‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 201 sur 283 · A TOUS · texte numérisé non relu

A TOUS

Al. DUMAS. ■

• trouva M. Je Chatou.

sur 1 herbe de monsieur d'Allgre, et pochant le poisson

iivernement. Seulemen' ut. et

commi i uent sans doute il alignait une de ces belles

| .li'es «nie vous ci inplètement

1 quatre engins de de ont il était

te ce lussent ses lignes qui amenaient

ir le rivage, c'étaient les carpes qui emmenaient

l'eau.

tard la blogra- Paul ai pour arrê-

ter u .anne de roseaux aruntXo donaxj, laquelle

de l'eau avec la rapidité .1 une Huche, em- • qui avait des affaires trt-s pressantes

son roseau ferma son

ouvrit de raposatent.

k'ins. et reprit le chemin de Chatou malle de la dictait

au ii. >ut de

kfeulan . el ii plus

de rien pn . lit dê-

le blé que Maquet II > r(. et

tre de

I pour

ouest,

êvant en fa, e d'une grande

: an de

des trois

dessiner

i gra-

i assorsur

iltes. et

impatient l'un de nous s'avançait vers la diligence. Chacun ses recommandations, auxquelles on répondait par .testations et des promesses. Au milieu de ces agitaîonuèrent ; les bras les plus obstinés furent obligés de se détendre ; il y eut un redoublement de larmes, une augmentation de sanglots, une recrudescence de soupirs. Je donnai l'exemple en ni'élauçant dans 1 intérieur, Boulanger me suivit, Alexandre vint après, enfin Maquet monta le dernier, en recommandant qu'on lui écrivit i Burgos, à Madrid, a Grenade, a Cordoue. à Séville et à Cadix i pour le reste du voyage, i! devait donner des instructions ultérieures.

Quant à Paul, comme il n'avait d'adieux a faire à personne, il était depuis longtemps installé près du conducteur quart d'heure après, une mécanique fort habilement organisée nous soulevait de notre train et nous déposait mollement sur notre truc.

Aussitôt, la locomotive fit entendre son acre respiration : l'immense machine s'ébranla; on entendit !a grinçante trépidation du fer ; les lanternes passèrent à notre gauche et . e droite, rapides comme les torches qu'emportent les lutins pendant une nuit de sabhat, et tout en laissant une longue traînée de feu sur notre route, nous roulâmes vers Orléans.

liayonne, ô octobre 18*6.

Je vous ai tant parlé de moi dans ma dernière lettre, qu'à peine y ai-Je trouvé une petite place a donner à mes compagnons. Laissez-moi vous en dire deux mots. Giraud vous les fera connaître sous le rapport physique, à moi le côté moral. Louis Bon: peintre rêveur que vous connais-

sez, toujours accessible au beau, sous quelque aspect qu'il sente, admirant presque à un degré égal la forme : iphaël. la couleur avec Rubens, la fantaise avec Goya Pour lui, toute grande chose est grande, et, au contraire de ces pauvres esprits dont l'œuvre stérile est d abaisser sans cesse, lui se laisse prendre sans combat, s incline devant des hommes, tombe à genoux devant l'œuvre de Dieu, admire ou prie. Homme d études, élevé dans son atelier, ayant passé sa vie dans le culte de 1 art, il n'a aucune des habitudes violentes nécessaires à un voyageur. Jamais 11 n'a moni- amais il n'a touche une arme à feu:

ndant, J'ei lin, madame, vous le verrez, si

l'occasion s'en présente dans le cours de ce voyage, enfourcher la selle comme un picador, et faire le coup de fusil •omme un escopetero.

Quant a Maquet. mon ami et mon collaborateur, vous le

connaissez moins madame, Maquet étant, après moi.

l'homme qui travaille peut-être le plus au monde, sort peu,

utre peu. parle peu: c'est :i la fois un esprit

presque, chez lequel l'étude des langues antiques a

DS nuire à l'originalité. Chez lui. la

us les mouvemens Instinctifs de

! lit Jour par un premier •

e qu'il croit une faiblesse

ans la prison de son cœur, comme

lue le maître surprend îaisant I

qu'il fait impitoyablement rentrer i la

la main, i me lui donne une

: ;lque, qui. ave des Idées

ituent les deux seuLs défauts 'lue

este, familier avec tous le

. ■ , hoses pour lesquelles n est

. de sang-froid et de courage.

mon fils, que vous gâtez si obstlné-

pelail lus sa sœur, il vous apnel-

■>nu au monde à celte heure douteuse

i ne fait pas encore null

;ge —

Je lumière et d ombre : il est

u est : 1 U esl sobre, 11

i esl rédule,

lide. il est Insoucieux et 11 est

froide et il a la main prompte, il se

• m'aime de tout son

me voler ma cassette

re pour moi comme le Cld.

leni a plus folle, la plus entral-

•■ l'aie jamais vue étlnceler aux

d'un Jeune homme de vingt et un ans, et qui pareille

a une flamme ni i ir incessamment dans

DE PARIS A CADIX

1 .1 rêverie comme dans l'agitation, dans le calme comme dans le danger, dans le sourire comme dans les pleurs.

Au reste, montant résolument à cheval, tirant suffisamment l'épée, le fusil, le pistolet, et dansant d'une façon supérieure toutes les danses de caractère qui se sont introduites en France depuis le trépas de l'anglaise et l'agonie de la gavotte.

De temps en temps, nous nous brouillons, et, comme l'enfant prodigue, il prend sa légitime et quitte la maison paternelle : ce jour-là, j'achète un veau et je l'engraisse, bien certain qu'avant un mois il en reviendra manger sa part.

Il est vrai que les mauvaises langues disent que c'est pour le veau qu'il revient et non pas pour moi, mais je sais à quoi m'en tenir là-dessus

Maintenant passons à Paul. Puisque vous voulez non seulement nous suivre sur la carie, mais encore nous voir là

de cette vie nomade, qui lui rappelait celle de ses ancêtres, les rois pasteurs. Aussi n'eùt-il jamais quitté son Anglais, mais ce fut son Anglais qui le quitta. Le pauvre homme avait tout vu, l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, et même la Nouvelle-Zélande: il n'avait plus rien à faire dans ce monde, il résolut de visiter l'autre. Un matin qu'il n'avait pas sonné à son heure habituelle. Eau de Benjoin entra dans sa chambre : l'Anglais s'était pendu avec le cordon de sonnette. Voilà pourquoi il n'avait pas sonné

Eau de Benjoin aurait pu faire des économies au service de son Anglais, car son Anglais était généreux. Mais Eau de Benjoin n'est pas économe. En véritable fils de l'Equateur, il aime tout ce qui brille au soleil : strass ou diamant, verre ou émeraude, cuivre ou or, peu lui importe. Il acheta donc tant qu'il eut de l'argent, entremêlant ses emplettes de quelques gorgées de rhum, car Eau de Benjoin aime

Le chemin de fer au iempsde Dumas.

où nous serons et comme nous serons, avec les yeux du souvenir, il faut donc que je vous rappelle Paul.

Paul est un être à part, madame, et qui mérite une mention toute particulière. D'abord, Paul ne s'appelle pas Paul, il s'appelle Pierre ; je me trompe, il ne s'appelle pas Pierre, il s'appelle Eau de Benjoin ; cette triple appellation désigne un seul individu, noir de peau, Abyssin de naissance, cosmopolite de vocation.

Comment cette goutte de senteur est-elle éclose au penchant des monts Samen, entre les rives du lac Dembea et les sources du fleuve Bleu? C'est ce qu'il aurait grand'peine à dire lui-même, et par conséquent ce que je ne vous dirai pas. Vous saurez seulement qu'un matin un gentleman-traveller, qui venait de l'Inde par le golfe d'Aden, et qui. après avoir remonté le fleuve Anaso, passait par Emfras ei Gondar, vit le jeune Eau de Benjoin dans cette dernière ville, en eut envie, et l'acheta moyennant une bouteille de rhum.

Eau de Benjoin le suivit donc, pleura trois jours son père, sa mère et sa maison ; puis, la variété des objets amena la distraction, la distraction l'oubli, et, au bout de huit jours, c'est-à-dire en arrivant aux sources de la rivière Rahad, il était a peu près consolé.

L'Anglais descendit la rivière Rahad depuis Abou-Harad, où elle se jette dans le fleuve Bleu, jusqu'à Halfay, où le fleuve Bleu se jette dans le Bahr-el-Abiad ; deux mois après ils étaient au Caire.

Eau de Benjoin resta six ans avec son gentleman-traveller. Pendant ces six ans, il parcourut l'Italie et apprit un peu d'italien ; la France, et apprit un peu de français ; l'Espagne, et apprit un peu d'espagnol: l'Angleterre, et. apprit un peu d'anglais. Eau de Benjoin se trouvait très bien

fort le rhum, et si jamais il retourne au pied des monts Samen, sur les rives du lac Dembea, près des sources du fleuve Bleu, il est capable de vendre son fils au même prix que son père avait vendu le sien.

Quand Eau de Benjoin se fut séparé d son dernier écu, il comprit qu'il était temps de chercher une nouvelle condition : il chercha; et, comme il a l'ooil bon, le sourire naïf et les dents blanches, il ne resta pas longtemps sur le pavé

Son nouveau maître fut un colonel français, qui l'emmena en Algérie. Là, Eau de Benjoin se trouva en famille. Les Arabes d'Afrique, dont il parle la langue avec toute la' pureté des souches primitives, le regardèrent comme un frère un peu plus foncé qu'eux en couleur, voila tout : et Eau de Benjoin passa en Algérie cinq années heureuses, pendant lesquelles, touché par la grâce du Seigneur, il se fit baptiser sous le nom de Pierre, pour se réserve!" sans doute la faculté de renier trois fois Dieu, comme a (ait son saint patron.

Malheureusement pour Eau de Benjoin, ôon colonel fut mis à la retraite. Il revint en France pour réclamer contre cette ordonnance ; malgré ses réclamations, l'ordonnance fut maintenue. Le colonel se trouva réduit à la demi-solde. Cette réduction dans son revenu en amena une dans son domestique, et Paul se retrouva sur le pavé.

Il va sans dire qu'il n'avait pas plus économisé près de son colonel que près de son Anglais.

Mais il avait fait une belle connaissance : cette connais sance, c'était Chevet. Chevet me le recommanda comme un valet de chambre précieux : parlant quatre langues, sans compter la sienne, bon à pied, bon à cheval, et n'ayant qu'un seul défaut, c'était de perdre tout 'ce qu'on lui confiait, voilà tout.

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il ne connaissait que ces deux cas qui fussent et que tan; que '•• ne serais pas en ..,: pendu, il ne me quitterai;

I i ■ nue qui se rende plus vile que moi aux

celle-là me paru! excellente. J'obtins de

lus; j'exigeai la res-

a je ia cl tout rentra dans l'ordre

nmé.

H v. que de temps e-n temps Paul manque

argie.

je. ne suis plus inquiet, et, comme je déteste U de net bk ■ plus a le renvoi ir

•-/.. madame, qu'au moment de partir pour u* de ma mansuétude. Si. dancontusion des langues que i souvent remarquée

i r ml allait me devenir de la plus grande utilité comme ln1

quoi Paul, a de ;ont

uni -< : I e n'était plus le il ou l'ierre que j'emmenai I Arabe Eau

. laissé, madame, subissant les premières .m chemin de fer. le 3 octobre, vers six beures • e nu muni -. ux de

■lle=. partis depuis trois mois, ayant Catalogne, la Manche i s frap-

pent. .- probabilité et baletans

rte de quelque venta de la Vieille Casnu», qu'on se garde bien de leur ouvrir

est sur un chemin de fer bien doux, quand il

(ail h quand cette mu le sa lune

et en quand on B cinq

tru "ii a de mieux a (aire e-t

l'ouï m! mouvement nous réveilla

Quand un tram qui suit le- rails 'l i

i ne peut sur. poser que dl St que

,i arrivé

nés nos quatre tètes par les den

i ni à droite al à gauche. Nous i qu il y avait accident.

un accident bien inoftensil.

a aucun mouv.ment ; seulement on entendait ouvrir les voitures, et l'on ■ r une foule d'ombre-

irriver au \ il i

qui ir il enl de i e bienirdli les ambes a ux deux

h foi marnes des i luses de ente halte mme

■ i avall éteint le fi u. la i.isie.

n i:-i i ne pouvait manquer de

quand on venait a lîlols que nous

it en nous entendlni us vîmes le sillage de flami • min : Il passa devant non

arrêta et revint ■ i frein de

queue de

du main

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