‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 24 sur 283 · de la i il se mettait à · texte numérisé non relu

de la i il se mettait à

disposition pour toute la i promll d'envoyer un de ses marmitons .i la

air deux pla es. Nous nous couchâmes dom parfaitement tranquilles.

heure du matin, je lu- réveillé par un grand i-ii.ni du re, et

j'aperçus au bout de la rue une masse informe qui venait rapidement u de rumeurs confu--

honm le beanlssemeii aux et de i

étalent le- taureaux sauvages de la • iui devaient servir au spectacle du lendemain.

<hev.il qui pour les empêcher er, couraii

la queue au fl ■

,i .in troupeau, .rappela, radin, pour qu'il

ge . mais, pendant le temps iju il mit

troupe d'hommes •• d'animaux, auxquels

res prêtaient une

mn vision du sabbat emportant avec elle ses

Lorsqu'il m i.A plus que la rue vide ei sileucie.. • -ption.

nu d'une ombre et l'un bruit pareils lene rjul dlspai

lllal le lendemain : ir fait

liai a noire note de cette apparition -nocturne rmer avoir vue Alors il m'expliqua que • Miraient de nuit, parce qui il- fouleraient aux pieds tout ce qu'il- ri Ils s idalent

Pendant qu ius entendîmes

ur de la vi processl m de la

terrai' une multitude encore plus

Ile i .iiiiiu.i Le Bpi , min nous l'em-

ployâmes à taire un. la tour Magne, qui

avion- apei ' S monument,

on Ignore il 1 1 > 1 1 il,- a nom,

■ tour d une i entaim i lin du XII

ise. Vers le comm

, qu'Un DO 'uni. l'r.ih-

arnauda < Henri IV l

ailles dans

de fère l'advao li qu il i

dr.i t.iui ce q

■ renl mestail ou

en di iuca( . non ■ les autres

deux lier- pour employer en nos urgentes affaire- — i a Fontainebleau le S may, 1 an de grâce ltiOl, de : règne le douzième. ■

Les fouille? lurent faites aux frais dudit Trau al : mois le bourgeois de Ni m- - y i ., Comme m .

taiiie et se rendaient aux • En effet

lie de spe a la porte - ij qui va des

l'esplanade, se remplissaient d une ioule immense, i

Menés, el!' raient \ .... i , .

le pas el arrivai

a li queue de cinq ou six mil nés. Nous :

donc rassurés en voyant que non- niers.

En effet, à peine la grille fut clic- ouvert tendu

qu'il ii > avait pas de billets a prendre au bureau, la fr.ule s'engouffra dans le monument avec une rapidi ble. Comme, grâce à mure haute taille, nos deu . neiit toutes les autres ions cette gi

âne une populai par dix mille pi -

Qvinciblemeut attirés vers la gueule du monstre, qui non.- , aotre tour ; n

i lui. que. comme Jo - nous

mes parfaitement a l'aise dans le rentre de notre baleine Les six mille personnes qui nous avaient pi

éparpillées sur le- gradins d effet ni paraître plus nombreuses que dans nos salles de le les quelques claque urs que '.

: ;i Non- u eûmes pas a nous inquiéter de n ver le marmitot:

■tes profiter pour lui même, et nous allâmes nous établir sur l'estrade di En ce moment. Miiord, qui nous avait perdus dans la parut dans 1 arène, poursuivi par 1 - qui,

comme les factionnaires des Tuileries, oui entrer les Chiens -a iible situation de notre compagnon de voyage, qui, tout en fuyant, faisait tlan yeux qu'il rou-

lement autour du r irque. nous cherchant au milieu des six ou huit mille si - la-

mire un sifflement particulier Miiord s'a

ms m i

gradin- bai vigueur de

jambes; mais, au n md il disparu

a c oi)i comme s'il se tilt abtmé Va troc ar le

temps .-'était trouve de 1 autre cote du gradin qu'il fran- •. et u avait disparu dan u deurs de l'am-

.tre comme Déi lus d offre.

- courûmes aussitôt i l'oi rieur, plongeant

dos regards lune les cavtCes du monument: mais

as au fond qu.

quel- Miiord avar du ..mine BOUS

tup, malgré les querelles que son anti) ats nous talsaiei

ridlmes rapidement par le plus proche voin i . i de lui porter • fut

vainement que n

ol| il <

ouverture : ce lut en vain q dans les tons qui

que non- 1 appel. mit'- par -

nom de Miiord; rien ne répondit Non- crûmes, en i

quant de ce qu il avait i

il était retourne a 1 i

de regagner notre e-tra.i

.,iie. nous apei re ami Miiord

dant ii itre deux t ut les

le leur place pour y mettre leur- t

rdien. irui nous

:: la queue d a I •' tout

. .11- | . Vllll

au, il' ,

;--i tranquille que - il ne lui ■

.■. non- lui ftme oucheX

lad! qu'il tu Immédiatement.

Pendant ce tennis, le cirque i près rempli;

on i opes que

- le- plUS

l'ei air. et

ur Panique de l'alu-

omme des

l'extrémité d - dans

■etnr le vélarium, et

- gran-

LE MIM DE LA FRANCE

5, telles que la fête ilu fol, OU lanniverdes 27, 28 or 29 juillet Enfin, quand les dernières pierres eurent disparu sous ce flot d'hommes, comme un reste de terre sous un déluge,

quand il n'y eut plus personne aux grilles extérieures,

quand on fut bien convaincu que toute la ville était réunie

dans les Arènes, on ferma les portes. I.e trompette de la

ville, héraut de la fête, s'avança dans l'aire du cirque,

et fit entendre une fanfare. Sur ses dernières notes, deux

sur leurs petite chevaux blancs de la

Camargue, entrèrent, tenant chacun un trident à la main,

reat le tour de l'amphithéâtre, eu chassant les prome-

attardés, qui allèrent prendre, comme ils purent,

dans l'immense entonnoir, et laissèrent le cirque aux

combattants.

Ce fut alors qu'en examinant le peu de hauteur du mur qui protégeait les spectateurs, je me demandai comment les gradins antiques étaient défendus contre la rage des animaux que les populations venaient voir égorger par milliers, impart de six pieds peut-être suffisait pour arrêter les animaux pesants; encore, je crois que, dans les courses espagnoles, il arrive souvent que les taureaux, et surtout les taureaux navarrais, qui sont les plus légers, franchissent la première palissade, qui est de cinq pieds, et se trouvent dans un corridor dont l'étroitesse seule les empêche de s'élancer par-dessus la seconde barrière, qui est levée cependant de quinze ou dix-huit pouces; mais, dans les jeux antiques, où les animaux combattants étaient des tigre«. des panthères et des lions, où César fit descendre un serpent de cinquante coudées, qui n'avait qu'à dérouler quelques-uns de ses anneaux et à dresser la tête pour atteindre au quatrième ou au cinquième rang des gradins, et Agrippa vingt éléphants, dont les trompes devaient toucher l'estrade des vestales et de l'empereur, quelles barrières protégeaient donc les spectateurs, quon n'en retrouve nulle trace, et que cependant pas un auteur contemporain ne signale un seul accident de la nature de ceux qui. sans un rempart ou une grille, auraient dû être mmuns 1 1) ?

J'en étais là de mes réflexions, que je communiquais a Jadin, lorsqu'un grand cri de joie retentit; nous jetâmes les yeux sur l'arène, et, au-dessous de nous, contre la porte qui s'était refermée derrière lui, nous aperçûmes le premier taureau, qui, épouvanté de ces rumeurs, essayait vainement de rentrer à reculons sous la voûte d'où il venait de sortir. Habitué qu'il était aux vastes solitudes de la Crau, aux plaines sablonneuses d'Àigues-Mortes, ou aux marais de la Camargue, il semblait stupéfait, et roulait sur ce cercle de spectateurs, dans lequel il se trouvait enfermé, son regard stupide, sombre et féroce. Alors, ne voyant aucune issue, et se sentant entouré d'un cercle de granit, il baissa la tète, fit entendre un long mugissement, et se mit à creuser la terre de ses pieds de devant. Ces démonstrations hostiles furent accueillies par des cris de joie; mais celui de tous les spectateurs sur lequel elles produisirent le plus d'effet fut, sans contredit, Milord, qui, de couché qu'il était, se leva convulsivement, hérissa son poil, et, se rappelant ses anciennes luttes de la barrière du Combat, se serait élancé à l'instant même dans faire, si son maitie ne l'eût pas retenu par son collier

Pendant ce temps, 1 un des deux cavaliers avait fait quelques pas dans la direction du taureau, qui, tout à coup, voyant que c'était décidément la l'ennemi qu'il avait â combattre, se précipita sur lui. tête baissée, avec une telle rapidité, que tout l'amphithéâtre poussa une clameur, comde trente mille voix qui criaient à la fois: Prends ' Mais le léger étalon de la Camargue fit un bond de côté, si adroit et si précis, qu'on eût cru que les deux i -aires ne s'étaient pas touchés, si le taureau, pliant sur ses jarrets de derrière, n'eût levé la tête en mugissant, et. secouant ses naseaux percés par le trident du ■ ilier, n'eût moucheté le sable de l'arène de larges gouttes de sang. Des applaudissements pour l'homme et lures pour ranimai partirent a l'instant même de o ii- les points du cirque, et les animèrent tous deux, l'un ntinuer ses avantages, et l'autre à venger son échec. En effet, le taureau, sans être distrait par la vue du second ilier, qui venait le provoquer à son tour, tourna sonregard en rond pour chercher celui qui l'avait blessé, et, :■■ evant à l'autre bout de l'amphithéâtre, il se retourna de son côté toujours immobile, mais prêt à s élancer. Alors, le paysan mit son cheval au galop et tourna à fendu cirque, comme font dans leurs exercices les écuyers de Franconi. Le taureau le suivit des yeux, tournant lui-

(li Mérimée, d;m> ,on excellent ouvrage sur les monuments hisii i-i-

ques du Midi de ta France, se livre à quelques recherches sur le rntS

*"j,-t ; mais il ne trouve, dans les deBouvertos des archéologue*, ■ doua les rouilles fiites jusqu'aujourd'hui, rim qui éclaireiâse £q <[uç< Uuii.

même sur ses pieds de derrière : puis tout à coup il s'él calculant avec mie merveilleuse sagacité l'endroit où ii

devait rencontrer cheval et cavalier et les clouer cd le mur. .Mais ses ennemis avaient devin.- cette manœuvre ■ le cheval, hune au galop, s'arrêta ei cabrant, et lé

taureau, emporté par sa course, vint . comme un bélier antique, heurter du front la muraille, à trois pieds à peu près

■'" lui, la violence du choc nu telle, nu min sur le

Ci up cl se coucha étourdi et tremblant, comme m la masse d'un boucher s'était abaissée sur sa tête. Le paysan piqua son cheval, qui sauta légèrement par-dessus le taureau couché. Ausitot un homme vêtu d'écarlate, et a peu pics pareil un; anciens diables de l'Opéra, sortit d'une des voûtes tenant un fer rouge à la main, et vint l'appliquer sur la cuisse de l'animal, qui, ne songeant plus a se défendre, se contenta de soulever la tête en poussant un gémissement plaintif, se laissa passer une corde autour du cou, e relevant -an- aucune résistance, suivit, aux grands applaudissements de la multitude, l'homme écarlate, sous la voûte opposée à celle d'où il était «cuti. A peine l'animal vaincu avait-il disparu derrière cette grille, que celle d'en face s'ouvrit, et qu'un second taureau s'avança dans l'arène.

Mais, il faut l'avouer a la honte de la race bovine de !a Camargue, celui-ci n'avait aucune des qualités belliqueuses du premier, tant il est vrai que, chez les animaux d'une même contrée, comme chez les hommes d'une même patrie, les caractères sont non seulement différents, mais encore opposés. En effet, l'impression que produisit au nouveau venu le passage des ténèbres au „our, et la comparaison de la vue des roseaux et des tamaris solitaires de la Camargue avec ces trente mille spectateurs étages sur leurs gradins, fut visiblement un sentiment de terreur. Il se i, -in na pour rentrer par la porte fermée, et, voyant que la retraite était impossible, il fit autour du cirque quelques pas inégaux et égarés Alors, les deux cavaliers, voyant à quel antagoniste ils avaient affaire, se rapprochèrent de chaque côté de lui avec les mêmes précautions que prennent deux chiens qui veulent coiffer un sanglier et. lui prenant les naseaux entre les deux tridents, ils le conduisirent ainsi jusqu'au milieu de l'arène. Là, une espèce de bouclier bâti en Hercule les attendait, et, prenant le taureau par les deux cornes, pesant d'une main et levant de l'autre, il le renversa sur le flanc. Aussitôt le même homme rouge sortit de nouveau de sa voûte, vint marquer sur la cuisse le patient animal, et, le chassant devant lui avec des pierres, lui fit prendre le chemin de l'arcade où il devait retrouver son camarade, à qui sa belle défense avait valu autant d'applaudissements que sa lâcheté, à lui. lui valait d'injures et de huées. Aussi, il n'était pas encore sorti de l'arène, que tous les spectateurs criaient d'une seule voix ;

— Un autre ! un autre !...

Ils furent aussitôt obéis, et le nouvel adversaire se présenta si rapidement, qu'il fut au milieu du cirque avant qu'on eût eu le temps de le voir sortir. Celui des deux hommes qui n'avait pas encore combattu s'apprêta aussitôt. Au reste, les apprêts ne furent pas longs : ils consistèrent a mettre son trident en arrêt à peu près comme nos anciens chevaliers leur lance Puis, ayant, en faisant adroitement reculer son cheval, pris autant de champ que lui permettait la grandeur du cirque, ce fut lui qui s'élança sur le taureau immobile qui. le voyant venir à lui, leva la tête si rapidement, que son antagoniste n'eut point le temps de relever le trident qui devait lui percer les naseaux, et qui, au lieu de cela, alla s'enfoncer de toute la longueur de sa triple pointe, c'est-à-dire de deux ou trois pouces, au milieu de sa poitrine. Le cavalier, craignant de tuer l'animal, qu'il ne voulait qu'exciter, lâcha la lance, dont ls manche tomba à terre et dont le fer resta enfoncé audessous de sa gorge.

Cette maladresse ne fut point du goût de l'amphithéâtre qui hurla comme si c'eût été lui qui eût reçu le coup Quant au taureau, à peine se sentit-il blessé, que, par un sentiment naturel aux animaux, il se roidit contre 1 arme qui était restée dans sa plaie, marchant, si on peut le dire ainsi, contre sa blessure et contre sa douleuj Mais, au bout de deux ou trois pas, le manche du tridenl creusant la terre, trouva uir point d'appui a fort pour résister. Le taureau fit un effort terrible, qui l"' eût enfoncé le trident de plusieurs pieds dans le corps s'il n'eut ete arrêté par la barre transversale qui formait la base des pointes. Le manche de l'arme plia comme un arc, puis se rompit tout à coup, et l'animal, emporté par sa force même, alla tomber sur les genoux, laissant un des tron-

derrière lui et gardant l'autre dans sa poitrine.

Ce fut alors que le cavalier qui l'avait blessé, prenant le trident de son compagnon, revint au taureau pour réparer par une plus loyale attaque, la faute qu'il avait commise et avant qu il fût relevé, lui enfonça le fer de sa lancé dans les naseaux. L'animal, rendu à la vie par la

douleur, se immença ui

.,(i mag '■'■'■' sur le

• blés

; rareau, frappé, leva en mus ensan-

ms son ennemi i peine l'eut-il vu. qui! revint . la reçut

:veau coup Changeai!' aussitôt de haine, il tenîa Laquer au cheval m ci lut .1 de pareilles

s uiuim.ii , -h- bonds Intell ■ ter toirjoui - du trident de

ivaller Alors tout le cirque applaudit avec rage. n, i iens i u-ijues, avec

réplgnements de fureuj il s'éleva de cette cuve

1 de vingt-quatre . vingtdegrés, un bruit sans nom de- clameurs Inouïes un

-•ment comme elul les vagues de 1 an pendant une

,. i>m- tout i coup cette rumeur Immeus

comme ment: le taureau désespérant d'attein-

n marqué une autre victime c'était le

i avalier ciui avait eu l'imprudence de rester sans

i l'avertit du danger qu'il cou-

i a la première atteinte: mais ibandonnant

i ai m ■ le taureau se nie l ... iiors i'i -H put luger de i i supériorité

• course du taureau sur celle du chet il car à peine

<vjil il lait trente pas en fui li|! I" l! "" atteint

n par snn ennemi; cheval et cavalier roui

le son côté. Le taureau hésita un Instant intre ses

mnemis, et pre- • me in sa tête entre

, nbes. il se préi homme; mais avant qu'il

[Il itre l>as lu nouvel adversaire se trouva sur son

ni i i Milord, qui, du premier

i . i s'était élancé de l'estrade dans le cirque et du

se md m nez du taureau où il avait fait une prise L'anl-

urpris s'arrêta I ml P releva la tète, et mon-

r: .. in- tateui - tdogue pendu

\ par ses d ter Pendant ce temps le p»

i . ... ... rel i n un - abril r sous la voûte où

mme îe Quant au cheval, il se redres i sur

/•houx, essayant de suivre son maître; mais il re-

• presque i i1 i ênéti i toute

. . m dans le il m. gauche Pour i ad avalier,

i, i i un plus comment attaquer le taureau d l'attendit.

i esultat de la lutte ne fut pas long I inlmal blessé

a 1. poitrine harasse d.. .es charges et mutiles.

ni d'écraser Milord sous ses pieds; mais Milord

. m m. -i n , aussi bien qu'aucun I une ni de margue Chaque bas que le taureau baissait la

l comme Antêe touchait la 'erre et reprenait de [les t.. n es i-.' ' tureau alors relet ait le rroni

m ni Ivemenl son ennemi Milord se la

m n la mâchoire Infernale ne se desserrait pas

ligne cela dura i inq minutes i peu près le taureau

, uranl comme un tou tantôt la tête liante, tantôt la

iasse enfin, Il s'arrêta tremblant sur ses quatre jam-

. moment le I her sortit de 1 1 voûte et vint à

li le taureau, en le voyant s'avancer retrouva un reste

• .i.ii a a sa rencontre; mais son dernier

aire le saisH par les cornes, et exécutant la même

• m il avait déjà opérée, le renversa sur le côté. ^ lllord, voyant son ennemi abattu, lacl

i,i |oj eux et modes doutant p is qu'il fal-

, i admiration de trente mille pi ••■ i oui her

sanglant a nos pieds Quant i i jnant que l'enthousiasme n'allai jus-

nneui - * i o\ itlon nous profl- ! m ■ du moment où la foule toute pr ramer

de ftotr te donnait un reste d'attention a l'opération

de La marque poui nous échapper par un vomttolre qui s'ouvrait derrière i ras Notre retraite triomphale se fit -m- empêchement ei Milord nous suivant Bans

m tout fru de s avlctolre le compliment du partiel .pu et us ouvrant la grille avei ces : nous

— C'est, égal rex vous vanter d'avoir là un

fier • inen .

entrai a l'hôtel, la tète pleine encore de ces clameurs mt comprend! s ce que I i re dans sa colèi

i terrible dans i lole Pourtant dans la semaine, est silencieuse et solitaire; a peine, en aval. . la fenêtre, volt ou quatre personne

ndue de la eue i est une la population ou

• us, |ue entièrement de tl - et de

■ iton t n .i m- i cat ne

demeure souterraine, où la consum a travail

• meute ou de fête. Aussi, flemmes et femmes sont-ils vite étiolée dan- cette atmosphèn

phttlque et pous lèreu i les passions politiques

. i euses se pei i

L la fols mélancolique et coloré, mena'

êtlque l n mois avant notre arrivée quelques

rassemblements avaient eu heu le- ouvriers demand une augmentation que refus fabricants. Le temps

s usail en pourparlers Inutiles entre ces malheureux qui dedent quelques sous de plus pour vivre et les riches qui refusaient de les leur accorder Alors, on enun de ces hommes du peupl avec un sombr lé sespoir

— 0 mon Di n mon Dieu' faites donc tomber un jour de poudre et une heure de feu, et que tout soit dit :

En faisant L'histoire de- i acres d'Avignon, j'ai

• elle des assassinats de Mine-, Ce lurent les mêmes causes .;ui produisirent les d - mêmes haines qui

aiguisèrent les mêmes poignards, et le même ot qui paj Le sang Mais, a Ntmes comme à Avignon, il ne fau rendre la ville responsable du crime de quelques-uns t.

re de Trestailron est aussi exé rée par les royalistes eux-mêmes que le s,. m celles de Farges, de Ri de Pointu La maison qui appartenait à m misérab

et Inhabitée ...mme un endroit maudit, et on la ne. nue au voyageur tombant en ruine au milieu de son jardin inculte et infécond

Au reste depuis la révolution de juillet, ces hall sont bien ad. ce qu'on assure, i.'n instant li

v. i milieu! ni an nia de lou! ...inpc Une en ordonnant la

destruction des croix. Mais le- protestants, que le nouveau mouvement politique faisait vainqueurs, au lieu" d'applau- .i i cette exécution se renfermèrent chez eux et I

ux gendarmes toute la res] sablltté de leur sacn-

• ux-ci s'en acquittèrent avec la conscience qu'ils mettent a tous les exercices de ce genre. Les croix furent et quelque- vieilles femmes foulées aux

pied- des chevaux Pendant un jour ou deux, il y .

m dans les me- .le Nîmes des pleurs et du sang. mais le soleil ardent du Midi eut bien vite it cela

aujourd'hui, L'on dit les souvenirs de 1815 et is;,.i oubliés Dieu le veuille

Il y a a Ninies quinze mille protestants et trente mille catholiques

Au milieu de toute- nos opérations de la n avions pas en. ..ce eu le lemps de visiter la Maison cai rée que l'on regarde ment comme le chef-d oeuvre

de i architecture ami. pie à Nîmes, et que le cardinal Alberonl disait qu il fallait enfermer dans un étui d or i -m- doute au — i L'avis de Louis XIV et de Napoléon, qui ml sérieusement à faire transporter a l'aris celte merveille de lait au il' siècle : mais les racines de pierre qui 1 avaient soutenue debout depuis dix siècles étaient ■ ..] profondément enfoncées dan* la terre; il y fallut

ren r Louis XTV ..ni. lia ce projet en dansant sur le

théâtre de l'Opéra, et Napoléon en gagnant la bataille a'Eylau Quelque hâte que nous eussions de volt un

.pu avait lait envie ,. un r | .1 un empereur qu on

appela tous les deux grands, 1 1 loui -1 avancée,

que non- remîmes notre visite au lendemain matin.

Connue il nous 1 avait promis, Reboul fut chez, nous à huit heures Nous donnâmes l'ordre a et a non.

ni teur de tenir, 1 un son déjeuner et 1 autre -on équ prêt- pour notre retour, et nais nous mimes en roule 1 • ur voie la merveille romaine

.le ne sais si nous débouchâmes par une eue percée ,1 son ,1... i\ m ige, mai- le preml de ce monument ne

répondit pas à 1 Idée .m. le m .ci étals faite le le trouvai petit comparé aux Arènes, et je compris très bien

I,- Voyant, Napoléon etlt eu l'idée de 1 emporter. ..■niiue

, e- m i. moyen ag i on rei résente leur

1 m- la 111.1111 1 . - • .1 ni ns le mur.

.ut étouffées et font peu d'effet ; leurs chapiteaux rop courts pour tes fûts dm 'e- supporl

n 1 -i e. rasée par 1 ornementation 11 n'y a

ment que le portique qui soll sans reproche et d un fait grandiose et magnll La Mai.-on carrée est le musée de Ntmes mais comme la ,11.1 .-t d,- peu détendue, une partie de-s 11...1 .-aux d'arme trouvés dans les fouilles e-i rangée autour du

,., e 1 r . . , 1 1 u\ qu ■

i\ 11 parmi lesquels -ont les fameux aigles soutenant , mde

En levant les veux je m'aperçus que le- caissons du plafond étaient en ..ut. .n pat.- Je manifestai mon Indignation ,1 une iiiiiiin . jique. que Reboul se crut obi

me calmer en me rai tant les dégradations successives

qu'avait subn- la Maison cam La Maison carrée, bâtie selon toutes les probabilités

sous le règne d Intonln, qui était de Nîmes, avait un pen-

auquel elle étal! Liée par un portique. Pendant et portique tzlsparurent sans que la destruction l'atteignit

,v lui elle sauvée p H' le- premiers 1 liretieli- •:

tirent nue église quais placèrent sous L'invocation de saint Etienne martyr Au xi« siècle, on en Ht un hôtel de Sa hauteur un di\i-ee en deux étages et di s'ouvrirent dans Les parois de la cella. Trois ou g

LE MIDI DE LA! FRANCE

. - tard elle fut aband mu • Pierre

i le la ville en payement de sa créance. A

fut-il propriétaire qu'il idossa une maison au

' il de l'édifice, dégradant et creusant le mur y taire entrer les charpentes et les poutres destinées nie de la nouvelle construction. Des mains de Pierre Boys la Maison carrée passa en celles du seigneur Je Saint-Chaptes. oui eu fit une écurie, et, pour lui r plus détendue, réunit les colonnes du péristyle par une muraille de briQues, divisa l'intérieur en greniers. en crèches et en mangeoires, enfin tailla les colonnes du vie pour y sceller un auvent destiné, les jours de > et île foire, a abriter les bestiaux dont il pavait nue le seigneur de Saint-Chaptes faisait commerce. En I67u, ritiers la vendirent aux religieux augustins, qui en refirent un.' église, y construisirent une nef. un chœur. des chapelles et des tribunes, et qui manquèrent de tout faire écrouler en creusant des tombes dans le massif qui Supporte le péristyle. Enfin, en 1TS9. la Maison carrée, ierée comme bien du clergé fut enlevée aux moines e levnir i hôtel de l'administration centrale du département. Depuis cette époque, loin de courir de nouveaux - on s'occupa non seulement de la restaurer, mais •e de l'embellir. On lui incrusta une belle plaque de marbre noir sur laquelle on écrivit en lettres d'or le mot Uusée . enfin m tit un plafond en carton pâte. Espérons qu'un matin le conseil municipal -e réveillera avec l'idée de la badigeonner, et alors l'embellissement sera complet. Reboui revint déjeuner avec nous ,-e fut dans ces deux dernières heures passées ensemble que uous le tourmen- - pour le décider à faire imprimer ses vers II y consentit enfin après nous avoir opposé mille mauvaises raisons, que nous battîmes en brèche, et je partis pour Beaucaire, Chargé de ses pleins pouvoirs pour Gosselin. A mon retour a Pari- Lamartine se joignit à moi. et la négociation eut ésultat la publication d'un volume de poésies dont l'immense succès non seulement répondit a notre attente. nais encore la surpassa

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