I. ' . . . i unit. S
i mt leurs ' i - bûcherons drapés dan- on
■ tête ceint. ■ rj un moui hoir . nui d'enmues ne pressait son voisin et ne cherchait n qui arrivait le dernier restait le dernier i ■ ... m -ii' -..H"- r an bruit et an tumulte qui retentissent aux barrières de Paris. pairie : dit Giraud.
i-Je.
\ puis envoyer cela à VBpOQUef p . rb
b irbon, et écrivit sur la mu-
na.
-rilles eurent tourné sur leurs gond!
lueur blanche glaçait la i.'tis humkl Haie d. aux
dure d'argent ; une va- ■ ' tait, ainsi que le voile d'une fia lointaineciel va m mours qu
l'Albane.
l mes pli ix
..h m .us n'en Unirons |apapa NOUS av. 'lis fait .■ an ible. Nous avons ml
• ■- ni lien de huit. Notas n'avons absolument
DE PARIS A CADIX
rien trouvé à manger sur le chemin, ce irai fait que nous avons entamé le panier aux provisions.
Giraud baissa la tête avec un soupir.
— Enfin, nous sommes arrivés ici, mourant de faim. Pour tacher d'avoir quelque chose à mettre sous notre dent, nous avons dit que nous étions toute la maison d'un grand seigneur que nous attendions. Ce grand seigneur, c'est toi. Te voilà arrivé, as-tu faim? — Oui. — En ce cas. prends !a place de Desbarolles, qui s'est rendormi, mets-toi à table et mange.
— Bravo ! cria toute la colonie.
— L'amo? demandèrent l'hôte et l'hôtesse en me regardant avec respect.
— Oui, fit toute la société.
L'hôte et l'hôtesse se précipitèrent pour me servir selon mes mérites.
Je fis un geste d'arrêt.
— J'ai soupe, dis-je.
— Eh bien ! alors, dit Alexandre, si tu as soupe, assiedstoi tout de même, bois de ce mancenillo que Maquet a découvert, et raconte-nous ton voyage.
Je m'assis et racontai à mon tour mes douleurs.
— Messieurs, dit Giraud lorsque j'eus fini, je propose que nous reconduisions l'amo jusqu'à sa posada, d'abord pour lui faire honneur comme c'est notre devoir, ensuite pour être bien fixé sur la situation de sa posada.
— Soit, reconduisons l'amo, dit toute la société. Giraud appuya son pouce sur le nez de Desbarolles.
— Hein, demanda-t-il, que quiere usted?
— Très bien, dit Giraud, très bien. Puisque tu es en train de parler espagnol, dis à ces braves gens que nous recon-
. duisons notre maître â la posada, et qu'ils aient à nous établir nos lits pendant ce temps-là.
Desbarolles traduisit la phrase de Giraud, et accompagna ma sortie d'un salut mélancolique.
Je fus reconduit en grande pompe à travers les mêmes Tues que j'avais traversées en venant. Mon guide m'attendait à la porte. Il reçut une piécette pour sa peine, c'était la première monnaie d'argent qu'il touchait de sa vie, aussi cria-t-il Vive monseigneur ! ni plus ni moins que Grippe-Soleil.
Le lendemain, tout Tolède fut réveillée avec cette nouvelle qu'elle possédait il. in- ses murs un prince voyageant incognito.
Retenez bien ceci, madame, car ceci a une plus grande importance que vous ne croyez.
La plaisanterie, bonne ou mauvaise, a failli coûter la vie à cinq de nos compagnons, qui ne vous reverront un jour que grâce à l'intervention de cette bonne Providence qui, montée avec nous dans la même voiture que nous, au moment de notre départ, a bien voulu traverser la frontière, invitée sans doute qu'elle était au mariage de Son Altesse le duc de Montpensier, et nous suivit jusqu'à Tolède.
Maintenant, madame, peut-être après ce que je vous ai dit de la dignité des aubergistes espagnols, vous étonnerez-vous de l'empressement du digne hôte et de la digne hôtesse de la fonda de los Caballeros.
Tolède est une ville qui se meurt, madame. De quoi meurtelle? Sa fierté l'empêche d'avouer que c'est de faim.
Tolède, la vieille cité royale que se disputaient, comme le plus beau joyau de la couronne pour laquelle ils s'entr'égorgeaient, don Pèdre le Justicier, et don Henri de Titi iisi : 1 111:1 i-i-i- . Tolède, ann- avoir compté Jusqu'à 100 et 120.000 habitans, en cherche maintenant, dans ses murailles désertes. 15.000 sans pouvoir les trouver. Tolède, madame est maintenant loin de toute route, et, excepté la fameuse manufacture d'épées, séparée de tout commerce ; Tolède enfin ne vit ou plutôt ne se soutient que par les rares étrangers qui se décident à traverser un désert bien autrement désert que celui de Suez, pour arriver jusqu'à elle.
Ces étrangers, qui apportent avec eux l'existence, sont, vous le comprenez, les bienvenus, et surtout par les hôteliers. SI la faim fait sortir les loups hors du bois, la faim peut bien faire sortir les aubergistes de leurs maisons.
Or, les aubergistes de Tolède, je signale ce fait, ont cette spécialité qu'ils sortent de leurs maisons pour aller au marché et pour venir au-devant des voyageurs.
Il en résulte que c'est dans la ville d'Espagne où il y a le plus d'affamés que l'on mange le mieux.
An reste, madame, il faut se hâter de le dire, Tolède ne mérite pas cet abandon.
Tolède est une merveille de situation, d'aspect et de lumière. Tolède a vingt églises plus richement découpées dans la pierre qu'aucune de nos églises de France.
Tolède a des souvenirs à occuper un historien pendant dix ans, et un chroniqueur toute sa vie.
Et tout cela, sans compter cette majesté des grandes villes mortes ou mourantes, dans laquelle Tolède s'enveloppe avec la majesté d'une reine.
Tout le monde a fait des descriptions de Tolède, madame,
depuis notre bon et excellent monsieur Delaborde jusqu'à notre spirituel et pittoresque ami Achard, qui, en menu temps que je vous écris a vous, éi ril à Solar, et qui a réuni en lui tout ce qui a été écrit avant lui. Si donc vous voulez connaître Tolède comme si vous laviez vue. je vous répéterai, madame, ce qu'Alexandre écrivait de cette écriture illisible que vous savez, sur les murailles de la fonda de los Caballeros.
— Lisez l'Epoque.
Depuis six heures du matin jusqu'à quatre heures du soir, nous visitâmes Tolède, tournant autour des couvens, entrant dans les églises, montant sur les clochers, usant toutes les formes de l'admiration, et arrivant, à force d'admiration, à n'avoir plus la force d'admirer.
Si vous voyagez jamais en Espagne, madame, si vous visitez Madrid, frétez une voiture, créez une diligence, attendez une caravane s'il le faut, mais allez à Tolède, madame, allez à Tolède.
Seulement, précautionnez-vous de moyens de retour.
J'avais négligé cette précaution, et j'ai failli rester a Tolède avec don Riégo, pour y fonder une colonie.
En effet, vous vous rappelez, madame, que j'étais venu par la diligence. Or, toujours sous l'empire de cette erreur de calcul qui m'avait fait espérer accomplir le trajet en huit heures, j'avais espéré, en prenant la diligence d'Aranjuez, qui, au dire des Espagnols toujours, n'est éloignée de T%olède que de sept lieues, J'avais espéré faire ces sept lieues en trois heures. Pas du tout, il m'était démontré maintenant que si je faisait ces sept lieues en huit heures, je pouvais me regarder comme très favorisé du ciel.
Or, en partant de Tolède à six heures, j'arrivais a Araniuez à deux heures juste, c'est-à-dire une heure après le passage de la diligence péninsulaire dans laquelle je crois vous avoir dit que nos sept places étaient retenues
Il fallait donc trouver un autre mode de transport.
On lâcha Desbarolles à travers la ville, en mettant â > disposition tous les fonds de la société.
Desbarolles revint avec deux mules, qui devinrent à l'instant même l'objet de l'ambition générale.
On tira au sort ; les mules échurent, pour les deux premières lieues, à Giraud et à Achard.
Desbarolles et moi devions jouir de nos montures pen dant la troisième et la quatrième lieue ; enfin Maquet et Boulanger pendant les trois dernières. •
Boulanger s'était retiré des rangs en déclarant son incapacité dans l'équitation, et don Riégo en déclinant son caractère de prêtre.
A cinq heures, tout était prêt pour le dépari
Nous avions avec notre mayoral un contrat écrit lar lequel nous étions convenus de- lui donner dix douros par jour, c'est-à-dire trente douros pour les trois jours, soîl cent cinquante francs.
Moyennant i es cent cinquante francs, il s'était obligé, le son côté, à nous prendre sains et saufs casa Monnier. et à nous déposer, toujours sains et saufs, le surlendemain, au parador de la Collurera. à Aranjuez.
Nous devions, pour être sûrs d'arriver à temps à Aranjuez, partir de Tolède à cinq heures, arriver a Villa-Mejor. petite posada située à trois lieues de Tolède, vers les neuf heures: y coucher, et partir le lendemain à cinq heures du matin, et arriver pour déjeuner à Aranjuez
Tout cela était écrit et signé.
L'homme propose et Dieu dispose.
Je vous ai dit aujourd'hui ce que nous avions proposé, madame. Vous saurez demain ce que Dieu disposa.
En attendant, priez pour nous, car nous sommes, je vous l'avoue, madame, sous le poids d'un grand danger.
Ara njui Z
Vous nous avez laissés prêts à partir, madame vous vos amis échelonnés dans ui omme une
montagne russe Ils sont à la porte ,i la fonda
Caballeros; ils ont devant eux, de l'au de la rue.
le palais des anciens rois de Toi, le i a palais, devenu une
caserne, je crois, est du plus beau ton I Ile-morte <i
puisse prendre la pierre chauffée pend Ècli par un
soleil de quarante-cinq degrés. A droite, c'est-à-d
le haut de la montagne, l'extrémité droite de notre m rite ce nom, les murs de ce vieux palais se profilent sur un
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rurs mules, en fidèles séparer de leurs nouvelles la selle, vc ue a la lête de notre voiture.
fameuse voiture jaune -et verte nue madame.
osl deux heures encore, la nui.
d'un bleu d Indigo, était tout elle d'étoiles scintilla i ■
nous vimes ces étoiles ol i . une ligne sombre aux .
les.
cette ligne pas moin.ette ligne se composait d'une n range.
sans doute en le cherchant A travers les fenêtres de cette grange. fenêtre; sans
1 comme un rideau brodé d or.
I arn d'un bon au- «--11e nous . un abri, sinon confortable, du
. ni. mail a :. n'j avait i
. . i alail i oui ber en il avait a iiainili - en plein air, la chu
ni donc la mais l.a i ii petite pour huit voyageurs.
m ai qui annonçait as les
apparei
i.ertures de la porte qnel- •lu. - i n !.. lient d une
illumination ultérieure quelconque.
use nous disait tout bas que c'était de illuminai i
a m lignait
a la vue pour nous rassurer. Des sons joyeux parvenaient
sons, c'était le pétillement nerveu castagni ment métallique du tambour il.
que. et le froniron de la guitare nationale. Il y avai à Vllla-Mejor.
n : dit Alexandre, nous allons avoir non seulement et le souper, mais encore soirée dansante. Desbara.ui ami. sautez a terre, présentez mes homma la maîtresse de la maison, et dites-lui, dans le meilleur es- ■ i que vous pourrez, .pie je l'invite pour la première.
la voiture suivit leur nous approchâmes...
La maison, vui encore, perdait son aspect
ilier; les portes étaient fermées comme celles d'une ■ de tout être vivant au seuil et aux us donnait un plus étranges a cette mai
i i i bruyante au dedans, m dehors.
i.iyoïal reçut Tordre de frapper à la porte. i..' répom
ramassa une pierre et s'apprêta à continuer i ituelle e\i i I - h minuit.
Desbarolles. je connais les mœurs espais enfoncerez la porte peut-être, ma: md quand i; d insi quand il fume, ou quand il doit nous l'autorité di
■ ce. s'assit nous
vrai ru l Si ^'nettes se fut-il éteint, i
ne eut il cessé que la a rit.
nr un corridor A moitié de son étenpai deux portée paralli
li -n nait dans une quatre lami : Ile d . niiait
aii ment
de ambre
oui in sans autrement aie de
i.- tambour de in frémlssali plus
ichar-
luss i eut auqui encombraient la porta
DE PARIS A CADIX
\ e te apparition inattendue, en France tout le monde se sot iii retourné, et vous toute la première, madame. A Villa- Meior personne ne bougea.
Il y avait à peu pies quarante a cinquante personnes en- 6es, tant spectateurs que danseurs, dans i ne cuisine.
Deux ou 'rois hommes étaient remarquables au milieu de cette foule par une certaine élégance répandue sur leur costume et une certaine résolution empreinte sur leurs traits. Ceti m, cette fermeté de physionomie, c'est
la grande beauté des peuples du Midi.
l'n bu di au ' - s'appuyaient sur des escopettes, et, sans chercher le moins du monde la pose, étaient posés ■ in modèle ne posera.
L'Intérêt du spectacle nous absorba d'abord C'était quelque chose pour des gens a la recherche du pittoresque que de trouver la nuit, au milieu d'un désert, dans une venta et presque en ruine, cette joyeuse compagnie de urs et de danseuses, aux costumes nationaux. Madrid, la ville charmante mais la ville civilisée ;i commencé par proscrire le pittoresque, comme doit faire toute ville civilisée qui sait son "tat de capitale. Nous 1 y avions cherché vainement, et nous ne l'avions rencontré que sur les tréteaux officiels des places. Or, ce pittoresque-là, comme tous les pittoresques de commande, m'avait paru pécher par bien des points, tandis que celui qui surgissait ainsi tout à coup à nos yeux nous apparaissait dans un grand complet.
Lorsque quelqu'un des spectateu'rs avait besoin dans l'autre chambre à laquelle nous tournions le dos, il commençait par écarter ses compagnons, puis nous, et passait sans paraître faire plus d'attention à eux qu'à nous.
Il n'en était pas ainsi de nous. Nous remarquions au lire que tous ces sortans allaient se grouper autour de mayoral, dans le coin le plus sombre de la salle aux rafraîchissemens, et là paraissaient agiter une question de la plus haute importance. Je ne sais si ce fut la faim qui aiguillonna notre estomac, ou si ce fut notre amourpropre blessé de cette indifférence qui parla le premier, mais tout a coup Arhard dit .
— Messieurs, si nous nous occupions du souper et du coucher: je crois que la chose ne serait pas inopportune
La proposition recueillit à l'instant même tous les suffrages.
F.n ce moment, comme pour répondre a notre désir, le mayoral quitta le groupe dont il formait le centre et s'approcha de nous.
— Allons, senores, dit-il, en route ; les mules ont froid.
— Comment, en route?
— Oui.
— Ne sommes-nous point à Villa -Mejor ?
— Si fait.
— Eh bien ! c'est ici que nous soupons et que nous couchons.
— C'est-à-dire que vous deviez souper et coucher; mais...
— Mais quoi?
— Mais il n'y a ni lit ni souper dans la maison.
— Comment ! il n'y a ni lit ni souper dans la maison ! Est-ce sérieux ce que vous dites là ?
— Très sérieux.
— Desbarolles. mon ami, m'écrlai-je, glissez-vous dans cette foule, pénétrez jusque auprès de la maîtresse de la maison, asseyez-vous à ses côtés, soyez éloquent comme tou-
aimable et séduisant comme à la posada de l'Escurial ; rappelez-vous madame Calisto Burguillos. et dussiezvous conduire celle-ci à la cave et au grenier comme vous avez fait de l'autre, rapportez-nous en des œufs et des lits.
Desbarolles se glissa à travers la foule, une paillette dans l'oeil et le soutire sur les 1
Un instant après il était posé devant la maîtresse de la maison, et se dessinait debout, le coude appuyé sur le mur, et une jambe croisée sur l'autre.
I.a conversation commencée sur le ton de la simple politesse paraissait s'animer peu à peu.
Nous ne pouvions voir la physionomie de Desbarolles qui non- tournait le dos: niais nous voyions le visage de hôtesse, et ce visage ne nous promettait rien de bon l
Desbarolles se retourna, et Qi as ave. effroi
que son visage confirmait entièrement qu'avait semblé
promettre celui de la padrona. La paillette était éteinte et le sourire était disparu.
Il revint a nous l'oreille basse.
— Eh bien! qu'arrive-t-il? demandai-je.
— 11 arrive qu'il faut continuer la i
— Comment celât
— On ne veut pas de nous.
— 11 n'y a donc ni lit ni souper?
— Il y a tout cela; mais nous avons le malheur de tomber au milieu d'un bal que donne la niait cesse de la maison, et elle ne veut pas se déranger pour n
— Voilà bien la mai cesse d'auberge espagnole, dit Gii.nM, o Catalogne hospitalii i, je te reconnais:
ici il n'y a pas moyen di re lir sur cette résolution? demandai-je.
— Ou voit bien que vous 61 b.ui1 ou dix jours en Espagne, répondit-il: si, comme non- vous j étiez depuis quatre mois, vous ne me ferl [uestlon.
— Allons, allons, messieurs, di qui avait, pour ainsi dire, suivi nos paroles île l'œil, allons, en voi ture.
Mus. que diable! en voiture, eu , . >tre traité
porte que nous souperons et que nous cou ,, Villa-
Mejor.
— Oui. mon cher ami : mais c'est n i le cas di
pot ii i.ic.iii.i av.ee la résignation de l'habitude i
avons compté sans notre hôte, ou sans notre hôtesse.
— Si tu lui proposais de faire son portrait 1 Giraud secoua la tète.
— Quand les Espagnols dansent, dit-il. il n'y a pas de proposition a leur faire.
— Ainsi ?
Je regardai Giraud et Desbarolles.
— Ainsi, il faut partir.
• —Et à quelle distance sommes-nous encore dAranjuez? demandai-je au mayoral.
— Oh! senor. très proche : à deux lieues. Je le regardai d'un œil de doute.
— Combien de temps demandes-tu pour faire ces deux lieues ?
Il parut hésiter un instant.
— Trois heures, dit-il.
— Eh bien ! je t'en donne quatre ; mais si dans quatre heures nous ne sommes pas à Aranjuez. je lui posai la main sur l'épaule, et je la laissai peser avec une certaine force, tu auras affaire à moi, continuai-je.
— C'est bien, senor, murmura le mayoral. Je me retournai vers Desbarolles et Giraud.
— Messieurs, une dernière fois, leur dis-je. voyons, vous êtes bien certains qu'il n'y a pas moyen de demeurer ici?
— Mon cher, me répondit Desbarolles, connaissez-vous cette sentence de Sylla ; c'est la devise des aubergistes espagnols :
Je puis parfois changer mes desseins; mesrfirrêts Sont comme ceux du sort, ils ne changent jamais.
— Pardon, fit Alexandre, c'est ils ne Hment jamais qu'il faudrait dire.
Alexandre est esclave de la rime, tout au contraire de monsieur de Voltaire, pour lequel, je dois le dire, madame, il n'a pas toute la vénération que je voudrais lui voir.
— En route! senores. en route! insista le mayoral.
— Eh!- que diable! qu'on nous donne au moins un verre de vin; ils ne diront pas qu ils n'ont pas de vin ; nous en avons ru trois ou quatre outres pleines.
— Oh ! un verre de vin, c'est autre chose, dit le mayoral d'un ton d'un homme qui pense que c'est la dernière demande indiscrète qu'on se permettra.
Et rentrant dans la venta, d'où nous étions déjà sortis, il reparut au bout d'un instant, tenant une outre d'une main et un verre de l'autre.
— A l'hospitalité espagnole ! dis-je en levant mon verre et en buvant le premier.
Ce toast fut répété successivement, par mes sept compagnons. Je remarquai même que don Riégo y mettait plus d'amertume que les autres. Depuis qu'il était de notre corail s'était fait dans les habitudes du digne i une amélioration qui l'avait quelque peu francisé.
— Allons, senores, reprit le mayoral, en route, en route ! Boulanger jeta un dernier regard vers la maison dans la
quelle, a grand regret, il abandonnait tant de monta dans la voiture on l'avait déjà pris Don Riégo aimait fort ses aises et II o n il naturel-
lement qu'en prenant la première pla placé. Giraud suivit Boulanger, Desba rit Giraud
et Maquet Desbarolles.
Maquet représentait chez non- i -me.
J'enfourchai ma mule. Alexandi au milieu de nous dm aaqu<
mouture, s'apprêta à s'insl aire à as l'art dramatique -n - outant le plan de notre i arrange
mens intérieurs relatifs à ; carabine de Desbarolles fi ront la vol
Nous parti) i ■ urs.
je voi : i pegi idai te les détails ont empoi
le fond, el i déjà si '■ ig lue ,j
forcé d'en remettre la suite a demain. A demain donc
iioses terribles.
■ au milieu de lïmpé-
lil en forme de lueur sur
rce de grandi les monticules chargés de g , , milieu di voyait, de place
en pi
rit. et l'œil ne pouv deurs de l'horizon.
mille pas de nous, une ligne d'arbres qui paysage en ombre pi ndiquait le
lu Tage.
De i place, une portion du
et. pareil a un miroir, renvoyait à la lune les ■vait
iineuse et jaune,
comme un ruban de
ornaient de leur cheni: -■•■'" he un
béante de-
'emps en '• ' n""''
cents
ire, réunie et n roltur
la mule d Alexandre fit un înua-
, barrette gerçure et
me.
plan
■ tourné, m
ruelque