SIDI-IBRAHIM
On avait signalé la présence d'Abd-el-Kader sur la frontière du Maroc.
Au nombre des tribus qui paraissaient s'être franchement ralliées à nous, était la tribu des Souhalias.
Cette tribu était puissante, et des ordres avaient été donnés pour qu'on la maintint par tous les moyens possibles dans notre amitié.
Mais plus elle nous avait jusque-là donné de gages de cette amitié, plus elle avait à craindre la vengeance de
glorieux qui, pour beaucoup, est allé s'éteindre dans la mort.
C'était au reste celui qui constamment avait préoccupé le colonel Montagnac ; dix fois ses amis lui avaient entendi dire :
— Je prendrai l'émir, ou je me ferai tuer.
Il résolut donc, comme nous l'avons dit, d'aller au secours des Souhalias.
Le même jour, il donna ses ordres.
La garnison était faible, et à cette époque tout entourée d'ennemis; les postes avancés se composaient de deux ou trois blockhaus, éloignés de cinq cents pas à peine ville.
Le colonel Montagnac résolut de l'affaiblir le moins possible. II dressa un état de ceux qui devaient l'accompagner, leur nombre se monta à 421 hommes.
Le S0 bataillon de chasseurs d'Orléans fournit !0 officiers et 346 hommes.
Le 2» hussards, 3 officiers et 62 hommes.
Les officiers étaient :
Messieurs le colonel Montagnac ; le chef de bataillon Froment Coste ; le chef d'escadron Courby de Cognord ; l'adjudant-major Dutertre ; le capitaine de Cha le capi-
taine Géreaux; le capitaine Burgaud ; le capitaine Gentil-Saint-Alphonse ; le lieutenant Klein ; le lieutenant de Raymond ; le lieutenant Larrajée ; l'adjudant Thomas; et le docteur Rosagutti.
Nous voudrions poui ri sur ce papier, et que ce
papier fût de brou • . les noms des 40S soldats qui suivaient ces 13 chefs.
Le dimanche 21 septembre 1845, i dix heures du soir, la colonne sortit silencieusement de Djema-r'Azouat ; ceux qui restaient regrettaient de rester, ceux qui partaient étalent fiers de partir.
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colonne se mit en marche, s'avançant dans la direction de ; eine fut-elle sortie du camp, qu elle essuya ans de feu.
Ces deux coups de feu, tirés sui l arrière-garde, ne blessèrenl personne, mais indiquèrent que l'on n'avait pu cacher aux Arabes le mouvement que l'on venait de faire.
l"n moment après, un troisième coup de feu éclata sur le
t'.anc droit de la colonne, on était observé de tous les côtés.
La marche se continua sans autre incident jusqu'à Carcor,
a établit le bivouac.
Tout cela s'était fait dans la nuit ; d'ailleurs, la distance . ne était de deux lieues à peine.
- on se trouvait a cinq lieues à peu près de Djemaaat.
A la pointe du jour, on commença d'apercevoir les Arabes, lent disséminés sur les crêtes des collines qui faisaient (ace au camp ; ils paraissaient être sept à huit cents, tous cavaliers.
Les cavaliers avaient pour la plupart mis pied à terre, afin de mieux nous observer.
A soi u- colonel ordonna a monsieur Couxby de
oontei i cheval les soixante hussards, et aux capitaines Larrazée, de Chargère et de Raymond, de as 8», C« et 7« compagnies.
nades de caraLu: les ordres du sergent
Bernard, devaient se joindre a eux
ait un peu plus des deux tiers de la troupe, lieux compagnies, la 9» e; les ordres
du chef de bataillon Froment Coste, devaient demeurer à la garde du camp, où on laissait toutes les chargés et tous . i^tes.
Le colonel se mit a la tête de cette petite colonne, comi 33» hommes, et s'avança 1 espace dune lieue â peu près.
Là. 11 fit halte, il était en présence de l'ennemi. L'ennemi paraissait trois fois plus nombreux que nous. Jusque-là. pour ne pas fatiguer les chevaux, les hussards les avaient conduits par la bride.
Arrivé la, iina de monter à cheval, et tan-
dis que l'infanterie demeurait la crosse au pied, à 1 endroit de la halte, il s'élança avec les 00 hommes de cavalerie sur les LO peu près qu'il avait en face de lui.
i.iue l'on raconte cela a tout autre peuple que le notre, et 11 croira la chose impossible, ou les hommes insensés. Avant d'avoir atteint l'enn«ml, 10 à 12 hommes étaient
m bos sous la fusil :
On alla se heurter à ce mur de feu.
Au h ut .h dix minutes de combat, le colonel Monta
I le capitaine Gentil- UphoDM, et les 3" hommes qui leur restaient, étaient battre en retraite.
'aoltlé chemin. Us avaient été rejoints par l'Indu! s étal iu pas de course.
nvait 280 homme.- a peu près contre 1.000, on (fenslve, et on la reprit Les Arabes a leur tour reculèrent; on les poursuivit comme nos soldat^ poursuivent.
. u moment où la petite colonne ven a ravin, le colonel M rêtes envn
pas iiicin ' ils étaient du terrain.
prl1 qu 11 n'y avait plus de victoire probant même de retraite possible. Il ; pour bien mourir.
niant il y avait encore une trouée; un Ira ■ pour aller di mande:
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prenait place au milieu :■ le frappait au front.
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t( dit-il, le capitaine Froment i
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, v. pourmer la montagne, tanul suivait de cinq ci de fusil lui furent tirés, dont
atl iK-nlt tu) au milieu d'une traînée de flamme et de fumée lu camp 1 Qtagnac, entièrement
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