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et avec quoi ? demandèrent les autres
- rous arme de tout, dit Roland.
avait un couteau traînais qu'il avait trouvé trois Lparavant i-t qu'il tenait caché.
; i ut dans le gourbi, il avait en outre heurté du : • U : avait donnée a l'uu de ses cama-
D ■ nmat.
il i' - mpagnons.
bruit, dit-il, je sortirai, je tuerai le premier Arabe qui se trouvera sur ma route. Suivez-moi.
ut huit heures du soir a peu près, quand les iualheuuiuiuellement la main, taisaient a • use désespérée, ma L'œil, comme on comprend bien.
its d Abd-el-liader poussèrent un cri.
signal du mas>
■ aie est venue. Il sort le premier, uq arabe sur sa route, lui plante jusqu'au in.ii: couteau dans la poitrine, saute parranebit la baie qui enveloppe le camp, et roule de l'an leux réguliers 1 par la ceinture i - son pantalon en lambeaux leur reste
uve en crtemise.
mp a peu pies, une embuscade tire sur lu
balle le loin lie â la jambe droite, c II continue à fuir, atteint une colline située a un demimp, et la. il s'arrête et il s'assied pour qu'un de ses camarades ne viendra j>as le rets merveilleux 1 Cet homme, qui vient d'écliapper mu uleusemeni à la mort, que la mort réclame encore i is, qui peut fuir, s'arrête ei s ■ r voir
rade ne viendra pas le i de fusil, sous ses yeux, le massacre sache vait.
Il < i victimes et les cris de-
à la lueur > l« la fusillade, il voyait la lutte. dura plus d'une demi-lnu
• ent quatre-vingts Français sans qu'ils se dételait Enfin la fusilli trent.
Ont.
|i m an di . 'id sur le
al aucun fugitif dans l'obsi irrl
i c marcha devant lui.
oui) il se I il route.
d'Inde tuent toute >a nourriture pen-
i massa grondait, la i Il faisait un vcnl qui déracinait II lies.
mt ; il calculait qu 1 pouvait vivre ues.
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il l ■ t» nuit.
mi venaient en l'aperi fanl elli
.1, en ica sur lui.
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Roland
ii faire qi I ful-
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quol il l'Invita à
maint el jeta sur lui
Force mais
qu'il eut et qu il ma-
i délivrai de toutes
tiïr.
comprit, Il répondit, au qu'il 1 Invitait à
LE VELOCE
En elle!, le lendemain, au jour, l'Arabe s'approcha Je Roland et détacha les cordes qui le liaient.
Roland passa sept jours chez lui. Il ne le laissa sortir, mais c'était a bonne intention quelques hommes du village guettaient Roland pour le tuer.
Le septième jour un homme entra dans le gourbi de l'Arabe, osa linéiques instans avec lui. puis a la suite de cette conversation lui donna deux douros.
Boland étall vendu moyennant la somme de dix traaes On attendit la nuit, car tant qu'il faisait jour, ni le vendeur ni l'acheteur n'eussent osé faire passer Roland a travers le village.
Mais, la nuit venue, il emmena son prisonnier, et le
i sa i" La il lui donna un haïli et un burnous. Puis il le garda huit jours encore.
Le dixième jour il le conduisit chez un de ses pan us, qui habitait un village à un jour de marche de Lalla-Maghruia La i ; faite par les montagnes de Nédroma.
i.., Roland lui remis aux Français.
La pi [u'11 avall faite a son patron dune «
pense avait fait naître dans le cœur de cet homme ce projet auquel Roland ne put croire que lorsqu'il se retrouva entre les bras de ses compagnons.
Pendant ce temps, le cercle de la captivité se resserrait pour les malheureux officiers qui avaient survécu.
La consigne devenait de plus en plus sévère. Les prisonniers ne pouvaient faire un pas sans être suivis.
Enfin, monsieur de Cognord obtint la permission d'écrire à sa famille et au général Cavaignac. Le général Cavaignac reçtrt sa lettre et lui répondit. Par cette réponse, monsieur de Cognord apprenait qu'il avait été nommé lieutenant-colonel et officier de la l d'honneur.
Cette nouvelle lui arriva vers la fin de janvier. Enfin llx-huit mois de captivité, an toggia (grade
nid chez nous à celui de fourrier) ouvrit des cone le lieutenant-colonel Courby de Cognord et iir Morin. Il était chargé de leur demander s ils voulaient racheter leur liberté au prix de 12,000 douros. pour TO.ueo francs A cette proposition, le colonel répondit que, traitant pour S' m propre compte et en son propre nom, cette somme était beaucoup trop élevée.
Le isoggia se retira en invitant le colonel Courby de Cognord à bien réfléchir, attendu, lui dit-il, que tout officielsupérieur qu'il était, il pourrait bien lui arriver, à lui, ce qui était arrivé aux autres.
L'affaire traina trois semaines ; les Arabes espéraient toujours que monsieur de Cognord céderait, mais celui-ci continua de répondre que, se rachetant lui et ses camarades de ses propres deniers, et non de ceux du gouvernement, il ne pouvait traiter que pour une somme en harmonie avec sa fortune.
Alors les Arabes abaissèrent le chiffre de la rançon à 50.000 i IO.00O, puis enfin à 36.000.
Ce fut cette dernière somme qui fut acceptée, et ce fut sur cette base qu'eut lieu <lont on donna connai
à don Demetrlo i iria de Benito, gouverneur de Mellila, et l.i délivrance des prisonniers, délivrance a la quelle nous venions d'assister d'une façon si miraculeuse. Ain - hommes le cercle de leur
ne partis de Djema-r Azouat, ils étaient revenus a Djema-r'Azouat.
Il- a i-sé le capitaine de Géreaux vivant i
sur le champ de bataille de Sidi-Brahim. et après quatorze m> lis d'absence, ils revenaient au pied du tombeau de leur camarade apprendre sa mort et nous raconter leur captivité. Ainsi, quatorze mois écoulés, après que cette héroïque défense et cette douloureuse captivité avaient occupé tous les esprits généreux, non- venions, avec les derniers débris de cette immortelle colonne, ramener les vivans sur le tombeau des morts.
Ce tombeau, ou plutôt cet ossuaire, qui enferme les restes reaux et de ses compagnons leur a été élevé par la de la garnison de Djema-r'Azouat.
Ce tombeau est simple, mais d'une belle forme, et tel qu'il convient à un mausolée milit.i quelque savant, envoyé par l'institut, quelque arcl voyageant pour le gouvernement, viendra un Jour aborde] comme nous a Hieina-r'Azouat, suivra la route que nous avons suivie au fond de cette triste vallée rougeatre, zébrée de verdure noire, et tout à coup, en débouchant du bois sacré, se trouvera en face de ce tombeau.
Alors il lui viendra l'idée de rattacher son nom inutile et sa réputation inconnue à ce grand événement des guerres modernes; il présentera un projet grec, il ol m (0
main : le projet sera examiné, le plan reçu re Eu-
rope dé' istatrice viendra l'ordre de substituer l'o
froide du crayon au travail chaleureux du coeur. Ces pierres saintes, dont chacune a ' i' posée par la main d'un frère, seront dispersées: ce tombeau sur lequel s'est incliné le vieux drapeau mutilé sera di n l, et une espèce de temple. i\e. des colonnes corinthiennes i un fronton aigu, pâle copie d'un monument élevé il y a trois mille ans. s'élèvera, classique sacrilège, à la place où s élevé aujourd'hui ce tombeau tout palpitant d'un souvenir contempi
C'est bien heureux que le Caire ne sot peut Parts; les Pyramides auraient disparu déjà au profil ne la .Madeleine et de la Bourse.
Nous reprimes la route de Djema-r kzoue le ne sais rien de triste et de religieux comme ce retour i n i on citait le nom d'un ami perdu; à chaque pas un on I et disait à son compagnon ;
— Tiens, c'est ici qu'un tel est tombé
— Oui. répondait l'autre en souriant, pauvre garçon, c'était bien le plus brave et le meilleur de nous tous.
leur- yeux, 'les noliles martyrs c'est, toujours le meilleur et le plus noble qui tombe.
Et quand on pense qu il y a eu Afrique dix mille officiers, appartenant à nos familles les plus nobles, les plus riches et les plus intelligentes, donl ■nihition se
renferme dans ces deux mots : — C'est ici qu'il est tombé l c'est ici que nous tomberons :
Et quel courage, quelle force ne leur fa a ces
exilés volontaires, pour lutte] la lièvre,
le combat, la chaleur l'été, la pluie l'hiver, l'absence de la patrie toujours !
C était avec respect que je donnais la mam à ces hommes, que je m'appuyais sur leurs bras; c'était avec etnnnement que je les voyais sourire.
Mon Dieu ! me disais-je, quand le bruit de notre Europe vient jusqu'à eux, quand les scandaleux débats de mitre Chambre leur sont apportés par les journaux, quand les honteux trafics de nos consciences leur sont i les procès aristocratiques, mon Dieu I que doivent dire ces hommes au cœur pur, au sang généreux, qui souffrent, qui combattent et meurent pour cette mère gangrenée et vénale, qui tripote des millions dans ses chemins de fer, dans ses emprunts espagnols, dans ses fond 11 et qui
discute sou à sou les quelques mille livres qu'on lui demande pour donner de meilleur pain aux soldats, un hôpital aux malades, un aumônier aux mourans.
Mon Dieu: mon Dieu! fais qu'ils ne maudissent pas la patrie, car cette malédiction lui serait mortelle !
Ils auront maudit la patrie; car in nous avons
écrit ces lignes, il leur est arrivé pis que nous ne craignions