis a un riche Anglais nommé monsieur Solly
Quanl a l'original, il disparut miraculeusement au moment où la révolution s'apprêtait à dévaster les églises : et non moins miraculeusement il se retrouva un jour a sa i lace. lorsque Napoléon eut rétabli l'exercice du culte ; seulement, pendant son émigration, le chef-d'œuvre des frères van Eyck avait perdu six de ses volets: c'étaient ceux qui représentaient la cavalcade de Philippe le Bon, sainte Cécile touchant de l'orgue, un chœur d'anges chantant les louanges du Seigneur, et 1 Annonciation ; plus saint Jean et saint Pierre peinls en grisailles par l'aîné des deux frères, Hubert van Eyck.
Malheureusement pour lui. le voleur des six volets, qui les avait sans doute dérobés par habitude, n'en connaissait pas la valeur, de sorte qu'il les vendit pour la somme de 6.000 francs à monsieur van Nieuwenhuyse, de Bruxelles, lequel les revendit à monsieur Solly, qui avait acheté la copie sur toile, moyennant 100.000 francs. Ce dernier, à ton tour, les revendit au roi de Prusse -100.000. Le roi de Prusse, pour compléter sa propriété, traita alors avec Dansaert-Engels de la copie de Michel de Coxie et des deux volets qui lui manquaient. Les six autres volets, de la même copie, qui étaient inutiles au roi de Prusse, puisqu'il avait les originaux, furent alors vendus au prince Guillaume de Nassau-
Le tableau des frères van Eyck avec les deux volets restans, qui représentaient Adam et Eve, fut vu, à son passage à Gand, par Napoléon qui se prit pour lui du même amour qu'il avait inspiré à Philippe II, mais qui, plus hardi que le roi espagnol, mit tout bonnement la main dessus et l'envoya au Louvre, d'où il revint en 1815 seulement. Le cice.rone en soutane qui raconta l'histoire du chef-d'œuvre des frères van Eyck, appuya fort sur cette dernière vicissitude, en me disant que j'avais dû le voir à Paris, du temps que fa France était Belgique.
Cet honorable malheur fut du reste partagé par le tableau qui se trouve dans la quatorzième chapelle, et qui est tout bonnement un des chefs-d'œuvre de Rubens : il représente saint Bavon reçu dans l'abbaye de Saint-Amand.
Quand on a vu ces trois tableaux, on peut passer les yeux fermés uevant les autres chapelles et ne les rouvrir que lorsqu'on est entré dans le chœur.
En effet, dans le chœur est un des chefs-d'œuvre du sculpteur iii]i|u. i, . c'esl le tombeau de l'évoque de Triest, dernier ouvrage de l'auteur, qu'un procès étrange attendait à la sortie de l'église. Accusé et convaincu de violence consommée dans une des chapelles sur un enfant de chœur qui lui servait de modèle, Duquesnoy fut condamné au feu et brûlé sur la pface du Marché. Le jour même où devait être exécutée sa sentence, il demanda comme dernière grâce à revoir encore le tombeau qu'il venait d'exécuter. On ne ci ut pas devoir lui refuser cette faveur, et en le conduisant au bûcher, le bourreau se détourna de sa route et mena son patient a l'église Irrivé en face du monument, Duquesnoy, dont l'intention était de le briser, espérant obtenir alors sa grâce à condition qu'il le referait, saisit un marteau qui était déposé à terre, et leva le bras sur la tète de 1 év que ; mais un garde qui vit son intention, s'élança au-devant de lui et détourna le coup, qui tomba sur la main et brisa un doigt, qui aujourd'hui manque encore. Comme l'exécution eut lieu à la nuit tombante, et qu'on tint le peuple à distance, on dit pendant longtemps qu'on avait brûlé un mannequin en place de l'illustre statuaire, que l'archiduc avait fait échapper; mais la quittance du bourreau, que l'on a retrouvée depuis, n'a laissé aucun doute sur la réalité de l'exécution.
Comme l'histoire était as;ez scandaleuse, mon ci m'avait, fait sortir de l'église potu me la conter: de mon côté, comme i avals vu tout ce qu'il y avait de curieux a. y voir, je ne jugeai point a propos d'y rentrer, et entendant sonner le salut au grand lîéguinage, je m'acheminai vers la rue de Bruges, où est située cette communauté.
Les Béguinages sont une institution toute particulière aux l'a; - Ba . el qui fui instituée vers le milieu du vit" siècle, par sainte Begge, sœur de Pépin de I.anden, et mère de Pe pin de Hi i al Elle réunit plusieurs béguines sous la direction de sa sœur Gertrude, et étant entrée elle-même dans la
communauté qu'elle ai elle s mourut en G89.
L'empereur Joseph ir, de phil ooii qui abolit
la plupart des couverts, oi même l'insti-
tution des béguines.
Il 3 ''-ni petit; ton
1 iii'eul fondus par ' i . '.:.::■ e J' u pie
tille de l'empereur Beaudoin, celle-là même qui Ht u adi
1 ;i v en un, p qui ii' .i i m père Ji n'a i au
■ pour le grand ou !<■ petit Béguinage; mais comme j ' ' 1 1 plus proi in- du grand, ce fut à celt lai.
i une ville clans la ville; ville char-
de régularité et de propreté, entourée de murailles et de fos ' eau, et ou chaque béguine a sa petite mai-
son distincte des autres, et appelée d'un nom de saint ou de sainte : c'est là que la rei lu qui, du reste, ne prononce le voeux, vil ressources particulières, sans ap-
porter au uni charge a la communauté, qui n'a d'autre
u de . traque sœur, laquelle rve faculti p ii i entière de tester et de laisser par conséquent ses biens a sa famille. les seules obligations communes a toutes sont de porter l'ancienne faille flamande sur leur costume de béguine, et d'enterrer elles-mêmes les sœurs qui viennent â mourir.
Comme je l'ai dit, je m'étais dirigé vers le grand Béguinage au moment du salut, et là temps pour voir entrer les béguines à l'église. En arrivant sur le seuil, elles ôtent leur voile de laine noire pour mettre sur leur tête une serviette pliée à peu près comme la coiffe de nos sœurs grises. Cette opération me permit de voir un instant chaque membre de la communauté a visage découvert ; il y en avait beaucoup de laides et de vieilles ; mais en échange, il y en avait quelques-unes déjeunes, et parmi celles-ci s^pt ou huit fort jolies. Comme je regardais une de ces demi res qui liait fort pâle, mon cicérone me dit de le faire souvenir de me raconter quelle était la cause de cette pâleur. Je
n'avais garde d'oublier une pareille recomm lation ; au-si,
avant la fin de l'office, je sortis de l'église en lui faisant signe de me suivre. A peine lus-je dehors, que je le sommât de tenir sa parole.
Ainsi que je l'ai dit, les femmes entrent à tout âge dans les communautés de béguines ; et quoiqu'elles ne fassent point de vœu, il est rare qu'une malheureuse fille, une fois entrée, ose en sortir. Or, il arrive là ce qui arrive dans les cloîtres ; c'est-à-dire que parfois le jeûne et la prière sont impuissans contre les tentations du maudit, et que les désirs du monde viennent poursuivre les pauvres recluses jusqu'au pied du crucifix. Alors elles implorent, pour donner passage à ce sang qui bout clans leurs veines et qui leur brûle le cœur, ou la couronne d'épines qui ceint la tête du Christ, ou la lance qui ouvre son côté, ou les clous qui déchirent ses pieds et ses mains.
Or, il arriva qu'un des concierges du grand Béguinage apprit par sa femme, à qui elles avaient demandé conseil l'état fatal clans lequel se trouvaient quelques-unes de ses pensionnaires. C'était un véritable Flamand, ardent à la spéculation, et qui imagina de lever un impôt secret sur les tentations de la chair : en conséquence, il acheta un assortiment de ciliées et de disciplines, qu'il loua au jour, à la semaine ou au mois, selon que Satan mit plus ou moins d'acharnement dans ses attaques: 1 idée eut tout, le succès qu'on en pouvait attendre; et vaimu soit un peu plus tôt, soit un peu plus tard, le diable était définitivement forcé de déguerpir.
Satan ne savait où donner de La tète et était tout prêt d abandonner l'œuvre de perdition qui lui avait si mal i n i ■ l'idée ingénieuse du bon Flamand, lorsqu'il
aTlsa passant le seuil du grand Béguinage, une jeune fille
, . i il. huit ans, qui venait, les yeux en larmes et
le cœur oppressé, chercher dans la solitude l'oubli de
amour En effet, sur le point d'épouser un jeune i mi
qu'elle adorait, elle s'était vue abandonnée i ■ u
plus m iir qu'elle , des lors Dieu avall été m
prenant son désespoir pour de la vocatl "
de venir chercher la paix parmi ces les qu'elle
avall touj 'S vues Si tranquilles en app
C'étaii bien la une pièce comme pouvait la di
i essai de son pouvoir Vi I, la pauvre
enfant trompée dans ses . , lit-elle sa
uter i haque jour et redoul ' - haque nuit. Chaste
comme nue madone, elle confia ses I .unes à
' : celle-ci, qui êta <'s ,]u
mut la mal - ■''• et
m, i ,, ie nu - don " ■ '" ' Lva11
ele aals cette toi Satan était résolu à avouer vaincu
nu , ia dernii re i ce s'usa iui la peau
virginale de L'enta hanvra sur son
corDS san i a, u '''
;,. ,uii sèment I 'a i - """ lerge, 'i'" ,
.bit p,'"i mi ' '■ " o!s ' '
ennanl un ■ " "" l",l,'rl lnstI !
explatoln l in sérail bien forcé d
,,. c Le troi ■ dneureuï apporta une , rolx
. humaine, toute garnie Le remède, i
us, les bras le vjsage lourrr . on!
•liant fit usage de cet des heures e, et (Luqui .devait le
laque Jour.
nue cette pâleur :iiour, elle s'en allait e dans cet état. !
un matin, elle enti utume dans la cellule
île sur la croix douloureuse ente jours son impur
t'n m li ins sont philosophes,
et. pu lement ennemis de tout ce qui
i pose au cours ordinaire ment, avait, après la révo-
imunautés religieuses :
latl ins dont était couvert le
instrument qui
voulut-Il faire grand scandale Mais
ne le supplia tant qu il lui promit de ne révéler ce
voulut insister en
■ il lut Intraitable, disant que ce serait un crime
effet, le même jour il Ht sa dé. le concierge fut
chassé sans bruit, et, comme on le voit, le secret parfaite
ment gardé.
En ce m religieuses sortaient de l'église ; Je
une, Pelle et pale béguine
filles êtali d nouveau de
leurs failles, de sorte qu'il me fut impossible de la recon
la progression qu'avaient nie -il avait une troisième hisb pourrai en lui payant sa journée, et je revins - Bas.
de lune, je pus continuer le tmi laroiers les objets qui devaient erre vus exi qu'ils ne perdraient nocturne.
1 "et. je ne router quel-
menl pittoresque que l'hôtel du côté de sa façade.
la rue de la Haute ; tuie -aille assez froide de
I' manier. Vlgnole, tandis que to
que la fantaisie peut inventer en broderie de pierre. ,,":"'' end -ur la partie opposée'
œuvr. Juste Polie! ■■<• le gothique le pins ouvragé se
la renalssani e de l iiot. i angle de !
tique tour carrée que < lette, le dra-
/aiiiin enlevé par les Brug - sur une des mosquées
pri- par les Gantois à leurs i
la bataille de Beverolt, i ù I. s le Maie tu
Bide; .e beffroi joue un grand rôle dan-
un peuple avait-n ob
ommune, dire la liberté
d- batlr sa tour, tour rival, des
qu'il appelait ■
l'avenir chaque
tr el ses tr
Mena leur tmdeurs t mirent
M! taxa
m d i i vtetlle
- - ftamands
''■ m roii ■
' Dans les
IUI le .mille
■ •. it. par
poni sommet du beffi
tour -
le ilaisti ,ie se promener, à trois cents - tu t..n •!.• leurs maisons. ' Je revins du beffroi au marché au poisson . car c est encore une des choses que mieux vaut voir au clair de lune
lumière du soleil: examiné ainsi, et L'iâce au bres gigantesques et aux clartés capricieuses qui se p îent sur elle, la façade, avec son dauphin de van Poucke ax fleuves au( et la Lys par Paoti
d Anvers, et son Neptune de Gery llelderemberg. ne manque pas d'un ceiiaiu grandiose qui, au grand Jour, doit naniéré 11 est vrai qu'on i matre
vers latins inscrits dan- la frise, et qu'on quittera la place sans savoir que
les marchandises que l'Artois envole, et laisse briller II dans ses eaux tranquilles (l). »
Et que
« L'Escaut arrose le Hainaut et traverse Gand pour aller jeter dans la mer ses eaux rapides (2). »
un malheur dont on se consolera facilement, peu que 1 on ait lu les quatre premières pages de là géographie de 1 enf.u On va du marché au poisson à la rue du Bourg, par un qui pone encore aujourd'hui le nom du pont de la 0 ; ce nom perpétue une tradition populaire qui ne pas honneur a la piété filiale gantoise. En 1371, un clamé a mort pour un crime politique et irreau étant mon le jour même où devait avoir lieu -trats se trouvèrent fort embarrassés P"11!' doiiij. la justice. En conséquence ils firent pu-
blier que si quelque amateur désirait trancher une tète, i! serait bien venu, mais encore recevrait -e. L amateur ne se fit pas attendre : i était le Bis du condamné ; heureusement Dieu ne permit pas qu'un -i horrible homicide s'accomplît: renée du Bis,
miracle en
mille morceaux Les magistrats firent grâce au patient ;
m bourreau, il reçut la récompense promise, mais
11 fut chassé de la ville.
Deux choses éternisaient le souvenir de .e miracle: l'une
n tableau de la plus vieille école allemande, que l'on
uni nul a l'hôtel de ville, et qui représente
le Bis levant son épée sur la tête du père ; l'autre était un
• ■ de lu- .nze. qui. placé sur le pont même, y resta
jusqu'en 1794. époque a laquelle il disparut pour retourner
,1 la fonderie.
Je revins à 1 hôtel par le quai aux Herbes, afin de voir la maison des bateliers, charmante bâtisse du xvi* siè uste en face du palais du comte d'Egmont. Je croyais avoir visite tout ce que Gand renferme de remarquable, lorsquen laisant ma liste de curiosités à mon se, elle me demanda si i avais vu une école de serins. Je ii ti- répéter deux toi- croyant avoir mal entendu, on un mot flamand ayant une signification particulière et représentant quelque partie educable té : mais mon ni de l'Idée que
J'avais pu avoir que les Belges, dont une des prétentions les plu- eiirai i parler le français mieux qu en France,
avaient pu ..'lisser un mol patois dans notre langue, m'expliqua qu il était bel et bien question du petit oiseau Jaune que . tort originaire de- Canaries, et dont la
vraie pallie esl la Hollande. En effet, celte remarque oral* thologlque fut un trall .1.- lumière pour moi. et je m IVOlr vu a Paris les serins hollandais qui dansali
iraient le canon, faisaient l'exercice, fusillaient
il.', e! le |
ire avec autant de gravité qu'aurait pu le faire
Je di l'Institution que
un établissement
ne dans la ville de
; Iqui - .P'- serins que
i , mais bien au i .niraire leurs
11 ornant leur mémoire
d une foui. n faisaient les oiseaux
il parlant, du monde connu.
e parties du monde.
1 n des • on nli Ipaux de la ville possédait, au reste,
mon h --e la plus bel m- i .- genre iui
avait souvent Jusq i :i cinquante ou soixante
LVM VohH I ' . mitlil,
Kl i i itri.
H mque secando
lu mare i , ...-.
ONS 8UH : «TOS ni' RHIN
ixquels il donnait les ilns les plus tou-hans. i us. au rcsie. ton! d'autant i lus honneur a ceux gai s'y oonsaerent, au il- i hangent entièrement leurs habi
Ainsi, U' vénérable seiller muni, pal, an lieu i
le soir avi'i soll Sans qu
ue réunion partloulii laisiblement
oui I i e ûès que la bruni venait. <i
pour sa serinette, et s en allait de
ses serins, et le [uelqui [ol
fois le même air di r e qu'il ne se Les affaires municipales souffraient bien un peu dévouement nocturne a la mélodie; mais la ville avait que le lustre lil pour elle d'un pareil Ins-
'itin compensait bien, et au rt que pouvait lui faire
l'absence des lumières administratives de son conseiller, qui dormait en général d'un bout a l'autre des délibérations, et ne se réveillait que pour voter ; de sorte qu au lieu de
BrU( m nom, ■. ce qi ce, du mot Brug.
qui. eu liai: aire p ml lui eliel. tout bl
la vii: de, je crois, oinquante-six, oe qui me paraît
alation île 42.000 âmes.
Elle a en outre sept portes, hull plai es publiques et deux
On me nomme 1-ioland.
tracasser l'instituteur, elle lui avait alloué, pendant trots années de suite, le grand prix fondé pour l'éducation les serins, et qui se montait a cinq cents florins.
Cette récompense aiait encouragé l'instituteur à un tel point, qu il n'avait pas désespéré, après avoir fait chanter ses élèves, de le^ faire parler, iài effet, an moment du mariage du roi Léopold, il pensa, comme le cordonnier de Rome, à apprendre à 1 un de ses oiseaux quelque maxime ou quelque proverbe approprié à la circonstance. .Mais après avoir feuilleté la Rochefoucauld et don Quichotte, n " lin trouvé, il résolut, n'étant point étranger aux belleslettres et ayant été dans sa jeunesse professeur d tram Sis, ire lui-même un distique qui exprimai aux < au:
ÉPOUX 1 - Si (oyeux qu'il épr. mva il en !■■ COyaffl
unis. Il se mit donc a l'oeuvre : au bout de huit jours le distique était fait . et au bout de deux mois l'animal Intelligent ii. m comme une personne naturelle. Voici ce distique. ima i i bl n ren-
ferme que par la ride . ime :
' me Bru ! i i-se,
Léopold épouse Louise.
Le serin fut présenté a Leurs Majestés, qui rirent beaucoup, mais ne l achetèrent point.
Le conseiller municipal, furieux, le vendu à un Ai lai
n mise de dix gutnêes, ei déj >ûté pai cette
expérience, il en revlnl Ws-à>vls de ses écolier: i la seule musique instrumentale, qu il continue de leur en eigner avet le plus grand succès.
Cents rues. Aussi maître Adrien BarfaUd, professeur d'éloquence a Louvain, où il est mort en 1542, a 1 il dit
■ pulehra suM oppiaa Gandavurr, AntvetVUi, Lovantum, m,-, tiitfi I ad Btugas. «
' ■ tgnifle
; \uvei-s. f.ou , IS sont de belles villes,
mal ' ■ n !'■' ai on de Bruges. »
En effet a i époque ou Le hou docteUT i .... lire sous le rêgm ' Br*
lemeni «ne des pi i , | mies du monde. I a
h claqua mllii ; o
de plus rue ne fait aujoi rd re ei du temps de Oui
o dêCI me. 'OUval .,!,,, mous
ites. «out ' ''" '"
Btes mais en-
fl« , , .i
i po] on . rs, "!'lJt
,, , • -Jim ■ ' un D ' " '"' ''" !''
nomn
moins Qand.
tint, ayant besoin >n<- lps
Je l'emprunt il lui Ot
irait dlDer avec lui Le D ur un re-
pas splendlde. et au di l haries-
yulnt.
— Sire, dit-Il en lui i sur une as-
siette millions Je
florins l'honneur ; aajourd liui.
Monsieur de R il est dîner chez lui, mais .1
va dtnei ■ • ■ i-me.
Ce fut i
■ ir. Devenu i . les le Chauve, il
té régi par de
trui-.
le Ji de grands
privilèges aux marchands.
Beaiiiimii à la Belle B pour administrer la ville vins, et plusieurs
1res conseillers qu 11 , olsle et dans les
grand
rtnt Beaudoin • qu'il
avait l'habitude de se servir, »u lieu d'épée, d'une hache pesant trente livres.
ut uu sét i aussi i
(orme de pn ■ u >tu li - abus, el la punition de ti ' rime- . ,, . i|p la in
dont il taisait ju
ils marchands de I lartums, qu'à leur cos-
li a i irient l'an iii2. Ire qui devait avoir lieu i
■ ! de la i * arriva qu au même hôtel étal! logé avec quelques-uns de ses elgneur n< lies et
des plus i:
m - énormes, que si ri che qu il fut, il ne sa
chands et leurs lui vlnl de s'emparer de bijoux el ent.
partir, il< envoyèrent i.- leur préparer logements: puis, ne : nu 'Ils eussent quelque
■ i craindre, ils quittèrent Bruges deux heures après leurs messat Benrj de Calloo el ire les
ils les ayanl rejoints au ni'. ment où
de toul i or el di
n poui
pi ils virent venu' Henrj de i
i pour
bien n
rel qu il- i, h, ,,,,,
la Mlle, i
11,. III ..mi, n pour lui di
osation était d'autant plus grave qu'elle menaçait des
personnages plus udoin alors ordonna que les dé-
aeurs fusseni gardés à vue dans un château, tandis
que lui se rendrait seul a Thourout ; en effet, il rit seller son
cheval, et sans dire à personne où il allait, sans permettre
-mne de 1 accompagner, il partit au galop. Au reste,
on avait l'habitude de lui voir faire de ces rx-
us solitaires, et que tant qu il avait sa hache avec
lui personne n était inquiet ; ses serviteurs le regardèrent
s'éloigner en disant entre eux :
— C'est bon, demain nous entendrons raconter quelque
le nouveau.
En traversant la grande place de Thourout, Deaudoin mblement de peuple qui commençait est que sur cette place même on venait d'exéV i eu ter deux faux monnayeurs, de sorte que les cuves remplies d'huile bouillante où on les avait jetés étaient encore udoin en passant ordonna qu'on refit du ïeu sous les que l'huile se maintint a un degré d'ébullltion convenable, et continua son chemin.
Arrivé a l'auberge où lo [i nry de Calloo et ses
impagnons, il se fil reconnaître par l'hôte, et comme lient sortis, il monta avec lui dan- leur chambre leurs
coffres étalent a terre et fermé- a clef. Li nteordi unad'en
les serrures, et l'on y retrouva les bijoux des mar-
lussltot Beaudoin fit arrêter Henry de Calloo et ses deux
complices, el les ayant fait amener sur la place publique OU
il les attendait, il les interrogea avec une telle sévérité,
que. grâce aux preuves que le comte avait déjà enti
mains, ils n'osèrent pas un seul instant nier leur crime.