‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 219 sur 283 · II- ne venaient de le faire nos · texte numérisé non relu

II- ne venaient de le faire nos

excellons 11

madame, si je n'ai pas trouvé .1 i - pour vous

pelndn ha, l'olé e' le vito. n'espérez donc pas que

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m ville.

Consterna Mi ni générale à SôvUle, madame; il n j luxa lias de course de taureaux aujourd'hui dimanche.

Vous vous rappelez, madame, que Montés 1 lanero

étaieio Sêvilte et s étaient engagés à donner une

course, n est-ce pas1 Oui. Eh bien ! il a plu toute la nuit : Nocte L'Uni tolû, comme dit Virgile, et les spectacli m lieu de revenir le matin, s'en sont allés â vau-l'eau

II en est ainsi de -Montés et du Chiclanero. madame ; ce sont de petits maîtres qui ne veulent pas souiller leui de soie et leurs souliers de satin; quand ils on, m !; boue, ils ont dit : « Fi donc ! " et sont montés dans le bateau a vapeur qui part pour Cadix

Montherot. de son côté, qui avait retardé son départ de deux jours, au risque du dommage que pouvait souffrir le Portugal, et cela dans h seul but de voir une course de taureaux, spectacle qui avait pour lui tout l'attrait de la nouveauté, les a suivis dans la malle-poste.

Nugeac, â son tour, part demain par le Trajann, prononcez Trahano, si vous voulez prononcer à la manière espagnole. Il est accompagné jusqu'à Oporto de monsieur Meulien, consul a la Havane. Monsieur Meulien est un des rare-; passagers qui ont survécu au naufrage de m Méduse

Alexandre est parti je ne sais pour où ; depuis hier cinq heures il a disparu, et Desbarolles lui-même, son gardien ordinaire, n'a pu m en donner aucune nouvelle.

'■ ta nouvelle di parition, Desbarolles a pris sa ca-

rabine et m'a offert de se mettre â sa recherche; mais je n'ai pas pensé que la chose fût urgente

Noirs nous sommes donc trouvés tout désorientes ce malin ; toutes nos dispositions étaient prises pour la course, et la course nous manquant, nous avons été forcés de nous créer une occupation nouvelle.

Cette occupation a été vite trouvée; je voulais rapporter un souvenir de la soirée d'hier. j'ai pris Giraud et Buisson avec moi, et nous nous sommes acheminés vers la rue qu'habite Carmen. Il s'agissait d'obtenir d'elle qu'elle laissât faire son portrait en costume de guerre, c'est-à-dire avec toutes ces gazes, ces paillettes, ces fanfreluches qui constituent la toilette d'une danseuse *•

La pauvre enfant a fort rougi en nous voyant entrer. Elle travaillait, avec sa mère et une sœur plus jeune qu'elle, à un costume aragonais qu'elle devait mettre le soir même pour danser la jota.

La besogne était pressée ; aussi à peine osai-je lui expliquer le motif de ma visite, car il était déjà midi, la robe n'était pas fort avancée, et la séance devait nous tenir une heure au moins,

Ce fui 1 objection que nous fit. sa mère- mais Carmen lui dit quelques mots a l'oreille oui levére-nt la difficulté.

J'ai su depuis quels étaient ces mots.

— En ne dînant pas, avait dit Carmen, je rattraperai le temps perdu.

Il fut donc convenu que Giraud appellerait à lui toute sa diligence, et que Carmen poserait

Nous étions dans une pauvre petite nièce du rez-de-chaussée. blanchie à la chaux comme tous les intérieurs gnols. ayant quatre chaises pour tout meuble. Carmen nous invita à l'attendre, et monta rapidement les escaliers pour aller changer de costume.

En son absence, sa mère nous conta ton' ouleurs :

le père était, malade et s'en allait mourant du e maladie de langueur. Longtemps Carmen avait hésité avant de se mettre au théâtre: mais l'ouvrage manuel quelle faisait rapportait a peine trois ou quatre réaux par- jour. La malheureuse famille vendit le peu de bijoux qu'elle avait, et avec l'argent que produisit cette vente. Carmen, qui se sentait des dispositions pour la danse, put prendre quelques leçons.

Enfin avec beaucoup de peine elle entra au théâtre, où elle est depuis un an, et où elle gagne, ne riez pas. madame car cela m'a paru fort triste, à moi, quand on me l'a dit, où elle gagne cinquante sous toutes les fols quille danse Elle danse quatre fois par semaine>, ce qui fait quarante francs par mois.

Sur ces quarante francs elle fournit ses ci tumet

Vous comprenez bien que si La pauvre Carmen n'en était pas revenue a ses broderies et à ses dentelles, sa nouvelle profession n'eût pas fort enrichi la maison: mais l' sœur travaillait, la mère travaillait. Carmen travaillait, et si l'on ne vivait tins, au moins on a.vait l'air de vivre.

Peut-êtri elqu'un qui n'etïl point mt ndu ce que nous

venions d'entendre eût-il souri en voyant au jour toutes ces

gazes et tous ics oripeaux, [ui la veille au soir, a la lueur des quatre quinquets enfumés, pouvaient encore produire

■ 1 'm efte "1,1 is no atendre le dou-

loureux revit, je vous jure que 1 e fui ' 0 n nie que nous vîmes reparaître cette pauvre ie 1 Mie qui a 1 âge où l'on ne devrait avoir qu .1 61 re

les lourds fardeaux de la vie 1 soi lever. Elle posa avec son charmant souri muant sans

de ie voile de tristesse qui en s'était ré-

, -m- nos yeux.

1 demanda un peu de mie de 1 ir son

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