‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 217 sur 283 · OUT · texte numérisé non relu

OUT

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Cette promess' nia per-

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liôte noml-

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le déniant en menu

innûioes ! ipatrlote m pour

!■ dix n histoire ■ madame ;t de?

■■■ -Prix pa ta capitale

nt devant un ba mlipr son cœur a portée d'une main qui 1

X re ■ or ou au moins de-

•n de moi ur la

<IUl plus !

Or d nul

'ne à la *

«ont UMMl

nices où se trouve le Portugal, aimeraient autant nger des oranges ailli

e pas - être dune gaîté char- ; les gens d'esprit, vous le savez, madame, ue sont ne sais pas ;i je suis inl ,is ce que je puis due quant a moi. - grandes ti-utesses qu mes pages . nés.

Nous It, sans compter Alexandre

ies (pii nous rejoindront un jour ou l'autre, il faut 1 espérer, huit Français installés chez maître Ki a. rous dire, madame, que maitre Rica n'a qu'à se bien tenir.

G tout dévoué madame, contln her d'hon-

en honneurs A peine ai-je été installe dans ce fame.ix que la lui i ieusement la nuit, et dont

j'ai di S l'ir la seule pression de mon

Individu,' pbi ul s'expliquera sans doute plus tard.

que j y al reçu une députatkm du seul journal de littérature qui s'in Séville, la Ctratda. Ne vous ai-je pas dit. madame, que oiralda était a Séville le mot a la mode, un journal qui s'appellerait en France la

Brel urs di inl de char

mans jeunes gens. Ils m'ont apporté des vers à ma louange, imprimés en lettres d'or, auxquels Je répondrai, en monnaie moins ri he neut-ètre. mais enfin auxquels je réponla première occasion.

ils étaient chargés par le directeur du théâtre

de mettre le susdit théâtre à ma disposition. J'étais invité

par lui à faire le répertoire, pendant tout le temps de mon

séjour à Séville. Mon goût bien prononcé pour les jaleo.

les fandango, e • ■nese ou autres.

parvenu à Séville sur les ailes de la renommée.

On m'envoyait un programme chorégraphique c nmprenant

les danses de la péninsule, en me prévenant que Je

>isir.

Je me fis pour le soir même et ce soir était hier, madame.

un spectacle comme je vomirais vous en faire un jour au

• je ne sais pas encore comment on appellera notre

lis presque en même temps une lettre de monsieur le comte de Agulla, qui mettait sa loge à ma dispos i. ■mi,. que Je i - Ile,

devinez, madame, que mon premier soin, en arrivant • de meure ma carte chez monsieur le comte de Agulla. en le remerciant de cette fameuse voiture qui m'avait attendu deux jours inutilement sur la route de Cordoue.

t je deviens passionné pour la danse: je n'aum.iis cru i ■. n • les ballets de notre Opéra.

■ .m', les ballets

aement des danses, et quelles danses : nés

- Jam- - avec les maln-

n \ Séville, madame, trois

ue l'appellerais des anges, si je ne les s-mpeon • n., us qui eu-sent bien certainement damné ailes eussent vécu de son temps, ou s'il nomme \nlta. Pletra et Carmen Inlte, qu'elle soll brame, égyptienne ou catholique, na eu, je von- le Jure d aussi fervens adorateurs que

TOUS nommer. En effet.

• ! des t' vus nulle

les voir Tfl niparalsons

omparalson de ces yeux-1 ont ternes auprl

tiendraient tous les deux

'rlllon ou de Déjazet

tses : Je ne vous en al pas encore

qu'en vérité cela n'existe pas En échange les

parlent fort des pieds fran. riais '! n'v

■• '• h ux dans lesqui Is

! nix selliers pour lien de picadors etr . etc.. etr liel aplomb les Sévlllanes marchent sur ce

il et sur on. t pavé! I.e pied de la Vénus li ' - m • - Se' Planes , •

rrue les hommes et c'est remar-

• ur une femme

le • •' ' iussI, lorsqu'il nous arrive

morans des usage» du pays de

elle formalité 11 faut voir de quel air de niépTls

liane, fori -ur «es cailloux pointus

.. -.i. el même • - phe en passant.

DE PARIS A CADIX

Il va sans dire que j'ai voulu voir de près ces yeux et ces pieds-la. Je suis passé 9VJ théâtre, où, sauf les eunuques, j ai été reçu comme un sultan dans son harem. Cela m'a encouragé à prendre la main d'Anita, et à la baiser. Mais il paraît que cette action est une énormité en Espagne. Anita a poussé un cri et a fait un bond de six pieds en arrière J'ai regardé autour de moi. ne pouvant pas supposer que je fusse à moi tout seul la cause d'une si grande terreur. Alors je vis des Andalous qui riaient, j'en vis d'autres qui ne riaient pas. et force me fut de comprendre que j'avais été de la plus haute inconvenance.

milieu de l'effroi génér it répandu autour de moi

mon inconvenance, comme je restais seul et abandonné de mes propres amis, assez embarrassé de ma contenance, Je vis s'avancer une jolie petite main, puis une voix trem Mante me dit en espagnol

— Pour 1 honneur, monsieur.

Je ne compris pas d'abord, je l'avoue, mais la petit' main s'avança encore, et la voix plus tremblante répéta lemêmes paroles.

Je pris cette petite main et je la baisai les larmes aux yeux

II avait compté sans les beaux yeux des Elvires de la capitale.

Pardon, j'avais oublié de vous dire une chose, madame, c'est que toutes ces demoiselles sont d'une vertu féroce. A votre tour vous regardez autour de vous, ou rlutôt autour de moi. Xon, non, non, c'est bien de mesdemoiselles le*

danseuses que je parle Ah ! cette fois-ci, par exeinpl

aux Françaises à se moquer d'elles.

Quand vous saurez surtout pour qui nu ■. i i r,i o n,.n

sèment cette sagesse, cela vous fera pitié. Chacune de ces dames a un novio qui plume la dinde, vous vous rappelez l'expression consacrée, n'est-ce pas? qui plume la dinde avec elle. Ce novio ou fiancé, est quelque garçon tailleur, quelque bottier en chambre, qui trouve moyen de se glisser au

théâtre, à propos de guêtres ou de gilets. <t mal rois

clans les coulisses, garde son trésor comme teu Argus gardait celui de Jupiter: seulement. Argus gardait lo pour le compte de Junon. tandis que nos Argus, ;i nous, fonctionnent pour leur propre compte.

Vous comprenez, madame, mec mes habitudes parisienruelle perturbation je venais jeter du premlei p .m

milieu de ces amours bucoliques; je baisais comme cela une main à première vue. c'est-à-dire que j roquais une faveur qui ne s'accorde en général au novio qu'au bout d'un an ou dlx-huji moi!

Maintenant il faut que je vous dise tout, madame. An

— Merci, Carroenrita (1), lui dls-je.

— Vous savez mon nom? reprit-elle.

— Vous savez bien le mien :

— Oh: le vôtre, c'est si différent; je le connais que je sais lire.

Plus sage que les autres, madame, Carmen ne la dinde on plutôl H'' la laissait pas plumi r la pauvre enfant avait, eu l'audace de me d< main ■

ii,: i er

i i ti petite scène avait rapproché de moi mesd ■ Pietra 'i Anita; elles voulurent bien rece' mens . , , répondre, tandis qu

derrière une coulf: , i contre un

tant, me regardait eu souri

' epi ini.ini. tandis m < dames, il était

visible qu'il se machinait iose.

Buisson vint a moi.

Mou cher ami, m i qui vient d'êtr tl

cidé entre ces messieurs n ius vous donnons un bal.

Oui, a VOUS

il' Diminutif de C irmcn.

\DRE DUMAS ILLUSTRÉ

d ob-

..Lûtes, salon

i I merclez qui

en ce

rs le-

inin'i'

il ai aglssj

r qui H du

• ment

-e re-

ils se

rat le

alors

i isite a monsieur i ■ m nie et la sœur de sa [uelque Inquiétude ; je crai-

mon ne le

miesse

qu'elle â Sévllle

louent ad de

oni - com-

heu-

me je

madame ; alors vous me le raconterez, et peut-être finiraije pa. -i.i il- quelque chose.

- ne ma rien raconté du tout ; il m'a seulement avoué qu'il avait eu de graves inquiétudes, et qu'un il avait eu peur d'être obligé d en appeler a sa ca-

Au reste, madame, que les Espagnols eux-

mêmes d appellent plus Desbarull.es que Gastibelza.

Bref, nous avons ran u . coureurs en triomphe à

l'hôtel. Il parait que les pas joué un rôle

rdre dans toute cette iliade. car ils mouraient de faim.

[•rivant de Cordoue par la trier de Séville ; ils avaient sommeil, ils se couch aussitôt qu i et ronflèrent aussitôt qu'ils fu-

n préparer un lit à son ami Desbarolles ■ment ; j'avais garde .i Alexandre une chambre a coté de la mienne.

Bien i pris de nous mettre en mesure: il y

avait h l'hôtel d< : quatre non

nous trou mi île la langue d'oil que de la langue d'oc.

lus enti niant rire en un seul diner comme jamais entendu rire s. * compatriotes pen-

dant toute sa vie. lit-il rage de Si et eut-il le plus

grand suce.

Je n. , arlé de notre aveugli

■ eugle est un type.

li abord, il chante comme un aveugle et même mieux qu'un aveugle.

Et pub. il racle de la guitate comme je n en ai entendu râclei ne

iurle. il faut vous le dire un mendiant.

Seulement chaque peuple mendie avec l'exp son esprit e ode la

■ n, avec .eue rolx don une fatigue cruelle pour celui qui les entend.

s'il en fut. le pauvre demande la ■ oui du plaisir, ce dieu universel qui compte autant de dévots que de créatures.

11 en résulte que noue pauvre fait fortune, j'en suis bien

l< moins du mi i tut que nous dînons, et chaque fols que n • u tombe, c'est un homme plein dî-

ne notre guitariste: il empoigne soit la t/intr

ote autre en I lllane ou anda

■ hantée, et avec les conta

.mu- : bonne fin de satisfaction à

n va ne nous rions ou que non

i i devenu un plat de noire dîner: I ut. et

ilus cher, quoiqu'a mon avis ce soit un des meillei

■ pour une accus COntl i ■lame: Rica se maintient a sa hauteur.

Seulement il a ad

■ ■ a i- pas pris lait compn

•ne im-

■ ou l'autre payer llspi ■ -■■- -ne te i arreau.

.- .in un mot.

lame, ce que I ou entend par curiosités :

i min nom! mes sur les

, on ou moins capricieuse, plus ou

que tous les i nés le- uns

devant elles par le même clce-

ll u tour d'm il ' e n diffé-

tlon

n- i nm ■

e, ne leur demandez ire qu'Ai

ni le monde ■ ■ i île et de la

LE PARIS A CADIX

Permettez-moi, madame, de vous faire l'histoire générale de Séville en vingt-cinq h.

Séville, en espagnol Sevilla, comme vous le savez, mais en

latin Hispani, comme vous ne le savez p visitée,

tantôt dix-huit cents ou deux nulle ans, par quatre

i i appelait à. cetti .

encore Strabon, Poniponius Mêla, Pline et I

Ceux de i i ua voyageurs qui ne i on itée ont

écrit sur S j ai fait, moi.

pour l'Egyi ne sont, je ne veux i. ai e de mal

de cetL\ gui voient, je n'attaque que la ma dont ils

voient, ce ne sont probablement pas ceu le plus de bêtises.

I il y a. madame, que du temps' de Strabon, de ponillS M< le était déjà une vieille

ville, sur 1 origine de laquelle on discutait sans positivement a qui l'attribuer, d'Hercule, de Bacchus, des breux, des • iu des Phéniciens.

Jusqu'en Tli. Séville ob i - gotbs. Vou

cette terrible histoire de don Rodrigue et de la Cava, ma- '' ts bi i die qui jamais ait

■lie. si 1 on i ore des tragédies, et qui attira les

en 1 i Les Maures pi il Si lie en 711 -, le

mit un gouverneur. En 1144, Séville,

ii i comme les grenouilles de la fable, avoir un roi fit de ce gouverneur un roi. De Le sultan de

ne voulut ravoir Séville, et i e que

se réi a c ne l.i prit, elle prit Gela dura ainsi jusqu'à , e n i il. roi de Cas-

Léon, ayant pris Cm i 1236, Séville

ta de la circonstance pour se faire république. Comme

un peu de tout :

■ >us les it sous 1 sultans de Cordoue, de l empire sous des suit., n- ,i elle; elle allait . i république

par ses propres lois.

J'ignore si Séville se gouverna bien ou mal, mais i ■ qui le sai i, ne Séville se

ne républi i ■: II, qui passait par là, la

prit en passant.

Cet événement arriva le -23 novembre 1248. Depuis cette n!le nu pas cessé un instant de taire partie des i de Castille.

11 est vrai nue SOUS la domination des rois de Castille, Séville n'a pas prospéré; lorsque Ferdinand, comme nous - dit, la prit en 1348, il en sortit trois cent mille individus. Maures ou Juifs, qui se retirèrent a Grenade et en [ue. En 1526, on y comptait encore cent vingt-huit mille Qabitans. Enfin, au dix-septième siècle, les seules maoufactl ii en1 trente mille indivi-

dus des de i

La fui très commeni : i .mon de la

ville: la chute des manufactures l'acl itird'hui Se-

viile n'a plus que quatre-vingt-seize mille habitans, et onze mille huit rein- ma is

'lume vous lavez vu, n en est pas plus

triste; si Si i peuple, elle dépeuple en chantant:

si elle va i la tombe qui s'ouvre pour les nations comme

les villes, pour les Miles i rur les individus.

elle nnne gaiement son propre convoi.

De toutes ses splendeurs passées. Sévlll mme nous

l'avons dit, ne garde que trois monumens L'Alcazar, bâti par ses sultans maures; la cathédrale - rois catholiques, et entin sa maison de Pilait bâtie par un particulier, un ancêtre des ducs de Médina probablement.

tnençona par L'Alcazar : à tout seigneur tout honneur.

L'Alcazar des rois maures n'a aucun souvenir

—que ; c'est qu'un homme a franchi le seuil de sa

porte, et a p; coûte: ni] • attirant à lui

tout le passé, et je dirai presque

iiomme, c'est Pierre le Cruel, ou plutôt Pierre le Jus

le est encore pleine de lui, comme Rome est pleine de ..: un seul : nul lui disputer la palme de la

trlté, c'est celui de don Juan de Marana.

on vous montrera, madame, la place où Ici cade... fit décapiter la statue de don Pèdr unis 1 Alcazar. on vous montrera la chambre où don Pèdre tit trancher la tête à don Frédéric... Cette tète, que son chien, dit la ropar ses longs cheveux, et devant laquelle s'écartèrent tous les courtisans, et le roi Lui-mé ni

Des bains arabes admirablement conservés, et dans lesquels on peut rêver voir nager les sultanes, sont les bains de Maria Padilla.

Les jardins sont taillés dans le vieux gi .lit français, et Charles III leur a imposé un petit air Louis XV qui jure de la façon la plus étrange avec le reste du monument. Ce sont des fontaines en rocailles, des cou ,

ts d eau s'élançam en Heurs, en gerbes et en guirlan-

omme j'en ai vus à . ,,„ quej

du dix-huitième sièi , ,e gen.

i été conduit drauliques à

ri..

I qu'il y a de mieux dans i . l(

qui fleurissent sans , inqui

-'""■ i I selon quel principe on Le ,:, citron'

'■ lie soi des citronniei i , , ans

peut mordre à belles

es.

Nous emportàmi une chai

- m, l'hôtel de :

doute son emplacement.

cette

■ de son 1

« Bâtissons un monument qui fasse croire à la posti que nous étions fous. »

Hélas • nous n'avons plus de

' c ite pareils |

sons plus ''

z tout ce que 1 imagination des Ai Byzantins, a p

de plus fouille, de plus fini, de plus él

tous n aurez pas une idée du ri ai fait

tout un monde de personnages. AU milieu du i h une espèce de m.it de vaisseau dont vous cherchez la destination, une heure avant de deviner une ce mal d '.aisseau

chandelier qui le supporte semble d lisque.

d est de la lu et modelé sur le chandeliei lu tnple de Jérusalem i m b aie dans la cal

de cire el vingt mille livres d'huile par an. On y consomme,

air le sain, ta messe, dix-huit mille

eut cinquante hues de vin. il esl vrai de d r ■ que la

i île de Séville a q cal , ing s autels, et qu'à chacun

de ces autels on dit tous les jours m a

st-à dire près de nq ents mi ses car jour. Certes, en pareil lieu, il n'est pas besoin de se mettre â genoux pour s'humilier devant Le Si ne L'œuvre

seule de 1 homme suffit pour écraser l'homme. Et quand on pense que tous ces autels ont chacun un tableau de Murillo, de Velasquez, ''c Zurh ou d'Alonzo Cano, on est pi la réalité

, e qu'on voit.

madame, quatre-vingt trois fenêtres ouleur, peints par Michel i Durer, et. que sais-je. moi.

Il > en aurait pour un an au moins pour voir la drale de séville comme elle mérite d'être vue.

La maison de Pilate est, comme je vous 1 un édi-

fice particulier.

li populaire, qui n'a rien et ne p ul rien avoir

i venl rue cette maison ait été bâti plan

de celle où l'on conduisit le Christ Le plan de cellerait été rapporte des croisades.

mséquence, on montre aux étrangers la fenêti 1 Ecce Homo, et le petit réduit où chaula le fameux qui eut une si terrible influ< Pierre.

Je n'ai vu nulle pari d'au i I .ces tapissai)

murailles, que dans cette maison de Pilate.

Pardon, madame, mais' au nombre il

ville, i'ai oublié de mentionner la manufacture des tal

C'eSl ne iniiic ne édifice d'Où SOI "

qui se fument en Esp; On

administrateurs ot subal-

ceize cents journal Lers Journaii

Il . madame, de ces joli

ieuses aux '\r>, avec leurs yeux noirs, I lut S doigts jaunes. Eh bien. I

, un en comj araison la n

tabac. Imaginez-vous, madam seize

cinq ans, ria ma l ! pardon ,.

.on n particulier L vous avez l'b auteur

d appartenir, en général n na

diers, i hiqui I loi

En effet, radie i leui appolnti mens di but l ndre au i

bien, madaiili

lNDRE DUMAS ILLUSTRE

■ e une spéi - la popula- i gareras de Sert Dîne on dit las

el les grise- ■ lg ;. ras de - la facilité

i arrer chaque | s poches un

; remaitres, , iirera.

•mbat île taureaux), on la volt

! un militaire "l un

i igare qn'elli le dire, à son

amant, au-

Bn revenant i I t l hospice de la

i bartté . i 'est 1ue sont renfer-

lunllo : le Moïse frappant

v point Vous connaissez

ces dei a gravure, et nous avons au Musée

(jes M,; une idée du coloris.

laissez pas. ce sont les tableaux

dans la même église. ïoung, qui

. '. que vous savez, et Orcagna, ce :

te qui a esquissé sur les murs du Campo-Santo

■ talent deux farceurs en compale Juan Valdès.

Je n le TOUS faire connaître les tableaux de

i peu de tout pour tous ces mystères d'ou-

Dbe i]n il ii- ms révèle . 1 1 toute Ion de

iimes

- isslère humaine, et qui éclot en nous mort, me semble tri n elle est d'ordinaire,

le 'erre, pour que je fasse pénétrer Jusqu'à elle le moindre rayon de soleil, l'ai q .ni onl ils été fondés? Je

n* le donne en mille, je vous le en dix mille, madame, comme ciit l'Illustre marquise, cousin .tin.

Par >'.

Oui, madame par ce don Juan que vous connaissez; relui

i Saint Martin, 1 1 qui

y a fan si boi figure sous les traits de limage

cette fondai i m • al lieu.

Juan sortait (je serais fort embarrassé de

■ ■ m a pi opos de

tvals polnl parlé ison de Sé-

lier, el des en général), don

Juan sortait d un fort méchant I il ren ont

■ ; Isidore.

Don tort curieux, surtout lorsqu'il fiait ivre, et

les vin* d'Italie ires une longue- balance, il avait 'natif d'un seul trait une bouteille de lent les rois

laltée ce sotr-la, de-

- il- comment di

mener en :

" " de Marana, » répon-

'. madami , frappa notre

•-.int. et qui

ivalm re par cette réponse ;

i h- mort ie. comme en Italie encore i due les morts a visage

**! I «I leur tard : Juan

tom et se re ennut par-

rtt dans cet événem

ceux „„',i

qu'il trouva

■ "olnes

dt en „,,r.

- Ma

et le lemlê' lenae

i me la

Seine à Rouen, il aperçut un individu dont le cigare flam-

i elait à chaque aspiration comme une étoile

ican. qui ne doutait de rien, et qui. grâce à la terreur

quil avait inspirée, avait l'habitude de voir tout le monde

obéir à ses caprices, don Juan interpella le fumeur, et lui

a de passer le Guadalquivir et de lui apporter du feu.

celui-ci. sans se donner tant de peine, allongea le

lu coté de don Juan, et l'allongea si bien que le bras

sa le Guadalquivir comme un pont, et vint apporter à

don Juan, pour y rallumer le sien, un cigare qui sentait

le soufre à faire frémir.

Mais don Juan ne frémit point, ou du moins fit semblant de ne pas frémir : U alluma son cigare à celui du fumeur, et continua son chemin en chantant los torns de la pueTla. Ce fumeur, i était le diable eu personne, qui avait parié avec Pluton qu il ferait peur à don Juan, et qui revint en enfer furi. Lr perdu.

Séville, 13 novembre.

Il faut vous dire, madame, que nous sommes pris d'une

rage d'Andalousie ; nous ne sortons pas, mes amis et moi.

de chez les guétriers, de chez les selliers, de chez les tailleurs.

très, les habits, les aparejos nous paraissent ce qu'il

y a de plus charmant au monde

C'est en effet à Séville que l'on fait les plus charmantes guêtres que l'on connaisse ; aussi pour mon compte en al-Je commandé six paires: j'ai aussi commandé tout un attirail de mule, avec pompons et grelots. Je suis sûr que la chose aura le plus grand succès à Longchamp, si elle arrive à temps, ce dont je doute, pour y paraître cette année.

Quant aux habit*, je m'en suis privé. J'ai rencontré à Cordoue un tailleur exilé, qui m'a raconté une histoire fort touchante sur sa désertion, il est résulté de ce récit et de l'intérêt qui en a été la suite, que je lui ai commandé un costume complet de chasseur de Cordoue

J'ai aussi quelque chose qui ressemble à une idée savez, si vous avez lu Trtttram ^liandy, que chaque homme. ;i son dada; mon dada a moi, du moins Alexandre le tend, c'est de faire arranger des appartemens. J'ai donc, comme je vous le disais, eu une idée, c'est d'appliquer a des rideaux et a des portières ces délicieuses mantes barions h sexuelles les Andalous se drapent avec une coquetterie et un bonheur dont eux-mêmes n'ont aucune idée, a, ne vous étonnez pas de voir revenir son nom a chaque moment. Buisson m* conduit chez un marchand, el la, sous ses auspices. J'ai fait ma commande. Le soir, B< bal, comme vous savez Unisson nous

i que nous ferions grand plaisir à nos hôtes si nous adoptli > là le costume national. J'étais en mesure;

-us rappelez la razzia que J'ai faite a Cordoue; Glilles avaient des habits de José de Bataro, le tailleur tashlonanle de Séville. Alexandre, en un tour de main, s'< ut este i chapeau; l< ceintures ne

lis Madrid il en a fait collection Saint-Prix est un véritable Andalou et des plus élégans danger Mnnthérot et N'ugeac ont trouvé par quelles ressources cachées, je l'ignore, de se pro t des sombreros de majos Vous ne m'entendez parler que de vestes et de chapeaux; pioi Autrefois, le costume complet était de rigueur, c'est a due qu'outre la veste et le chapeau, l'on p>r- Bncore la culotte aux rebords de velours, la guêtre 1-. bas aux coins brodés visibles par les - -' roulez-vous, madame, notre

onl en train de (aire inonde Ils sont entrés a Séville et ont conquis

leur droit de e de sorte que I

- n va par l e sont d'abord les guêtres

- qui ont les no puis la eu-

tujourd'hu randi œ de i séville

la semelle du soulier jusq

reititur , el Vndalou depuis la ceinture Ju-qu'au pomponi

res i culotte me

al de toute néces ces deux obji

,i,- [ni " me hapeau. la veste,

le gilet andal l le

d'un affreux cocher de Bs

I ores du soir, dans une indo ai --n pi m , it d'une grandi

mtre elle était

DE PAHIS A CADIX

carrelée en carreaux rouges, et blanchie à la chaux pour tout ornement.

Quatre quinquets fumeux l'éclairaient, un Bohémien, sa guitare sur ses genoux et un fragment de cigare à la Louche, composait tout l'orchestre.

Quand j'arrivai, la salle du bal était déjà pleine; l'aspect en était triste ; tous les jeunes gens en veste brune ou noire, avec leurs chapeaux ronds, faisaient assez mal sur ces murs blancs, à la pauvre lueur de ces quinquets.

Mais, il faut le dire, au milieu deux se détachaient, comme trois points lumineux, comme trois étoiles brillantes dans un ciel sombre, les trois reines de la soirée, Anita. Pietra et Carmen ; leurs basquines de gaze blanche, leurs corsages noirs ou bleus brodés d'argent ; leur coiffure en paillettes et en franges étincelantes, faisaient merveille en renvoyant la lumière.

Elles avaient leurs mantes sur leurs épaules et attendaient le moment de danser, accompagnées de leurs mères, de leurs frères, de leurs sœurs et de leurs novios.

Quand tout le monde fut à peu près arrivé, les premiers accords de la guitare se firent entendre. Carmen se leva sans attendre aucune prière, jeta sa mante aux mains de sa mère, et s'avança avec ses petits souliers de satin sur le carreau brutal, au milieu d'un cercle qui pouvait avoir à peine huit pieds de diamètre. Les premiers spectateurs étaient assis, les autres debout, étages par rang de taille ; la salle ne présentait plus que l'aspect d'un vaste entonnoir de têtes, les dernières touchant le plafond, les premières étant à la hauteur de la ceinture des danseuses.

Cette danse de Carmen n'était qu'un programme : la pauvre enfant était la plus jeune et la moins forte des trois ; on l'avait lancée en avant, comme un ballon d'essai, aussi l'enthousiasme fut-il modéré.

Anita se leva ; toutes les voix crièrent : L'olé ! l'olé !

L'olé, madame, est une de ces danses (pie la censure espagnole ne permet pas de danser au théâtre ; c'est l'état de tout censeur de retrancher, dans ce qui passe sous sa juridiction, tout ce qui est vraiment beau, tout ce qui est vraiment original.

Heureusement nous étions chez nous, heureusement nous échappions aux ciseaux de messieurs de la censure, heureusement Anita, Pietra et Carmen, ces jolis oiseaux du soir, venaient a nous avec toutes les plumes de leurs ailes.

Hé! mon Dieu! madame, ce n'est point qu'on puisse rien reprocher à cette pauvre danse ; ce qui effarouche la susceptibilité pudibonde de messieurs les censeurs, ce n'est point tel écart de jambe, tel ou tel entrechat risqué, tel ou tel battu dangereux ; non, ce qui fait le charme de cet exercice, c'est tout un ensemble de mouvemens fiers et voluptueux à la fois, provoquans au delà de toute expression, et auxquels il est cependant impossible de reprocher aucune liberté ; c'est l'air sur lequel ces mouvemens se font, le chant accompagné de sifflemens aigus qui les accompagne, c'est ce parfum de danse nationale, comme les peuples les rêvent avant que ne viennent les polluer les doigts de rose de messieurs les maîtres de ballets, c'est enfin quelque chose d'enivrant au suprême degré pour les Espagnols, qui voient de pareilles danses cinq ou six fois par an, et qui non seulement ne s'en lassent pas plus que des courses de taureaux, mais encore les revoient toujours avec un nouvel enthousiasme.

Ainsi jugez de l'effet que font ces danses sur les étrangers.

Alors je vis se renouveler ce phénomène d'exaltation qui m'avait déjà frappé au cirque ; c'étaient des bravos, c'étaient des cris comme vous n'en avez jamais entendu aux jours de nos plus grands succès, contre lesquels protestent toujours quelques-uns, ne fût-ce que nos amis intimes ; cinquante chapeaux roulaient aux pieds de la danseuse dans cet étroit espace, et celle-ci, avec une adresse charmante, comme la Mignon de Gœthe au milieu de ses œufs, celle-ci bondissait au milieu de toute cette chapellerie sans la froisser.

J'avoue que je comprenais l'enthousiasme, mais aucunement la façon dont il se manifestait. Qu'avaient à faire tous ces chapeaux que l'on retirait quand Anita s'éloignait, que l'on repoussait sous ses pieds lorsqu elle se rapprochait, et au milieu desquels la dédaigneuse fée passait si légèrement?

Cette danse est charmante, madame, en ce que ce n'est point nue danse comme nous l'entendons, mais tout un poème. Je ne sais rien de plus triste que nos danseuses à nous, qui rebondissent avec une fatigue visible, et dont tout le but est. de dépasser en hauteur d'une ligne ou d'une demi-ligne les souvenirs laissés par Taglioni ou Elssler ; malgré ce sourire éternel attaché avec des épingles aux deux coins de leur bouche, on sent, on devine la fatigue, car nos danseuses à nous ne dansent que des jambes, et quelquefois par hasard des bras. Mais en Espagne, c'est bien différent; la danse est, un plaisir pour la danseuse ellemême, aussi danse-t-elle avec tout le corps ; les seins, les bras, les yeux, la bouche, les reins, tout accompagne et complète le mouvement des jambes. La danseuse piaffe, bat

du pied, hennit comme une cavale en amour ; elle s'approche de chaque homme, s'en éloigne, s'en rapproche encore, le chargeant de ce fluide magnétique qui jaillit à flots de son corps échauffé par la passion. Alors vous comprenez, madame, ces hommes qui sentent s approcher d'eux ce vivant effluve de plaisir, ces hommes gagnent la fièvre de la danseuse, la partagent, et rejettent à leur tour, en bravos, en applaudissemens, en cris, cette fïamme qui les brûle. On parle des rêves de 1 ppium et des divagations du hatchis : j'ai étudié les uns et suivi les autres, madame, rien de tout cela ne ressemble au délire de cinquante ou soixante Espagnols applaudissant une danseuse dans le grenier d'un café de Séville.

Une des figures les plus gracieuses de l'olé était celle-ci, ou plutôt cette figure est toute la danse.

Anita tenait un chapeau d'homme à la main : ce chapeau c'est celui du premier venu ; l'accepter n'a point d'importance, et la danseuse l'accepte, comme je l'ai dit, du spectateur qui se trouve le plus proche d'elle au moment de son départ. Ce chapeau, ne pas confondre la forme coquette du sombrero andalou avec la forme de nos chapeaux de Desprez ou de Bandoni, ce chapeau, elle commence par s'en coiffer de toutes les façons possibles : sur le côté, comme un petit maître du Directoire ; en arrière, comme un Anglais ; sur le front, comme un académicien.

Anita tenait donc ce chapeau don. elle se coiffait de toutes les façons, puis de temps en temps elle ôtait le chapeau de sa tête et s'avançait vers un de nous comme pour le mettre sur la sienne. Mais au premier mouvement que celui qui paraissait favorisé faisait au-devant de cette faveur, Anita tournait sur elle-même, et d'un bond se trouvait de l'autre côté du cercle, faisant la même coquetterie à un autre qui devait être trompé comme son devancier ; et à chaque tromperie du genre de celle-ci, madame, c'étaient des rires, des cris, des applaudissemens, des bravos à faire crouler la salle, ce qui était justice ; car, il faut le dire, jamais papillon, jamais abeille, jamais sphinx effleurant du bout de sa trompe les fleurs d'un parterre, n'a volé de l'une à l'autre avec plus d'agilité, de grâce et d'inattendu qu'Anita

Comme j'étais le roi de la fête, madame, ce fut sur ma tête que vint se poser le chapeau, à mon grand embarras, je dois le dire, car que faire pour remercier une danseuse à qui l'on ne peut pas même baiser la main?

Il y eut une pause d'un instant, pendant laquelle Anita recueillit les hommages et les applaudissemens de toute la société. La flatterie qui paraissait lui faire le plaisir le plus vif était lorsqu'on lui disait qu'elle était très salée, salada.

Je le lui donne à mon tour, n'ayant pas d'autre moyen de m acquitter envers elle.

Pendant ce temps. Pietra se préparait : plus tôt elle attirerait l'attention générale, plus le règne de sa rivale serait court. Deux ou trois voix crièrent : Le vito ! le vito ! toutes les voix répétèrent : Le vito ! Je le répétai comme le autres, sans savoir ce que je demandais.

Pietra s'avança au milieu du cercle.

Si j'ignorais ce que c'était que le vito, madame, aux premières mesures de la guitare, aux premières notes du musicien, je le vis et je l'appréciai immédiatement.

Le vito est un trépignement qui commence avec la nonchalance d'une femme qui s'ennuie, qui s'augmente avec l'impatience d'une femme qui s'irrite, et qui redouble enfin avec la fureur d'une femme en délire.

Ce trépignement a quelque chose de convulsif ; on comprendrait que la danseuse tombât morte à la fin d'une pareille danse.

Cette danse est indescriptible ; rien n'en peut donner l'idée, ni la plume, ni le pinceau : la plume n'a point la couleur, le pinceau n'a point le mouvement Ces cambrures de reins, ces renversemens de tête, ces regards de flamme, qui n'appartiennent qu'à ces filles du soleil qu'on appelle les Andalouses, ne peuvent se raconter ni se peimi' y a

cela de remarquable, et qu'on aura peine à croire ('.ans nos climats du Nord ou d'Occident, c'est que tous ces mouvemens étrangers, inconnus, inouïs pour nous, sont voluptueux sans être un instant libertins, comme une statue grecque est nue sans être indécente.

Pietra dut être contente; son succès égala celui d'Anita sa rivale. Tous les chapeaux furent jet-is à ses pieds, et, toujours fidèle aux lois de l'hospitalité, tous les chapeaux furent dédaignés au profit du mien.

Pietra bondit dessus, et le foula de ses deux petits pieds, jusqu'à ce qu'il eût la forme d'un gibus aplati.

C'est la suprême galanterie de la danseuse espagnole, c'est ce qu'elle peut faire de plus coquet en faveur d'un étranger.

Je remerciai Pietra de mon mieux ; je lui dis que de ma vie je n'avais rien vu d'aussi salé qu'elle, et elle parut aussi satisfaite du compliment que Je l'avais été de sa galanterie

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