US
- I .'!■ lement
.le. et
pas.
itimalne perdue n lest
ri se SI entendre, mais plus distinct ai . autres.
Idément moi qu'on appelle, messieurs, ilis-je : en avant du côté de la voix.
mdre et mm piquâmes nos mules, afin de leur imprimer la plus grande vitesse possible.
..vit, les fouettant avec une badine A peine eûmes-nous fait dix pas que le même appel nous fois avec un accent de détresse auquel il n > à se tromper
- Allons allons dis-je en essayant de mettre ma mule au décidément il est arrivé quelque chose, répondons: dons i
mimes no? mains en entonnoir, et nous poussâmes tour trois
i- le vent en lace; le vent prit le son et l'einr nous.
Le même cri se fit encore entendre, saccadé, haletant, et
i me voix épuisée.
In frisson nous saisit le cœur.
- une seconde lois de répondre, mais nous us luttions contre le vent, u-urs. la même voix continuait d appeler avec le : de plainte et de fatigue; seulement, cette lit dune manière sensible. Il était évident ■ lue la personne Qui criait venait en même temps au-devant de nous de toute la rapidité de sa course. 11 y avait quelque chose d'effrayant dans ce cri qui se liait de dix secondes en dix secondes avec la même Intonation.
Noos pressâmes nos mules.
— C'est la voix de Giraud. dit Achard. La voix se rapprochait sensiblement.
Qiraud peu facile a émouvoir; et forcés de Il bien effectivement lui qui nous envoyait cet appel de détresse, nous en conçûmes une inquiétude plus grande nu. n été tout autre.
pûmes dix minutes encore a peu près; et.
transparente de cette belle nuit, nous commençâmes a distinguer, sur le ton clair de la route, une ombre qui venait à nous.
ombre, comme le divin Mercure, semblaii avoir des ailes s
nnûmes bientôt la silhouette de Giraud comme - : \<>ix.
— Qu'y a-t-ll? criâmes-nous tous les trois en même temps. A Giraud avec effort; ah ! c'est
enfin '
arriva jn- haletant, épuisé, prêt à tomber
de fai ur si soutenir, une de s.'s mains sur
l'autre sur le cou de ma mule.
ry a n!- - nous.
imi avait fait pour nous rejoindre de qu'il ne pouvait plus parler.
lllt :
11 > a, dit-Il, que la voiture a \<
Où celai Dans un i
i ère!
Non, par ml i n mouvement me passa par le eceur : Je jetai
ir voir si Alexandre était bien la.
ir une autre pensée se présprit.
ondll Giraud, J'ai peur que ce ne
rqu |'a iru après vous.
mol, je vais aller à pied, dit
- je me refroidirais.
je.
i • otre course, retournant sur nos
bonara et Capttana étalent
- de faire parler Glque i-, il se i on tentait de ré-
Ti.
■ ■ itall polnl rassurant, il était évident que
loml-lieure . nous ne il tant de chemin.
D \ Imi - en an haut du pel 11 moi
■ irlê, une lumli i li n ■
. ml re que la lumière
- mules, et nous
Par ma fol : nous helle :
DE PARIS A CADIX
Je jetai un coup d œil rapide autour de moi.
— Et Desbarolles, m'écriai-je, et Boulanger, où sont-ils? Tous deux sortirent la têts pur la portière de la voiture.
— Nous voilà! nous v c i i 1 i ! dirent-ils.
Ils s'occupaient du sauvetage des effets.
Maquet recevait ces effets de leurs mains et les déposait à terre.
Le zagal et le mayoral dételaient les mules retenues encore par les traits.
Don Riégo était assis sur le bord du fossé, et se plaignait d'avoir un nombre indéfini de cotes enfoncées.
— Maintenant, dit Giraud, contemple le paysage. Et il me conduisit au bord du précipice.
Je ris un pas en arrière, une sueur froide me passa sur le front.
— OU: oui: il y a miracle! répondis-je.
Ils avaient versé dans cette crevasse que la mule d'Alexandre nous avait indiquée par un écart.
Va rocher qui sortait de la terre, comme une seule et unique dent demeurée à une mâchoire gigantesque, les avait retenus.
L'impériale de la voiture, complètement retournée, lésait sur le rocher.
Sans lui ils étaient tous précipités dans un abîme de cent pieds de prol leur
Achard et Alexandre s étaient, de leur côté, approchés du précipice, et la même vertige s'était emparé d'eux comme de moi.
— Mais enfln, demandai-je en me retournant vers Maquet, comment tout cela est-il arrivé
— Demandez à Giraud : moi, je ne puis pas dire quatre paroles de suite, j'étouffe.
— Et quand je pense que c'est moi qui l'ai arrangé comme cela : dit Giraud.
— Comment, toi ?
— J'avais la tète sur sa poitrine.
— Sans compter que don Riégo avait le pied sur mon cou, dit Maquet.
— Mais enfln, pour en arriver lai
— Oh ! la chose a été vite faite. Nous devisions de faits de guerre et d'amour, comme dit monsieur Annibal de Coconas. Desbarolles sommeillait, don Riégo ronflait, .le m'avançais tout doucement pour appuyer le pouce sur le nez de Desbarolles, lorsque la voiture inclina.
— Tiens : je crois que nous allons verser, dit Boulanger. . — Je crois que nous versons, ajoute Maquet.
— Je crois que nous avons versé : dis-je.
En effet, la voiture s'était couchée doucement sur le Banc.
Tout à coup, comme si elle se trouvait mal dans cette position, elle se retourne ; c était la terre qui cédait sous nous.
Ici l'affaire changea de face ; nous étions la tête en bas et les pieds en l'air, nous dél i tan! au milieu des couteaux de' chasse et des fusils, Maquet dessous, moi sur Maquet, don Riégo sur moi.
Le tout était entrelardé de Boulanger et de Desbarolles.
— Messieurs, du calme, dit Boulanger ; 'je crois que nous sommes dans un précipice, que j'étais en train de regarder quand la voiture a commencé son évolution ; moins nous ferons de mouvemens, plus nous avons chance de nous tirer d'affaire.
Le conseil était bon, nous le suivimes. Seulement, Maquet dit avec le sang-froid que tu lui connais :
— Faites pour le mieux . rappelez-vous seulement que j'étouffe, et que si cela dure cinq minutes seulement, je suis mort. Tu comprends 1 effet de la recommandation. Desbarolles, tout à fait réveillé et le seul qui fût sur ses jambes, — en vérité, il y a un Dieu pour les gens qui dorment, — Desbarolles frappa au carreau en criant au mayoral d'ouvrir.,
Le mayoral était occupé a dételer ses mules. Il ne fit pas plus attention a nous que .si nous n'existions pas.
— Ouvrez, cria Desbarolles, ou je brise votre portière! Oh! pour le coup, il entendit et vint ouvrir. Desbarolles sortit le premier, sa carabine à la main. Cela nous donna un peu d'espace, et don Riégo put soulever son pied du COU de Maquet.
Maquet profita de la chose pour renouveler l'air de ses poumon-.
Une fois dehors, Desbarolles tira don Riégo à lui. Après des efforts inouïs, don Riégo se trouva près de Desbarolles
Alors nous fûmes tout a [ait a l'aise, el Boulanger commença i ■ son tour -on ascension
Main -lit de me retourner et de retourner
Maquet qui était pri connal ince.
Avec laid..' .le Boulanger et de Desbarolles, j'y parvins: quant à don Riégo, il était allé s'asseoir où tu le vois.
Maqui I .lait le plus maltraité de nous ' - Il - □ ii furieux. Il en résulta que la pre-
mière chose que fit. Maquet quand il se retrouva debout, ce fut de tomber sur le m de I assommer de coups de
poing.
— Bravo. Maquet! m'écriai-je, vous êtes de mon école. J'espère que vous vous êtes inquiété ensuite s'il y avait de sa faute?
— Etudiez les localités, dit Maquet, et vous en jugerez vous-même.
En effet, en jetant un regard sur le chemin, l'accident, en le supposant le résultat du hasard, 1 a. , ni m devenait incompréhensible.
La gerçure barrait le chemin ; il était impossible que le zagal, qui conduisait les mules par la bride, n'eût point aperçu le précipice, puisqu'il lavait côtoyé, puisqu'il avait 'lu h ssairement en détourner les mules pour que les mules n'y tombassent point.
Puis un fait compliquait l'événement. A peine à bas de son siège, le mayoral avait arraché la lanterne et l'avait éteinte.
Ceci éclaira Maquet ; il cessa de gourmer le mayoral, !e prit au collet et l'entraîna vers l'abîme.
Le mayoral crut son dernier jour arrivé ; il se raidit de toutes ses forces. Mais Maquet a le poignet solide, et malgré sa résistance, le mayoral, poussé d'ailleurs à coups de crosse dans le derrière, se 'rouva bientôt au bord de l'abîme.
Il devint livide.
— Si vous voulez me tuer, tuez-moi tout de suite, dit-il en fermant les yeux.
S'il eût résisté, il était probablement perdu. Cette humilité toucha Maquet qui le lâcha.
— Maintenant, dit-il en le lâchant, il faut prévenir Dumas. Nous ne sommes encore qu'au commencement de la pièce. Un homme de bonne volonté qui ait conservé la jouissance de ses jambes et de ses poumons pour courir après Dumas !
— Je m'offre, dit Giraud.
Et il partit.
— Vous savez le reste, ou plutôt vous ne savez rien encore, madame, car le reste descendait en ce moment-là d'une petite montagne qui se découpait en vigueur à l'horizon, et que la lune peignait de lueurs d'argent.
Cet horizon était fort rapproché, de nous.
— Oh! oh! fls-je, une troupe d'hommee. — Voyez. — Et j'étendis la main vers les arrivans.
— Trois, quatre, cinq, six, sept, compta Giraud
En ce moment, le canon d'une carabine refléta un rayon de la lune, qui, après avoir brillé, disparut comme un éclair.
— Bon, ils sont armés, cela va être drôle.
— Aux fusils ! messieurs, aux fusils ! dis-je à voix basse, mais cependant si intelligible, qu'en un moment chacun fut armé.
Achard, qui n'avait pas de fusil, sauta sur un couteau de chasse.
Alors on se souvint que les fusils n'étaient point chargés.
Les hommes étaient encore à cent pas de nous, on pouvait les compter, ils étaient sept.
Messieurs, dis-je, nous avons trois minutes, c'est-à-dire le temps qu'il nous faut pour charger trois fois; du calme, et chargeons.
Tout le monde s'était réuni autour de moi. Desbarolles. le seul dont la carabine fût prête à faire feu, se tenait à quatre pas en avant de nous.
Alexandre était à mes pieds, cherchant des cartouches dans son nécessaire de toilette ; lui seul avait un fusil à système.
Tous les autres chargeaient à la baguette.
Les hommes étaient à vingt pas de nous quand j'eus fini de charger.
Je fis aussitôt claquer le ressort des deux chiens.
A ce bruit, qui s entend si bien en pareille circonstance, et dont la signification n'est jamais douteuse, ils s'arrêtèrent.
Alexandre en avait déjà fait autant; Maquet, prêt le
i"i i "me. suivit notre exemple.
Nous nous trouvions avoir dix coups à tirer. Trois de nous étaient chasseurs, et n'auraient certes pas manqué leur homme à la distance où nous nous trouvions.
— Maintenant, dis-je à u.'-i.n leur rinterprète- Jtiré, faites-moi le plaisir de dei ci braves gens ce qu'Us désirent, et insinuez-leur que le premier d'entre eux qui fait un pas de plus un homme mort.
En ce moment, soit h ' à dessein, le mayo-
ral, que nous avions forcé . lanterne, la laissa
tomber à ses pieds.
l'.'ii.iant ce temps, De ba ■ luisait en espagnol le
compliment que je l'avais ii.n". d idresser à ces messieurs.
i;ien, dis-je lorsqu'il eut fini, et que nous eûmes vu
XDDE DUMAS ILU
.le lui rien
veuillez cl -oin de sa
Olles.
lllan.
reurs
vient uni
i Imagination, •
lanl que m
il esl qui tinua
nus inde
I il fallait se rendri - aisons qu'il
(loin .
• lui abandonnâmes ses quatre mules Nous chargeàdi - mules de selli de la soci.
nés l'autre à la dispositioi
mi combat de gi nul eût certaine-
ni les spectateu
emeni ivions pas, et cette
i inti pi stera à tout jamais au rang ile< i ■ ■•es.
tel malheur, dis je, que don Itiégo soit perdu < il eût
Me \ ■ > 1 1 l : ilil une voix.
retrouvé, aggravé pendant sa disparition ; n la main -m son co I ljas. et se plai-
gnait On • ivre homme n'avait pas vingt-quatre
mule lui appartenait donc de droit. On le bissa en
i les équipages étant échus à
Sur les équipa elon l'habitude dirai presque
allé le loueur de mules, autrement dJ
Rli go firent • lonne; ( pitana,
ira; enfin, nous
suivi] I équipages el 1 arriére.
I et li Nous Inquiétés de la distance » qui
ivail répondu qu'il nous restait à Taire deux ni plus.
à nos montres ai i satistai le nous les encore, et en
faisan! la i
dans 1 emhlables,
ii qu'il devait • lires â dix
ut l'heure pour la lieu re i une heure a Aranjuez.
i n. chose nous qu'ei i venant de SévlUe
ut fait la même route Ions faire, et par i vu-, ai suivions un grand chemin,
nés.
nent i I les .'nient, riant des périls vons i nde de le faire, nais Su-
ivent même rll.
Don Rlégo lui n i i i il m il avait une mule.
faire la ri pied, don Rlégo ip mieux
heures - ris trop nous aper
en route.
n U r : ; : montre. Maqilel. le plus gé lie nous tOUS était
r avoir, par analogie, la monmleux n
i n 'litre.
M i ; n i du il ; nous de\.'n- appi
i s, je le crois bien que ■ •■ trois lien.
icrion, • i nous nous remîmes en route i ils
i llle l'interpellatlo
pour i i
il \i.li
de faveur ime la pret quelque chose d'Incertain i
ill qu'une
lier.
.,ii.
I n faire un i
iv, et
nent ndemal» de la mon
:!'. '. Il M lietl
\.ui^ ne ' ei unas
DE PARIS A CADIX
Parfaitement. Mais pas ae blague, répondit Glraud : ,,. une demi-heure avant d'atteindre
Mais le* arbres atteints'; demanJai-je. I xu ' m Glraud, les arbres atteints, le fait est que nous
....i„t tout, lait ce que nous levions désirée mais enfin elle nous rendit quelque courage et net' nous remîmes en route, mais cette tois a.ee le calme Sn..va"eu4 qui se préparent à une luu, sérieuse avec ce «and athlète que l'on nomme la fatigue. Ti ut dune demi-heure, effectivement, nous vîmes des arbres se de-mer à l'Horizon, et une majestueuse aile, "S. nés >e prolongea a notre droite et a notre
^Cette vue nous rendit, sinon de la bonne humeur, du moins du courage.
Nous marchâmes quarante minutes à lieu "près.
-Elle est diablement longue votre allée d arbres, dit
Da i i l 'i t i o Ar
— Oui répondit Desbarolles, c'est une très belle allée.
— Ce n'est pas cela que veut dire Boulanger, repris-je.
— Et que veut-il dire?
— Parbleu ! il veut vous dire que votre allée n a pas de
1 voyons, Desbarolles, dit Acliard : la vérité sur l'Espagne ; une tois. une seule fois, mon ami, sommes-nous encore bien loin d'Aranjuez?
Quand vous entendrez le bruit d'une chule d eau, vous serez arrivés.
Nous marchâmes encore un quart d'heure.
— Silence ! dit Alexandre.
— Quoi !
— J'entends la cascade promise.
Nous écoutâmes.
En effet; un charmant bruissement d'eaux brisées traversait le silence de la nuit et venait jusqu'à nous.
AJ ins, messieurs, dit Boulanger, il n'y a plus
que patience a avoir.
- marchâmes dix minutes, et nous nous trouvâmes sur les rives d un ruisseau qui brillait aux rayons de la lune comme un ruban de gaze argentée.
Tout autour du ruisseau paissait un troupeau de vaches ; chaque bête avait une sonnette au col et faisait sonner sa sonnette. Parmi tous ces bruits mystérieux qui composent le langage de la nuit, le tintement des sonnettes est un des plus charmans.
Le tableau était des plus champêtres, mai- ne tenait pas ce qui nous avait été promis. Nous demandions une ville, et l'on nous donnait une cascade et un troupeau. Nous réclamâmes la ville.
— La première porte que vous rencontrerez, nous dit
ra celle d'Aranjuez.
— Oui, mais combien y a-t-il de la porte a la ville?
— 1 n petit quart de lieue.
Un moment il tut sérieusement question, entre Maquet, I et Alexandre, d'étrangler Desbarolles; mais Desbarolles, comprenant le danger, jura que cette fois c'était la i raie.
bout d'un quart d'heure nous atteignions la porte; au minutes la ville. Cinq heures sonnaient comme Bo« une suite d arcades qui en décorent l'en-
II était temps : le désespoir commençait à s'emparer de nous il y avait sept heures que nous marchions, et nous rit n pris depuis la veille à deux heures, si ce n'est gaelqn d'eau à la cascade de Desbarolles.
li i l'auberge Parador de la Costurera n'était
i lit seulement de mettre de la clrcons-
i dans la manière de nous présenter, afin de ne pas effrayer l'hôte.
Puis une fois entrés, Il s'agissait d'être bien aimables pour obi "!i a souper. Rien ne forme aux bonnes ma comme on voyage en Espagne.
NOUS frappâmes doucement; puis plus tort, puis un peu
ort encore.
Enfin on entendit quelque bruit.
i- • vous, Manuel? demanda Desbarolles. .milles avait logé à la Parador de la Costurera, et avait porté en note sur son carnet que tous les garçons i i Manuel.
Il ne craignait donc pas de se tromper en faisant cette question.
— Si, senor, répondit une voix.
Et la porte s'ouvrit pleine nce.
Il y eut un instant de terreur chez ce premier Manuel quand il vit apparaître, à travers l'encadrement de l'huis, à pied, armés jusqu'aux dents, et deux hommes à n:
Ne craignez rien, mon cher ami, lui dit Desbarolles.
„, des gens de paix, ,,icc .eulemen
très raim et non \ = 1
U, complaisance d'éveillei li autres Manuels. Garçon "<>us laissa le soin d'entrer, de laire entrei .-,., de releriner la porte; puis 11 alla frapper ,;,, "««i à une porte, en appel ,
!::,™ites. le second éveillé et
s'occupa incontinent d'en éveiller un troisième.
ïendan ce temps, nous avions descendu , I i Le sa
mute, et laissant les bagages aux soins de lar^ro nous nous étions dispersés à la découverte de la salle à man
geNous la trouvâmes assez facilement. C'était une énorme pièce avec un poêle dans lequel s'en allait mourant un resU, de chaleur. Aux derniers charbons de ^ ^elenous allumâmes deux lampes, que nous mimes sur une table, et qui nou, servirent a étudier la vaste solitude dans laquelle nous nous trouvions.
Ce côté effrayant des salles à manger espagnoles, c est que rien au monde, a la vue ni à l'odorat, .ne rappelle leur desi ination.
Nous appelâmes tous les Manoeli.
Le premier était le mosso, le second le sommelier, le troisième le camerier. *.„„«
Après un interrogatoire affectueux, quoique mêlé d une certaine fermeté, il devint probable que nous aurions a sou-
^oïL^romtmes des pourboires fabuleux si les engagemens oris se réalisaient.
Au bout d'un quart d'heure, et comme l'Aurore entrouvrait les portes de l'Orient, la table se -«>uva chargée Oe deux poulets froids, d'un reste de ragoût, et d'un énorme ^magt Quatre bouteilles de vin se dressaient aux angles de ce couvert, comme les quatre pieds du gril de 1 EsctmaL Ce n était pas le superflu, mais a la rigueur c était le
m, réveilla Alexandre qui dormait sur La table, et Ion se mit a manger. Tout le monde tombait de fatigue, nous avions l'air de huit somnambules faisant un repas de corps
Ce repas terminé, on nous mit un bougeoir à la main et l'on nous conduisit à nos chambres.
Voyant Desbarolles prendre sa carabine, je pris instinctivement la mienne. .
Alexandre et moi couchions dans une grande chambre a alcôve. L'alcôve elle-même était grande comme une chambre
UrLeUManoel chargé de nous conduire ferma les volets, prit congé de nous et sortit. „ *-»,,,
Par quel mécanisme indépendant de la pensée nous déshabillâmes-nous et nous couchâmes-nous, c'est ce qu il me serait impossible de dire ; ce que je sais, c'est qu« » j étais dans mon lit quand je fus éveillé par un bruit violent et par une secousse intempestive.
Ce bruit et cette secousse étaient causés par deux hommes • l'un ouvrait mes volets, l'autre me tirait par les bras.
Le tout était accompagné d'appellations énergiques.
J'avais encore dans la tête toute la scène de Mlla-Mejor. Je crus que nos officieux visiteurs revenaient à la charge. Je sautai sur ma carabine déposée au chevet de mon Ut et dune voix mise du premier coup au diapason de celles qui m éveillaient : ....
qu luière usu-d. s. n. de D.? m'écriai-je.
La question l'accenl avec lequel elle avait été faite, et le geste qui l'accompagnait, produisirent un effet merveilleux. L'homme qui ouvrait la fenêtre s'élança vers 1 alcôve.
orne qui me secouait le bras s'élança vers la leni Tous deux se rencontrèrent, se heurtèrent, tombèrent renverse, se relevèrent et s'enfuirent comme si le diable
"le bruit de leurs pas décroître dans le corridor, puis s'éteindre tout a fait.
Je me levai alors avec pi et je sortis de mon
alcôve, la carabine toujours en an ,h-m„
Un chapeau et un sac à ta ' le ' "am|1
de bataille.
Je les ramassai, comme pièces de conviction.
Pendant ce sabbat Infernal, u bro"-
ri„. • lo rermai la porte au vi "'
Cinq minutes après, on p ",1U-S l:l
e de frapper de Manoel n' i
„,a chambi
ni',,
VNDBE DUMAS ILLUSTRÉ
tue je
i.iquet
léjeuna,
■ de arriva.
I L'mps pour
qui l
■ :ed-
inpagnons.
Uexandre q< &UTrlr
Elle
velUs de la fameuse
par ,e timon de la Tottore
liiatre mules de notre mayoral
ur la tirer du précipice où
réussi iiu a eu (aire quel-
I in. grâce aux huit mules de la
.-.oral eu étaient venus a leur
Ll , . mi d un pas de malade, et
ver dans la Joui
rult de notre accident se- lu par
ité dans Uni 11*, et
! .i l'endroit des dan-
-ulta que II
madame, que la révolution avait
-'Idor comme elle avait emporté les moines.
ilia que le corrégldoi une visite.
lue noue . uieur de causer
.lame Justice, île la rérfté ;
..pmion de don
donc
ur nous d'avoir dans cette
un lusil
i la tête en .-i?ne «le doute, et nous
i la ronde.
raient
.irrite une
I \l.imine
• [ait peur. ; ea gardes de Sa Ma -
' |*ur.
mais q
Ire en castillan d
le ru-
la voiture Toute la
a mall-enser
lie ainsi
■fl
le senor
ujne, • cr lenlons lui faire une commande de
.nie. et tu ni surpris
U sut que c était a l'alcade que m lis avions affaire,
mini
liunneur soit rendu à la Justice espagnole, le digne
n'en écouta pas moins nos deux discours; et, comme
eût lait feu Salomon, s'il se fut trouvé a sa place, il décida
que nous ne devions payer voiture et mayoral que jusqu'au
moment >>ù non- rersé; attendu que nous avions
voiture pour aller en voiture et non pour marcher
a pied.
faisait une différence d'une soixantaine de francs. qui furent reçus a merveille par le caissier Giraud et par l'économiste Maquet.
\,.us saluâmes l'alcade du nom de juste, et nous allâmes rejoindre nos compagnons sur la place Ils avalent .uidre, mais ils n'y avaient rien
u emparé dune guérite vide et il achevait sa nuit
Aranjuez a la prétention d'être le Versailles de Madrid. Il y a un point sur lequel Aranjuez remporte encore sur Versailles, de la solitude.
Rieu ne vint donc nous déranger dans la contemplation
des beautés d'Aranjuez. et nous pûmes admirer, les uns
ies autres, les douze travaux d Hercule, taillés en
mai lut mit la place du château, sans qu'un seul passant
nous tirât l'oeil de son côté.
L'une des deux fontaines qui surgissent au. milieu de la place est ornée d'un soleil qui nous parut ressembler énormément a la lune.
laissâmes Alexandre dans sa guérite et nous nous unes vers .•, i
erse le Tage sur un pont de pierres disséminées aux rives du neuve. Une troupe de lavandières lit le linge a grands coups de battoir, et se mariait d'une façon pittoresque avec le paysage.
nous promenâmes une heure sous des arbres merveilleux Si 1 on nous avait dit, douze heures auparavant que no promènerions jamais avec quelque plaisir,
nous n'aurions certes pas voulu le croire. L'heure nous pressait, non pas pour nous, mais pour • lui retournaient a Madrid. Nous regagnâmes 1 hôtel en reprenant Alexandre dans sa guérite. Trois personnes qui avaient passé sur la place, en notre absence, formaient rassemblement autour de lui.
la voiture allait partir sans Acliard et sans
don Riégo . mbrassames tomme des gens qui ne
savent se reverront jamais, et nous les suivîmes
liligence eût disparu
"i m'a i • ■ iiot son arrivée i Paris, de vous
de nos nouvelle-, madame, et mol. en attendant, je
qui me restent poux vous en envoyer.
première voiture qui versera, ou <te<
•leurs qui nous arrêteront, pour vous dire où nous
sommes et i
JJai lire.
de la C'osluera l 0 précieuse réunion de Manoell, * ud a -i bien
.l et d'additionner après lui i
<nt les froides chambres nous
- maigres poulets nous i>arurenl
i u pr .mettrais une
.elle que don Quichotte valut a la
étais Michel Cervantes l Parador eut
gauche de la grande tour
rte et jaune décli r les roches
lans la mémoire de mes compa- . Ite dans la mienne I
soll la une de ces lnv.ua
lir un chant de quelque
rlté; c'est l'expression d un sen-
nie mon co ive le besoin
s momens
lieux qui non- souffrir, pourquoi
ut vus respirer après
stucra est un de ces endroits-la. ma- '' ient si affamés, si fati
limeuse scène nocturne avec les deux
DE PARIS A CADIX
muletiers pérégriuateurs, dans laquelle la carabine Devisme ma un si glorieux rôle, et qui donna i aissance, mu- notre anthropophagie, a des détails qui font, i cette heure, l'objet dis conversations de tout Aranjuez ; aussi, malgré ma querelle avec le majorai de la voiture verte et jaune, querelle dans laquelle le digne alcade nt éclater mon lion droit par un jugement digne du roi Salomon ; malgré le soleil d'or de la fontaine du palais, malgré les blanchisseuses du Tape et les statues rococo du pont, peut-être même, — que voulezmadame, l'homme est si étrange, — peut-être m
Lo nom me frappa.
Je me [appelais avoir vu dans mon enfance des images enluminées par un grossier pinceau, et représentant la lie d'Ocana, gagnée ou perdue, je ne me rappelle plus bien, par Sa Majesté l'empereur et roi. ou l'un de ses généraux, il y avait sur cette image une armée française, se présentant sur un rang, et peinte d'un seul trait de noir pour les bonnets à poil, de bleu pour les habits, et de blanc poux les culottes.
Quant aux Espagnols, ils étaient jaunes.
Le I rail <lc noin- accident s'élaii répandu par la ville.
cause de tout cela, j'avais presque aimé cette triste ville d'Aranjuez, où nous avions trouvé la Parador de la Costuera, c'est-à-dire du pain, du vin, des lits et la vengeance.
•Je vous ai dit comment nous avions quitté cette ville, madame, emportés par le galop de huit mules, et comment nous nous étions accommodés de notre mieux pour dormir, la nuit précédente ayant été loin de nous apporter le i gent de sommeil nécessaire au voyageur fatigué.
Eh bien! madame, plaignez-nous; malgré ces précautions si bien prises, il était décidé que nous ne dormirions pas.
En effet, nous ignorions une chose, madame c est qu'en Espagne les voitures ne s'aventurent point la nuit par les grands chemins, ou pour mieux dire, qu'elles ne s'y aventurent que de trois heures du matin à dix heures du soir.
Tant il y a, madame, que nous étions tous partis pour ce beau pays de mensonges qu'on appelle le sommeil, quand nous filmes réveillés en sursaut par l'annonce d'un coucher et d'un souper à Ocana.
L'empereur, ou un lieutenant, étendait au premier plan un grand bras armé d'un long sabre ou d'une longue épée, qui, appliquée sur le fond représentant un régiment bleu, semblait une broche garnie de martins-pèrlieurs non plumés.
Au fond, il y avait, au trait, la silhouette dune ville.
Cette ville, je me la rappelais parfaitement, ce qui me consolai! de ne la voir en réalité que de nuit.
Or, tous ces souvenirs qui me retraçaient mon enfance, ce doux nid des plus charmans souvenirs, m'empêchèrent de trop murmurer pour mon compte contre le mayoral qui me réveillait.
Avec nous descendirent du coupé trois voyageurs enfuncés Jusqu'aux yeux dans leurs manteaux et dans leurs chapeaux.
— Bon ! dit Alexandre, voici trois Almavlva nature. Giraud, saisis tes crayons l
— En voilà des gaillards qui vont être récréatifs à une table d'hôte l dit Boulanger. Enfin i
NDBE DUMAS ILLUSTRE
■:rlent en un
te les trois
.mhre
ndre cent voya-
rlen sur
des fourchettes et des
<-r la
au milieu de «eue gi-
1er cette grande ,gue table vide, .-^lle, au bruit qui en fut la
tabac d'Espagne et d'une ii- sa tête d< d'un blanc
;out me porte à une perruque de fantaisie
I ii me orange d un au. et tremblant .'•es comme lit sur- deux roseaux
ppllquer aucun à cette • lui était apparues.
Il do nous mettre
iilanger i;u'en leur qualité
(••le à mon . Ine E*rnpe.
m nous semblent erlous tenir il l liabit tabac mes.
ois leva la tête, et, aperce- Lat de rire.
dit il
runet, dit le second; tu as igné, grand
•ms voir en- • ii aura quitte son in- '•'».
ent ■
' ue Montmartre
r.ird. qui faisait
• Sur
ru comme s'ils inau ...an.
Lis e. j'ai sur l'impériale de la di-
r Allons, Giraud. il e.-t inutile que tu me
île pied sous la table je, un pa-
aud, le voila parti. 11 durera longtemps le panier.
. .tenant un jambon de Grenade, deux paniers de ils bouteilles d'huile et une bouteille •ns, olives et autres comestibles. Giraud, m'iii ami, toi qui es commissaire général
i poussa un soupir.
tu ne veux pas remplir tes fonctions, dls-Je, j'en-
liiraud. j'y vais. Peste! je connais Desbarolles : il est si distrait, qu il mangerait le Jambon en route.
. autre chose, et ne répondit point ion.
moi. ilit le voyageur de la rue Saint-Apolline, je • a canard.
Lrent, e; un instant après reparurent, ap- . , . • eau ird, l'autre son panier, îiuies-nous d'un seul cri en apercevant le canard,
— Rôti, répéta -Ml.
li faut roue due. madame, que la broche est un instrument parfaitement inconnu en Espagne. Un trouve bien onnaire le mot asailnr, qui sert à désigner cet Instrument, mais cela ne prouve rien autre chose que la le la langue espagnole.
A Madrid, j'avais été. mon dictionnaire a la main, chez mais nulle part Je a .nais pu trouver une asador. Trois ou quatre quincailliers plus lettrés que chose de nom On quincaillier ir, qui avait et. ir tu
une.
. avait donc une broche chez votre hôte de Madn • imandat-Je
il j avait une épée. une vraie dague de Tolède. .1 sa destination primitive; je ne crois pas qu'elle ait dérogé pour
• ctte épée, comme bien venu soit le canard
le malheureux canard fut dévoré.
de Giraud à produire ses provisions.
ilas, le beurre, l'huile et !e vinaiavalt risqué si généreusement sa vie le soir de la catastrophe de Vllla-Mejor, ai t
ir sur la table, aux yeux effarouchés du m ISSO à la tue
lie convenable, tout cela rentra (bu i|in lui-même rent.a sous la I - quoi loi planch rem
qui devaient nous servir di Maintenant, laissez-moi vous dire très sérieusement qu'il rriva, au moment où nous allions nous glisser dans arriva à ci pauvre monsieur Bouaventuxe
orui dit-il.
— P demandâmes nuis au cocher.
(.n'imita.
• savez qtt
ns d économisât eur utiel-
lle -i horloge . c'est lui. comme les mue/ m crier l'heure.
ns «le lui.
Lit-il. Je viens de monter ma montre; il lu'iui.- net
i • baroUes
i ndit l'horrible i ">(ol
norei >
dls-Je tristement. Au moins. rt« . - surs
imlïre, Je n'aurai pas pas eni i i iui i ^ donc?
i re, madame que Giraud a un taible c'est
i tout
te de la permissli i qu'il une heure le soir, distrait 1 ari.
Ut l'A RIS A CADIX
la masse pour acbetei de la pommade, et vole tous les peignes qu'il rencontre sur son chemin.
Dix minutes après, les plus tardifs étaient sur pied; j avais donné l'exemple. En voyage, l'exactitude est presque une vertu, et je puis due, à ma louange, que le terrible pronlo des Espagnols, et l'inexorable lissa des Arabes ne uinin jamais trouvé en retard.
Tout a ioup. nous vîmes remonter Maquet pâle de colère et d'indignation ; ses cheveux, ordinairement rejetés en arrière ue le fameux Gibus de Desbarolles, étaient.
ne dit la mère d'Hamlet a son fils, vivans et debout sur sa tête.
— Qu'y n-t-il? demandâmes-nous trois fois sans pouvoir obtenir une réponse.
— 11 y a, répondit-il enfin, que les mules nu sont point attelées, que la diligence, comme ieu Endymion, doit an milieu de la cour sous un rayon de lune, que ni mayoral ni zagal n'est levé, et que ce qui nous arrive est encore un tour de cet internai coquin de Jocrisse.
— Je vais lui couper les oreilles, dit majestueusement Desbarolles, ouvrant sa navaja.
— Coupe, dit Giraud, coupe.
Desbarolles avait compte que nous nous jetterions sur lut pour l'arrêter. Il se trompait. Mis en demeure par Giraud de réaliser sa menace, il lui fallut sortir.
Dix minutes après, il reparut, la navaja était rentrée dans -i poche, et ses mains étaient vierges de toute espèce d'oreilles.
il avait cherché vainement : le folâtre vieillard s'était courue dans quelque pandémonium invisible a l'œil dit voyageur, et il dormait probablement, â cette heure, de ce sommeil que les coquins sont parvenus a dérober a l'homme juste.
En arrivant ici. madame, je me suis fait expliquer la tactique des valets d'auberge espagnols, tactique qui, je dois le dire, n'était point particulière au mosso ;\ la culotte jaune- Cette tactique, la voici :
Les voyageurs se c :hent, après souper, a onze heures.
Ils doivent se remettre en route à trois heures.
Pour les réveiller â trois heures moins un quart, notez bien ceci, il faudrait que le mosso, soit en culotte jaune, soit en culotte d'une autre couleur, soit même en pantalon se levât â trois heures moins vingt-cinq minutes.
Vous admettez cela, n'est-ce pas?
Or, le valet doit, pour reprendre son service, se lever tout à fait â cinq heures.
Ii exécute sa petite besogne du lendemain de onze heures â minuit. A minuit. 11 réveille les voyageurs ; puis-, les voyageurs réveillés, il va se coucher dans sa mansarde inconnue, où le remords l'atteint peut-être, mais où le voyageur ne peut le poursuivie.
De cette façon, il lui reste cinq heures de repos, plus l'heure qu'il a gagnée en faisant le soir sa besogne du matin : total six heures.
C'est assez ingénieux, n'est-ce pas?
Mais, me direz-vous, les imprécations des voyageurs doivent le réveiller.
Non, madame, car il n'est pas encore endormi, et elles le bercent. D'ailleurs, comme l'explique très bien Desbarolles, les voyageurs en Espagne sont pour la plupart Allemands. Anglais ou Français : ils jurent dans leur langue maternelle, et le mosso ne les comprend pas.
Nous nous jetâmes tout habillés, les uns sur nos lits, les autres sur des chaises, les autres enfin sur des nattes ; ces derniers étaient les Sybarites de la troupe.
A deux heures trois quarts, tombant de sommeil. BOUS m i' Imes ru diligence, et nous quittâmes l'auberge d'Ocana.
Une fille nous servit !'■ chocolat avant notre départ Cette consolation d'un millimètre cube nous réchauffa mai in nous consola point
Puis nous partîmes, toujours au galon de huit mules.
Cetti rapidité de la 'ourse serait une compensation si elle n'était pas une affliction.
En effet, la vitesse, cette volupté du voyage, n'est une volupté que -ni- les routes bien entretenues. Or. madame, pour vous prouver que la voiture ne peut pas être une volupté en Espagne, te vous dois une description des ■ les
d Espagne d. - carrosses qui les sillonnent, et de la marche d'iceux comme disait le bon Jehan Froissard OU le nul et spirituel Brantôme
Dans un rayon c]p fllx â quinze lieues aux environs de
Madrid ns nous de leur rendre cette justice, les mutes
Sont can des: il faut cependant, en excepter les Jours
où la pluie a détrempé le sol. les jours "ù le soleil a crevassé la terre; enfin ceux on ;- - cantonniers ont travaillé â la re -mi' ion des chemins.
Ainsi eous l'avez bien vu, et c'est uiu- justice que vous me rendrez madame, en vous rendant rompu- de noire excursion i l'Ai tmeda :• ne vous ai pas dit un mot de la route. Donc elle était bonne, puisque je n'en parlais pas.
Vous .savez qu'on ne parle pa des bonDes choses. Le [ail esl que nous avons été a l'Alameda d'un train extra-postal, et que durant les deux lieues d'aller et les deux lieues ae retour, lias un seul cahot, pas uue seule oscillation même, n'a mis en péril nos précieuses exist> i
Mais, a partir d'Aranjuez (il y a juste dix lieues de France d Aranjuez â Madrid), mais, a partir d'Aranjuez. comme on sent bien que le roi ni la reine n'auront jamais 1 idée d'aller plus loin qu Aranjuez, le cantonnier se repose sur lin dulgence du voyer.
Ali ! madame, la seule retraite que je demande à Dieu pour nies vieux jours, c'est de me faire cantonnier en Espagne.
Le cantonnier en Espagne est un individu qui a pour mission, drapé dans un grand manteau amadou, de regarder passer les voyageurs- Or, rien n'est plus pittoresque que de regarder passer les voyageurs en Espagne, les uns dans les diligences, les autres â cheval, les autres à mule, les autres à pied, tous avec un costume et une allure différens.
Dans ses momens perdus, et quand 11 ne passe pas de voyageurs, le cantonnier porte des champs voisins, où il les collige, aux endroits défoncés, un nombre toujours limite de pierres d'une certaine grosseur dans un petit panier de jonc.
Je crois que, par les statuts établis entre les cantonniers, le nombre de ces pierres ne peut jamais dépasser la dou zaine, et la grosseur celle d'un œuf.
Il en résulte que si le trou à boucher jauge cent paniers contenant chacun douze pierres, grosses chacune comme un œuf, â dix paniers de pierres par jour, c'est juste dix jour que le trou mettra à se combler.
A quatre voitures par jour, deux allant, deux revenant, c'est quarante chances d'accident en dix jours.
Eh bien ! madame, gràre a la rapidité de la marche, qui ne donne pas de temps à la voiture de céder â son inclinaison, il est très rare qu'un accident arrive. Seulement le diable n'y perd rien, la secousse qu'on éprouverait en versant, on l'éprouve en se redressant ; la roue se heurte a l'autre côté du trou, et la voiture bondit, retombe, rebondit, jusqu'à ce qu'elle se soit retrouvée en terre ferme et sur ses quatre roues- Or, voyez-vous les voyageurs madame?
Vous comprenez, les voyageurs, au moment où ce trou, comblé au quart, a moitié, aux trois quarts, se présente, les voyageurs dorment, causent ou s'allongent, dans la sécurité la plus parfaite ; leurs muscles sont détendus, ils reposent tant bien que mal sur ces coussins que vous savez, atones, désossés, bercés par la rapidité de l'élan et par cette volupté de la vitesse que vous m'avez avoué ne vous être pas indifférente. Tout :>. coup, le choc se fait : voyageurs, fusils, sacs de nuit sautent au plafond, brisés, moulus les uns par les autres ; puis, après trois ou quatre rebondissemens, tout cela retombe en un plus grand nombre de morceaux qu'au départ.
Comptez dix de ces trous par chaque lieue d'Espagne, et. si quelqu'un nous conteste ce chiffre, rabattons-nous sur les pierres non encore réduites en cailloux par le marteau des cantonniers, sur les lits des fleuves qu'on traverse, sur les arbres coupés que l'on franchit, et, au lieu de dix cassecous, vous en aurez trente.
Il est certain qu'en allant au trot seulement. le mayoral éviterait tous ces sauts et ces soubresauts à ses voyageurs; mais le postillon espagnol a la réputation de conduire toujours ventre à terre, et il ne veut pas perdre sa réputation, de sorte que les arbres fuient, que les maisons s'envolent que les horizons courent parallèlement â la voiture comme des banderoles fantastiques; qu'après les campagnes grises viennent les montagnes bleues; après les montagnes b d'autres campagnes bornées par des montagnes blanches,
-pi lides tapis de velours violet sur lesquels la neige sème
de grandes lames d'argent, comme fait l'étiquette funèbre des rois SOI les manteaux de deuil de Saint Denis.
("est un pays sévère que cette Manche, aux landes arides,
au milieu desquelles nous s réveillâmes Comme dos
Quichotte a dû faire souffrir ce pauvre San ' '" i '.'S sables mouvans. alors que les quatre jambi i de l'âne dtspa i m- aient jusqu'au jarret dam ces mobile brûlantes pro rondeurs, >■: que le fromage mou si foi i du d
écuyer manquait pour rafraîchir les héroïques aveu
tau
El |e pense à don Quichotte ■ ■ ■ ' le pi ose
souvent d'ailleurs, parci qui nous avons hier malin tra in.' Cembleque don I moulin i vent semblent déflei une seconde fois l'amanf de la belle Dulcinée; parce que
nous nous sommi pour déj r ■■ la venta de
Quexada, don! le héros de n portait le nom; parce
qu'enfin nous mon- dîné ' Puerto Lap
laineuse aubi i fo iliers errans
-outra ces deux belles personnes qu'il prit pour de di selles, et qui, Dieu merci : n'étaient rieu moins que cela.
PARIS A CADIX
\DRE DUMAS ILLi
pillée.
iu puits de
l'eau î Ma ' nous pu nous
de Puerto
râbles
ju'uu
Le
deux cnal c'est m • ■ gne crée.»
! tout en deux Qui nous ut nom, l'une
lue situé entre
■ ii la venta de i làteau en F.spa-
. i, han-
et dont le corps de logis une un œil mélancoour semée de tumier et de paille
la moitié de ces tourelles, car
mordu les côtés, a aussi rougé le faite; à
lureUi disons-nous, il y a encore un
M-ui trières In présent,
-ula Elles mes pltto-
■ la selle du ba» — Une
m fut peut-être
lue le bon curé
le Omar n'en avait
point avec tout ■ Eb ' qui sait, madame?
■ ttt parlé, ont pet n. parlent.
i don • -my et M >id ; nous nous rappe
. Inondée par le soleil dans ■i rafler ,i
i était uter en dll (
s* -quelles te
UtUe et une
lu» et a :
e la i • > lit ve-
nour regar
■ ; nous entr
rem
tnenl
.-s quolibets, les
andaluza.les, romme on dit dans le pays. C'était ton turel : is -des Français, c'est-à-dire nue nou> ap-
partenl regar-
ne le plus ridicule de tous les peuples lois ont trouvé le moyen de se moquer de nous. <„>ue rous, madame? cela prouve que nous sommes moins malins que les Espagnols, nous qui cependant avons créé • udeville.
Mani offert un autre genre de speo-
celui de l on. L'Improvisation a fait
i de Manzanarès.
nis d'une pauvre aveugle l trente-cinq ans à peu près, qui aborde son ment que si elle y voyait, et gui nsement les compllmens les plus fleuris. Elle znol et latin ; il ne m'appartient -uni, mais j'oserai dire «pie son latin ■ [ri pro hable.
Nous avli ii plutôt gagné beaucoup de temps a
i Manzanarès. Le mayoral nous uent où Giraud allait commencer.
- somma de le suivre.
: n est respectable comme la som- 1 ; d'ailleurs, l'improvisatrice qui nous -'illans nous adoucissait le . départ.
ulez voir un charmant dessin de cette petite
place li mandez pas à Giraud. qui n'a pas
eu le temps de le faire, mais demandez-le à Dauiats, qui l'a
us ouvrira ses cartons, et vous profiterez
n- les merveilles qu il a rapportées de ses
diffère aux lieux mêmes que nous parcourons.
idame. Le mayoral nous annonce que nous cou-
i Val de Penas. Tant mieux ! nous boirons
enfin rrolr ce fameux vin dont le nom caresse
tnenl les oreilles espagnoles.
Grenade, 27 octobre.
lant une chose nous inquiétait : nous avions appris
en montant en voiture qu'une diligence se dirigeant sur
. nous. Comme nous, cette dlll-
i Val de Penas. et ce n'est point à
in peut appliquer ce proverbe pythagori-
l il 3 en a pour i n. il y en a pour deux
point une vaine rumeur, nous étions en effet
vol lire rembourrée de voyageurs. Aussi,
mes-nona les tables gar-
uallles, du moins de convives.
dans l'hôtel, ce qui fit tmn- ■ a ïeurs Nous qptoret
..ration, le rendez-vous génôm.uiger.
lux . - ions i ' 'e» eptlofl
.îles. il me, et je m étais entendu avec le i . •
i , hambrtère, i étendu
n- les lus.
i. s marrons et en apportait
i ii( ,i, , Mincit la poste, et a\ | qu'il
lettres pour lui a Val de Penas qu'A
.Iles arrivèrent. En ouvrai]
uvert des choses bien autrement ut découvert, nous,
Di larolles ri madame: qu il vous suffise seulein : i ■raient revenus chai
■ i imi rpl
Il i ..uvrir uni ible
enus, enili >ir réunis, et ras-
réunlon a l'endroit d. s ,)é. . te nous
■ lire, s'empressèrent de se serrer et de nous offrir lions.
F demandé du Val .•e qui goût u'on nous servit
l g | Bl
us dire, madame, que Desbarolles nous entrete-
DE PARIS A CADIX
nait di mrs des délices que réservait à notre
sensualité la province que nous traversions
Desbarolles m un signe de la tète et appela i
Le mosso accourut.
— N'avez-vous pas de meilleur vin que celui-ci? demandat-il.
— Si 1.1 11. répondit le mosso.
— Alors, donnez-en.
Le mosso disparut, et cinq minutes après rentra, deux bouteilles a La main.
— Est-ce ce que vous avez de meilleur'.' demanda Desbarolles.
— Oui, monsieur.
Nou-^ cette seconde édition. Elle était revue et
corrigée, c'est-à-dire pire encore que la première.
Les imprécations commencèrent à pleuvoir sur Giraud et sur Desbarolles, qui nous avaient promis du nectar, tandis qu'on ne nous donnait pas même de la piquette.
— Allons, allons, dit Giraud en se levant, il ne s'agit pas ici de faire les messieurs; nous avons promis a la société du vrai Val do Penas... Allons-le chercher où il est.
— Allons, dit Desbarolles en se levant à son tour et en prenan I
Tous deux sortirent.
Dix minutes après ils reparurent, portant cliacun par une anse un énorme pot de terre contenant cinq ou six litres : il il m ij un vin noir et épais qu'il dégorgea immédiatement dans nos verres.
Nous le goûtâmes celui-là : c'était bien du Val de Penas, .avec son âpre et excitante saveur.
Giraud et Desbarolles étaient allés le chercher au cabaret.
Ce n'est pas pour vous que je donne ces détails, madame ; vous vous contentez, vous, — tous ceux qui vous connaissent savent cela, — de tremper vos lèvTes dans un verre d'eau,
>. muni quoi vous êtes rafraîchie et désaltérée. Mais les
lettres qui J'ai l'honneur de vous écrire sont destinées a une
ne publicité, et il est bon que de moins immu que vous sachent, madame, où se trouve ce fameux Val de Penas inconnu dans les posadas et posadores.
Ce vin épate ft âpre, qui, pour les véritables buveurs, a l'avantage de ne point désaltérer, nous conduisit tout naturellement m désir de trouver les meilleurs lits possibles, afin de leur confier pendant quatre ou cinq heures nos personnes tout endolories par les soubresauts auxquels notre diligence s'était livrée tout le long de la route, et dont nous avions naturellement notre part.
Ceci rentrait dans la spécialité de Giraud, qui avait découvert la chambrière.
Cette chambrière était une enfant de quatorze ans, grande comme l'est en France une petite fille de dix. Elle avait avec une si négligente élégance ses immenses cheveux noirs, elle lançait de ses yeux bruns un feu si savamment combine avec celui des interlocuteurs, qu'à la première vue elle s'attirait l'attention.
E11 effet, cette enfant nous força de la regarder plus curieusement que jamais femme belle ou laide ne l'aurait pu faire.
Tout en elle, accent, sourire, poses, signifiait je suis femme, admirez-moi ou aimez-moi. mais surtout regardezmoi.
Cette singulière créature, crue nous nous contentâmes de regarder, nous indiqua nos chambres en nous demandant ce que Huns désirions. Alors chacun ouvrit son nécessaire, fit sa demande d'eau chaude ou froide, et commença sa toilette nocturne. Soit naïveté, soit impudence, rien n'inquiéta notre muchacha. Elle continua son service, se cambrant e1
se glissant en re me une couleuvre, comprenant et
exécutant nos moindres demandes, soit verbales, soit mimiques, avec une agilité, une ponctualité et une intelligence prodigieuses.
Persuadés que nous ne la verrons pas le lendemain, nous lui donnâmes deux piécettes et la renvoyâmes.
A minuit, comme nous l'avions prévu, le mosso nous réveilla. Mous vîmes alors que c'est une tactique familière a tous les mossos du midi de l'Espagne; mais nous ne tînmes aucun compte d" l'appel, et nous nous contentâmes de répondre a l'Instar des garçons de restaurant:
— C'est bien ! On y va !
11 est bi mprls qu'à l'instar encore des garçons de
restaurant, nous n'y allâmes point.
Uous savions que la voiture c'était nous, comme Louis XIV ' que l'Etai c'était lui.
A trois heures, le mayoral vint nous réveiller en personne.
Sur les talons du mnyoral marchait notre netite servante
— 0 senores ! dit-elle du ton le plus larmoyant qu'elle put trouver ' ladrona m'a vue recevoir les deux pléci
qui OS m 1 : d. innées, elle me les a prises, et je n'ai plus rien.
111t. les prunelles de j ■ | mains
lorer, les cheveux de rouler sur ses épaules bru
Mous ne crûmes pas un mot de 1 n 1 pendant
nous lui donnâmes la piécette quelle demandait.
Pauvre petite! si pour une ...digues au-
tant de sourires, d'adorables clins d'yeux a de irdlemens de tes mains mignonnes, auras-tu beaucoup de piécettes, ou ne perdras-tu pas, avai ailles cares-
• t tes regards humides et magm Nous partîmes; au bout de deux heu parut, et
en paraissant nous envoya, avec son pri ,ie, les
plus douces émanations que nous eussions euco res]
nous arrivait de la Sierra More: [ans laquelle nous allions entrer.
1 étail un composé des arômes que jetten 1 rise les
laurier rosi !, Les arbousiers aux fruits de pourpre, et les arbustes résineux, qui sont a cette magnifique chaîne de qui 1 i/iin est a la prairie . La limite de l'Andalousie est marquée par une colonne qu'on appelle la Pierre de Sainte-Véronique, probablement que sur cette pierre est gravée la face du Christ. Dans une rencontre entre les carlistes et les 1 ■hristinos. la colonn rlblée de balles, et miraculeusement aucune
de ces balles n'a touché La face de Notre-seigneur.
- mimes pied à terre à Despena Perros. Rien de plus suave et de plus désolé en même temps, madame, que ce ■ lieiniu que nous suivions.
tout, comme je vous l'ai du. des myrtes:, des lentis-
qaes des arbousiers, c'est-uun des fruits
parfums. Puis, au milieu de cette, imm . de temps
en temps, une malheureuse maison abandons 1 lepuis les
guerres de 1309, et qui regarde passe, | buts avec
sans châssis, comme ferait un mort avec des
is sans prunelles. Alors on approche avi curiosité de
carcasse vide et silencieuse, et ! on reconnaît qu'en
l'absence de l'homme elle est devenue la propriété di
miers 1 1 des renards, hôtes incompatibles en apparence, mais
oui s'accommodent à merveille, les uns du pignon, les
un n - de la cave.
Je ne puis trop vous dire, madame, le temps que nous
à traverser cette admirable chaîne de montagnes, si
itée autrefois a l'endroit de ses voleur ri sais seule-
meiiNoue nous arrivâmes avec, une grande îaini a la Caro-
lin.i, petite ville colonisée par Charles III, où nous devions
"'■ IS assurait notre Guide en Espagne, le la
les 1 1 i rigide propreté de l'Allemagne, a laquelle
Charles III avait emprunté ses premiers col Nuis n'y trouvâmes, nous, que des maisons à porte si i" e 1 franchissant le seuil de celle qu'on nous indiquai! comme une auberge. Maquet laillit s'y tuer
Malheureusement, derrière ces portes fatales, nous ne trouvâmes que quelques tasses de chocolat qu'on nous lit payer six fois leur valeur.
- 1 1 Carolina vint, comme ville importante, Paylen. irM.meiii célèbre par la capitulation du généra] Dupont Là, 17.01111 Français se rendirent à 40,000 Espagnole Nous laisserons aux historiens à résoudre ce problème de honte,
I oière atteinte portée à la virginité de n napo-
nne.
II faui vous dire, madame, qu'avec un goul parfait; je ne sais plus quel journal espagnol a. peffldajrl le séjour des princes fiançais a. Madrid, ouvert dans ses colonnes une SOUS million pour ériger un monument au vainqueur de Baylen.
Or, comme le vainqueur de Bavlen est déjà grand cordon Légion- d'honneur, vous voyez qu'il sera tout à la 'fois Comblé par les Espagnols et par les Français.
Le soir uv rayons du soleil couchant, nous nous sommes approchés de Jaen, ancienne capitale du royaume du même 10011 Tout en nous approchant, nous trouvâmes pour la première fois le Guadalquivir, Oued-el Kel. c'est-à dire la grandie rivière f.es Maures, étonnés de voir ; ml d'eau a la fols, saluèrent le fleuve de cette exclamation dont Ieui i- ont fait. eux. Guadalquivir.
est une immense montagne, fauve comme la peau d'un lion I..- soleil en la dévorant lui a m n,
sur laquelle d'anciennes murai" 1
tachent leurs capricieux zigzags. La vl] lin bâtie
hauteur, est. descendue peu a peu la plaine
nuancent au premier ci t en
-ment où l'on dépasse la porti n Bay) n Nous lion balte dans une aub 11 n in m . on
m nuil Me ions proftti n m de ce repos
pour li i- ■ ■ , 1 1 0 r '.n oins haut tic la in ml igni Quant I m
n 1 1 hôtel. J'avais quelque cho lii eu t faire,
l'uni ; tous écrire.
Ils sonl revenus avèr cet enthousiasme acharné d< pu veulent absolument inspirer aux LB le regret de
1 il ce qu'ils ont vu.
Ils ont vu, < du s«lel). le
parcourir des torches, la gigat.i que nhédrale qui
' ligne
noines
mallame, — le lelllit, leui di
: heure des
rniimit à trois heures Il minuit à trois heu-
entri Gn i ide ei ment nous dir.-
■ions de cet enj'ai promis au Je les ■
.• Jauni m pai une sémll- ■ nous couchâmes point Le
les yeux, nous réclamâmes
de 1 .t laquelle Grenade est
i ■■.- qui lent teinte-
'I une véfrê' IX di
el île mblaii mine un enfant d'une ■ ... .
!.• en-
sur
' i lent prendre
mpacte : un fran- ■ ■ .ii nom de i
du moyen Age m m ■
la iip harmant ml
nies et roi-
■ dire
un nlin
Il résulte de cette évolution que j'ai a moi seul une jolie hambre de laquelle je vous écris. Nos compagnons, du à ce que j'ai entendu dire, sont aussi à peu prèl
11 laut vous dire madame, que noire arrivée était connue ur Monnler, je crois, avait écrit à l'avance. Il en résulta qu une heure après mon arrivée, et comme jetais eu train de vous écrire, j'ai reçu une députation des rédai leurs du journal cl CaprtchO, lesquels m'ont apporté do charinans Fers Imprimés en or sur du papier de couleur. J al pris une simple feuille de papier blanc, n'en ayant dm d'autre, et j'ai repondu à leur politesse par ce dizain, qui aura du moins eu à leurs yeux le mérite de l'impromptu, s'il n'en a pas d'autre.
\ \n:ssll l Kg LES BftDACTEDBS DU « CAPRICE ■
Pourquoi quand le Seigneur eut d'amour et de miel
r.nt i • deux fiéres Castilles
A-t-il voulu semer sous ses noires mantilles
La moitié des - il fardait pour son ciel?
donnant jadis la douce sérénade \u\ .m, i irs < hantant les an ix,
Donm a ■•< ni les poètes heureux
encor les jardins de Grenade?
Dieu n'a créé Grenade et l'Alhambra iine pour de jour où Dieu du ciel se lassera.
Il faill roua dil que je n'ai encore vu que bien
■ pas du •■■ut l'Alhambra Mais je parie • certain que je suis d'avance de trouvei cela merveilleux
ItVi poètes se trouvait monsieur le comte de Ahu
m. .la grand chasseui que J'ai mis aux prises avec ton) .1 il. qu'il examine et admire tandis que Je tous éi ris Monsieur de Ahumeda me parait un fort charmant hidalgo, et je suis d'avance u que c'est un de ces
hommi ]>ré de n'avoir vu qu'en pas
luii r i iL.ro monsieur le comte de Uni
meda lé un de nos compatriotes, tellement
u tout bon, tout franc, pris pour un I gnol ; • esl un voyageui ni, passant à Grenade av»
un daguerréo vpe 3'j .-' arrêté en passant, voici deux ans • lu'ii habite Grenade, madame, et qu'il ne peut point se