‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 230 sur 283 · I. et nous · texte numérisé non relu

I. et nous

fille jun. • jeunesse,

.le rubis, me canapé couétoffes, et qu'on

d'après le dessin de juif de Molly.

! r unissaient fa D2S de»

Baux ou trois a, monsieur Floral ag

m, , n ses .1 un brait étrange : ,i- aivaài tans dans la rue. le

île la marée sur les

Iles.

>us allonge

aie sans papier.

■ riant seulement les premiers élémens raa i un.- '■

mur ! misées, lorni.un

!.. :, la main une longue baguette, sem-

bla!.1 une.

nuire, sans eff.Tt aului.

la main u

étude se .. humanil i m un lia.

un bachelier es scien-

1 reçoit un

même

us long a rein .

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rérlté plus a

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nies oui ni sur

R • monsieur

" [Ul

yant le bonheur d appartenir à votre sexe -lui e< .il prépare] ont chasse; mais il mut mm , !: ue chasse pas aux environs de Taninine dans la plaine Saint-Denis; que c'était une D iiitn.ile à mener a bien, et qu'il n'y a que les lur mener a bien les négociations difficiles. -. dépendait du consul anglais, monsieur Hay. Voile une énigme, n'est-ce pas? comment une

aux environs de Tanger peut-elle dépendre Ou Mil anglais 1

que monsieur Hay. étant grand chasseur luimême, s'est fait une étude toute spéciale de se populariser les gens du pays: tout ce qui porte un fusil à Tanger relève de son bon plaisir, et nul étranger ne ne chasse avec monsieur Hay. ou muni d'une perm de monsieur Hay

n une permis-ion qu'il s'agissait d'obtenir; car de .1 n'y fallait pas compter; monsieur Hay nner une entorse.

\leso ■ l mi ii.iteau s'étaient chargées

aptes du Xemrod anglais qui ulement a. irdé toute permission, ma -

H un excellent compagnon de chasse, miner, son chancelier, presque aussi grand chasseur de a que son chef de file.

Il le choix du jour; nous choisîmes le lenin.

oclation, si heureusement termii les albums de ces daims Maquet.

Desbarolles et m«i des vers. Glraud et Boulanger de:

: - retournâmes diner au l.

11 faut vous dire, madatn»), qu il n'y a pas de restaurant à

En Espagne an mange peu et mal. mais an Maroc on ne mange pas du tout.

emps en tel ment, les naturels du pa;

ni une figue u une datte et ils en ont pour vingt quatre heures

ut une tasse de café, fument une Chiilit.

le soir, il y a orgie sur la place de Tanger ; pi

laine ile: le soir, on se réunit

autour de ce 0 une et

mais avec des rugiss-mens de pli Jamais fontaine publique m rsant du vin au lieu d'eau. r de solennité royale, n'a excité les transports de boulier iiiHisvim. .filiation de Tan

ger pendant un ses que n.ms passâmes dans la

ville.

Parfois, au milieu de tout

• hommes, une figure

apparat use comme un

■ ' m i ■■ forme pri-

mitive et ne laissant voir de toute sa personne QUI

i. les par l'ouverture

..in: laque). artait

i im ut qui ressemblait a la crainte, • était une femme.

o\ rassemblement ne pare qu'a

Ipe vivifiant eau lonne la ver li i lire, la vie aux

animaux la I BOB

murmure ne stence afflue, pleine de tau

I ''iieteS"

ni d'un roi

m .mile a trois quarts ,1e lieue près on ivait eu le temps de nous algtiaed sur li pou nous n eûmes us la salle a manger, et a nous me

lli ion ei nous nous n

lire le tour .lu m. unie sans qu'il lui

' un peu il.- I ne volonté, qu il

nous étions mit pied, l'arum, s p.. . . .,,1 et Bon-

nous, ils avaient il rendn i te nous avions trente ou qua-

itteurs a inf valait croquer un rabatteur

■-iir un mendiant, ou un ■ ni I .m pl< l d'un mur.

LE VELOCE

En vemettant le pied sur le pont, Tanger, que nous croyions envolée, nous apparut de nouveau.

Nous descendîmes dans la baleinière-, qui, sous les avirons de huit vigoureux rameurs, glissa de nouveau vers cette ville des contrastes, où, au milieu de toutes ces maisons i(ui ii ont (iue quatre murs blancs et une natte, s'élevait, dans notre souvenir, cette maison juive pleine d'étoffes, de coussins, d'écharpes, d'armes, de dentelles, de broderies, et qui semblait un bazar des MUle el une .\ults. Nous retrouvâmes David nous attendant sur le port. Oh ! madame, recommandez David à vos amis, comme je le recommanderai aux miens; car David, c'est l'homme uniiniversel ; avec David on peut se passer de tout autre ; David, on ne manquera de rien, au contraire, on vivra dans le luxe ; avec David, on se couchera sur des tapis qu'un Sybarite eût payés bien des millions de sesterces ; avec David, on fumera le tabac de Latakié dans des chibouques à bon! d'ambre, dans des narguillez à carafes de cristal et à pied d'or; avec David ou aura plus que la réalité, on aura les rêves, et l'on pourra se croire sultan dans son harem, roi ou empereur sur son trône.

Malheureusement, mes amis et les vôtres vont rarement à Tanger.

ad nous nous étions occupés la veille, ou plutôt quand nous avions voulu nous occuper des moyens de transport, David avait fait un signe de la bouche, et un mouvement des épaules qui voulait dire :

Laissez-moi donc faire. Cela me regarde. Et pleins de confiance en lui. nous lui avions laissé carte blanche.

Douze chevaux et douze domestiques arabes nous attendaient à, la porte de David, encombrant la rue. qui, comme toutes les vues de Tanger, a huit ou dix pieds de large.

Dix minutes après, monsieur Florat et monsieur de Saint- Léger nous rejoignirent, monsieur de Saint-Léger était le chancelier du consulat, autorisé par monsieur Hay à venir .

Ce qui me frappa surtout dans le costume de monsieur de Saint-Léger, c'est qu'il avait les jambes nues et la tête nue. Une espèce de caleçon lui descendait au-dessous du genou, une espèce de guêtre lui montait jusqu'à la cheville.

Ces deux omissions me paraissaient étranges: des jambes nues dans le pays des cactus et des aloès, une tête nue sous un soleil de quarante degrés, c'était plus que de l'originalité.

Je me permis de l'interroger a te sujet, mais monsieur Saint-Léger me cita l'anecdote de Diogène jetant sa sébile parce qu'il avait vu un enfant boire dans sa main.

Il avait vu les Arabes aller nu-jambes et les nègres nutête, et il avait fait comme Diogène, c'est-à-dire qu'il avait jeté ses bas et son chapeau.

Enfin, comme un dernier défi porté à léquateur, monsieur de Saint-Léger portait ses cheveux taillés en brosse.

C'est du reste un des hommes les plus aimables que J'aie rencontrés: il connaissait le pays à merveille et dans tous >ps .htails. Nous enfourchâmes chacun un cheval, et nous marchâmes côte a côte.

Chacun de nous avait son says, courant à côté de son Cheval et portant son fusil.

Monsieur Florat faisait porter le sien par un gros nègre du Congo, dont le visage, dans toute l'exagération de la laideur de la race, offrait l'expression de la plus complète stupidité.

Les domestiques maures, le traitaient, lui, à peu près comme messieurs Florat et de Saint-Léger traitaient les domestiques maures ; 11 était évident que ces derniers voyaient entre eux et cette ébauche de l'homme, une distance au moins égale a celle que le bâton les forçait de reconnaître entre eux et les Européens.

Au-dessous de ce nègre ils ne voyaient rien dans l'échelle des êtres, sinon peut-être le sanglier, animal immonde tt proscrit par le prophète, une nous allions troubler dans son bouge.

Aussi chacun mettait sa charge sur le dos du nègre, lequel n'osait pas même faire entendre le plus léger grognement, et s'avançait, dans sa simple chemise de coton, courbé sous le pouls, sans même avoir une main libre pour essuyer les ruisseaux de sueur qui vernissaient son visage couleur de suie.

Nous marchâmes deux heures à peu près : ce fut dans cette exclusion que naquirent mes premiers étonnemens sur la nature africaine: tout le pays que nous parcourûmes, pays de vallées il est vrai, était vert comme de l'émeraude, » et produisait une herbe ferme et tram liante qui nous montait jusqu'à mi-jambe.

De cette herbe s'envolaient des bandes de pluviers et des pariades de perdrix rouges.

Enfin, au bout de deux heures de marche, au sommet d'une montagne silhouettant l'horizon sur un beau ciel

bleu, nous aperçûmes une trentaine cl arabes appuyés sur leurs longs lusils, et. qui I ■ : en silence.

Nous leur finies des signes auxquels celui qui paraissait leur rhel répondit en a burnous.

Nous nous engageâmes <l. igné c'étaient les

mêmes sentiers, les mêmes plaines, les mêmes arbustes que dans la Sierra-Morena : la naiure . lamais m seii. h riiieni a la séparation par Hercule d. Calpé el 'i fVbyla.

T. 'Afrique, c'est ['Espagne qui se i ne

Xos chevaux montaient celte pente de pierre Inclinée a quarante-cinq degrés, avec une sûreté de marche dan- laquelle ..h rec alésait la race arabe, quoique . a

nure on eût pu croire qu'ils étaient çrol lorency

bois de Boulogne; mais de toute noblesse il reste quelque chose, et i i .m nos cnevaux a nous eussent fan vingt chutes, les chevaux marocains ne bronchèrent pas une fois.

Au faîte de la montagne, nous nous réunîmes; les Arabes n'avaient pas fait un pas au-devant de nous.

Monsieur de Saint-Léger entra en conversation avec eux. et se fit reconnaître en quelque sorte; ils furent graves et polis à la manière des gens qui obéissent a un ordre hier, plutôt qu'ils ne partagent un plaisir.

Monsieur Florat m'assura que si c'eut été monsieur Hay au lieu de monsieur de Saint-Léger, tous ces hommes eussent été aussi empressés qu ils étaient froids.

Après ces quelques mots échangés, nous nous remîmes en route, nous avions encore trois quarts de lieue à faire à peu près pour entrer en chasse.

Nous marchions dans des chemins à peine tracés, sur des rampes de montagnes hérissées de myrtes, de lentlsques et d'arbousiers, dans lesquels nous et nos chevaux disparaissions ; je ne comprenais pas comment nous arriverions à pouvoir tirer dans de pareils taillis. Un vieil" Arabe, aux jambes nues et à la barbe blanche, avait la direction de la chasse ; son fusil, incrusté de cuivre, avait été autrefois un fusil à mèche dont on avait fait successivement un fusil à rouet et un fusil à pierre ; dans cent ans, un de ses descendans en fera un fusil à piston.

On nous désigna un emplacement au milieu- -ries rochers, comme l'endroit destiné à être le théâtre de notre dé.jeuner ; plusieurs couches de pierres étaient disposées naturellement les unes au-dessus des autres dans cet amphithéâtre granitique, qu'aucun arbre ne protégeait contre l'ardeur dévorante du soleil; l'ombre qu'elles recevaient venait des rochers eux-mêmes.

Une source coulait sous les dernières assises de cette salle à manger gigantesque, source d'autant plus fraîche, d'autant plus glacée, qu'elle s'échappait de dessous une fournaise.

Nous allâmes prendre nos places ■ comme je l'avais présumé, c'était chose presque impossible que cette chasse, on ne voyait pas à dix pas autour de soi, et l'on n'avait d'autre abri contre l'animal blessé que des touffes d'arbousier qu'il eût écartées et foulées comme de l'herbe.

A peine fûmes-nous à nos postes que les cris commencèrent : j'ai entendu bien des cris de rabatteurs dans ma vie, jamais d'aussi furieux; c'étaient des hurlemens, c étaient des Imprécations: leurs paroles semblaient les exalter et les rendre féroces. Des Caraïbes traquant un Européen qu'ils espèrent manger n'en eussent pas fait de plus nienarans. Je demandai à Paul, qui, placé, derrière moi, me tenait un second fusil, après qui en avaient nos rabatteurs, et ce qu'ils criaient ainsi.

Ils en avaient au sanglier, et lui criaient : — Sors donc, juif.

I>eu\ ou trois de nos loueurs de chevaux étaient juifs et avaient accompagné leurs montures; c'étaient probablement a leur intention, et pour se venger sur eux de ce que David n'ôlait point ses babouches en passant devant la mi quée, que les .Maures donnaient une pareille expression à leurs cris.

Au 1 t d'un instant, deux ou trois ps de fusil i

du milieu des rabatteurs eux-mêmes i i n cent que

le sanglier avait entendu et compris l'a ement Une

balle qui passa, sifflant et bri an ité de

moi. m'apprit qu'il venait dans notre âl tlon.

En effet, presque aussitôt j'entendis un grand bruit de ronces froissées a ma gauche: seulement il e D l'ani-

mal comme des balles, Je l'entendis, mai . i rli point

Un autre coup de fusil partit b ma drol i i I extrémité de l'enceinte, puis nous entend. la i le frolssemens

des bran, lies se rapproi I étalent n. i tbatt u

Nous nous réunîmes un i .; été tué c'était tout. \

On devait déjeuner après cette première battue, et L'ordre avait été donné aux Says de nous attendre a une clairière. afin que nous pussions rejol ' 9 cheval notre salle à manger de roches; nous arrivâmes a la clairière, trois chevaux seulement nous y attendaient.

Les autres y étaient venus, mais, en nous attendant les

IDHE DUMA.S ILLUSTRE

e un lient leur il Ils l'avaient trouvé

malheur était : >s où

u i mes doi et je dois

■ ■ ' ■ on

revinrent en ju

avait pas en de peine iflammer in ' u

n uf que mon

i ,. rrn • en tranches les plus tnln-

mn n ommi ni ill â tirer du lus-

de bouche, qui se composaient d'un i po ious vîmes revenir no* hommes i

les chevaux 1 • he

sueur, les m Fourbus

Quand on i- aperçut ctlon un grande; les

b i- de li ouleuvres, se i luflli i eru dai - les bu

ou trois, moins légers que li - autn uni , i les propriétaire - de i bi vaux 1 1

une de i es bastonnadi - d t u li nous n avons au, uni idée en

. n'a pas habité un tain nombri Prdbablemi ni si ta i orrei lion eu de Tun à

! les assistans a 1 itre, ,,ii n'j , ussenl même pas pris lu tout la cl passant i imille : mais des

une

i us les i

es messieurs, qui n'en tim ompte et qui n n être

in, ! , i , ni,,,

■ oups était uvn diable de nègre 11 se roula en hurlant

m mu on ne son reall plus mi

i m ns iprêi lui

un Juif

pporté la : ner le mot.

Bnfli coni i îi,,-

■ i' lui |i ta son fu-ii n alla -,

oi , uper ,!■

li observation à nos amis de ne pas

■ ■ ontentemi nt

la bastonnade m, - observations .i nos i

d outre m ■ , , iin,

n- ,i Import

Mu

les uns utres éminçaient des Iranent le pain ■ eux la ■

dominions

,i (rua pour to

tentent que t < s 'ce qui

dans un pi ttt bassin de

i lent debout, eux aussi tenaient leurs

fusils a la main.

I.e nègre se roulait en jetant des cris comme an homme à l'agonie.

il y eut un instant de silence; le plus prudent était de , l'accident pour une maladres le primes

ainsi.

Au milieu de ce silence, monsieur Florat quitta sa place, marcha droit au w lui reprit son fusil dune main,

et le fustigea ureusement de l'autre avec son fouet

il, chasse Il est inutile de dire une le drôle n'avait pas la moindre . nure et qu il ci lait i ar avani lai on des an-

guilles de Melun.

cria i our quelque cho Il était évident qui si au lieu d'être un nègre, le délinquant eût été un Muni- ou un Arabe, la révolte éclatait mais un n, -. pouvait pas même être tin

i prirent leur poste, et nous nous rassîmes

ni,- au milieu de ce conflit d'une mlnut voir le pa ■- i -ni' les lèvres des

Un U i raient cru qu'Arabes

- entr'égorger.

Cinq m tes iprès, la séréniti paru sur toutes

et nul navan l'air de se souvenir de ce qui

ridant cet événement, dont nous nous exagérâmes Ire i Importa ni a |i ta du ti old sur le reste de la chasse; les balles arabes, qui Innocemment passai ni près i- comme avait fait celle qui dans la première battue courait après le sanglier, nous sembla! avoir des intentions hostiles.

i ,i i basse néanmoins se p

l'obligation i lus fûmes de traverser une i Ion de

bols qui avait été Im endlée ; le feu, en -

une couche de charbon sur chaque arbre, sur chaque branche d'arbre, sur iliaque buisson Quand nous en sortîmes il ne non* manquait qu une couche plus également pareille et plu* savamment étendue pour n'avoir rien i ier au nègre.

Dans la d ia tm i i t-à-dire vers cinq heures du

son-, un marcassin fut tué par un Maure

Tout en ch.i*-ini, nous nous étions avancés dans l'Intérieur dune lieue OU deux, mais cela ne nous inquiétait en effet, mon-, ur de Saint-Léger, qui, par parenthèse avait >urnée avei

unbes nues et sa tôte nue. avait donné l'ordre aux

de nous amener les en vaux a ui droit di

endroit, nous le trouvâmes parfaite

Nous eûmes recours aux cris et aux coups de fn U

uns i ' les aul res furent haut lies i .,, . ,,,, qu'aucun

i m ; Maure ne voulait porter le sanglier, viande Immonde, et qui par conséquent, entraîne ave, elle sa souillure. Aucune promesse n'avatt pu les séduire, c là m, m, qui l'avait tué avait semblé, une loi* 1 anima]

mort, le i, ' ivec «nr horreur (jni s'offrit pour cet ma, lune, vous ne le devi-

na Is.

Ce t Eau de Benjoin I dont pendant

ige d'Espagne, la paresse était devenue prover nier de monsli ur Haj qui était par monsleui I fer de

la .Inc. Hou de* Victuailles. Il faut que maigre son "i i

glne ismaélite. Eau de Bi iloln ngller.

Nos deux porteui - mirent à chei pei he

Une perche de grosseur suffisante pour porter un sanglier. - un arbre ayant trois pouces de clrconféi pi.* n .--i pas chose facile -i découvrir <\u ua.ro ii, un ii-i nient la Providence, i Provld< • nous apparaissait t"

heureu men la Proi Idem e nous

apparut *,,u* le* traits d'un bûcheron arabe p,, riant Juste

épauli le b&t u'il non* I

la Provldeni • qui, en traversant la ruer ■ et en mettant I, pied *ur ) i i ôte d Afrique

la Pro^ Id - * étail sans dout i tait*

nui du i . elle refusa

d,, n, positivement de nous vemln Ique prix

f <lt

elle fut forci de la donner i I

dis pour rien, je m, trompe Benjoin et par le cutslnl

loi"' In et par le culslnlet de mon-

Hay 1 1' ■ madame, le deri

mi lier de pro\ Iden e i n Urlque I dot 'i renti pour la ur peu En

lOUt le *une

LE VELOCE

Mais lâ-bas elle garda son visage rechigné, et nous suivit en grimaçant, comme une pleureuse antique. A de ce moment, j'en ai bien peur, madame, nous sommes brouillés avec elle.

Eau de Benjoin et le cuisinier lièrent les quatre pattes de l'animal, lui passèrent la perche entre les jambes, et posèrent chacun un bout de la perche sur leur épaule.

Puis ils se mirent en chemin, chancelant sous le poids, pareils à ces Hébreux qui. dans les vieilles gravures de la Bible, portent cette fameuse grappe, échantillon du raisin qui pousse dans la terre promise.

Nous les suivîmes, ou plutôt nous les précédâmes, après avoir promis à nos Says. qui nous donnaient une seconde édition de la scène du matin, une seconde correction, revue et augmentée.

Nous fîmes à peu près une lieue ou une lieue et demie, dans la direction de Tanger, poussant des cris et tirant des coups de carabine.

La nuit était .1 peu près tombée.

Tout .1 coup, aux dernières lueurs du crépuscule, nous vîmes surgir a l'horizon une douzaine de cavaliers qui, grandissant derrièri une colline, se découpèrent un instant à Sun sommet, puis, pareils à une avalanche, se ruèrent de notre côté.

C'étaient nos gens qui revenaient, d'où? Nul n'en savait rien.

Je n ai jamais vu, jamais imaginé pareille trombe de démons lâchés sur la terre. Ces visages bronzés qui se perdaient dans l'ombre, ces burnous blancs qui flottaient comme des linceuls, le galop sourd de ces chevaux presque invisibles et qui s'approchaient cependant avec la rapidité de la foudre : tout cela donnait â cette course nocturne l'apparence fantastique d'un rêve.

Je me rappelai ces Sioux que Cooper fait bondir dans la prairie autour du camp du Squatter.

Quant a moi. je leur pardonnai presque leur faute en faveur du côté inattendu et saisissant du spectacle.

Arrivés à dix pas de nous, ils s'arrêtèrent court, s'élancèrent à bas des chevaux, et, instruits par l'expérience, se mirent â l'instant même hors de la portée de la main, précaution qui. d'après ce que j'entendais dire autour de moi depuis une demi-heure, me parut pleine de sagesse de leur part.

Ceux que ce retour réjouit le plus, non pas à cause du coté poétique, mais bien du côté matériel, furent Paul et le cuisinier. Le sanglier fut mis en porte-manteau derrière le cheval de Paul. Chacun de nous se remit en selle sur sa monture tout effarée, et nous continuâmes notre route vers Tanger, où nous arrivâmes â dix heures du soir.

C'est alors que nous vîmes toute cette population joyeuse se grisant d'eau fraîche autour de la fontaine.

David nous attendait Une noce juive se célébrait le lendemain â Tanger, et il nous invitait à ne pas manquer cette occasion de faire connaissance avec les rites matrimoniaux de la nation israélite.

Nous n'avions a nous inquiéter de rien, nous trouverions chez lui no; n- déjeuner et notre dîner.

Toutes ces mesures prises pour le lendemain, nous retournâmes coucher sur le Véloce, qui nous attendait, nue lanterne hissée â son grand mât.

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