‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 187 sur 283 · I.e vieux comte ne voulul pas croire ce que lui dil sa Bile · texte numérisé non relu

I.e vieux comte ne voulul pas croire ce que lui dil sa Bile

pas précisément pour elle-même, mais à cause de sa colonie française.

Qu'en se figun toul un villagi prol ini exilé de France, lors de la . ition de ledit de Nantes. c'est-à-dire vers

1CS6 à peu près, qui a emporté du pays natal letudes, la langue, el presque le costume du siècle où 0 vivait, pour qui la em . ainement tourné depuis ce temps-là. qui ne sait rien que par tradition, qui croit qu'on dragonne toujours les protestans, et qui vous parle de Cavalier et de monsieur d ime s'ils' étaient morts hier; tout cela dans un lus le nôtre, avec des tournures de phn 1 ne trouve plus que dans Molière; -i bien que, moins l'esprit, on croirait, quand on entend parler ces habltans, lice une lettre de madame de Sévtgné on de BUSS3 Rabutln.

En arrivant dans U ali dont 1 Française est

née d'une lieue a peu près, je vis deux soldats qui se promenaient bras dessus bra le ons. Comme je ne recon lai .1 pas leur uniforme, je demandai a l'auberglsl quel c orps Ils ... h..: lient

— C est notre 11 ! it-il.

— Ahi c'e . 1 i'

— Oui. monsieur Hier, j'aurais même pu

trer notre cavalerie; h cavalerie 11 esl moi.

nuit.

— Coin tl •■-. ■

— Sans d ... , ard. — Non vous trois hommes a la ( m, deua fantassins et

— Eli bien: ii^ s'arrangeni avec un autre qui doit 1111

M ' en a un q mmit l'homme et l'an

ii-e qui 1 habille.

Quln nous rencontrâmes à Bade le prince

de \ Celui 1.1 . êl ait bien autre ebose !

amille, il ne lui était tombé dans -on partage qu'un village de don/., maisons 11 avail vendu stfcce ilvemem ses douze maisons, .

I i 1 l'un .'.'I

1 hiiii Mais ■ rrtvanl 1 Rade, i!

pour lm ralre nli ne lui ava It donc n ; de sorte

qu il . m ore prlm

pau\ te peu arrachi

bai 1 1 " ' ..-"

: jour 11 aura tant battu la pau-

. i'i i elle ei 1 ura mord 1.

Au ri te l'ai 1 ubii non :■....... n ..... i* '

de peu m ■

mrse dans le raunus Le 1 11.11 icieuses 1 haine: di a

tagnes que Francfort un horizon char-

I bs de la

née, et. qui, le - >lr si renions de la lun

tpie lm . ••ni liant. 11 avait autrefol

ALEXANDRE DUMAS fLLUSTRE

qui lurent explol - De

■ ive Lan!

la trace main ■ 'lui semblent Btre us Je géants, et

soit à Germanl. ' len, soit à Char-

-me.

.nternœde i h 1ère la e souri es mi

i de 1 em re ; Sellers, ressemble a .lu vin 'ii- ' bampagi i namp

Mal rtent, les rui.i

tne tradition dn d âge ; ' est que le dernier re|e-

ton de cette fortei

la bastl Mayi

el s sou re les Prussiens cjui, dans leur artlrenl Kœnigsfelden en brèche le lais, i amme la null li - mal dlrl-

ii i iimals, pour leur épargner la pou des lanternes qu'ils attachèrent aux mu- Prussiens tnrenl si piqués ,lr .eue plalsan i|u il- levèrent li bien que les Français gardèrent

époque a laquelle ils If sauter.

"ii demai lui de Nassau pourquoi il ne réparait

itlssant, les don te les Frai., als

Kœnlgsf. Iden ii- 'i bête répondit-il, ce chateau-là est sur leur

ISlon de faire remarquer que le homme plein de sens.

mer Uieu de i ette mine de

isqu'au village pour nous pro

m. il- . .• h i ..,,,

.i.- parler i allemand .) entrai m . espérant que dans ses relaivei les menton

Ai apj m- qu , m.

, m.- parla latin, du

ton i .i i

1 """ I a que nous eumi ■ : pi a pri - e que nous

nl ...i b irblei II olumenl rit .

li me (aire couper les

llle . h. i tous avions établie -

ue magnifl-

■ le vautour des Upes luge digne de -

■ .un lenne tradition du que se retira • Brunehaut, el où i ■ n montre ei •• soi

n- .i-i.i i<- ruini

.nui

Ils

vieux >i .. l'on

ure

...lu Ju iln m. mu

pensll i,

qui .1. ii

i et avec de grandes précautions, on ne courait pas que de se rompre le cou. Tout le long du chemin il .: la montagne du taillant de son épée. C était une ble malédiction La montagne était composée de la la plus dure, du véritable granit de première formation.

. ne fût-ce que pour l'acquit de sa conscience et pour Ir lien ;, -e reprocher, mu il s achemina vers ses mi- Irrlvé a l'ouverture, il ht appeler le chef de ses mineurs

Wlgfrld, lui du il tu t'es toujours vanté à moi d'être le .l.ile de tes

le m'en \ante encore, ni mseigneur, répondit Wigfrid.

Eb bien : combien te faudrait-il de temps, en rassem-

tes i riers pour tailler, depuis le bas Jusqu'au

lu 1 m, chemin par lequel on pût monter

au <■ l. . • icval.

Mais, dit le mineur, a t., ut autre il faudrait dix-huit : ferai le travail en un an.

n—,, un soupir ci he répondit menu n,' au vieux mineur qu'il pouvait retourner - - pensif à l'entrée de la galerie. il tomba dans nne -i profonde rêverie, qu'il ne s'aperçut lias que, I heure du repos étant arrivée, tous les ouvriers avaient quitté la mine.

Bientôt if - n arriva, el avec lui ce moment qui n'est

- encore la nuit. ™ les vapeurs

\..iii .L- la terre moment au ciel en nuages pour en retomber mais le chevalier ne voyait qu'une chos is lu brume fantastique des prairies, le cl de Falitenstein.

Ton i p il entendit qu'on 1 appelait par son nom . il

se retourna Au haul de l'échelle qui conduisait de la galerie inférieure an jour, el sur le dernier échelon, se te- " !.. .ut un petit vieux bonhomme, haut d'une coudre , peine, dont les cheveux et la barbe étaient 1,1

et dont cependant les yeux brillaient comme ceux d'un jeune homme.

— Chevalier de Sagen ! dit encre une fois le nain. Eh lu, 'n ' que me veux-tu? demanda le chevalier en re

gardant avec étonnement cette étrange apparition.

— Je veux l'offrir mes services: j'ai entendu ce que tu de mandais au vieux mineur.

i al entendu aussi ce qu'il t'a répondu

i • , if, .lier p..ii— ,i un soupir

. , un brave garçon qui sali bien son métier, continua

is mol e li sais encore mieux que loi. i ; combien te faudrait-il de temps, a toi, pour faire ce chemin -

lif laide de mes compas i*. bien entendu?

\w i aide , ii-

v mol il me I ludrail une heure.

er pouss i on i i de joie.

i ne ni iil es tu doni l

le i lief des lutins qui habitent les profond' de la montagne.

l.e 1 1 . -igna.

du le nain, nous ne sommes ni en-

' - ni maudits de Dieu nous somme! un des

anneaux Invisibles qui unissent la terre au ment.

i"- hommes que les hommi

n- avons mille moyen- qui i.nus de tes

■,- tu auras elul de min

ire 7 Oui ma ' rien pour i

Lu.;

.n ce qui pouvoir de l'homme ni i mi roin

leral • d'hul même la mine de Sainti

- de mon In que J'en on ups de - ouvriers.

■ inar- ■ enl rare.

e qui ... le . hevalier.

et encore Ji i un

n he de la mine, a 1 endroit où tu

el m trouveras deux

et de demain.

rutile

■ îuini

Ire maintenant?

' belle, et demain à cinq m trouvera • ■ faite

K\i'.l.'RS10NS SIR l.KS la 1RI1S OU RHIN

Et, .t ces mots, le pettl i iu di parut comme si l'éi beli n eut manqué >us I tt) ibtmé dans le

puits.

Le chevalier rentra chez lui, fit appeler Wigfrid, lui don ua ordre de changer dès le lend direction des tra-

vaux, puis n attendit a rei impa

Lorsque la nuit fut tenu i tait rets son

balcon qui donnait sur Falkenstein, e comme il eu était éloigné d'une demi-lieue à peu près, il n'entendit rien, mais il vit une multitude île lueurs qui montaient et qui descendaient aux flancs de la montagne, si nombreuses qu'on eut dit tin essaim de lucioles.

Le vieux comte île Falkenstein entendit, ai itraire un

grand bruit et courut a sa fenêtre, mais ne vit rien; il lui semblait que des milliers de mineurs sapaient la montagne par -.1 base; il entendait le marteau retentir, il entendait la

- i -lire, il entendait les roches rouler, et il -

— C'est mon gendre < ni 1 est a la besogne. Demain, il fera Jour, nous verrons où il en sera. Et il se recoucha bien tranquille, at tendant le jour.

A six heures du matin, il fut réveillé par le hennis d'un cheval, et en même temps sa fille entra toute joyeuse dans sa chambre, criant

— Mon père, mon père, le chemin est fait, et voilà le chevalier Cuno de Sagen qui vient vous faire visiie, monté sur son bon cheval de bataille.

Mais le vieux comte ne voulut pas croire ce que lui dit sa fille, et il se mit à rire en haussant les épaules. Cependant, ayant entendu une seconde fuis les liennissemens d un coursier, il se leva et alla à sa fenêtre.

Le chevalier était dan- la cour, caracolant sur le plus beau et le plus fringant de ses palefrois. En ce moment six heures sonnèrent à l'horloge du château.

— Comte, dit le chevalier en saluant le vieux seigneur, j'espère que vous serez aussi ildèle à votre promesse que j'ai été exact au rendez vous, et qu'aujourd'hui même vous essaierez, en venant a 1 enlise, le i hemin que je vous ai fait faire cette nuit.

— Un gentilhomme n'a que sa parole, et ma parole est donnée, répondit le vieux comte; si le chemin est tel que vins le dites, ma fille est a vous

Le même jour, une i avalcade descendit du château de Falkenstein se dirigeant vers l'église de Kronberg, par le 'hemin taillé dans le roc qui existe encore aujourd'hui, et qu'aujourd'hui encore on appelle le chemin du diable.

Après le déjeuner, nous grimpâmes par le chemin du diable, au plus haut de cette Pierre-du-Faucon, d'où l'on peu! compter, dans un horizon de cent cinquante lieues, jusqu'à soixante-dix villes bourgs ou villages. Quant aux montagnes entre l'Alt-Kœnig, et le.l'eldberg que l'on touche de la main, on aperçoit encore Iselberg près de Gotha, le mont Mercure pics de Bade, le Donon dans tes Vosges, les Siebengeberg pus ,ie Bonn, enfin le Meinner dans la liasse gesse et le Habiehlowald près de Cassel.

Au milieu de ce panoi ima s élève le vieux château d Erps tein, dont je rai la légende si je n'en avais déjà

trop rai on

Nous revînmes par Kronlnberg, et nous traversant! sa châtaigneraie qui date du xn- siècle; quelques-uns des arbres primitifs exisleni nr >e ce sont les premiers qui aient ntés en Eut

En rentrant à l'hôtel, j y trouvai la carte de l'abbé Sméets. mine il me l'avait dit, venu célébrer son jubilé il était trop tard OU plutôt j'étais trop fatigué pour aller chez lui le même soir. Je remis nia visite au lendemain malin

Le lendemain matin, on me remit une leiire, c'était la réponse du pasteur D , dont J'ai déjà parlé. Comme j allais sortir l'abbé Sméets entra. Nous nous embrassâmes comme île vieux amis, n i lit déjà que je n'avais point trouvé le ur n Je lui montrai la lettre que j'en avais reçue; il en lut l'adresse et parut réfléchir un instant.

— Eh bien! lui dis-je inquiet, est-ce que le pasteur D... s'est trompé ! est-ce que celui a qui il m'adresse pour avoir des renselgnemens sur Sand n'est point a même de m'en donner?

— Au contraire, me répondit-il. et de plus exacts certainement qu'un autre

— Alors, à quoi donc pensiez-vous ?

— Je pensais a une histoire que je vais vous raconter.

— Une histoire qui a rapport à Sand?

— Non ; mais une histoire qu'il faut que vous sachiez.

— Elle ii donc quelque rapport avec cette lettre, puisque c'est cette lettre qui vous y a fait penser?

— Indirectement, oui,

— Mon cher abbé, vous parlez ce malin comme un sphinx

— A Heidelberg. vous aurez le mot de l'énigme.

— Alors, passons a 1 histoire.

— La voilà :

'■'' soir <ii ironnen ei : , , .,

i de ville un mat i ,i masqu

i impératrice. il y avait a ce bal masq

'' noir, et i ut aval i ivert d an m.,. que

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