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PIERRE b:; STAUFFE.XBERG
A mesure yue l'on remonte la vallée de la Murg, le pays devient plus ,, pic et plus sauvage. La rivière, toute chargée de planches, de poutres et 'd'arbres à peine dépouillés de " branches, roule vers le Rhin, auquel elle va porter le tribut de la forêt Noire. On croirait voyager dans une de ■Iles gorges de l'Oberland et du Dauphiné. Les décorations d'opéra comique ont disparu pour faire place a une grande et belle nature.
Guernsbach est en quelque sorte la capitale de ce petit coin de terre a part ; c'est une jolie ville de deux mille habltans à peu près, pleine d'activité, dont l'industrie consiste
le sciage des planches que lui fournissent les ma
tiques sapins de la forôl Noire. A l'extrémité de la grande rue, ou plutol je crois, ds la seule rue qui la compose, on trouve un sentier qui conduit au vieux château d'Eberstein ;
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xe siècle, s'allièrent avec la famille, impériale. Voici à quelle occasion :
En 93S, l'empereur Othon ayant battu en Alsace Gilbert, duc de Lorraine, et désirant réduire sous son sance. les comtes d'Eberstein, qui avaient adopté le paru du
■ résolut, ir arriver au but que rendait difficile la
ion admirable du château, l'annoncer un i rand tournoi â Spire : il ne faisait aucun doute que les trois comtes d'Eberstein. attirés par le désir de montrer leur coura e i leur adresse ne répondissent à l'appel qu'il faisait, a la no-
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