‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 181 sur 283 · LE RHIN · texte numérisé non relu

LE RHIN

Il est difficile, a nous autres Français, de comprendre quelle vénération profonde les Allemands ont pour le Rhin Cest pour eux une espèce de divinité protectrice qu, outre ses carpes et. ses saumons, renferme dans ses eaua une quantité de naïades, d'ondines, de génies bous ou „„„

jour, a travers le voile de ses eaux bleues, et la nuil tan , fssls-Untôt errans sur les rives. Pour eux le'p.l,,,, est l emblème universel; le Rhin c'est la force; le Rhin cest limlepe,„i.„1(l., ]e Uhin c.est ,a liDerlé Le Rh

lassions comme un homme ou plutôt comme un Di i

Le Rhin aime et hait, rotège . et maudit.

Pour 1 un, ses eaux sont un doux lit d'algue et de ou le vieux père des fleuves, toul couronné de roseaux

. son urne renversée, comme un dieu païen, l'attend

P™„ .fi'6 fête' Pour 1;autre' l'Vsl un abîme fond, peuplé de monstres hideux a voir, et pareil ai

,,U1 /'" ' ■" m ae Sch«ler. Pour celui-ci, ses eaux

;'"" '"' ",,","' P°". sur lequel n Pe arcl

1 '"' , Pourvu qu'il ait plus de toi q ..

'elui-ta. soi irs est tumultueux et IrriH

de Ia mer i: i inl Pharaoa. Mal: de

envi i cli un oi pérance; symbole de haine on d amour, - ue et

de mort Pour tous c'est une source de po

Cest surtout entre Coio-nc et Mayence que es plus breuses traditions sont ras

Lies, le Rhin renferme en ses contrastes les plus opp, points do vt

gracieux , l les plus terribles ; c'est que là, tai I , , iinq

de -;es |,f,llil sembl nenl i

de lui, ,1 s'étend Insou lai . ,.,,,, „ |ac

c'est que tantôt vain, n c, err, , comme enchaîné oar

ses montagnes, grâce aux ei de granit -

quelles se brisent Inutilement ses Bots, il se tord se roule

se replie comme un serpent qui lutte, et dam m lu

""" ' '" '' ' ' ! •*■' fuir, menace en fuyant

Alors on comprend que, selon qu'ils babttent tel-

endroit de ses rt ■ I p h, urs donj; il , ai

pont ,l bri e l, I u nés, le regardent comme un dieu tutè

lalre on comme an m ,,. et ]e rew,.n ,

un père ou l'implorent comme un ennemi

il est lepnis 1 Inventli n d .

Kiiiu . rdn de ton

• ; cjul

sur le Mein ml d

-1 un devenu plus

- du ltliiu. il ne m

,:■ trais ■ ■ des i itelettes.

ix pour les bal-

, : ni, comme

itaitement prls< ir la plus -

payée de Colosr urg ou de S

ou remoi chaqu vous rêve-

I administi heure qu'on le présente, est

D que Je compris la priet. quotqu'en remontant le intiment ■•. rives du

sur lequel la vue a a |

in ae replis, le

■ que II

ainsi qui

Inhabile à cet exercice, a peine eus-Je album, BrQnl

ée de tout • omme de ■

Jointe au n

le ifui demeure

' Jamagne.

comment rertp pnl? rmée

d illuin qui fleurirent en Fi

. qui relevaient . Ilisme allemand, avaient des al i une de leurs pi in< Ipal s m de franc-maçonnerie, de faire revivre, l'ancienne .-aime Welime, établie au

'■ '■ ne : liberti e, aflrani h

ment général.

. la révolution, qui au monde en-

tier la | - .île. fut re^ue avec enlhouslasmi

. ■ t-elles dans lomtitt, plus en. ion ne le croit, aux près

.nées, bientôt arriva Bonaparte: non seulemei. n, il

avait eu connaissance de es sociétés, mais même il en avait fait i bien que lorsqu il ti bablt

de géi.' u 'i emp< reur,

te fussent leur relis-'ion et national universelle, le i i -

comme un : El u •■ et a leiranger se soule-

vèrent contre lui venaient pour le mo-

ment en aide aux prli non seulement elles

furent iragées par eux ; le pi

i le titre de grand maître d'une de tatlve d'assassinat de Slaps lut un et orage.

Mais le s

i. empire, ce vieux géant germai lut abaissé .ni niveau

police : lit de la mer de Bretagne au I

Enxln, el es s lé es qui depuis quinze a publiquemei êes par l'aigle qui planait à

époque sur toute l'Europe, fure de se recruter

rançaise en Russie ranlmi le coui ir il était évident que la

usqu'au ciel, et que Dieu lul-mi i contre la - émissali i

dant nul ■ eno

es d al mais parlant de liberl lelllli

- - enrôlèrent, choisissant l< parmi pies et leu i

i >:. k. fut le

Le 18 juin 1815 Waterloo vint faire un dant

li fols l armée pi us de volonté i.i l i an. e Le triomphe él i

mmei la lutte intérieure.

Il 18 ne furent lion terrible

- an nom de llbei té s'a] i •ut tru u profil de I

ivali ■ -e tlnri m conflans comme

voulurent

dre. 1 e coi

qUl, joui

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-mi t t de ivall • • de la première

Rôties un Ivi

moi ; et

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me qu'elle ■■•' décout - ■ talli

■ liant allein , nre polltl-

- -nie. ix de m u n'en ■.-,.. étudié

m du

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• ml.re

EXCURSIONS SUR l ES BORDS DU RHIN

sont a toul le monde Quant au reste, le philistin y pourvoira. Aussi, mu a passe une voiture, qu'elle contienne des els "a des i i pipe de s

léi olle d i son chef s appro-

meut l invite a l'aider a faire i mm. Il est rare qu 'un Allemand refuse son offrand i l'( udinut qui passe. Mu- un autre point, sur une autre

route il? la Germanie, son Ils passi tre en

te moment même falt-11 un appel a la bourse du père don; il aide l'enfant. De son côté, lai. plein d bonn

humeur et de désintéress ment pgnel 'lui' soit son grade dans la h-

et qu'il soil pinson, renard ou vieil!.' maison; c'est son hirondelle qui revient a chaque printemps ; il lui doit le iriie suus son toit. Et iruant a la nourriture, on s'entendra toujours entre compatrlot -s; d'ailleurs, ce sont les Flou les Anglais qui payeront cela. Aussi, sans qu'on s'in forme s il possède de l'argent ou non, l'étudiant a-t-il

rs, en arrivant, son verre de vin du Rhin ou sa boi

teille de bière, si mieux il l'aime: et encore, en général. lui demande-ton de quel pays il la préfère; un dîner pris Mil' tous les dîners, et Si la maison es-, par trop pleine, un lit de paille fraîche qui vaut qu ilquefois mieux que le m il leur lit de laine ou de copeaux de toute l'hôtellerie. Avec le Jour l'étudiant se lève joyeux, boit un second verre d' vin du Rhin, allume sa pipe éternelle, et se remet en route l'ms quand il a vu les champs de bataille d'Iéna, d'Ulm et de Lelpsick, il rentre a son université avec le grade de maison moussue, boit encore quelques milliers de chopes de bière, fume encore quelques milliers de tunes, échangi encore quelques vingtaines de coups de schlaeger, et H rentre dans sa famille, où i! boit toujours, fume toujours, mais ne se bat plus.

Xous arrivâmes ,1 l'hôtel de l'Etoile, situé sur la place du marché, et tenu par Simrock, le frère du poète, juste au moment où on allait se mettre à table pour le dîner de une heure, qu'on appelle le petit dîner. Car en Allemagne, quoiqu'on mange à peu près depuis le ma'in jusqu'au soir. on a cru cependant devoir désigner par des noms li tions que l'on fait après de courtes balte-. Ainsi le matin à sept heures, en ouvrant les 'yeux, on prend le cal

onze heures on fait un second déjeuner, a une heure

fait le petit dîner, à trois heures on dîne, a cinq heures on gmite. enfin à neuf heures du soir, en sortant du théâtre on soupe, et l'on se couche par-dessus r.â dedans ne sont point compris le thé, les gâteaux et les sandwichs que l'on prend dans les intervalle Quolqu'en état ordinaire je jouisse en général d'un assez

bon appétit, et qu'en voyage, mes facult - sous ce rai

s'augmentent de vingt-cinq ou treille pour cent, depuis mon arrivée i Aix-la-Chapelle, j'étais tort malheureux secce rapport Et d'abord, comme tout Frai ais né dans l. vieille France, la substance nutritive que j'absorbe on'i

natrement à chacun de mes repas se coi S2 dune moitié

de pain, a peu près d'un quart de viande, et enfin d'un quart d'entremets et de dessert. Mais depuis Aix-la-Chapelle, au lieu de pain on m'avait servi de la brioche. La brioche est une chose excellente en soi ; mais comme, a mon avis, pour conserver tome sa valeur, elle doit être servie en son lieu, la première fois .pie l'aubergiste avait commis ce qui me paraissait un anachronisme, j'avais pi pri ment mis ma brioche a part pour la manger avec le café à la crème, et je lui avais demandé du vrai pain. Alors le L'arçon avait souri avec une intelligence d'excellent augure, m'avait répondu en excellent français: — Je sais a que monsieur demande, — et m'avait apporté du gâteau anisé J'avais mordu dans mon gâteau; comme gâteau i n'avais rien à dire contre lui, mais comme pain, attei du qu'il laissait beaucoup à désirer, je l'avais déposé sur nue seconde assiette afin de le retrouver plus tard comme pud ding; .j'avais rappelé le garçon qui était revenu avei 1 figure d'excellente humeur qu'oni toujours les garcmn allemands, et. alors ne me fiant plus à mon idiome maternel, j'avais hasardé dans le meilleur saxon le mot brod.

— Ah ! je comprends, avait alors répondu le garçon tout joyeux d'avoir enfin interprété exactement ma pensée, monsieur me demande du poiimpernick. Et. sans attendre ma

• •. il s'était élancé hors de l'appan ment Je n'avais fait aucun effort pour I arrêter d'abord parce que les deux échantillons de boulangerie une j'avais ^ms les yeux ne me paraissaient nullement destines à remplacer le pain, ensuite pane que ie n'étais point fâché de voir en face l'animal qu'on désignait sous ee nom formidable le i rnpernlck \u bout de cinq minutes le gai -entra avecun (le ees jolis pains ronds que dans nos fermes on appelle une miche.

- An ! dis-je tout content.

— Ab ! dit le garçon plus content em ire que moi.

— Et ' e-t i; ce qu'on appelle ri du poumpemickî dis l'en lui prenant la miche des mains.

— pu vrai p> urnpernii I; ? il n'y a qu'un seul confiseur qui le fasse bon ici.

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