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Lfalgar
Il blan-
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• lu qu'
firme
imme dit Shakespeare, les pieds encore tout humides
us la plaine, après s'être balancé un
me des mon s
ment, une cararane dune dizaine de chameaux,
u nuit muleta el di cinq ou six ânes, dél i
d'une gorge de la montagne, s'allongea onduleuse sur le
sable. vers Tanger, pareille à un serpent.
KKMIER ARAI'E
M. iins heureux que la caravane, sans doute, en notre quade chrétiens, nous ne pouvions entrer à Tanger qu'après avoir pus patente, c est-a-dire, vers ueuf heures du matin.
Le commandant, en attendant cette heure obligée, nous 1 ie de pèche dans la rade ; la mer nuit !o monde; quant au rivage, c'était à nous de le conquérir
ii ; comme vous le pensez bien, madame, fut
acoepti i •nnaissance. non seulement par nous, mais
par î équipage.
la pèche est une douille fête pour le matelot.
! à cause du plaisir qu'il j prend, léte ensuite
m qu'il en rapporte.
En est un supplément de vivres frais:
puis le moyen, quand les hommes ont été deux heur.* dans
pagner le supplément de poisson d'un
supplément de rtnl il faudrait qu'un commandant rûl bien
• pour lai r l'extérieur sans réchauffer un
peu 1 m: ri ni
Instant la baleinière fut-elle prête, et la seine tl l'en iep.ni: Tout 1 équlp m des
hommes absolument nécessaires » bord, eut tr six
heures c'était plus de temps qu'il n'en fallait.
. dans la yole avec Tial, qui dirigeait n M.ique! et Rebec nous accompa hacun
.m un !iimi a deux coups, el douze carabines ées dans la baleinière : d ailleurs, le cas inl la corvette pouvait nous pro
u nous descendions l'escalier de tribord, u me bai que qui ven
les signaux; comme ident
Il particulièrement affaire an 1 atten
' n ne par no la \ c- 1 1 1 e .
ir Fîorat, du hau de la terras rail vu avec une lunette d'approche
• t il nous : ir de mar-
ée, le rivage de ia nier allait bit uvrir
• i \r.il.. > \. et il redfl Mue conflit
i . ■ i spagnol par El-
■ II. heureux et lier de la
Ion qui lui était Quand notre protecteur fut Installé à lavant du
■ du contremaître donna le signal du déi unes, levées verticalement, s'abaissèrent Frappant il un seul coup, et notre barque, ouvrant ma \ers le rivage.
que le fél de Tanger.
rade il se ers la ivaiei bi lie des feux, nielle i nuindai son nom, elle s'appelle le Schar/I.
iKiie. à la droite de l'ancien Tanger.
i ii mer; nous mus dicçeames ichure di la rivière, la marée se retli B lit J
Impossible de remonter bien haut ; notre barque
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sur une littoral: quoique la mer fût
minent , oi ire bj , 41 et en
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mi par notre al ....
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LE VELOCE
le neuve, qui allait diminuant, grâce au reflux, n'aurait is assez d'eau pour le repousser à la mer. la baleinière, elle n'avait pas pris tant de préut cinglé vers le prem de la côte venu; arrivés à une certaine distance île la cote, les matelots s'étaient jetés à La mer comme des cormorans el avaient poussé la baleinière jusque sur le sable.
En ce moment, une hirondelle de mer passa. Je lui envoyai un coup de fusil, l'oiseau blessé alla tomber de l'autre côté de l'Oued.
Au moment où je m'approchai du rivage, hésitant à me ■a 1 eau pour un si maigre gibier, je vis poindre derrière une dune l'extrémité d'un long fusil, puis le capuchon d'un burnous, puis une tête bronzée, puis tout le d'un Arabe aux jambes nues.
Sans doute il avait i ru que le coup de fusil qu'il venait d'entendre avait été tiré rar un compatriote: en nous apercevant il s'arrêta.
Je n'avais jamais vu d'Arabe que dans les tableaux de Delacroix ou de Vernet. que dans les dessins de Raffet et de Decamps ; cette représentation vivante au peuple africain, qui sétait graduellement dressée devant moi, et qui, ant à mou aspect, se tenait a trente pas de moi, immobile, le fusil sur l'épaule et la jambe en avant, pareille a la statue du Calme ou plutôt de la Circonspection, me produisit une impression protonde. Il était évident que si j'eusse été seul, il eût fort méprisé ma carabine de dixhuit pouces, qui lui eût paru bien peu de chose près de son fusil de cinq pieds; mais j'avais derrière moi une cinquantaine d'hommes de mon espèce, vêtus à peu près comme moi. et le nombre lui donnait à penser.
Comme nous eussions pu rester chacun d'un côté de ce nouveau Rubicon, jusqu'au jour du jugement dernier, sans que ni lui ni moi fissions un pas en avant, j'appelai EI- Ariii I 1:1 n.it pour qu'il dit à l'Arabe de passer l'oued, et, en le passant, de m'apporter mon hirondelle.
Notre janissaire échangea avec son compatriote quelques mois, à la suite desquels l'Arabe n'hésita plus, et, ramassant l'oiseau, passa le fleuve.
Tout en passant le fleuve, il regardait l'hirondelle ; elle avait l'aile cassée, et un grain de plomb lui avait traversé 1,1 pc Urine.
Il me donna l'oiseau sans me dire une seule parole, et continua son chemin ; mais en passant près de Bernât, il lui adressa quelques mots.
— Que dit-il? lui demandai-je.
— Il demande si vous avez tiré l'oiseau au vol.
— Et que lui avez-voas répondu?
— Je lui ai répondu que oui.
— Est-ce à cette réponse que je lu; ai vu taire de la tète un mouvement de doute ?
— C'est à cette réponse.
— Il n'y croit donc pas?
— Pas plus qu'il ne faut.
— Le connaissez-vous ?
— Oui.
— Tire-t-il bien !
— 11 passe pour un des bons tireurs des environs.
— Rappelez-le donc, alors. Le janissaire le rappela.
L'Arabe i pl».s d'empressement que je n'eusse
cru : il était évident qu'il s'éloignait à regret, et qu'il avait un vif désir de nous voir de plus près, ou plutôt de voir nos armes.
Il su inq pas de moi, grave et immobile.
i.iraud et Boulanger, qui le suivaient leur crayon à la ussi ; c'était comme moi le premier Arabe qu ils voyaient, et à leur avidité a le croquer, on eût dit qu ils craignaient de n'en point retrouver d'autres.
— Voilà un Français, lui dit le janissaire en me montrant, qui prétend qu'il tire mieux que toi.
Un léger sourire de doute crispa les lèvres de l'Arabe.
— Il a tué cet oiseau au vol, et il dit que tu n'en ferais pas amant.
— J'en ferais autant, répondit l'Arabe.
— Eh bien! cela tombe a merveille, continua le janissaire: tiens, voilà un oiseau qui vient, tire dessus, et tue-le
— I/e. Français D'à pa- tué le sien a balle.
— .Non.
— Que dit il? demandai-je.
— Il dit que vous n'avez pas tué votre oiseau à balle.
— C'est jusie. Voila du plomb.
Et i niai une charge de plomb du numéro cinq.
Il s. te, et prononça, quelques mots.
— II dit q pe, et qu 11 uyènes
et de panthères dans les environs pour nseï a p Ire sur
des oiseaux.
— Iiis-iui que te lui donnerai autant de fois six charges de i i ■ il tirera de coups en Joutant avec mol.
Le janissaire transmit mes paroles a l .aidant
ce temps, Giraud et Boulanger croquaient toujours.
On voyait que le désir g quarante
poudre, san luttail i liez l'Arabe
àve la crainte de ne , il dignement sa réputa-
tion; enfin la cupidité I'emi
n débourra son Eue I tira balle dehors, et tendit sa m. nu pour que j y versasse m,, harg de plomb.
Je m'empressai de me conformer au geste.
Le fusil bourré, il visita l'amorce, et attendit.
L'atteo ■ ne nu j.as longue; tout o • d'Afrique
en gibier. Un pluvier passa an no
i Irabe le chercha longtemps au bout de son long et croyant enfin lavoir trouvé, il tira
L'oiseau continua son chemin sans avoir perdu une seule plume.
•tait levée au coup; elle passa i poi je l'abat
L Arabe sourit.
— Le Français tire bien, dit-il; mais ce n'est pas
du plomb que m.' un véritable chasseur, c'est avec une balte.
Le janissaire me traduisit ces paroles.
—C'est vrai, répondis-je ; dites-lui que je suis absolu ment de sou avis, et que s'il veut choisir lui-même un but. je m'engage à faire ce qu'il fera.
— Le Français me doit six charges de poudre, dit l'Arabe.
— C'est encore vrai, répondis-je. Que l'Arabe tende sa main.
Il tendit sa main; j'y vidai le tiers de ma poire, à peu près.
Il tira son récipient en corne dans lequel il introduisit la poudre depuis le premier jusqu'au dernier grain, avec une attention et une adresse qui tenaient presque du respect.
Cette opération terminée, il était évident que notre homme n'eût pas mieux demandé que de s'en aller ; mais ce n'était point l'affaire de Giraud et de Boulanger, qui n'avaient pis achevé leur croquis.
Au^si, au premier mouvement qu'il fit :
— Rappelez à votre compatriote, dis-je a El-Arbi-Bernat, que nous avons chacun une balle à envoyer quelque part, où il voudra.
— Oui, dit l'Arabe.
Il regarda autour de lui, et trouva une espèce déchalas à terre.
Il le ramassa, et se mit à chercher de nouveau.
J'avais dans ma poche une lettre d'un de mes neveux employé au domaine privé de Sa Majesté. Cette lettre dormait paisiblement dans son enveloppe cajTée, ornée de son rouge; je la' donnai a l'Arabe, me doutant que celait cela qu'il cherchait, ou quelque chose •rapprochant
En effet . cette lettre taisait une édile excellente.
L'Arabe le comprit.
Il fendit le bout de l'échalas avec son couteau, y introduisit la lettre, alla planter l'échalas dans le sable, et revint vers nous en comptant vingt-cinq pas.