‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 197 sur 283 · i fut tué Turenne. le •-': juillet livre · texte numérisé non relu

i fut tué Turenne. le •-': juillet livre

Le 27 jini: uatrième anniversaire

i.- le roi Charles X. sans se douter

liai lul-m me â l'exil, acquitta la dette que le mes

ul i >uts XIV n'ai l i ta qu'a

ne colonne de granit gris d'une seule pi

vlngl i leds fui dressée à 1 endroit même

vainqueur d mbê; on y lit l'Inscription

\ Turenne.

m..r; le 27 Juillet 1075

d furent enterrées dans la petite

: \ilorii située a une demi lieue de Salzbach. Le corps

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

lut transporté en France et enterré à Saint-Denis, d'où il lut, en exécution d un arrêté du Directoire, tiré le 16 août 1799, pour être déposé dans un sarcophage taillé à l'antique, et transporté au Musée des monumens lrançals. Enfin, le ?3 septembre 1800, par ordre de Bonaparte, il fut rendu a son premier tombeau, et, après avoir passé de Saint-Denis au Musée des monumens français, s arrêta définitivement sous le dôme des Invalides.

Bonaparte se doutait-il déjà qu'il déposait la ce noble cadavre pour taire un jour cortège à Napoléon.

Un jour un pâtre gardait son troupeau sur les bords lu lac : tout à coup il vit sortir de l'eau un taureau brun qui avait les pieds palmés, et qui vint se mêler à ses bœuls : un instant après un nain sortit à son tour de l'eau, courut apr"^ le taureau brun, le ramena vers le lac, le força de s y replonger, et s'y replongea après lui, tout en grommelant de ce qu il n'avait pas de chien pour garder son troupeau. L'hiver suivant le lac était gelé : un paysan passa dessus avec deux bœufs traînant des troncs d'arbres, et il ne lui arriva rien, malgré le poids énorme qu

Turenne tomba sans prononcer un seul mot.

A Achern, la route bifurque : la branche de gauche continue de s'enfoncer dans le grand-duché de Bade-, la route de droite mène en France.

Derrière Achern et Salzbacn s'élève la montagne Dettonik-Grcss, 1 une des plus hautes de la chaine a laquelle elle appartient, et au sommet de laquelle se trouve le Mummelsée, lac dont on n'a jamais pu trouver le fond, ce qui. comme on le pense bien, dans un pays aussi poétique que l'est le Rhingaw, a donné lieu à une foule de traditions plus fantastiques les unes que les autres

D abord, si l'on noue dans un linge des pois, des balles ou des cailloux, en nombre impair, et qu'on les suspende audessus du lac, le. nombre devient pair : si on les suspend pair, le nombre devient impair, ce qui. comme on le voit, est déjà un assez joli tour de passe-passe.

Passons à autre chose.

lui venait son chien, la glace se romi chien, et le chien disparut. Dès lors personne ne douta plus que le nain du lac n'eut pris le chien du paysan pour garder son troupeau marin.

Un autre jour, un chasseur de ham .s rit, en bord du lac, un petit homme qui él les jambes pendantes dans l'eau: il tenait entre ses une foule de perles et des morceaux d'ambre et de corail, qu'il comptait en les cacha i chemise, ouvert

sa poitrine. Le chasseur eut alors la mauvaise ; s'approprier toutes ces richesses, et le mit en Joue ; mais au moment où il appuyait le doigt sur la détente. l« homme plongea et disparut ; un moment après 11 revint a la surface et dit au chasseur :

— Si tu m'avais demandé ces perles, cet ambre et ce i je te les aurais donnés, et tu fusses devenu riche a lai

mais tu as voulu me les prendre avec ma vie, sois maudit. Et le chasseur demeura toujours pauvre, lui et sa postérité.

Deux ou trois lois encore le nain du lac apparu' ainsi cm fit des recherches pour savoir fers quelle époque il était venu dans le pays. Un paysan raconta 3lors qu'il avait entendu raconter a son père que son aïeul lui avait dit que, lorsqu'il était jeune homme, un nain était venu demander, le soir, 1 hospitalité à son père : son père qui était un chenevier, lui avait alors donné la moitié de son souper, mais après son souper, comme il n'avait pas de lit pour lui-même, il lui avait offert, ou de restei avec lui dans la chambre on Ils étaient, ou d'aller se 1 loucher dans la grange, où il trouverait de bon loin pour s'étendre dessus. Le nain lui avait dit alors de ne pas s'inquiéter de lui. qu il trouverait

bien où se logei Le pa rsaa l'avait a

pagné jusqu'au seuil de sa chaumière, et l'avait vu s'éloigner dans la direi ""il d une fontaine du milieu de laquelle n s gigantesques. Comme il faisait un peu clair de lune, il le vit descendre dans la fontaine et di-i

5, niai.- il pensa qu il avait mal vu, ne pouin une créature humaine Choisit de préférence

m iche d'eau glacée a un lion lit de foin. Cependant.

comme ce qu'il avait vu lui paraissait fort extraordinaire, il se leva avec le jour pour voir ce Qu'était devenu le petit homme, et alors, en arrivant sur le seuil de sa porte il le vit sortir des joncs où il était entré la veille au soir ; mais, chose étrange, pas un fil de son habit n'était mouillé, et il luasi sec de la tête aux pieds que s'il eût passé la nuit dans le four du poêle.

Alors le paysan lui exprima sa Surprise de ce qu'il v mais le petit homme se mit a rire, et lui répondu qu il n'y avait rien là d'étonnant, puisqu'il était '"1 homme des 0 Le paysan lui demanda, s'il en était ainsi, ce qu il venait faire sur la terre. Le nain raconta alors au paysan qu'il était né dans un lac. au fond d un pays qui touche le pôle et qu'on appelle le Groenland Qu'il avait épousé là une ondine qu il aimait fort; mais que. comme cette ondine .-tait tris frileuse et aimait beaucoup a se jouer dans les herbes des prairies et à cueillir des fleurs sur les bol

plaisirs dont elle était privée là-bas pendant neuf mois d.- I année, attendu que pendant neuf mois la terre est cou verte de neige, elle lavait souvent tutu'imuitf poux chercher une contrée plus douce et pins proche du soleil, lui disant qui - h ii forçait de rester dans cet affreux Groenland, elle se sauverait un joui- et Irait 1 hen bar, pour en faire sa demeure, quelque beau lac limpide, au ciel bleu et aux rives riantes. Mais ce Groenland que détestait londine était la patrie du pauvre nain. 11 l'ettras u on aime sa pa-

1 il répondit qu il ne voulait pas la quitter. 11 en 1 qu 1111 JOUT Où il venait de chercher du corail pour en faire un collier a son Ondine, il la trouva disparue ; l'ondine avait accompli sa menace, elle s'était enfuir Depuis ce temps. 11 s'était mis à sa recherche et avait visite toi lacs de la terre, depuis le lac Ontario, en Amérique, jusqu'au lac de Genezareth, en Syrie. Mais nulle part, il n retrouvé sa femme': il ne lui restait plus que le Mumiuelsee. et si l'ondine n'était pas la, elle était perdue II se rendait donc au Mummcl-cc lorsque, la veille, il avait demandé l'hospitalité au paysan auquel il venait cie raconter son histoire.

Alors le paysan, qui avait pris une grai nx tri-

bulations du pauvre petit homme des eaux, lui offrU de le faire conduire Jusqii au lac par son lil- ce ÏUe I'1 Bt cepta avec une grande reconnaissance, attendu que sur a terre il marchait mal et 1 pas très bien, tandis

If dans l'eau 11 D Bal omme uri ta voyait briller une pt de a nulle pieds au-dessous de lui Alors le Jeune homme et le nun m- mirent en 1 ut an

marchant, le nain rai aune me comment 1 eau

plus penpli iiiiimui ir îond des lacs

était tapis ■ 'i milieu di

.1 des troupi 1 1 de veaux marins, plus nom-

plus grasses montagnes de

la Suisse Commi ait, dans les plaine- liquides

Seulement ces 1 - de perles, d am-

bre et de rnraii. dent une seule récolti enrli Dirait pour toute sa vie le moissonneur qui la te

El tout en dt 1 •' homme et te nain

arrivèrent 1 1 bord ftu lac ; alors le nain remercia li homme, et lui du de L'attendre au bot 1 le l'eau une demiheure, et qu au boni d'uni 1 ne reven. lui-même, c'est qu'il sa femme, et qu'en ce

.1 vet r m rai ter 1 la nattai s de 1 eau

de peau qu'il lui montra . qu'alors il pourrait prêt

m, et que re qu'il renferme: n pour lui.

mois, le nain plongea dans le la irul

Au bout d'une demi-heure, le jeune homme vit remonter 1, art i' <• du lac, 11 l'attira a lui

■ . i di il ■ ne Bt l'ouvrit 1 était pli In de perles, de branches de corail et de morceaux

d'ambre, que son père alla vendre à Strasbourg, et avec le prix il acheta de magnifiques prairies, qui, depuis cette époque, sont dans sa famille.

lit le payement de l'hospitalité que le pauvre chenevier avait<lonnée au petit homme des eaux, qui ayant, à ce qu'il parait, retrouvé sa femme dans le Murnmelsee, n'a plus depuis ce moment quitté le lac, qu'il habite toujours, mais sur les rives duquel il se montre par malheur plus rarement aujourd hui qu autrefois.

J'avais grande envie de le voir, mais comme mon conducteur me dit, en secouant la tête, que ce serait une chance si je le rencontrais, je continuai mon chemin, d'autant plus qu à son défaut il me restait a visiter les ruines d'un vieux château que je voyais s'élever a ma gauche, et que mon conducteur se contenta de me désigner sous le nom de ruine de l'Erable. Voici la légende qui a donné lieu a ce nom.

il y . deux cents ans que le château n'était plus

qu'un monceau de pierres écroulées, et au milieu de ces pierres avait poussé un magnifique érable que plusieurs fois les paysans des environs voulurent abattre sans pouvoii y réussir, tant son bois était dur et noueux. Enfin, un jeune homme, nommé Wilhelm, vint à son tour pour tenter l'aventure; comme les autres, et après avoir jeté bas son habit, saisissant une hache qu il avait fait affiler tout exprès il frappa le tronc de 1 arbre de toute sa fo l'arbre repoussa le fer comme s'il eût été d'ac il 1 \\ ilhelin ne se rebuta point et frappa un second coup, la hache fut repoussée de nouveau; enfin, il leva le bras, el rassemblant toutes ses forces, il frappa un troisième coup, mais

me coup, ayant entendu comme un soupir, il leva les yeux et aperçut devant lui une femme de vingt-huit à trente ans. vêtue de. noir, et qui eût été parfaitement belli pâleur n'eût donné à toute sa personne un aspi reux qui indiquait que depuis longtemps cette femme n appartenait plus à ce monde.

— Que veux-tu faire de cet arbre? demanda la dame Noire

— Madame, dit Wilhelm en la regardant avec étonnement, car il ne l'avait pas vue venir, et il ne pouvait deviner d'où elle sortait ; madame, j en veux faire une table et

car je me marie à la Saint-Martin prochaine avec Rosciien, ma Bancée, nue l'aime depuis trois ans.

— Promets-moi d'en faire un ber eau pour ton premier

pondit la dame Noire, et Je lèverai le charme qni dé fend cet arbre contre la bâche du bûcheron.

— Je vous le promets, madame, dit Wilhelm.

— Eh bien ! frappe I répondit la dame.

Wilhelm leva sa hache., et du premier coup il in dans U tronc une entaille profonde ; au

bla depuis son faite jusqu'à ses racines; au troisième il tomba entièrement détaché de sa bas Bt roula sur le soL UOTS Wilhelm leva la tête pour remercier la dame .Noue, mai- la dame Noire avait disparu

Wilhelm n'en tint pa- moins la promesse qu'il lui . faite, et quoiqu'on le plaisantât fort de ce qui] faisait le berceau de son premier né avan n iriage ne fût ac-

compli, il ne s'en mit pas moins a l'ouvrage avec tant d'ardeur et d'adresse, qu avant que huit jours se 1 il avait achevé un charmant lien eau.

Le lendemain il épousa Roschen et neuf mois pour jour. Roschen accoucha d un beau garçon, que l'on itéposa OU'- I d érable.

I l même nuit, c omme l'enfant pleurait et que sa mère, de son lit. le bercail dans son berceau, la porte de la chambré s 'ouvrit et la dame Noire parut sur le seuil, tenant .1 la un rameau d'érable desséché ; Rosi lien voulut crier, mais la dame Noire mit un doigt sur sa bouche, et Roschen cra! gnant d'irriter l'apparition, resta muette et Immoblli yeux fixés sur elle La dame Noire alors s'approcha du lit

d'un pas lent et qui n avait aui

arrivée a l'enlant, elle Joignit pila un n

tout bas, puis, après l'avoir embrassé au Mont

— Roschen, dit-elle a la pauvre mère tout effra:

cette brani h qui vient de 1 me dont est

lier, eau de ton BlS, garde-la avec soin, el dès que ton aura atteint sa seizième année, mets-la dan- l'eau pure. puis, quand sur cette branche auront 1 feuilles et 1 le-la à ton u- et qu il aille avec-

ells toucher la porte de la tour du côté de l'Orient, 1 • son bonheur et pour m mee

Puis, .1 ce- mol I la bran, lie sèche aux mains de

■ disparut.

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