‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 180 sur 283 · LES DEUX BOSSUS. — LE FRANKENDERG. — LA RUE DES LUTINS · texte numérisé non relu

LES DEUX BOSSUS. — LE FRANKENDERG. — LA RUE DES LUTINS

Une voiture, que j'avais louée pour faire une course dans les enviions d'Aix-la-Chapelle, m'attendait à la porte de l'église. Je montai dedans, et j'ordonnai au cocher de me conduire au marché aux poissons ; c'est que le marché aux poissons est célèbre non seulement par ses anguilles de la Meuse et ses carpes du Rhin, mais encore par une vieille tradition qui ren.onte au jour de la Saint-Mathieu, de l'an de Notre-Seigneur 1549.

Donc, ce jour de la Saint-Mathieu, de l'an 1549, un pauvre musicien bossu, qui venait de faire danser une noce dans un village, rentrait avec les trois florins qu'il avait gagnés dans sa poche, lorsqu'en arrivant au parvis il fut tout étonné de voir la place au poisson parfaitement éclairée. Minuit venait de sonner à la cathédrale, ce n'était point l'heure du marché, aussi le pauvre musi. ien, croyant qu'il y avait cette Luit a Aix quelque fête particulière dont son calendrier ne l'avait pas prévenu, s'avança vers les lumières, espérant que si, comme il le croyait, on se réjouissait là, son violon n'y serait pas plus déplacé qu'ailleurs.

En effet, il y avait joyeuse assemblée sur la place ; tous les étalages des marchands de poissons étaient illuminés avec une telle profusion, que le musicien se demandait comment on avait pu trouver tant de bougies dans la ville. Des mets tout fumans étaient servis dans des plats d'or ; les vins les plus exquis brillaient dans des carafes de cristal, qu'ils faisaient de topaze ou de rubis ; enfin, grand nombre de jeunes dames des plus élégantes et de cavaliers des mieux vêtus faisaient honneur au repas, qui tirait a sa fin. A cette vue. le musicien ne doutant point qu il fût tombé au milieu de quelque sabbat, voulut fuir ; mais, en se retournant, il trouva derrière lui des pages et des valets qui lui barrèrent le chemin, et lui ordonnèrent, au nom de leur maître et de leur maîtresse, de mou'er sur une table et de leur jouer du violon.

Jamais le pauvre musicien qui, même en état de quiétude, avait grand peine à jouer juste, n'avait été disposé à jouer plus faux, lorsqu'à son grand étonnement. au premier coup d'archet qu'il donna, ses doigts se mirent à courir sur les cordes avec une rapidité et une justesse qui eussent fait honneur à Paganini ou à Bériot. En même temps, des sons, d'une suavité si grande, que le pauvre diable ne pouvait croire qu'ils émanassent de lui, se répandirent dans 1 air, et chaque cavalier ayant choisi sa danseuse, une valse effrénée, une de ces valses comme en ont vu Faust et comme les peint Boulanger, commença, s'enlaçant, s'er.roulant, se tordant comme les mille replis d'un Immense serpent, et tout cela avec des cris de joie, des rires, des contorsions si étranges, que le vertiire gagna le musicien sur sa t abl . et que, ne pouvant resier en place, 11 sauta à bas de son trône improvisé, s'élança d'un seul bond au milieu du cercle, et là, sautant sur un pied, sautant sur l'autre, marquanf la mesure de plus en plus rapide, 11 finit à son tour par crier, rire et trépigner de toute sa force, si bien qu'à la fin de la danse il était aussi fatigué que les valseurs

ALEXANDRE DUMAS ILLl'S'i RE

Alors uni belli ! ■'» Dla"

leau d'argent une coure d'or iilf-iut- de vin délicieux, que le mus:' I usqu'ô la dernière goutte • pendant ce temps.

B lii nt son habit •

i! un lin "ê d or. et.

sans la louleur, lui enlev -

:a patiemment portée enti :lcs- Enfin,

un beau seigneur, fouillant a son srsa dans la

coupe vide une poignée de 11.. nus d'or pour remplacer le vin mj il avait bu: le pauvn 'm .pie jusque-là on

voulait ciue du bien, laissai - beaux messieurs

et les belles dames, tout en se ci i en excuses sur la

peltle ,, que tout à coup un coq chanta

dans les environs; à l'instant même, bougie, souper, vins. dames cnera es, tout disparut comme si la bouche

même 'du néant né dessus, et il se retrouva seul

dans | ., , "liant son violon et son archet

d'une n pleine d'or de l'autre.

H re. oHt étourdi et comme s'il venait de

,.llie , ,, pi u .. peu rassuré, U vil qu'il était

,,, ml me et en se féli l,aut | oii lui était arrive, il reprit

de ga, rappaâ la porte et appela. Sa fem

i ouvrir, mets : mepar-

i i place où elle s'attendait a voir un .. i i ,. croyai ez elle, avait in.it • la voix fle son pauvre diable eut beau faire et beau due, or le banc de pierre qui était.

il] de na maison I.e lendemain au matin le pauvre musicien fit une nouvelle o et, plus heureux que dans la nuit, finit, par être re mmu paT sa mO lé. 11 est vrai que la bonne dame. i De i la plai e d'un homnv

iid en I u au change Le musicien lui ramme qui. comme ae femme de sens lui i quart de son or. et C i vivre tiariquill manièo d'ea

,us de l'image de s

at en poini

!,-;,,. i pense bii •

\ix la i n. ii i ■■' oontens,

e pauvre - ornent

res en lurent affligés, et oeur-là c'étaient les

Or parmi res derniers il y avait un musicien bossu par Dflrmi l mer, du

; i .tan bossu i Jouait de la clarinette, et qui. ; l'Infériorité de

rumen' qu'il avait .'té lV',i: v""''' ue Ion-

rue main une grand* haine nu pauvre rtolontste i' ,,,,n, , en) été oa ne peut pins affligé du bonheur

: , apendant U i 1*11 '•■ .miers

une fortune toul ,,n .1 étaii mieux quand il ai H rai' ra< » olndres

, s, quand I ' é,ai' l>arti.

pris. II avii o an devait rjui le pauvre bi ssu oette ai

len prit son instrument, son alla fan vr ,• a nu an auparavant avait fait

minuit bob

ara A rein i ilnutes

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fraie auparavant

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],,, ( •• mpagnè-

rent BUT les

oitômes

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i an donné a i bon \ kilon la

les doux paarex lui i

elle lui appliqua dm , i^ail • re ■■' que rapplt at*

reprit ne bouture a 1 II

de sorte que, sur ces entrefaites, le coq ayant chanté, tout la cl tinette se trouva bossue par derrière oit.

Chaque musicien avait été récompensé selon ses mérites. [mes d Aix-la-Chapelle par la porte de Borcette. afin d'aller, comme tout voyageur doit le faire, goûter les eaux minérales. Comme toutes les eaux minérales, celles de Borcette sont détestât les.

En sortant de Borcette, je descendis de voiture, et mon cocher, après m'avoir montré, au milieu dur. massif d'arbres les ruines du Franfcenbexg, m'indiqua un petit chemin qui 5 conduisait. Je le suivis religieusement ; il longea pendant «eut ou cent cinquante pas un petit ruisseau tout fumant, dont la tiède humidité me parut entretenir les herbes dans une délicieuse verdure ; puis je traversai le Felsembach. Je me perdis un instant dans les haies, et finis par me i la porte de ta ferme. C'est a cette ferme qu'on • rincer la bouche avec du makey quand on a bu de Borcette. Or, comme nos lecteurs ne trouveraient .ment pas le mot makey dans la Cuisinière ftourils -.auront que c'est tout bonnement un mélange de ai lanelle et de sucre, fort agréable au gOÛJ Je parcourus les ruines, et je vis le lac où était enseveli m de Falstrade (i). Quand le château était neuf, et que l'eau du tac était pure, .e devait être une délicieuse ha- ... et l'on comprend facilement, magie à pan. la proue le bon empereur avait pour cet em Cependant comme, moins heureux que lui. je n y pouvais point passer ma vie, je remontai en voiture, et. -u i v i quelque temps les boulevards extérieurs, nous fimes i ujours en voiture u - m-

met du Loosberg ; c'est l'endroit où Satan, fatigué de porter sa dune, la il y a trente ans encore elle

toute sablonneuse, ei telle qui. une de ses

\la.s depuis l'an 1S07, époque où tout particulièreii a cessé à peu près de croirt au diable, la vieille a été trans jardins, et son

ridi a disparn sous une couche de verdure, au milieu de laqui lie oui poussé pèle-méle d ai des

os.

Le s.ihatiirsberg est resté plus es \ieilles tradi-

tions et l'on n'y trouve que la ruine d un église

lée par Lothaire I", et u de ferme appartenant

je ne sais à qui.

i unes a Ux-la-Chapelle par la porti de Colonne je le lui avais recommandé, n r m'ardevant la ruelle des Lut! ancoi une vieille tradition qui a donne à cette petite rue le n de llinzen

i y avait autrefoi pays du L.n. bourg. A

.: même où s'élèvenl aujourd'hui les ruines de ce châ-

! Kininabur, h. que. grâce a la tyrannie de Frédéric- Guillaume, je n'avais pu voir qu'en me démanchant le cou, d'imn rains n avait jamais rtf«»ré

re\tréinité : ces souterrain! en apparence le jour,

il I nuit la demeure d lutins de la fa-

1. ...i No Her nous a écrit l'histoire: la. ces Terre, aux malices innocentes et aux ... 1 1 aès que I i I .'ou. 'hé. et

du matin rangée autour de lon-

gues labiés, chantant de- . liansons da angue inconns .le petite ■■ '•' choc

m d'une cloi 'UT un

It perdu ■- ■ ■ ■

, mondi Joyeux et souterrain buvant -,<s vins Lut se: ' ' nsons Uors il comprit que

lit qu'il avait pris pour celui de la clochette di

i , : d'or, et il se retira

sans que les lutins qui cependant l'avaient vu. lui nt fait le moindre mal

, ruer ne U secrei qu'ils espê-

ini et sa première démarche, en sortant du sou-

dei ■ ifesseur les petits

si bonne chère le confesseur était

un m re qui n'aimait point les li i.stines,

..'rai ne s'amusât que les Jours autorises par

Irler 11 111 une quête rassembla une somme consl-

len fi le berger était

dans le souterrain, plaça 11 ir SI coupole, et

vint en toute i . («elle y

, , . , nés par

>el.

il n'y avait pas besoin de tant de cérémonies, an prenp de .loche, les | lits diables de lutins

été tore pir

m la Obroniqi

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

Cependant les exilés, privés de leur antique logement, avaient choisi un autre domicile ; et tandis qu'en punition de son indiscrétion le berger s'en allait mourant dune maladie de langueur, ils s'étaient installés dans les souterrains d'une tour située entre les portes de Cologne et de Sand-Kaul. Mais hélas : les pauvres i>etits diables n'avaient point eu le temps, en quittant leur domicile, d'en emporter le mobilier qui le garnissait ; de sorte qu'ils n'avaient plus ni plats d'argent, ni timbales d'or ; de sorte qu'il leur fallait, chaque fois qu'ils avaient a célébrpr quelque fête, emprunter des chaudières, des casseroles et des verres aux habitans des rues voisines ; ce qu ils faisaient en entrant dans les maisons par les cheminées, et eu emportant avec grand bruit les ustensiles dont Us avaient besoin, et que les habitants retrouvaient le lendemain soigneusement rapportés à leurs portes. Ils comprirent donc qu il valait mieux, lorsque certains signes, comme le pétillement du feu, comme

On ne douta point que ce ne fut une vengeance des lutins : aussi le bruit de cette aventure étant venu aux oreilles du moine, il résolut de les chasser de la ville comme il le; déjà chassés de l'Emmaburch : en conséquence, armé d'un bénitier et d'un goupillon, il descendit dans les souterrains de !a tour, et les aspergea entièrement d'eau bénite, en acii ique aspersion des paroles puissantes qui déjà une fois les avaient chassés.

Depuis ce temps les lutins ont quitté Aix-la-Chapelle, et nul ne sait ce qu'ils sont devenus ; mais en mémoire du séjour qu'ils ont fait dans les souterrains de la tour, la rue où l'on trouva les deux soldats morts s appelle encore aujourd'hui Uinzen-Geeschen, ou la ruelle des Lu • Comme nous n'avions plus rien à voir à Aix-la-Chapelle, nous rentrâmes vertueusement dans l'hôtel du Grand-Monarque, avec l'intention bien arrêtée de partir le lend matiL coucher à Cologne.

onterrains dcNcnaieut U nuit la demeure de ces bons lutins de la famille des Trilbv.

le hennissement des chevaux, comme le frémissement de la batterie de cuisine, leur annonçaient que c était jour de fête chez les lutins, mettre d'eux-mêmes à la porte de leur maison les ustensiles que les visiteurs nocturnes avaient l'habitude de leur emprunter, et ainsi en agirent-ils. Les lutins, reconnaissans, ne firent plus aucun bruit, et les habitans des rues avoisinaut la tour purent enfin dormir.

Mais 11 arriva qu un soir, deux braves soldats qui étaient logés à l'hôtel du Sauvage, justement dans la rue qu'on appelle aujourd'hui la ruelle des Lutins, virent l'hôtelier qui récurait les casseroles avec un soin tout particulier, et qui, lorsqu'elles étaient brillantes comme de 1 argent, les mettait sur le pas de sa porte. Ils lui demandèrent alors dans quel but il se donnait tant de peine, et ayant appris que c'était à 1 intention des lutins, ils se mirent à rire, et comme c'étaient des hommes qui n'avaient peur de rien, et ne croyaient ni en Dieu, ni eu diable, ils lui dirent : « C'est bien, rentrez vos casseroles, et nous allons nous mettre sur la porte, de serte que quand les lutin» viendront, au heu de toute votre batterie de cuisine, ils trouveront deux épêes bien affilées. - L'hôtelier ût tout ce qu'il put pour les empêcher de commettre cette imprudence : mais les deux soldats relevèrent leurs moustaches en jurant le nom du Seigneur ; de sorte que l'aubergiste leur tira sa révérence, et les laissa faire à leur volonté.

Lorsque la nuit fut venue, les deux solJats se mirent en effet sur le seuil de la porte, que l'aubergiste referma derrière eux ; pendant quelque temps il les entendit causer amicalement, puis lorsque vinrent les dix heures du soir, il les entendit hausser la voix, puis se disputer, puis croiser le fer ; pendant quelque temps il put suivre le cliquetis des épées : il cessa tout à coup, et un profond silence lui succéda.

Le lendemain, au point du jour, l'aubergiste sortit et trouva les deux soldats morts ; ils s'étaient battus et enferrés l'un l'autre.

Or. comme aucun lutin ne vint contrecarrer ce projet, le lendemain, a six heures du matin, nous mimes, en quittant Aix-la-Chapelle, sa première partie à exécution.

xin

Nous arrivâmes à dix heures du soir à Cologne. Comme notre cocher ne connaissait point la ville, il nous emmena dans un labyrinthe de petites rues qui finit par aboutir à une espèce de bouge nommé l'hôtel de Hollande. En Allemagne, une fois entré dans un hôtel pendant les heures Indues, le malheureux voyageur est pris comme un? souris clans une souricière. La porte se referme derrière lui, et il faut qu'il attende jusqu'au lendemain matin pour savoir ce qu'il adviendra de lui. Notre malaise tourna au profit de la curiosité. Le lendemain, au point du jour, nous étions dans les rues de Cologne.

Cologne dut sa naissance à un camp romain. Un jour Agrippa trouva la position heareuse, et s'établit sur la colline qui s'étend depuis l'église de Xotre-Dame jusqu'à la place de Sainte-Marie-aux-Degrés. Les camps rorna'ns étaient de véritables forteresses avec leurs fossés, leurs murailles et leurs tours. Quelques cabanes craintives, qui s'étalent élevées sur la rive orientale du Riiin, passèrent alors le fleuve et vinrent s'adosser au camp romain pour lui demander sa protection D'autres suivirent successivement leur exemple,

et 1 ancien i ,.ijp <l'.\grlppa se trouva dé; lune

ceinture de maisons, lorsque, par fortune, Agrij pine y naquit campagnes de Germanlcus ..e fut une raison pour Claude d'y envoyer une colonie romaine, qui prit le nom de Colonia Agrlppina. et qui donna au camp l'appa- 1 une ville. I'ius tard Yltelllus y :a\ proclamé empereur, et, dès lors, elle compta 'lins les annales romaines et prit sa place dans l'histoire Encore aujourd'hui il i'«, par les rul-

: enceinte quadrangui .es Romains, ces

,nts bâtissent i miner les limites

de la eoloin' ■" Trajaii la quitta,

i 1 empire avec lui, c est-àdire vers la fin du pi Dès lors ' -venue la capitale de la Gaule rhé-

Lnférieuri mine une ville importaute :

l'empereur i ir un pont magnifique, dont

on voit encore le pilier quand les eaux du 10: ses.

iodes, c'est-i-dire vers l'an 220, une

as avait pensé détruire la ville naissante:

invasion que se rattache la tradition des onze

OS, Clovis fut proclamé roi a Cologne. C'était par at par le point appelé Deutz, que les Ripuaires lirent leur Invasion Pépin fut duc de Cologne avant de devenir roi des Francs; Charlemagne, comme nous l'avons vu. Il de fréquentes visites dans cetie ville; enfin, Othon le i.rand la réunit à l'empire germanique, lui accorda de alla a la protection de sou frère Brunon, archevêque de Cologne et duc de Lorraine.

Au moyen âge, c'est-à-dire vers la fin du XiV siècle, Cologne, qui avait toujours été s'agrandissant, était le plus puissant appui de la fédération des villes dites Hanses. Alors, elle pouvait a elle seule mettre sur pied 30.000 cornus, et elle possédai) il collégiales, 58 couvens, 19 églises paroissiales, . - et 10 hôpitaux

Au xv» siècle commence la décadence de Cologne, le commerce de la Flandre, du Brabanl el de la Hollande la mine; religieuses lui tirent le meilleur de son enfin, en 1794, Cologne devint ville de la république jour, c'est-à-dire depuis plus de seize siècles, naît conservé le | i «.main, la toge des consuls.

• ' les licteurs ave.- Leurs faisceaux. En 1S14, elle fut occupée

H et l'année d'ensuite cédée aux Pru-

qui, a tout hasard, la fortifièrent, en ajoutant sept tours aux t-trols qu'elle avait déjà Or. ces fortifications onl nu Iiiii manquement ap-

pliqué sur toute la Ligne du Rhin : c'est de menacer les villes lut©) que de Les défendre.

Bn effet, les provinces iliénanes, séparées violemment de rance, et donné. Majesté Frédéric-Guillaume

iiiinc accroissement de territoire, ne sont que faufilées a la premier appel te déchireront d elles m -j-paré de ses nouveaux i tblme religieux qu'on ne rail qu'agrandir avec la persétu ne comble que i ar la tolérance, au Li tutbltans du Rhin le Code Napoléon, qui pendant vingt ans II fis; au lieu de choisir dan.- Leur les fonctionnaires publics qui doivent les corder le libre exer. reçue de leurs pères, et qu'ils veulent

i Le l"'!i plaisir prussli les t h

: fils d'un I , re, ( ■ qui serait juste peut-

1 enir ne

s'ouvre que , .„,„ |,,,

étMUU .i lème lnjusu

I il sentait toute la portée, que se pi . hevêque de

[ans une épo-

qu'il avait reçu dn par* , position

avec le pouvoir temporel I i„s pr{.

1res à bénir l« :, i ,es au

■ ontralre de . ■ qui i ,i au.

raient pris l'engagent.

la r.iigion catholique li ,t n y

liiihérleas. et g le mariage devant Dli ,nt la

l"l Quelqi déclarait. in

civil dl La i 1 de la gcn.larn. i

A ' • i ndlrent à Cologne, et a]

maire de la ville, se présentèrent à l'archevi en présence do Clément-Auguste. Ils lui lutine

r aux Instructions du gouvernement I pondit que pour les affaires temporelles 11 était . soumis au ml. mais que pour les questions spirituelles, il ne relevait que de Rome. On lui enjoignit alors de se déi

de son archevêché ; mais il répondit que, nommé par le pape, c'était au pape seul a 1 interdire Sut cette réponse, il fut arrêté et conduit à la forteresse de Minden, où il est libre, 11 est vrai, mais nbre dans une ville protestante, et où il a pour domestiques deux soldats habillés en bourgeois

Il est Impossible de se figurer reflet que produisit cette arrestation; un frisson de fièvre parcourut toute cette ligne de villes assoupies sous la domination étrangère, et qui se réveillèrent tout à coup, se rappelant le temps où elles étaient libres Sous le prétexte de surveiller les Belges et les Hollandais, en litige a cette époque sur la question du Limbourg et du Luxembourg, les troupes prussiennes furent poussées aux bords du Rhin ; la forteresse d Ehrenbreisten, qui domine Coblentz. poin: central de l'agitation, se remplit de poudre et se hérissa de canons, dout toutes les gueules, a mesure qu'ils se mettaient iuvisiblement en batterie, se tournaient comme d'elles-mêmes vers la rive gauche du Rhin. Le prince Guillaume, envoyé dans le pays avec la mission apparente de passer des revues, s'arrêta à Cologne, où il fut sifflé, et vint à Coblentz prendre part à la fête que la province donnait au général Borstel. Voici à quelle occasion cette fête était donnée, et ce qui se passa :

Le vieux général Borstel, qui commandait à Coblentz depuis 1327, achevait sa cinquantième année de service ; la province, à cette occasion, lui donna une fête à laquelle assistèrent les envoyés de toutes les villes du Rhin et de tous les corps administratifs A la suite de la revue qui fut passée par le général sur la grande place, et à la fin de laquelle le prince Guillaume lui amena les régimens comme s'il lui en remettait une seconde fois le commandement entre les mains, il y eut un grand diner. Au dessert, le prince Guillaume demanda, pour tâcher de ramener à lui 1 attention et les applaudlssemens absorbés par le général, si personne ne se souvenait de quelque vieille chanson du Rhin ; un convive se leva alors, et chanta les couplets sulvans, que je traduis Ici dans leur littérale simplicité, mais non point dans leur native rudesse :

Chantons le fleuve dont les ondes Chez nous d'un peuple libre apporte le salut ;

chantons le Rhin aux eaux profond !S, Qui, roulant vers la mer son fidèle tribut,

Arrose la rive adorée

Où mûrit la grappe dorée.

Rhin, vin,

A ces deux mots l'oppresseur tremble,

Et ces deux mots riment ensemble

Chantons ce doux jus qu'on renomme.

Qui rétabli) i hez nous La sainte égalité.

Qui de l'esclave fait un homme, Et devant les puissans lui doune la fierté.

L'amour qui dort au foud du verre.

En palais change la chaumière.

Vin.

Rhin,

A ces deux mflts Voppresseur tremble,

Et ces deux mots riment ensemble.

Par .cite fausse renommée.

Dont pour cacher son joug un peuple fait grand bruit.

ta liqueur enflammée.

Noble vigne du Rhin, ne fut jamais séduit Tout cœur où le mot d'houneur vibre N est heureux qu'autant qu'il est libre. Rhin, Vin,

\ leux mots l'oppresseur tremble.

Et ces deux mots riment enseml.

trois couplets furent accueillis avec des applaudlssemens frénétiques qui, cette fols encore, ne s'adressaient pria Guillaume, si Lien qu'il se retira fort mécontent, et que de nouvelles troupes furent mises en mouvement, toujours sous le prétexte de surveiller les frontières belges ; mats 11 résulte de tout cela que les villes qui bordent la rive gauche du Rhin, depuis le pont de Kell Jusqu'à Nlmôgue. ne sont qu'une longue traînée de poudre à laquelle la moindre étincelle peut mettre le feu Une fois allumé, Il est difficile que l'incendie, ,-urtout s'il conserve son coté religieux, ne se communique pas, sinon au gouvernement, du moins au peuple belge, que toules ses sympathies porteront renlr ses corellglonna" our de Berlin ne laisse Jamais échapper l'occasion de témoigner sa haine envieuse et contre révolutionnaire pour :a France. La France, de son côté, a Waterloo sur le cœur;

riment mieux en allemand qu'en français I l'aul

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

de sorte qu'avec un peu de bonne volonté chez nos ministres, les choses peuvent s'arranger .i la satisfaction de tout le monde.

Quant à nous qui avons foi dans l'avenir, nous proposerons au roi Louis-Philippe, au lieu de cette ridicule pancarte dont on a fait les arme- d la révolution de Juillet, d'écarteler le vieil écusson de France :

Au premier, du coq gaulois, avec lequel nous avons pris Rome et Delphes.

Au second, de l'aigle de Xapoléon, avec lequel nous avons pris le Caire. Berlin, Vienne. Madrid et Moscou.

Au troisième, des abeilles de Charlemagne, avec lesquelles nous avons pris la Saxe, l'Espagne et la Lombardie.

Au quatrième, des fleurs de lis de saint Louis, avec lesquelles nous avons pris Jérusalem, Mansourah, Tunis, Milan, Florence, Naples et Alger.

Puis on y ajouterait cette devise, que l'on tâcherait de tenir mieux que le roi Guillaume de Hollande n'a fait de la sienne :

Deus dédit, Deus dahit.

Et nous aurions tout bonnement le plus beau blason de la terre.

Notre première visite fut pour le dùme.

Ce fut l'archevêque Engelberg, surnommé le saint, qui conçut, vers lias, 1 idée de faire bâtir une cathédrale ; mais ce ne fut que son successeur, Conrad de Hocnsteden, qui, ayant résolu vers 1-247 de passer de l'idée à l'exécution, fit venir le premier architecte de la ville, et lui ordonna de bâtir un monument qui surpassât en architecture religieuse tout ce qu'on avaii fait de plus beau jusqu'alors. Il mettait a sa disposition, pour arriver à ce but. le trésor du chapitre, l'un des plus riches du monde, et les carrières du Drakenfels. la plus haute des sept montagnes.

tait là' une de ces propositions qui rendent fou un artiste ; aussi celui auquel s'était adressé le digne prélat sortit de l'archevêché doutant encore qu'il fût chargé d'une si glorieuse entreprise : néanmoins force lui fut de le croire. car le même jour Conrad lui envoya un sac plein d'or pour les premiers frais.

L'architecte auquel s'était adressé le généreux prélat était modeste comme un homme de- génie ; aussi résolut-il de visiter les plus belles églises de l'Allemagne, de la France et de l'Angleterre, avant de commencer la sienne. Il alla donc trouver l'archevêque et lui demanda la permission de commencer sa tournée. L'archevêque le lui accorda, â la ondition que dans une année il serait de retour. L'artiste sollicita, mais en vain, quelques mois de plus; ce fut toul le délai qu'il put obtenir, tant l'archevêque était désireux de voir mettre son projet à exécution.

Ai bout d'une année l'architecte revint, plus indécis que jamais. Il était bien fixé sur la pensée mythique de soi

c'est-à-dire qu'il voulait que le monument eût deux

pour rappeler que le chrétien doit lever ses den

au ciel; qu'il eût douze chapelles en mémoire des douze apo-

tfli'il int i ati sur la forme d'une croix, afin que les fi-

a'oubliassent i as un instant le signe de leur rédemp-

tlorj; que le chœur fût un peu plus incliné à droit? qu'a

gauche, parce crue Jésus-Christ inclina la tête sur t'épaule

droite en mourant; enfin que le tabernacle fût éclairé par

trois fenêtres, parce que Dieu est triple et que toute lumière

vient de Dieu. Mais ce n'était là. si on peut le dire, que

l'âme du monument; restait encore son corps, sa Corme,

dire la traduction visible de cette pensée rell

au moyen âge, qu'elle fit éclore comme une sève tout une végétation de granit : c'était donc cette forme que l'architecte cherchait le matin, le soir, à toute heure de la journée et partout où il se trouvait.

Or. un après-midi que l'architecte, toujours rêvant à son Plan, avait, sans s'en apercevoir, dépassé les murailles de la ville et était arrivé à un endroit de la promenade appelé es, 11 s'assit sur un ban.-, et du bout de sa baguette commença de tracer sur le sable des façades et des Irale, les effaçant tous aval ne fus-

ir tous lui paraissaient Incomplets et mesquins à côté du ri, lie monument que les anges bâtissaient dans son imagination; enfin, à force de diffé-

rentes, il venait d'arriver i un ensemble plein de grandeur et de majesté, qu'il regardai- déjà avec une certaine sa-, tion, lorsqu'il entendit derrièi lui une voix aigre qui disait

— Bravo • l'ami, voll l bien 1. .:ôrue de Strasbourg. L'architecte se retourna, et vit debout derrière lui, et la

tête presque appuyée sur son épaule, un petit vieillard barbe taillée en pointe comme celle d'un juif, aux yeux creux et étincelans. et au sourire sardonlque, vêtu d'un pourpoint noir qui lui collait tellement sur tous les membres, eût pu le prendre pour la peau d'un nègre, encore plus maigre que lui, et dont il se serait fait un vei qu'il se présentait à notre architecte, le petit vieillard point de nature à lui inspirer une vive sympathie : cependant, comme son observation était juste, et comme l'artiste venait de reconnaître qu'en croyant inventer il s'était souvenu, au lieu de défendre son œuvre, il répondit en rant : Puis il effaça son œuvre presque vée et en recommença une autre. Mais à peiue la baguette avait-elle gravé sur la planche mobile les premières lignes d'un autre édifice, que la même voix aigrelette, accompagnée du même sourire sardonique, s

— A merveille, et c'est bien là la cathédrale de Reims.

— cuu. oui, murmura l'artiste, et j'aurais mieux fait de rester ici et de ne rien voir, car il i.'y a de véritable créateur que Dieu.

— Et Satan, murmura le petit vieillard d'une voix qui fit tressaillir l'architecte.

Mais comme une seule et éternelle pensée l'absorbait, il effaça de nouveau les malheureuses lignes, sans s'inquiéter du timbre métallique de cette voix, et se remit de nouveau à sogne. Il y était depuis un quart d'heure, doucement bercé par les encouragemens de son voisin, qui murmurait à son oreille: Bien, très bien, parfaitement! lorsqu'il ei tiré par l'approbateur, qui lui dit tout à coup :

— Vous avez beaucoup voyagé, à ce qu'il parait !

— Pourquoi cela"

— Pane qu'après avoir traversé l'Alsace et visité la France, vous êtes revenu par l'Angleterre.

— Qui vous dit cela?

— Le dessin de cette église, qui est celle de Cantorbéry. L'artiste poussa un profond gémissement. La critique du

petit vieillard était terrible, mais vraie. Il effaça donc le monument avec son pied, puis, cédant à un mouvement d'impatience, il se retourna vers le petit vieillard, et lui présentant sa baguette :

— Pardieu : mon maître. lui dit-il. vous qui êtes un si bon critique, est-ce que vous ne pourriez pas joindre un peu l'exemple au précepte, en me montrant à votre tour ce que vous savez faire?

— Volontiers, dit le petit vieillard en prenant la baguette avec son rire éternel.

L'architecte voulut lui donner sa place, mais lui. faisant signe de la tête que non, il s'appuya d'un bras sur L'épaule de l'artiste, et de l'autre, sans appui et à main levée, commença de tracer sur le sahle de nouvelles lignes, à la i hardies si élégantes et si correctes, que l'artiste s'écria aussitôt

— Ah! je vois bien que non sommes frères.

— Di« répondit en ricanant le petit vieillard, que tu'es écolier et que je suis maitre.

— Je suis tout prêt à L'avouer, répondit l'artiste avi bonne foi du génie, mais il faudrait que je visse pour quelque chose de plus - Le détail rien, l'ensemble est tout.

— Tu as du bon, et l'on peut faire de toi quelque i

dit le petit vieillard ; mais il ne me plaît pas, à moi, d'en davantage.

— Pourquoi cela? dit l'architecte.

— Parce que tu me prendrais mon pian.

— Vous avez donc aussi une cathédrale à battr,

— J'espère en avoir une.

— Laquelle?

— Celle de Cologne

— Comment, la mienne?

— La tienne?

— Sans doute, la mienne.

— Oui, si tu donnes un plan ?

— J'en donnerai un.

— Ei si: monseigneur Conrad choisira entre les deux.

L'architecte pâlit

— Ah ! ah ! s'éV i inant ; cela

ic d'or que u de ■ sn1 4i i-- 'h lir de France et d'An ■rre?

L'architecte re( r de lui ; il vit que le jour

bait et, qu .ieillard.

— Ecoute, lui dit il. je r.c a ment tu as apprl-

me r, cent écus sur les ai i nuées

.t. ur Conrad; mais achève le isin que tu avais ent écas sont à ti

ala de rire '"' ,me

rse de i ulr, n l'on ,ueile

. da diamans dont le plus petll valait au moins

le soupira prol ;ivalt

,,neuia-t-,l ,m-

et incontestable

I ndantceten »J°ulé

négligemment au plan commem s l.gnes nouvelles

si merveilku-.ru. , t I '-' *»' »len (ro/«

, lutter avec un pareil ncmme. Alors,

I rendre par la violence ce

r par la corruption, et. comme 1 autre

et le regardait avec son rire

lui appuyant son poignard

h dit-il, a 'n. "u tu m0Ui !

i prononcé - qu'il se sentit saisi

ii il =e vit renversé en arrière, qu'un

. : i. MD propre poignard arraché de brll i SOI sa gorge.

• dit alors le vieillard en ,. irrupteur

en, bien ; il y a encore récolte d âmes à laire <e qu'il me paraît i : dit l'artiste, mai- ne me ralliez pas l ne veux pas ta Uors, donnez moi votre I !

i. i. mais a une i ondltion.

:ol d'abord, dit le vieillard en n en-

,,.. ,u 'il avait tenu jusque là terras- et en lui rendant son

sommes mal ainsi pour seyons-

Et H.mme sa- il du banr. une

.: -on genou.

,, re nr, |,il : honteux, se relevait.

a la

tu vois bien que

Lis qi.i donc été- ' la l'ai lntecte.

le le dire.

L'artiste * rapprocha d'un pa ostte l'emportant

ti ir'-nr

rler lui dit le vieillard, de la tour de Sémlramls et du rolisée?

le lui.

■i • s'écria en bo

■ment

.ut l'architecte en faisant le signe de la

ii un grincement

•urne une trappe, et le

une petite et lourde basilique romane du n« siècle, construite par l'archevêque Annon, sur l'emplacement de l'ancien temple de sainte Hélène, et qui ressemblait bien plus a un au qu'à une église. Alors il ne put s empêcher de sonrence qu'il y avait entre ces tours élancées, tes flèches algues et ces colonnettes hardies qu'il avait vues la veille éclore sous la baguette m: - Satan et la mas-

sive bâtisse byzantine qu'il avait devant les yeux. Aussi oublia-t-il complètement qu il était venu pour prier, et s eu alla-t-il droit devant lu', sans savoir où il allait, préoccupé de sa seule et éternelle pensée.

Il erra ainsi tout le jour ; puis le soir, sans qu'il put se souvenir des chemins qu il avait pris, ni se rendre compte comment U se trouvait la. il se retrouva en dehors de la porte des Francs, sur la promenade et tirés du banc où la veille il s'était assis. La nuit était tombée; la promenade était solitaire, et un seul homme, ainsi que lui. était resté hors des murs. C'était le petit vieillard. Au premier artiste le reconnut et s'approcha de lut.

Il était debout devant le rempart, et. avec une verge d afier, dessinait sur la muraille. Chacun de ses traits était une ligne de feu, qui s'effaçait petit à petit, de sorte qu'à mesure que le plan magnifique s'avançait, la partie la plus i nement faite commençait par pâlir et finissait par s'éteindre. Si bien qu'il était impossible a l'oeil de suivre les nouvelles lignes, et à la mémoire de se rappeler les anciennes; l'architecte haletant vit ainsi passer devant lui, ses moindre- détails, une cathédrale phosphorique qui, au bout d'un in>tant. se perdit dans i mais dont

il lui eût lde de reproduire l'ensemble.

11 poussa un profond soupir

— Ah! ah : c'est toi, dit Satan en se retournant te t'attendais

Me voilà, répondit l'architecte.

— Je savais que nous n'étions pas brouillés, moi. Tiens, j'ai retouché le plan. Que dis-tu de ce portail';

Et promenant de nouveau sa baguette sur la muraille, il y re la triple porte dune basilique de feu.

— Magnifique! dit l'architecte, n'essayant pas même de dissimuler son enthousiasme.

— Et de cette tour? continua Satan en répétant le même jeu.

— Splendlde !

— Et de cette nef?

— Merveilleuse !

— Eh bien: tout cela est a toi, si tu veux. it qu exiges-tu en échange?

— Ta signature.

— Et tu me donneras ton plant

— En toute proprié

— Je ferai toni i e qui tu voudras.

I demain, mlnuii

— A • minuit

qu'on i de quel i

rentra dans la ville.

Sa vieille mère l'attendait I "inine 1 le non plus

L'architecte se mit à table, et d cette d Lion rassura quelque peu la pauvre femme;

i entOI elle s'aperçut que - t purement

i un besoin physique mais que son esprit était -i loin de son corps, que 1 un n'était pour rien dans ce - ait De plus en plus préoccupé, l'architecte se leva de table et iiiibre; sa mère -uivre. mais

seuil, afin il avait ne

temps, elle l'entend i* soupirer et prier;

i avail en quiôtant, elle se

trei Puis 11 se i oui ha. t

retourne! dans son ut ; nuls

- auquel succédèrent di - plaintes lutin il lui parut qu'on so disputait tmbre ; un bruit -e fit en

■ imi t l des Lui sembla

. - \ ■ croyant le

sln 11 était seul et

mras pas mon ame.

paru quelque peu .■ii pied du lit, devant donni '.

Ii . 1 nul Ile fut fini' ration était

l lui

pi ur

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

— Parce que c'est aujourd'hui l'anniversaire de la n

de ton père, et que je vais a on demander au

curé une messe pour les âmes du pu

— Hélas! hélas! murmura I u 11 n y aura a) messe ni prière qui pourra tirer mon nue de l'abtm elle sera.

— Xe veux-tu pas venir avec moi? demanda la lionne femme.

— Non, ma mère; seulement, si vous ren vl ti\ père Clément, en voyez-le moi: .-'est un saint homme serais bien aise de le consulter snr m

qui me tourmente.

— Dieu le conserve dans ces sainte? intentions, mon dis; car. ou je me trompe bien, l'ennemi des homme tourne autour de toi.

— Allez, ma mère, dir l'architecte.

La lionne femme S'éloigna, et l'artiste pesta pensif ' SB fenêtre. Au bout d'un instant il vit le vieux père i qui tournait le coin de la rue, et qui s'avançait vers la ii i on. Il referma la fenêtre et l'attendit.

Le vieux moine entra: c'était comme l'avait dit l'architecte, non seulement un saint homme, mais encore un santnl homme qui avait tiré des griffes de Satan nombre i i tes a se perdz'e. Mais comme il vivait dans un éteint I état d'innocence et de pureté, quelque envie cru eut le diable de lui rendre le mal qu'il lui faisait, la chose avait urs été impossible; et si violentes qu'eussent été les différentes luttes qu'il avait eues à soutenir avec lui. il en était toujours sorti vainqueur: de sorte que Satan s'était si souvent brûlé les griffes à l'endroit du sainl homme, que depuis longtemps il ne s'y frottait plus, et lui laissait tranquillement gagner le paradis.

Aussi etait-il si expert en ces sortes de matières qu'à peine eut-il jeté les yeux sur l'architecte, qu'en voyant ses traits fatigués et défaits, il jugea de l'âme par le visage, et s'érria ;

— O mon fils ! vous avez de mauvaises pensées.

— Oui. oui. murmura l'architecte, oui, de bien mau- ■ pensées, mon père; aussi vous ai-je fait appeler pour

m aider â les combattre.

— Contez-moi cela, mon fils, dit le moine en s'asseyant.

— Mon père, vous savez que je suis chargé par monseigneur l'archevêque Conrad de bâtir la cathédrale.

— Oui. je le sais, et il ne pouvait adresser a un plus digne architecte.

— Voila qui vous trompe, mon père, répondit l'artiste eu baissant la voix comme s'il était honteux de l'aveu humiliant que 1 vérité le forçait à faire: j'ai composé plans sur pians, et peut-être y en avait-il parmi tous quelques-uns qui eussent été dignes de quelques villes secondaires comra Worms,. Dusselaorf ou Colilentz ; mais celui qui a composé un plan cligne de notre ville de Cologne, continua I tecte avec un soupir, c'est un autre que moi, mon père.

— Ah ! oh '. fit le moine : et n'y a-t-il donc pas moyen de le lui acheter pour de l'or?

— Je lui ai offert tout ce que j'en avais, et il m'a répondu en me montrant une bourse pleine de diamans.

— N'y a-t-il donc [.as moyen de le lui prendre de force? ilit le moine qui. dans son désir de voir Cologne devenir la

du Rhin, se malgré lui entrainer un peu au

des bornes de la charité chrétienne.

— J'ai voulu le lui prendre de force, mon père: mais il m'a terrassé comme un enfant, et m'a mis mon propre poignard sur la poitrine

— Alors il ne le veut céder à aucune condition?

— Si tai mais à. une seule, mon père.

— Laquelle?

— C'est .pie je lui engagerai mon âme

— Mais cet autre architecte, c'est donc Satan?

— C'est Satan.

— Et m dis, ré] lil le moine sans paraître autremenl

ré du nom terrible que venait de pro :er l

que ci Irali fera il de Colof en eille de l'Alle-

— i ne du monde, mon père.

— Jésus i i ria le saint homme en i< i • ml les mains et

eux au ciel Pui- sP retournant i d '-te :

— Est-ce que tu tiens beaucoui 01 i i.t lui d m inda t, -m

ai qui était prêt à vendre son éternité, Péternlté -i m au! re i i d'un

me qui '■'■ 11] ■ enir

la plus b

— Mon pèi i lui dll I -.m - di an . onra t un don qui vienl à Dieu i que l'aurais voulu rendre i Dieu,

pi m faire de moi le prend' 1 1 te du mi n

I aine I dit le Dll ilnB I ,% voir faire

i Dieu au a t que snit le motif qui te

pousse, .aniline c'e-i la i ni d. il en profiter, je vien-

i..n aide. Cependant, .rends garde â l'orgueil, car c'est l'orgueil qui te perdi i

in. a ■ s ■'. lia. . je pourra plan

i. .iiiiiii. ■ - Peut-être,

— Comme il i mon père? dites i

— Tu as essayé d. ta corruption et de la force ; il te reste

la ruse.

— La ruse, mou père). Oubliez-vous que l'Ecriture appelle Satan le RU

m qu'il soit, dit le moine, ce n'est pas la

i foi cm \. ii l aide de Dieu, un pauvre moine l'em-

Intotne, qui a eu toute sa vie affaire

â lui, n'a t il pas Uni par en triompher? Saint Barnabe ne

bu ai .i pa pris 1 n./ avec des pincettes rouges.1 Enfin.

i Chapelle ne lui ont-ils pas donné

l'âme d'un loup au lieu de celle d'un homme?

— C'est vrai, .1 ecte.

i li bien : dll I viens te confesser et communier

dans l'église de Sainl G truand tu seras en état de

grâ i .< le dirai faire.

L'architecte suivil le père Clément se confessa et communia Puis, après qu il eut reçu le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le moine, l'emmenant dan i , lui remit

une relique dont la sainteté et la puissance lui avaient été démontrées par une quantité d'expériences qu'il avait faites avec elle.

— Tenez, mon fils, lui dit-il, prenez cette relique, et ce soir, quand Satan vous montrera le plan diabolique, prenezle d'une main comme pour l'examiner à votre aise, tandis que lui le tiendra de l'autre; alors touchez-lui la main ave. cette relique, et, quelque envie qu'il ait de le retenir, je vous réponds qu'il le lâchera. Alors ne vous effra; rien, il hurlera, il menacera, il tournera autour de vous, faites-lui toujours face avec la relique, et ne craignez rien Dieu est plus fort que Satan, et Satan se lassera le premier

— Mais, mon père, dit l'architecte, quand je n'aurai plus la relique, n'y a-t-il point de danger que Satan revienne, et me torde le cou?

— Non, tant que vous serez en état de grâce ; mais gare au péché mortel.

— Alors, s'écria l'architecte, je suis sauvé, mon père, car je ne suis ni gourmand, ni envieux, ni avare, ni paresseux, ni colère, ni luxurieux.

— Vous avez oublié l'orgueil, mon fils : prenez garde i l'orgueil : c'est celui-là qui a perdu le plus beau des anges, et il peut vous perdre à votre tour.

— Je veillerai sur moi, dit l'architecte; d'ailleurs, l'aurai recours à vous, mon père.

— Que le Seigneur te conduise, mou entant! murmura le vieillard en lui donnant sa bénédiction.

— Amen ' au l'architecte, et il se retira chez lui, où il passa le reste de la journée en pri

A l'heure convenue, il se rendit à l'endroit Indiqué par le diable; mais la promenade était solitaire il n y avait nulle part ni vieillard, ni homme, ni enfant L'artiste s., promena un instanl seul, craignant que le diable ne manquât a sa pat li Sur ces entrefaites, minuit sonna, vu dernier coup du battant de la < loche :

— Me voila, dit, une \oix pleine et forte qui parlait der rière l'architecte.

i .an ci se retourna en tressaillant, car il a t OM point la la. voix qui lui était familière. Eu effet, non seule ment. Satan avait changé de voix, mais encore de I ' e n était plus le petit vieillard au i yeux ardens, â la barbe ne et au pourpoint noir: c'était un beau leuse homme de vingt a vingt-cinq ans, aux tonnes mervelllei figure hautaine au tronl large et pâle de la foudre du ciel, n tenait .lune main le plat

Ire le p ni-' 1. ail .ste re, alla d'un pas, , lil , |

. .1 te Infernale beauté

— Ah l e.qie fols je te reconnai: li

me dire ton nom; tu es li

Eh bien i lui dit Satan, tu vol qu ■ om

pé ; es-tu prêt?

i in l'architecte ; mal tri

moi le plan ; je te pale assi

— c est luste, dll Sati

Et, déroulant le pian, il le lu ! her.

L'ar loi. cte Bl alor i i lit de

faire SOUSPI

min par le bas d

en ■

regard

., le . Paille feu

Celui bond en i

, [grand

de i an 1 1

an i n et du Salnt-Esp

\LEX \NDRF. Dl 'MAS ILLUSTRE

l'artiste en faisant le signe de la croix avec la relique, re- !, Satan.

Celui-ci poussa un rugissement ten

- C'est un prêtre qui ta conseil une ruse a église,

■more quelque nouveau ton ble moine.

,u nom du Père, et du Fils et lu Saint-Esprit, continua l'architecte en redoublant de croix.

v mis, attends, dit le démon, tout n'est pas fini. \u même instant l'an lu! lui un lion énorme qui se battait les i! ineue, et qui, la gueule e et les dents d-- t à le dévorer. Mais il ne se la J'-r I'ar le Iion- l'animal furieux eut beau tourner autour de lui BOlr, ii |Ui P] cesse la sainte relique; de , -, le lion finit par reculer. a de ce moment pour faire le signe de la croix I.e monstre poussa un rugissement et disparut. \„ „,. ,,. ■ i architecte entendait un grand bruit Un aigle Immense fondait sur ors du ciel, et la lune était voilée par sa :re ; mais il se douta bien que c'était - ■ tuer sous une nouvelle forme, et, serrant , plan dune main sur sa poitrine, de l'antre il i roi de l que bénie. Uors il en fut de l'aigle comme du lion Vprès avoir volé ntour de lui, avoir essayé de l'a ips d al-

- serres, de I déchirer avec son

comprit qu'il n'y avait rien encore a faire sous

nouvelle forme. L'.'iseau gigantesque poussa un cri et

rut.

L'architecte croyait être quitte enfin de son ennemi, lors-

• il se mouvait dans l'ombre: c'était un

ut colossal qui déroulait ses mille anneaux et s'appro-

i l s'eni ula sur lui même au-

le l'anhitecte, l'enfermant dans un triple cercle d'é-

i : reliait

s yeux ardens la place "ii plonger la flamme bisaigue

ni | ,., comba préi

avalen -tiques.

talisman sacré, apri ervé du lion et de

.va du serpent, qui poussa un long siftle-

men ur.

m se retrouva devant l'architecte sous s i re fora

— < lui dit-il, je suis vaincu, et tu triom

Dieu, 'à tes religieux. Mais cette

église crue tu m'as volée ne s'achèvera pas, et ton nom, que

i i onnu. Adieu, irdi ne en péché mortel.

\ . où 11 lusque

: un. OU il I disparu! ave. un fr

prodt

.i dans la vlUe et regagna sa maison, où 11 tro < lément en

ar rai passé. La pauvre

■irait el [al le la croix; le bon ■

i ruse. I ix de

ol de l'ori

ur lui. et 1 m

le plus

ux

■in il avait failli

u qu'il lui a

, ommi

point ; aussi la vit-on bientôt sortir de terre comme une immense végétation de pierre pressée de s'épanouir au soleil.

Trois mois s'étaient déjà passés, et chaque semaine le monument montait d'une assise, lorsqu'un vendredi que l'architecte, emporté par son travail, était resté jusqu'au soir sans manger et revenait chez lui affamé, il rencontra le bourgmestre, bon vivant, connu pour les merveilleux ri pas qu il donnait. Il venait justement de chez l'architecte afin de l'inviter a souper avec le bourgmestre de Mayence et celui d'Aix-la-Chapelle, qui passaient tous deux, de leur côté, pour de joyeux convives ; et, ne l'ayant pas trouvé, il se il vers le lieu où on était sûr de le trouver toujours L'architecte voulut refuser, disant que sa mère n'était point prévenue ; mais le bourgmestre ne voulut entendre à rien, disant que c'était chose faiU\ puisqu il avait parlé a ellemême, si bien que. si fort qu'il s'en défendit, il fallut que l'architecte suivit le bourgmestre, qui l'Introduisit dans une salle à manger au milieu de laquelle s'élevait une table splendidemei. e des mets les plus délicats, tant en

volaille qu'en venaison.

L'architecte, comme nous l'avons dit. mourait de faim; commença-t-il, en voyant une si riche collation. féli. iter d'avoir suivi le bourgmestre : mais, en se mettant à table, il se rappela qu'on était justement au vendredi, saint jour d abstinence, où U était moins permis que dans tout autre de se livrer au péché de la gourmandise. Aussi lorsqu'il eut fait sa prière, ne voulut-il rien prendre chose qu'un morceau de pain et un ven il les

viandes les plus délica

qu'il lavait dit. il n'était pas gourmand Quant aux trois bourgmestres, ils mangèrent de I ces viandes sans crainte de Dieu ni du diable, raillant dant tout le repas le pauvre architecte de la maigre chair qu'il faisait.

Le lendemain l'architecte se rem euvre et .

ni l'argent ni les hommes ne manquaient, on vit chaque jour la aie s'élever d

l'artiste pensait bien aux menaces du diable ; mais

n'il y pensait, il puisait -i ilnte mémi

■ ur résister à la tenl une la

cathédrale marchai! son train, il espérait que les prédlc- [i . i nales ue s'ai . om lirai pas.

Vers ce terni I\ qui était ■ ■

voulut faire bâtir a un de ses neveux un pilais a Rome, el comme la ville de Cologne était réputéi pour l'habile

il t.. demander à m ur Conrad un

e te Monsi Igneur Ci Sa Salnti té un

fort li i me qu'il avait eu un Instant l'intentl 0 de

i -oin de bâtir sa cathédrale, croyant t peine lu dôme, avec lequel il avait eu. quel-

lui . I,

ml .-m 'm . nu u. m . du d pari II ambras! rival et lui souhaita un bol qu'il lavait

dit il n'était point envi. u\ La ■ u' m ua di

te ne vival mps se

au milieu di - pierres sculptant lui qui avaient beso D

i il était avi son archive . nt, de sorte que l'artiste tout <>n i re pour son nom. amassait une Jolie foi pour de dix-hutl mit*

v de 6,000 florin qui, poui

ut une for

r, en i sni ran sa mère lui remit une eur, et lui ann

• de I" r.liv son mari, qui

irtuni pauvi

■ ri .n le priant le lui envoyer quelques pour 1 aldi . ,

nédrale marchai! toujours: l'architecti sembla

lu Jour il y était,

i il avall sous bll i OUI qu 11 I". ' eux de certains

Imi oi mts aussi

iva a l'un d'eu

imme i une i ■ . i. out i

!.. ■ l .il.

de plam ■ re i

I lotB vint

■■■; -i fh] qu

Mi :1 rés lut

EXI URSIONS -I R LES B< IRDS DU RHIN

i ix mois de travail; el ce i résolution ne lui coûta

point à prendre ; car. ainsi qu'il l'avait dit, 1] n

iseux.

Depuis que le monument était coi l déjà

le quatre ans. jamais l'artiste n'avait manqué m: -mil de surveiller lui-même ses ouvriers, et de jugi

j - ii ■: -î . haque détail u son plan i ili sci upu mi m suivi : de sorte qu'il lui semblait mu il lui Impossible de vivre autre part qu'au milieu > oades et de ses ogives. Or. il arriva qu'une nuit des vol m qui Ignoraient que, grâce a la paye des ouvriers nui avait eu lieu la veille, il ne restait plus un nui dans -a maison,

il introduits chez lui et n'ayant point trouvé l un 'Us cherchaient, se dédommagèrent sur sa garde-robe de

coffre était vide, et lui emportèrent lusqu l habit qu'il venait de quitter et qui était sur une chaise au pied de son lit : de sorte que le lendemain il s'aperçut qu'il ne pouvait se lever faute de vêtemens. I! fit aussitôt venir ; OU illleur. qui lui promit un habillement complet pour le soir même, el qui ne le lui apporta qu'au bout de trois de sorte que le malheureux architecte fut obligé di Muze heures dans son lit. Aussi, lorsque, ravoir fait attendre ainsi, le tailleur lui apporta 1 lia billement tant désiré, lui lit-il force reproches; mais cepen dai.t d'un ton modéré, et ainsi qu'il convient à un homme calme et modéré; car, ainsi qu'il l'avait dit. il n'était point colère.

mdanl le bruit qu'une nouvelle merveille allait enrlte monde commençait à se répandre ; car il était déjà facile de voir, d'après ce qui existait, ce que serait l'édifice une fois achevé; de sorte que l'on venait déjà comme en pèlerinage, de France. d'Allemagne et de Flandre. Souvent, tous les pèlerin-, après avoir visité l'édifice, étaient curieux de voir l'architecte; de sorte que. lorsqu'il revenait de la h fraie chez lui, il n'était pas rare qu'il rencontrai des groupes d'étrangers qui l'attendaient, afin de voir quel le liait celui-là qui avait eu assez de hardiesse et de génie poui espérer mener a bonne fin une pareille entreces pèlerins, il y avait bien aussi quelques pèlerines . et il arriva que l'une d'entre elles se prit d'une -i grande passion pour notre architecte, qu'elle loua une i on dans la rue qi n luisail de chez Un a !a cathédrale, si bien que, lorsqu'il passait, soit qu'il allô qu'il revint il la voyait toujours a sa fenêtre, le sourire a la bouche et le suivant des yeux tant qu'elle le pouvait voir. Cel i durait depuis trois semaines. lorsqu'un soir qu'il reve- ' omber, de sa fenêtre à ses pieds, le bouquet qu'elle tenait S la main. L'artiste le ramassa, et. sans penser a ma!, entra dans la maison pour le remettre a quelque serviteur; tuais par hasard, tous lqs valets étaient sortis, 0' sorte qu'il fut obligé de monter lui-même a l'ap] i ne lit de la belle inconnue, qui le reçut dans un.' i I tiu1 embaumée des plus doux parfums, et éclairée de ce demi-jour si dangereux pour un cœur qui n'est pas sur de lui. Tue fois arrivé là, il était impossible à l'architecte de se retirer aussitôt. Il accepta donc l'invitation que lui fil la belle pèlerine de s'asseoir un instant auprès d'elli .Mais à peine y était-il qu'elle lui avoua que I cath

Orale qu'elle était venue voir, m était l'architecte

qui la retenait ainsi depuis un mois a Cologne; et. tout en lui disant de don,,- choses pareilles à celles-ci, elle lui beaux bras autour du cou. et, appuyant sa

i I ■ >ur i' sienne elle lui donna un de ce- longs et

brûlan l des lèvres au Mais

1 architecte se leva aussitôt, modeste, et rougissant, et lui fit un ions et éloquen a ur la nécessité de coi

i tentations de la chair, et. ce sermoi retira,

Pé ses instances et ses larmes; car, ainsi qu'il lavai; i n'était point luxurieux.

six mois : peu pri s'étaient passés depuis cet i

i affluence des curieux augmentait tous les jours, car le imitai: était entièrement achevé ainsi que l'absid Quoique l une des tours n'eût encore atteint que la, hauteur de vingt et un pieds, l'autre en avait déjà plus de cent qua-

et faisait bien voir - e qu elle sera h ! rsqu i i: atteint sa dimension entière qui devait être il

m, :- plu -'i . 'ii héd it élu- l'idée qu'elle

i iiii'ii- • TI, me e, et que .un i i demi a. el 'II'

i" h "'urne i.ir e ' résolut-il

d'aller au devant de cetti demi ri i ci Inte en fais

- même de son i ! lustrade qui devait entourer la plate-forme de la tour de cette façon, ce nom tous les yeXkX tant que durerait le monument ; i ■■ nom vivrait avei lui ' n- re olution prise, l'artiste fut plus tran

quille et résolut delà metti i e ion di le main

\n moment ou a venait de s'arrêter a e,- proji l'ai ne

ni r pour lui t trer disait I

mes qu'il venait de re- evolr . i an i e d

du d. ;a i en "lil a l'an hl I ifl il trouva

monseigneur Coi i td tout, joyeux, car il venait de ri de Milan les têtes des trois mages G parti

Balthazar, avec des couronnes p d'or, ornéi

de perles L'ai iit< i ig< ie\ itement

ces saune-, reliq e, et, s'étant reli vé,

toi t'i trêque d'avoir ri u un si uni t s, mirai a

leux présent.

Eh bien! dit l'évoque, je viens de .recevoir qui chose de plus préclet mure que tout cela de fem] de Constantlnople.

liment I demanda lais inm, , de la vraie croix retrouvée par l'impél itrl l

— Mieux que ci

Serait-ce 'a ronne d'épines mise eïi gag pai l'empereur Baudouin?

— Au-dessus encore

— Qu'est ci

-- Le plan du plus bel édifice qui ait miu trult,

\li ! ah! nt l'architecte en souriant, avec dédain.

— Un plan qui laisse aussi loin derrière lui les autres

■ a ; u ' ■ derri ire lui les él liles puisque tous les autres plans sont l'ouvrage des hommes, et que ce lui la est l'ouvrage de Dieu lui-même qui l'a | ar un

de ses anges au mi Sal n

— Vous avez le pian .in temple de rérusalem? s'écria l'ar

' in, ce te.

— oui.

— Je serais curieux de le t

— Levez ce rideau, dit. l'archevêque en Indiquant du doigt une tapisserie qui recouvrait un cadre.

L'architecte obéit avec empresse ira en face

du plan céleste, que d'un seul regard I] i abra a dans tous ses détails.

— Eh bien! dit l'évêque. que dites-vous de ce p

— Peuh ! fit l'architecte en allongeant di lèvre t'aime mieux le mien.

En ce moment, un éclat de rire infernal retentit aux oreilles de l'architecte : il reconnut le rire de Satan ; après

■ i échappé aux six autres péchés, il venait de tomber dans le péché d'orgueil.

L'architecte ne fit qu'un bond de l'archevêché à l'église de Salnt-Géréon, où il espérait trouver le père Clément; mais le père Clément était mort pendant la nuit d'une apoplexie foudroyante Au moment où ou lui annonça cette nouvelle, il entendit une seconde fois bruire a ses oreilles l'éclat de rire satanique qui l'avait déjà épouvanté, et un frisson qui lui courut par tous les membres pénétra jusqu'à son cœur et le glaça.

— Cependant il rappela toute sa résolution "t. comme il n'éprouvait aucune douleur physique, il reprit peu a peu courage et résolut de retourner a -t cathédrale, espérant que et enthousiasme qu'il retrouvait toutes les fois qu'il se revoyait, en face de son œuvre, chasserait le reste de crainte qui frissonnait au fond de son cœur

L'artiste essaya de se perdre dans les profondeurs de sa cathédrale, mais n sentit bientôt que l'air commençait a y manquer et, qu'il y étouffait, comme dans un tombeau ; en conséquence, il prit l'escalier qui conduisait, a la plateforme Arrivé la il continua de monter par les échafauda -■' - . au haut des échafaudages était une échelle qui conduisait au sommet de la tour. Ce sommet de la tour était le point le plus avancé de l'ouvrage, et c'était de la que far chitecte dominait ordinairement tout l'ensemble de ses ira vaux

Rien ne parais-an changé, chacun était à sa besogni resta assidûment .jusqu'à l'heure de la ra et an

lour commençait à tomber C'archi-

lit les ouvriers se retirer en chantant, contens

qu ils étaient de leur journée. Alors il resta seul comme U

en avait l'habitude, car jamais, ainsi que nous lavons

dii il ne revenait que le dernier.

Le soleil se couchait majestueusement comme m n'éclairant déjà plus que les toit.s les plus élevé Bl ntôt le 'e. et la ville furent entièrement plongés dan l'on

quelque temps encore h- sommet de i- i

i .ni '' pendant encore al teint nie hier di

ne ma l -e i , i i i | ei ! ai'l i -.1 - me, e ,1a, , "iigea

orgueilleusement, que, lorsque la tour

hauteur, elle semblerait an phare ail lai i Enfin

Il abandonna lentement la ne rre, et

'Cte songea qu'il était tem

Mais lorsqu'il chercha l'eelmlle 'belle

n'y était, plus,

i mi'ii n'ai ait rien u "■ , ,, r.l i. i ■ rar un des

ouvriers, croyant que t'archlti avoir i échell ■ , cependant dan li i i n l'architecte se trouvait U it quelq quiétude; d'à

bord selon sa coutume 11 légci men», el

ayant été ra ppeli u ' heures, il

I en résultait que la faim commença 11 i le gagner d'ailleurs 01 t il au mol d'octobre et II tenta I

I filt, il y

l'.ia.s nr p. 1 1 1 s

avait i -^>";i d'appeler

de recourir a ce moj ait usé

pias Liives inutiles, les rues étaient

m il s'en rendît compte lui- • le peu de ■ lui I entendirent, an ssërent au ils

sommet de la tour ; i

noble de

malt»-..

au C|ei 'n . de dormir, aussi l'an

. ■ en temps de telles rafales de i debout, comme il n'y

- iluute été emporté;

cepen

\ ,,, sur i 81 l'on

lups de tonnerre. De temps ouvrir Jus

itr'i te mer de nu

itanl la ville et le fleuve d'une lueur

il sembla! i que la ville avait

me d un lion, le nuage celle d'un aigle, et le fleuve

celle il m

A minuit ii^nn- un quart, toul eet océan de vapeur poussé

mmet.

i l.i . nue des montagnes.

d oreille, l éclair serpentait au-

A minuit s, nu bruit étrange et inconnu;

une i répandu ; et, comme

le bai' Saints Vpotres frappait le der-

ait si bien connu re >i trouva en

■ :i tour, était en puis de son i

■ :ir il n'y

m étendait la

lb pi m vit que

de lui*, il fit un bond doigt, le préi ipita du

avait .i, Dieu et loi i entraîner avec lui en - qui l'em-

lit ; puis,

• fois â la p.iua mente son i orps . in-

Ullll '

accomplie : la

ru on voulut la conti-

uvert le n

> est -nr la

• si pas

■ ir. et

le cou

[Ui devaient

r pris

re bâtir une Relise digne

lemi

. Malheureusement le digne archevêque avait plus de zèle que les ouvriers n'avaient d'activité : mais comme c'était un ancien chevalier, qui avait longtemps manié la lance

: crosse il était naturellement pui recourir de temps en temps aux moyens temporels, re qu'il exécutait en prenant un bâton et en frappant de toutes ses

sur les plus paresseux; puis, revenant aux moyeus

-ua-ioii. il leur faisait di discours, et leur

expliquait de quelle nécessité absolue était le travail pour le salut de l'homme. Les choses allèrent ainsi pendant quelque temps, mais comme tous les jours le zèle du bon archevêque redoublait, les ouvriers résolurent de s en débarrasser à quelque prix que ce fût. Un jour ils montèrent tous sur les échafauds déjà dressés dans l'église, et firent deux provision de pierres; lorsque l'archevêque parut, lièrent si bien que le bon prélat crut qu il

•n église. Il s'avança jusque dans le iiire à la place accoutumi m de

lencoui squ'il fut au milieu de l'église.

une l'i imba sur lui de tout côté. L'arche-

\èi|ue. qui ne s intimidait pas facilement, voulut quelque temps tenir tête a 1 orage, mais voyant que ses antagonistes S i udemment mis hors de sa portée en retirant les échelles, il battit en retraite vers la porté. Malheureusement une grosse pierre l'atteignit à la tôte et le renni les ouvriers descendirent e ent à

le marteau. Mais soit que Die.u les voulût punir à 1 nista. n qu'une | tion les eût naturelle-

ment mis hors de sens, à peine l'archevêque fut-il mort qu'ils se répandirent comme des furieux dans la vociférant et frappant. 11 leur arriva alors ce qui était arrive a l'archevêque, les bourg sèrent, et s'étant

réunis contre eux, leur donnèrent la chasse et les tuèrent tous comme des bêtes .lu-ti e était i les trois rois mages restaient

île on les mit dans une église provisoire, et pour leur i tience on leur Ht une châsse magni-

fique, toute pierreries;

on mit en outre sur les trj que l'on rangea sur

une seule ligne â l'extrémité de trois couronnes

■-. Lit res pi écrivit en

rubis le nom de leur* lelchior et

Baltha;

nr du dôme fut habitable, on y trans-

lecteur Maximllien Henri,

maison di leur fit ériger un beau monu-

\ le ionien. Ils y restèrent jusqu'en l'année

i i: iire de Cologne, par la grande peur qu'il

avait des F Imsberg, en Westphalle, et.

tic vot es em-

■ ire revint ta' les

- : mais il en était di morts comme de

te époque: ils avaient perdu leur couronne et les plus i nx de

Cha vé.u

- : de sorte qu'il "n leur a bien remi* i ouronne de perles: ma

; en bijrin sont point trompés, et

ont l'air tout honteux de porter des pierre- il n'en

[uelques beaux anttqti lesquels un

l'on donne pour un Alexandre, et qui est le

' de la i i le. une magnifique, et un calice d'un merveilleux ira ■ entent du chœur, on !St quatre dix pleii« de hauteur à peu près, pour la n quel* ,pie l'or entré dans la proportion d un

:.anoine«. au moment de la fonte, étant • les ayant Jetés le moule.

- un dernier coup d'oeil aux maein orent les quatre fenêtre* que l'on trouve m entrant. la lin du xiv et du

eole, et nous nous minile la ville.

plus '

n* fut bap- H resta tr< fant de choeur; aussi vou-

nn grand et étern. I elle un de d'oeuvre: l'apotre

rivent cornent? de dire- c'est un de*

• - une ' de in mmi Indt-

al ; de sorte

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

que le cicérone qui vous lait les honneurs de son église

gTK'ssrw.ss aï

^.ukkmw: sa S

vous montre une merveille, qui i,„ ,IU,, I „ u mfime ce que vous venez de voir passe a l'état de rue Ce fort ingénieux; mais je doute que la plais -, e ife soft goutee par le pauvre peintre, et qu'on lui a« in „'av"ce uipr.se sa copie était destinée avance

Saint-Pierre vu, nous nous rendîmes aussitôt à la ci-deabbaye des Dames de Sainte-Ursule. Sans aucun

'' I10s ^teure ont entendu parler des onze mille n ri

anglaises, mais peut-être ne connaisse ,,f V

ire dans tous ses principaux détails. Les voie*- caï impossible de ne pas conter quelque chronique' bien étrange quand on parle de l'Allemagne

C'était vers l'an 220 de Jésus-Christ: Dionest et Dari-, ; uent dans la Grande-Bretagne, et n'aient S dh,r,t,ers; aussi priaient-ils ardemment le ciel de leur en

SîK-n if' 1,0n "e sa" pourquo1' ne «'"^

s? ss$?& uni ssr une fille : u est vrai *» cette

noLmendai>-,,L10ngtemPS et Si ardemment attendu reçut le nom d Ursule. Des sa jeunesse, trompant l'espérance de

Z ÎTÏÏbS?; rt déf,aUt dUa fiIS' ^Ptaient au moins sui un petit-flls, Ursule promit au Seigneur de se vouer

serv.ee exclusif. Cette promesse imprudente Vt gra d -

peine a Dionest et a Daria, mais ils étaient trop religieux

deux pour forcer la sainte inclination de leur fille

si bien que des députés étant venus de la part dVg%pinuV

pnnee germain, afin de demander Ursule en mariage ™£

Z,\U """ Coraan' Diones» ^fusa d'um-d cette union Mais un ange descendit la nuit suivante au chevet d Ursule, la releva de son serment de la part de Dieu et lui ordonna d'épouser le prince Coma,, '

leurnllîsatnUi"'ia,né,aient P0lnt gens à laiss" Partir leui fille sans lui donner une suite digne d'elle Ils chnl sirent parmi les meilleures familles de la Grande Bretagne onze mule vierges, pour servir de cortège à Se et 1 accompagner d'abord à Rome, où. selon te désir de son père, elles devaient être baptisées une second foîse?

tft ,^aVeC eU€ danS Ie pays des Germains. Ursule partit avec ses onze mille demoiselles d'honneur et en i vaut sur le port, elle trouva le plus grand vaisTau du

taQ;ne0nElPrrPqUi ' a,,eildai< *™ ses matelots e? son a ! taine. Elle renvoya tout l'équipage, s'assit au gouvernail ordonna la manœuvre, et le vaisseau obéissant .«SES de

de teeorirombeeT01'tant ïelS US ^ bataVes sa Wanchfvolée Les ambassadeurs venaient derrière sur un autre bâtiment, et comme ils suivaient le sillage du premier s

,r tort ré,,,ê par les cantiques Je chantait "ou < i" lies jeunes filles qui les précédaient

s,nieCetrf <éP<Te, le RhiD ne se Pei'da« P^nt dans le sable; il se jetait tout bonnement dans la mer ainti m,» doit, le faire tout fleuve qui a la conscience Te sa m sion de sorte que les onze nulle vierges, toujours guidées

ouf %£2£*ïïï-1?m Ie fleUYe ^ le remontere, is

' ' • "l'Jgne. Aquilinus, préfet romain qui gouvernait

la ville pour Septime-Sévère, empereur rto

^ grand, honneurs; maiSP commeTnTemio, „ " ,' a,t de Pousser jusqu'à Rome pour v recevoir

■cond baptême, elle ne fit que toucher terre a cm. ' , , rembarqua aussitôt avec toute sa suite pSur L. elle quitta son vaisseau qui, si bien manœuvré q il aurait eu peine a remonter la chute du RbJn e ac COmpagnée de Pantulus, autre préfet romain ôu'une si bonne société tentait, elle traversa la Suisse et^esTlnf ■ Pied Pantulus. qui était parti seulement pour faire quelques lieues avec elle, l'accompagna jusqu'à Se cl

rcanoXt^' ' ^ ^ Pius tard les honl.etS

Arrivées à Rome, les onze mille vierges firent leurs dévo

.' ■'"" p^ent baptisées par le pape Cyriaque qu touché

de la toi qu'il trouvau dans toutes ces saintes filles réso

aire ce q„ avait fait Pantuln ,p,ence ?>

r o n ,J i;,e- e1 ""■'""' " quittèrent

■ son tour avec une graCe

ïvé-lu LB?PVuS °nze miI,e ner^es s'embarquèrent

«£ =»sag «.!;-..:■ 'S

être le vrà n eu et ," q" adm'ait un P"eil ange derall Mais a peine étaient-ils arrivés, qu une in™ de,

1,1 ' ""i.,,,, ce temps. les onze m l . I( ,,,

ffi,lï,VïC

,!„,'• noœm,ee Cordula, parvint d'abord a , cuver m

1 — ,,,, ei en restant .,,,,,,,. sou

recevoir ses dix 3 6UUe' ayam ïu le ciel s'°^'" pagnes elle e,t " ' * ,lf'u£ Cent <Iuat>" vnigMhx-neuî corn-

?tot?ût même eiu'ailif/^ '"""'' d<: sa **»«£

,,, . .:r eue a11-1 se livrer aux bourreaux et n-oo

«S'r'if' " Sa^ttYmp

se fût refermée ' "" aïant yUe la lJ0rte des —

PonLdU"unt1gîLflxïoSrnréTUeimS ^ S°in 6t ' quelques Cherches qu'oteutUÂiTrn'rnî,,,,',iei''' '" ver le corps de sainteVlvs^e \fa s" ,n° jour ne 2££%Z bert disait la messe, une colombe v„,t voïe ? au oùr deTa "

il la suivit dans la campagne Arrivée ,,, ' p ir ,culieie •

corps de sainte Ursule J uouva le

vierges6 à Connue V, feprésente rar"vée des onze mille .. viei es a Cologne, 1 église en possède un dont le suiet

Saint P™ u? Pal:,kuIie1' de C<™™ «t de sa lia,,, ,e Ci^ e .','. Saint Pantulus n a point été oublié non plus et i ', son autel presque en face de la Chambre d'or

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