‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 232 sur 283 · nous placés .1 1 m e a rémités de · texte numérisé non relu

nous placés .1 1 m e a rémités de

''ire. longue de vingt pieds a peu près et 1 ■ '■ plus, qu a l'extrémité oppo . on tira <ies 1 damas range qui naos découvrirent la

">'i> au milieu de cinq ou six jeunes Biles

Oïl (a leva, les yeux toujours fermés: on la ht descendre du lit et .m la in asseoir en l'ace de la pi Juste au milieu de La Chambre, sur une chaise ad au m n

use était élevée sur ses pieds comme celle de Thomas Diafoirus dans le Malade imaginaire

La mare ha sur cette chaise.

Alors les matrones l'entourèrent

Q» ion voile rouge, et l'on commença de la

coiffer.

Ses cheveux servirent .1 faire un premier édifice, sur une première coiffure, puis une seconde, puis une troisième.

BW sième coiffure qui s'élevait déjà à un demi-

pied de hauteur, nue échappe lut roulée en manière de

'^' poêle puis sur ce tuyau l'on posa un diadème

de velours rouge à pointe, de la forme de l'ancienne cou-

Bonni des rois Francs.

La coiffure étant achevée, on passa du Jront au visage,

tue 1V111 armée d'un pinceau, commença alors à lui

peindre les paupières et les sourcils avec du kholl ; tandis qu'une aune avec une petite feuille de papier doré, dont la doruri recouvrait une couche de cochenille, lui frottait les joues qui prirent à l'instant même la teinte du carmin le plus vit

Cette application se faisait de la manière la plus simple.

La femme, chargée de cette portion de la toilette, appl) quait ■ <ur la feuille de papier doré, et la feuille

de papier duré, mut humide, sur la joue de la fiancée.

Tu Frottement, qui aurait pu être plus léger et plus doux, faisait le reste.

Ce badigeounage dura une heure à peu près, sans que la pauvre victime ouvrît les yeux, risquât un geste, fit un mouvement.

Apres quoi, "ii la fit descendre de sa chaise, et monter sur une espèce de trône préparé sur une table.

Là, elle s'assit immobile comme une statue japonaise, tandis que son frère, une bougie à la main, montrait l'idole à tout le monde.

Pendant ce temps, les femmes lui faisaient de l'air avec leurs mouchoirs.

Puis de dix minutes en dix miuutes, les Mauresques faisaient entendre ce rire strident dont j'ai déjà parlé.

Au bout d une demi-heure, a peu près d exposition, des flambeaux parurent, et la musique redoubla d'acharnement.

Ces flambeaux étaient portés par les parens du fiancé. qui venaient chercher la fiancée.

L'heure était venue pour elle de se rendre à la maison nuptiale.

On la prit sue son trône, on l'enleva à force de bras, on la déposa a terre, au milieu des cris, des applaudissement et de ces rires mauresques qui dominaient tout, applaudis semens et cris.

On fit sortir tous les curieux, et nous les derniers. Quatre janissaires, des lanternes d'une main et des bâtons ou des courbai hs de 1 autre, attendaient le cortège à la porte, ils étaient chargés de lui faire faire place, a lui, et de nous protéger, nous.

Le cortège se mit en mouvement, conduit par la mariée, les yeux toujours clos, et. dont chaque mouvement était remarquable par sa raideur automatique; trots hommes la guidaient, deux la tenaient, par dessous les bras, marchant à ses côtés; un troisième, marchant derrière elle, lui soutenait la ti

Trois hommes, portant des flambeaux, éclairaient, marchant à reculons et poussant derrière eux les curieux marchant à reculons comme eux.

Tous les gens de la noce suivaient la mariée.

Cette masse était donc séparée en deux portions bien distinctes :

Les invités et la mariée, qui marchaient en avant

Les curieux, qui marchaient à reculons.

Un grand foyer de lumière les séparait, se projetant sur tentes ces figures aux costumes étranges: Maures, juifs, Arabes, du

Cette lumière, qui montait tremblante le long des mai-

sons, éclairait chaque ] ncombrée de femmes voilées.

te ruelle barrée par de longs spectres dont on n'aper-

■ 16 li ■ linceuls, tandl qu au haut des terrasses,

"""': mme de toiles ombres un autre cortège aérien.

- " ' ■ maison an maison • suivant de toit en toit

cette procession bruyante et Lumineuse qui semblait pous- 5' r .levant elle, entrainer derrière elle et réveiller sur ses Bancs toute La populat le ranger.

I était le plus fantasque spectacle que j'aie jamais vu ma '. 1 toute ma vie je revern ■ groupes de bl ai

1 s, au milieu desquels brillaient les coiffures de

perles et les gilets dur des femmes juives r, ,

errai ces petites fenêtres carrées à chacune desquelles

passi 1 -, toute ma vie je reverrai ces démons de

la nuit voltigeant de toit en toit dans cette demi-lumière qui montait .jusqu'à eux, ne s'urrêtant que lorsque qui ruelle transversale venait barrer leur chemin, et encore franchissant parfois celle ruelle d'un bond sans éi b comme si la curiosité leur mettait aux épaules les ailes siiem ieuses de la chauve souris.

Après une heure a peu près nous arrivâmes enfin à la maison du marié, dans laquelle nous entrâmes, toujours protégé par nos janissaires.

J'étais au premier rang de ceux qui marchaient à reculons, immédiatement après les p rte-flambeaux entre deux janissaires, qui, malgré mes oh auxquelles ils

ne comprenaient rien, frappaient a droite et à gauche, ramassant des pierres pour atteindre de loin ceux qu'ils ne pouvaient (napper de près, et protégé par eux. non seulement de tout heurt, mais encore de tout contact.

Le marié était adossé à la muraille, immobile, les yeux baissés, pareil a une statue de pierre chargée de la porte.

II était velu de noir, avait la tète rtisée. et portait un seul fil de barbe qui lui commençait au bas de l'oreille et lui passait sous le cou.

Il pouvait avoir de vingt-deux à vingt quatre ans

Notre entrée ne lui fit faire aucun mouvement ; il demeura à son poste, les yeux baissés, et .sans que le souftle de ! existence parût même passer à travers ses lèvres minci et serrées.

Giraud seul peut se charger de donner la ressemblance de ce singulier personnage.

La mariée venait derrière nous, car. grâce aux janissaires, tous les curieux avaient été tenus dans la rue : sur le seuil, elle s'arrêta, on lui apporta un verre d'eau qu'elle but, après quoi on cassa le verre.

Le verre cassé, la mariée entra; on la porta sur un trône pareil à celui qu'elle avait déjà occupé chez elle. puis les cris et la musique recommencèrent et durèrent dix minutes à peu près.

Pendant ces dix minutes de rumeurs, la mariée sur son trône, le marié adossé à son mur, ne donnèrent, ni 1 un ni l'autre, signe d'existence.

Enfin, cinq on six femmes enlevèrent la mariée de son trône, et la portèrent sur le lit.

Après quoi les rideaux retombèrent, et l'on invita tout le monde a. sortir

Je ne sais si la pauvre fille connaissait déjà la maison où elle était conduite et avait jamais vu son mari; mais si tous deux lui étaient Inconnus, elle dut être désagréablement surprise en ouvrant les yeux.

La maison était bien pauvre et le mari bien laid.

Nous sortîmes, il était dix heures a peu près, les I

ni eieintes, les curieux dispersés, les rues vidi

comme dans Boberl i- niable au signal de la retrait fantômes semblaient être rentrés dans leurs tombes, et linéiques spectres attardes glissaient seuls le long des murailles.

\11us passâmes devant la petite fontaine la ite fontaine elle ne- était solitaire, et l'on n'entendait que le

clapotement de son eau tombant sur le pa

Tout ce bruit, toute cette rumeur, tout ci • tient

évanouis comme un rêve.

nix minutée après, nous étlon ho r, que nous

quittions 1 robablemenl pour ne 1 1

Sur le port, nous finies nos ad eux David Pi ndant la Journée il avait transporte tous nos achats a bord du Vè- /.,, e et avi ivoyé m 1

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